‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.15Chapitre 87 sur 98 · DIFFÉRENTES SORTES DE MALADIES · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTES SORTES DE MALADIES

Maladies internes ou médicales.

Maladies du cerveau et du système nerveux

— du cœiir et du système circulatoire

— des organes respiratoires

— des organes digestifs

— des organes génito-urinaires

— des articulations et des muscles

— de la peau '. . ■

Fièvres essentielles

Maladies externes ou chirurgicales.

Maladie des yeux

— des oreilles

— des vaisseaux

— des glandes et ganglions lymphatiques

Lésions traumatiques des articulations et des muscles. .

— des tissus e.vternes, contusions, plaies

— des os

— des organes génito-urinaires

Abcès et épanchements

Hernies

Total

Rapport pour 100 entre lo nombre des maladies et le chiffre du personnel

CIJEFS

MÉCAKICIENS

DE TIIAINS

OLIAISSF.URS.

CO.XUUCTtUI!-:.

CUAUFFEUKS.

IGi.O

muscles, n'ont pas une fréquence relative (rès-considérablo; | seulement des employés dont nous parlons en ont été affectés, or ce cliifiVe est au-dessous de celui que présentent les autres agents du service actif, chez les chefs de trains, conducteurs et graisseurs, qui ont été atteints dans la proportion de | ; elles ne sont pas plus fréquentes chez eux que chez les employés du mouvement, hommes d'équipe et facteurs. Elles ont consisté particulièrement dans des courbatures avec ou sans fièvre, des douleurs musculaires, des lumbagos surtout. On a noté 27 cas de rhumatismes. Ces accidents divers ont été souvent l'effet de refroidissements succédant au travail; s'ils n'ont pas été plus fréquents, il faut encore l'attribuer à cette même puissance de résistance donnée par l'acclimatement aux intempéries. L'habitation ou le séjour dans des localités paludéennes a donné lieu à un certain nombre de fièvres, dans la proportion de |, moins, nécessairement, que chez les employés de la voie qui résident habituellement dans ces mêmes localités. Quoi qu'on en ait pu dire, les maladies des yeux ont été rares et ne se sont manifestées que sur -^ seulement de l'effectif; elles ont même été plus rares que chez les autres employés. Un fait très-remarquable, c'est la rareté très-grande des varices et autres affections des vaisseaux, qui n'ont été rencontrées que sur yj des sujets. Si les varices ne sont pas plus fréquentes, dit M. Devilliers, cela tient, sans doute, à ce que la trépidation de la machine détermine uu mouvement fibrillaire qui favorise plutôt qu'il ne ralentit la circulation veineuse dans les extrémités inférieures. Quant aux lésions traumatiques, elles ne sont pas aussi communes qu'on pourrait le croire, d'après les dangers auxquels les chauffeurs et mécaniciens sont

CIlEMhNS DE FER.

continnellement exposés. Nous y reviendrons d'ailleurs à propos des accidents de chemins de fer.

Les graisseurs, avons-nous dit, se rapprochent, par leur situation dans le train, des chefs de train et des conducteurs; chez eux, les affections de poitrine sont assez communes, |- des sujets, ce qu'il faut surtout attribuer au manque de précautions; d'un autre côté, les maladies des voies digestives aussi communes que chez les chefs de train et conducteurs ( |), sont plus rares que chez les mécaniciens et ch?uffeurs. Il en est des affections des articulations et des muscles, comme de celles de la poitrine ; elles sont plus communes chez eux que chez ces derniers.

M. Gallard a dressé, de son côté, un tableau des maladies observées chez les mécaniciens et chauffeurs du chemin de fer d'Orléuns, pendant les années 1859, 1860 et 1861.

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