‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.17Chapitre 28 sur 68 · CINNAMOSMA · texte numérisé non relu

CINNAMOSMA

au lieu d'être réunies au sommet des rameaux, sont groupées en courtes grappes dans l'aisselle des feuilles. La fleur a d'ailleurs la même organisation générale. Ses étamines monadelphes sont au nombre d'une vingtaine, et son ovaire uniloculaire contient plusieurs (4, 5) placentas pluriovulés. Le fruit est une Laie avec plusieurs graines entourées d'une pulpe gélatineuse. M. Miers a, dans ces dernières années, ajouté une seconde espèce à ce genre ; c'est une plante des Antilles qu'il a nommée C. corticosum et qui diffère de la précédente par ses fleurs beaucoup plus grandes, pentamères, disposées en gnppes pauciflores, axillaires ou latérales. La corolle y est doublée de cinq petites lames obovales, imbriquées. Les étamines sont au nombre de vingt environ, et les placentas, de trois à cinq ; ils sont pluriovulés. Les Cinnamodendron sont de petits arbres à feuilles alternes, sans stipules.

Le C. axillare Endl. est un des Paraludo ou Casca per tiido (propre à tout) des Brésiliens ; c'est leur P. aromatico, qui a joui d'une grande réputation pour le traitement d'une foule de maladies. Il est extrêmement cbaud, stimulant, aromatique, digestif; sa saveur est tellement intense que, dit Guibourt, « le poivre et la pyrèthre n'en approchent pas ; on l'a surtout préconisé comme souverain dans le traitement des affections scorbutiques et des fièvres atoniques. Le C corticosum est maintenant fort répandu dans le commerce de la droguerie ; et c'est presque toujours lui qu'on vend à Paris, dans les pharmacies, sous le nom d'Ecorce de Winter ; car celte dernière substance y est à peu près introuvable. LUe est d'une grande épaisseur (jusqu'à 7 ou 8 millimètres), fort solide, lisse, d'un jaune brunâtre, pâle et souvent un peu rosée en dehors, d'un brun plus ou moins noirâtre en dedans. Son odeur, fort aromatique, rappelle celle du poivre et du basilic mêlés. Sa saveur, piquante, acre, est quelquefois extrêmement énergique et tout à fait intolérable. Elle entre souvent dans la préparation du Vin diurétique amer de la Charité, précisément à la place de l'Ecorce de Winter. Elle vient en Europe des Antilles et des régions voisines de la terre ferme. C'est cette même écorce que Guibourt a décrite comme E. de Winter du commerce et à laquelle il rapporte VE. caryocostine de Lémery.

H. Bn.

ExDL., Gen., n. 1029. — Mifbs, in Ann. ofNat. Hist., ser. 3, 1, 350; Contrib., 1, 118, t. 24. — GuJB., Drog. simpl., éd. 6, III, 615,616. — Rosenth., Stjtiops. plant, diaphor., 747. — Benth. et HooK., Gen., I, 121. — H. Bâillon, in Adansonia, VII, 14, 67; Hist. des jetantes, I, 167, 186, 192.

CinilWAlMOMllVE. Huile incolore obtenue par Simon en distillant l'acide cinnamique avec la chaux éteinte. M. Stanislas Martin a appelé cinnamomine un principe sucré qu'il a extrait du Cinnamomum zeylanicum {voy. CAKNEiUER).

ciKi^AMOMUM. Voy. Canneluer.

ClMVAmosinA. Genre de plantes dont les fleurs sont construites comme celles des Canella et des Cinnamodendron, mais qui se distinguent , dans ce groupe remarquable de la famille des Magnoliacées, par ce caractère singulier que sa corolle est complètement gamopétale. La seule espèce jusqu'ici connue, le C. fragrans, est un petit arbre très-aromatique, de Madagascar. 11 a les propriétés des Canella. « L'écorce en est aussi piquante et excitante. Son odeur est aromatique, mais moins poivrée et moins analogue à celle de la muscade ; elle se

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