‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.17Chapitre 38 sur 68 · CL · texte numérisé non relu

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Examinons la valeur de ces moyens thérapeutiques en nous appuyant sur la seule base solide en pratique : l'étude des observations publiées.

CoMPUhSSioN. Qu'on l'exerce sur la tumeur elle-même, qu'on la fasse porter sur les branches afférentes ou qu'on agisse à la fois sur toutes les branches afférentes par un bandage circulaire, la compression est un détestable moyen qui doit être absolument rejeté. Faute de mieux, j'ai dû la conseiller au malade de Bureau, puisqu'il se refusait à l'emploi de tout autre moyen, on a vu ce qu'elle a produit, chez ce malade, comme chez celui de Clémot , Robert, dans un cas, a comprimé pendant six semaines les deux temporales, et pendant cinq mois la tumeur; dans un autre cas, pendant trois mois la tumeur et les vaisseaux ; il eut un insuccès complet. Wagner, Bonnet, ne furent pas plus heureux, bien que chez le malade de Bonnet on eût continué la compression pendant xme année. Dans beaucoup d'autres cas ne ligurant pas dans le tableau ci-joint, la compression tentée avec moins de rigueur et de durée n'a pas eu et ne pouvait avoir de meilleurs i-ésuUats. C'est donc un moyen à rejeter, car il est inutile et devient môme dangereux, puisqu'il retarde l'emploi d'autres méthodes pouvant être efficaces.

Ligature des artères AFFÉr,E\TES. Cette méthode paraîtrait devoir donner de bons résultats. Quoi de plus rationnel, en effet, puisque la tumeur est alimentée par des vaisseaux dilatés et visibles sous la peau, que d'empêcher par la ligature des branches vasculaires afférentes, l'arrivée du sang dans la tumeur et dans la partie dilatée des vaisseaux. Cependant, sur treize observations dans laquelle on a eu recours à ce moyen, on compte onze insuccès, dont deux morts, un succès partiel et un seul cas de guérison.

Quatre de ces faits (n°^ 19, 65, 75, 83) ne figurent pas dans le tableau II. Nous devons établir une distinction entre ces observations, car dans quelquesunes on s'est contenté de lier une seule artère, dans les autres on en a lié un certain nombre. Pelletan ne lia que la temporale ou plutôt essaya de la lier, car il fit passer son aiguille au travers de l'artère. Sa malade mourut le 14^ jour, pour avoir mangé trop de viande de cochon, dit Pelletan, d'hémorrliagie et d'affaiblissement progressif, dit avec plus de vraisemblance Breschct. Babington (9), Machlachlan (19j lièrent sans succès la temporale. Nélaton (75), Syme (H) n'obtinrent qu'un succès temporaire après la ligature de l'auriculaire postérieure.

La ligature simultanée de plusieurs artères n'a guère donné de meilleurs résultats. Populus et Rétif (8) lièrent la temporale, l'auriculaire antérieure, l'occipitale; Pinel Granchamp (10) lia les deux faciales, la transversale de la face, la sous-orbi taire et la temporale droite, il fallut ensuite lier la carotide. A. Cooper (12) lia sans succès quatre branches afférentes; Heine (65), l'auriculaire postérieure et la temporale superficielle; Labbé (85), l'auriculaire postérieure et quelques branches secondaires. Busch (15), après avoir lié les deux occipitales et les temporales, vit cependant des hémorrhagies survenir le 5" jour et perdit son malade. |

Les deux faits suivis de guérison complète ou partielle se distinguent même de la ligature simple. Le malade de Jobert était un jeune garçon de dix ans, atteint d'un angiome artériel rameux des régions temporale et frontale droites ; les artères temporales, sous-orbitaires et frontales étaient dilatées et flexueuses. Jobert passa sous ces vaisseaux, à l'endroit où commençaient leurs flexuosilés, plusieurs épingles, sur lesquelles il pratiqua la suture entortillée. La tumeur

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