SECOND GROUPE, PAR SUBSTITUTION
Napllialine chlorée C*»H'C1
— )iiLhlorée C=»linCl«
— trichlorée C"!!" ;P
— quii.liichlorée C*°IMC1»
— quinlichlorée C^^H' 1^
— sisihloroe C-''H2Cl''
— perelilorée C'Cl».
Quand l'hydrogène de la naphtaline est remplacé par du chlore et du brome, on obtient des corps dont les noms indiquent suflisamment la constitution. Exemple du premier groupe : Chlorure de naphtaline bromée C-''1^B^CP. Bichloro-bromure de naphtaline C^'lPCPBr. Bichlorure de naphtaline bi-bromochlorée G^'^H^'iiPBr^ChC*, etc.
Exemples du second groupe : naphtaline bi-chlorobi"omée C-'^H'Cr^'B-; bichlorobibromée C2»ll*Cl^Br"-. N. trichlorobi:.romée C^Ml'-CPBr. etc, etc.
Plusieurs de ces composés présentent des cas nombreux d'isomérie, ce qui en augmente encore le nombre. Un seul de ces composés est liquide, c'est le clilorure de naphtaline C^^II^lP. Les autres cristallisent plus ou moins bien; il eu est qui cristallisent en longs primes à 6 pans, mous comme de la cire, se laissant tordre en tous sens sans se briser, et pourtant se clivant facilement, parallèlement à l'axe. Tous sont très-solubles dans l'éther, mais peu solubles dans l'alcool et insolubles dans l'eau.
On les obtient : les composés du premier groupe, par l'action directe du chlore sur la naphtaline ou sur une chloronaphtaliue moins chlorée, soit à froid, soit pom^ les composés plus chlorés, en aidant la réaction par une élévation plus ou moins grande de la température. Les composés du second (' groupe s'obtiennent généralement par l'action de la potasse alcoolique sur les corps du premier groupe ; la moitié du chlore est enlevée sous forme d'acide chlorhydrique, de manière que la somme des atomes du chlore et de l'hydrogène restant dans la combinaison soit égale à 8.
La perchloronaphtaline, dans laquelle tout l'hydrogène de la naphtaline est remplacé par du chlore, s'obtient par l'action très-prolongée du chlore sur la trichloronaphtaline maintenue en fusion. Elle forme des aiguilles très-légère-
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ment colorées en jaune pâle, cassantes; ces cristaux sont volatils sans décomposition, insolubles dans l'alcool et très-peu solubles dans l'étlier, même bouillant, mais solubles en grande quantité dans l'buile de pétrole. L.
l'MLOROPnÉîViQajE, tïïiLOROPBBÉ^'BLiQUE (Acide). Quand on fait réagir directement le clilorc sur l'acide pliéni(pio C^'IPOS on obtient deux dérivés clilorés par substitution de deux ou trois atomes de chlore à autant d'hydrogène de l'acide phénique ; l'acide bichlorophénique ou acide chlorophénisique C'ni*GPO^ et l'acide trichlorophénique ou chlorindoptique C'-[1*CP0^ Le premier se forme avant le second ; il constitue une matière huileuse, volatile sans décomposition insolul)le dans l'eau, maïs fort solùble dans l'alcooL Cet acide se combine avec l'ammoniaque, en se solidifiant subitement e^une masse cristalline, cette combinaison est soluble dans l'eau. Le chlore transforme l'acide bichlorophénique en acide trichloropliéniquc. L'acide trichlorojihéniquc se produit par l'action prolongée du chlore sur l'acide pliénique, l'acide bichlorophénique, et, en présence de l'eau, sur l'indigo et la soligenine. On l'obtient aussi en traitant l'acide phénique par le chlorate de potasse et l'acide chlorhydrifpio .
Ou fait passer du chlore dans l'acide phéniqlié jusqu'à ce qu'il se prentiC en une masse pâteuse et cristalline; on comprime cellc^-ei dans du papier Joseph pour absorber l'huile adhérente; pour purifier ces cristaux, on les fait dissoudfë à l'ébullilion dans de rammouia([tic et de l'eau; par le refroidissement le !richlorophénatc d'ammoniaque cristallise ; on le fait dissoudre dans l'eau et on le décompose par l'acide chlorhydrique ; il se produit un précipité blanc et volumineux, qu'il suffît de laver et de sublimer.
L'acide trichlorophénique est doué d'une odeiu' pénétrante ; il est presque insoluble dans l'eau, mais soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther. Il cristallise par voie de dissolution et par sublimation ; ses cristaux sont des aiguilles d'une grande ténuité ou des prismes appartenant au système rhombîque. Il entre en fusion à M" et bout vers 250" et distille sans altération. Il se combine avec les bases pour former des sels. Les trichlorophénafes d'ammoniaque, de potasse et de soude sont solubles, et cristallisent en aiguilles soyeuses ; les sels que l'acide forme avec les autres oxydes métalliques sont insolubles et peuvent être obtenus par double décomposition du sel métallique avec un trichlorophénate alcalin, il se forme des précipités qu'on lave et qu'on fait sécher.
Si, au lieu de faire passer le chlore directement dans de l'acide phénique. Ou le fait passer jusqu'à refus dans une solution alcoolique de cet acide, il se forme de l'acide quiutichlorophénique ou chlorophénusique C'^HCl^O'. Quand la réaction est terminée, on ajoute de l'eau à la solution alcoolique; il se précipite «ne substance résineuse que l'on fait dissoudi"e dans une solution bouillante de potasse caustique; par le refroidissement, le quintichlorophénate de potasse cristallise ; on fait dissoudre les cristaux et on précipite par l'acide chlorhydrique ; l'acide quintichlorophénique se dépose en flocons blancs; on peut l'obtenir cristallisé en prismes droits rhomboïdaux, en le faisant dissoudi'e, à chaud, dans l'huile de naphte et laissant refroidir.
L'acide quiutichlorophénique est moins fusible et moins volatil que l'acide trichlorophénique ; il est insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool et l'éther. Parmi les sels qu'il forme avec les oxydes métalliques, les sels de