‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V 16Chapitre 38 sur 49 · ANNÉES · texte numérisé non relu

ANNÉES

POPULATION

DÉCÈS

DÉCÈS

HABITANTS

POPULATION

DÉCÈS

Moyenne ....

Résultat évidemment entaché de quelque erreur provenant très-probiblementdu nombre considérable de personnes de la population civile qui sesoustraientàl'épidémie par l'émigration, mais qui, enexagérant la morttilité de la po[)iiIation militaire, témoigne du danger de la vie en commun sur la propagation de l'épidémie dans l'armée.

En 1864, dans l'épidémie de Toulon (Dominique. Documents sur l épidémie de choléra. Toulon. 1865), la moitahté pour l'armée a été de 45,5 sur 1000 de 47 pour la population civile, chiffre plus rapproché de la vérité et qui témoigne encore du dangei- de la profession militaire, puisque pour l'âge des militaires, la proportion des décès est seulement de 2 à 3 décès pour mille, inférieure à la proportion des décès en général .

Quoi qu'il en soit de ces données statistiques, rien ne met plus en évidence le caractère spécifique du choléra, et sa transmission par les personresque les épidémies qui ont pris toute leur puissance de destruction sur l'armée, en épargnant à côté d'elle la population civile. C'est ce qui est arrivé en 1859 dans la province d'Oran. Le 19 aoiit 1859, deux cahuts espagnols arrivant de Torréviga, oij régnait le choléra, importèrent l'épidémie à Oran; le 8 septembre, deux Espagnols entraient à l'hôpital et succombaient le 9 etlell.Adater de cette époque jusqu'au 28 octobre, des cas isolés se montrèrent dans la population civile où le mal ne fit pas de progrès. Il en fut tout autrement de l'armée, frappée dès le 21 septembre à Oran d'abord, puis dans les hôpitaux: et les camps de l'intérieur, oîi l'épidémie fut importée par les militaires sortant de l'hôpital d'Oran et les troupes en marche pour le campd'Aïn Mouilah et du Kiss. Sur tous ces points, les germes d'infection trouvant sans cesse de nouveaux aliments dans les colonnes qui venaient successi- Tement se réunir dans une vallée basse : le camp de Kiss, le choléra y éclata en

quelques jours du 14 au 19 octobre, avec une violence qui clépas^a les souvenirs des plus grands désastres antérieurs. Ou évalua les pertes à 3,000 morts pourune armée de 15,000 hommes; alors que les populations voisines, les villes ei les villages, n'avaient pas de malades ou seulement des cas isolés.

Marche et durée des épidémies. De même que les germes du choléra se perdent au milieu des grands espaces qui séparent les peuples entre eux, de même ils trouvent dans les agglomérations humaines l'aliment le plus favorable à leur diffusion rapide. Ce qu'on sait des grands désastres d'Hurdwar, delà Dobrutscha,duKiss répond à une loi constante qui a son expression abrégée dans le développement du choléra à bord des bâtiments. Le docteur Marroin (Histoire médicale de la flotte française dans la mer Noire pendant la guerre de Crimée. Paris. 1861) nous a conservé la relation de l'épidémie qui, en 1834, sévit sur la flotte de la mer Noire. Deux jours après que la flotte eut été mise en communication avec une division française atteinte du choléra, l'épidémie éclatait avec violence, acquérait son maximum d'hitensité en 3 jours, et 10 jours après elle était terminée. Partout l'isolement des populations est à la fois une condition de préservation des éfiidémies et «ne cause de durée plus longue. Au milieu de populations agglomérées, les coups de l'épidémie sont à la fois plus rapides et plus faciles. La statistique met en évidence l'extension funeste de l'épidémie et son rapport constant de gravité avec la concentration des populations.

Le rapport sur l'épidémie de 1848 en Angleterre, fournit les chiffres suivants:

NOMDRE DE PERSONNES MOHTS DU CHOLÉRA

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