‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.17Chapitre 19 sur 68 · CIERGE · texte numérisé non relu

CIERGE

Au point (le vue de l'hygiène, le cidre est une excellente boisson, qui n'introduit dans l'économie que de l'alcool assez dilué pour produire un effet utile. On lui a reproché d'être laxatif, mais cet effet disparaît bientôt par l'habitude, et pourrait être utilisé dans certaines cii'constances. Je ne crois pas que son usage soit aussi fiivorable lorsqu'il est devenu trop acide, bien qu'en Normandie un grand nombre de consommateurs le préfère ainsi. Cette boisson est moins excitante et donne moins de forces que le vin. Sous ce rapport, ce dernier est sans rival. Il suffit, pour le démontrer, d'employer comparativement ces boissons lorsqu'on a à déployer de la force, et qu'on doit, par exemple, endurer la fatigue d'une longue route : dans ce cas, la bière, le cidre, le laitage ont une infériorité considérable. Le défaut d'alcool dans le cidre est malheureusement corrigé, en Normandie, par l'habitude d'intercaler dans les libations une quantité variable de liqueurs alcooliques enivrantes, dont l'emploi tend à sortir des limites utiles pour devenir excessif- L'usage du cidre aux repas produit un excellent effet chez les personnes pléthoriques, prédisposées aux congestions ; ou peut très-bien lui associer un ou deux verres de vin pur, bien préférable pour diminuer son effet débilitant aux liqueurs fortes dont nous avons signalé l'abus en Normandie. 11 doit être interdit aux tempéraments lymphatiques, et toutes les fois qu'une alimentation substantielle est indiquée. Le vin est en ce cas la boisson par excellence.

Le cidre a quelquefois été prescrit dans certaines maladies. Dans son Traité de la goutte, M. Garrod rapporte que, d'après le témoignage de médecins qui habitent des pays à cidre, les goutteux y sont excessivement rares. Il est possible que, chez un goutteux sanguin et pléthorique, l'emploi du cidre soit favorable, en ce sens qu'il diminue l'alimentation lor.^qu'il est substitué au vin; mais chez un sujet lymphatique, dont le sang tend à s'appauvrir, son usage entraîne l'aggravation de cet état, sans grand avantage.

On trouve dans les anciennes pharmacopées des recettes de cidres médicamenteux, mais ces préparations sont aujourd'hui remplacées par les alcoolés.

P. CouLiEr..

cierge;. Ceretis, Haw. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Cactées. Ce sont des arbrisseaux de l'Amérique tropicale, à tige charnue, de forme variée, tantôt dressés, tantôt flexueux comme un serpent, anguleux ou marqués de côtes, munis le plus souvent d'aiguillons groupés en touffes. Les lleurs sont généralement très-belles, à tube allongé. Lepérigone est uni à l'ovaire à sa partie inférieure; il est formé d'un nombre souvent considérable de pièces, rangées en spirale, dont les extérieures sont regardées comme , le calice, les intérieures, généralement plus petites, comme des pétales. Les éta- ' mines sont nombreuses, libres à longs filets fdiformes. Le fruit est une baie ovoïde, portant les folioles persistantes de calice ; elles sont pulpeuses. Les graines sont insérées sur des placentas pariétaux ; elles ne contiennent pas d'albumen» ^ mais seulement un embryon à cotylédons foliacés.

Les cierges ont la plupart, comme les Cactus, des fruits acidulés et rafraîchissants. Le Cercus sepium, Humb., Bonpl. et Kunth, est particulièrement dans ce cas. On mange ses petits fruits, rouges, semblables à des grains de groseilles, dans les régions voisines du Chimborazo.

Haworth. Synopsis planlarum succulentarum, 175. — De Candolle. Proclromus, III, 463. — EsDLicuER. Gênera plantarum, w 5157. — Bextham et Hoocker. Gotera plantarum, p. 349.

Pl.

Page 1