CISTE
les murs, qu'elle tapisse de ses feuilles palmées, à trois et cinq folioles glabres, vertes eu été, d'un beau roug-e en automne. Les feuilles, écrasées ainsi sur la peau, sont vésicantes : elles produisent au moins une chaleur cuisante et des boutons. Aussi, s'en est-on servi dans certains cas contre les douleurs rhumaiisînales, la sciatique, etc., etc.
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CISTE {Cishis T.). Genre de plantes, qui a donné son nom à la fitmille des Gistinées ou Cistacées. Il est caractérisé par des fleurs presque constamment hermaphrodites et régulières. Leur réceptacle, en forme de cône surbaissé, porte de bas en haut le périanthe, l'androcée et le gynécée. Dans les espèces les plus répandues de ce genre, telles que les Cistus crelicus, crispus, albidus, purpureus, parviflorus, etc., on observe d'abord un calice formé de cinq sépales, plus ou moins inégaux, disj)osés dans le bouton en préfloraison qulnconciale. Les pétales, en même nombre, sont alternes ou opposés, ou dans une position intermédiaire, scssiles ou peu s'en faut, tordus dans le boulon ; leur ensemble forme une corol'e rosacée qui tombe peu après l'épanouissement. L'androcée se compose d'un nombre indéfini d'é(amines bypogynes, à filets libres, à anthères déhiscentes par deux fentes longitudinales, marginales ou légèrement introrses. Le gynécée, libre et supcre, est formé d'un ovaire sessile, uniloculaire, avec cinq placentas pariétaux, superposés aux sépales et plus ou moins proéminents dans l'intérieur de la loge. Chaque placenta porte un nombre indéfini d'ovules orthotropcs ou à peu près, pourvus chacun d'un funicule plus ou moins allongé. L'ovaire est surmonté d'un style de longueur variable, dont le sommet renflé est chargé de papilles sligmatifères. Le fruit qu'accompagne à sa base le calice persistant, est une capsule qui se sépare à sa maturité en cinq valves et s'ouvre de haut en bas par cinq fentes plus ou moins prolongées. Chaque valve porte en dedans, sur la ligne médiane, un placenta polysperme. Les graines renferment sous leurs téguments un albumen farineux ou presque cartilagineux, qu'entoure un embryon excentrique, à radioule opposée au bile, et à cotylédons plus ou moins larges et aplatis, enroulés en spirale. Les Cistes proprement dits sont des plantes frutescentes ou su! frutescentes, souvent chargées de poils mous et visqueux. Leurs feuilles sont ordinairement opposées, principalement dans les portions inférieures de la plante, simples, entières, sans stipules. Leurs fleurs sont terminales et solitaires, ou plus souvent groupées au sommet des rameaux en cymes pauciflores. Leur corolle est rose ou purpurine. Il y a d'autres espèces dont les pétales sont blancs, avec un style très-court; elles avaient été confondues autrefois dans une section du nom de Ledonia; elles ont été depuis lors distinguées en trois autres genres, sous les noms de Ledonia, Ladaniiim. et Stephanocarpus. C'est à ces sections qu'appartiennent les principales espèces utiles. Les plus célèbres sont celles qui donnent le médicament nommé Ladanum {voy . ce mot). Celui qui venait autrefois de Crète passait pour être récolté sur une espèce à fleurs roses, le Cistus crelicus L. {Spec plant., 737), nommé aussi C vuhjaris (Spach, in Ann. se. nat., sér. 2, VI, '368), et étudié au point de vue botanique et médical par un grand nombre