CITOIS
'd'auteurs auxquels il suffira ici de renvoyer le lecteur (Jacquin, Icon. rar., I, t. 95. — DC, Prodrom., I, 264, n. 6. — Nées, Plant, medic, II, t, 426. -^ Mer et Del., Dict. mat. méd., Il, 299, IV, 17. — A. Rich., Élém. d'hist. nat. méd., cd, 4, II, 577, t. 79. — Guib., Drogues simples, éd. 6, III, 666. — LiNDL., FI. med., loi ; Veget. Kingdom, 350. — Uev., in FI. médic. du dixneuvième siècle, I, 349, t. 53. — Pereira, Elem. Mat. medic, éd. 4, II, p. Il, 575. — Endl., Enchiridion, 467. — Rosenth., Sijnops. plant, diaphor., 655. ' — H. Bau.lon, lîist. des plant., IV, 522, lig. 544). MM. Unger et Kotschy vont .même jusqu'à penser, dans leur intéressant ouvrage intitulé : Die. ins. Cypcrn (chap. vi), que c'est du nom de Ciste qu'est tiré celui de l'ile de Chypre où se récollait primitivement le seul bon Ladanum. des officines. Plus tard, on tira d'Espagne un autre Ladanum biea moins estimé, ijui, dit-on, est extrait des sommités soumises à l'ébullition d'une autre espèce de Cistus, le G. ladaniferus L. [Spec., 757. — DC, Prodrom., I, 266, n. 27. — Nées, PL medic., t. 425). Cette espèce qui est le Ladanium officinarum Spacu {Suit, à Buffon, et Ann. se. nat., vol. cit., 367), serait aussi, d'après A. P. de Candolle, le Ledon de Clusius {Hist., I, 78, c. icon.). C'est l'espèce qui se cultive le mieux dans nos jardins en pleine-terre et qui se fait le plus remarquer par ses feuilles allongées et ses belles fleurs blanches à fond d'un pourpre foncé, assez semblables à celles ■d'un églantier. Le Ladanum est aussi, a-t-on dit, produit en Grèce par le C. monspeliensish., et en Espagne par les C. laurifolius L., Ledon Lamk et cyprins Lamk. Le Cistus mas des anciens médecins est le C. vitlosus L., qui sert en Grèce à préparer des infusions théiformes, digestives, sudoriliques* et leur C fœmina était le C- salvifolius L., jolie espèce à fleurs blanches, très-commune dans le sud-ouest de la France {voy. Ladanum). H. Bn.
ToiiRNEF., Inst. Eei heib., 259, 1. 136. — L., Gcn. plant., n. 673. — Endl., Gen., n. 5028. — H. Bâillon, Hist. des plantes, IV, 323, 331, lig. 344, 345 (et en outre, les auteurs cités à propos du C. creticus).
ciSTUDE. Voy. Tortue.
■CITÉ OUVRIÈRE. Voy. HABITATION.
CITERXE. Voy. Eau.
CITERIVE A ENGRAIS. Voy. RtiRALE (Hygiène).
CITOIS (François). Médecin du dix-septième siècle, plus souvent cité suivant la mode encore usitée de ce temps, sous le nom de CITESIUS. 11 était né à Poitiers, en 1572, et prit les degrés à Montpellier, eu 1596. Il pratiqua d'abord pendant quelque temps dans sa ville natale, il vint à Paris où il obtint beaucoup de succès et devint médecin du cardinal de Richelieu, puis il s'en retourna à Poitiers où il mourut doyen de la Faculté de cette ville, en 1652, à l'âge de •quatre-vingts ans. Bien qu'appartenant à l'École de Montpellier, il partagea l'engouement des médecins de Paris pour la saignée qu'il prodiguait sans nécessité. Un inléressant Traité sur la colique du Poitou, fondé tant sur ses observations propres que sur celles de ses confrères de cette province, la description qu'il en donne, nausées, vomissements, coliques violentes, paralysie des membres succédant à ces symptômes, montrent qu'il s'agissait très-réellement d'une affection saturnine. Ce travail peut, encore aujourd'hui, être lu avec intérêt. On
584 CITRATES.
lui doit aussi l'histoire très-contestée d'une fille de Confolens qui resta sans manger depuis l'âge de onze ans jusqu'à celui de quatorze. On a de Citois :
I. Abslinciis cnnfofciitanea, cui obiter ndncra est apolngia pro Joubcrto. Pictavi, 1602, in-12; Berne, 160i, in-S», et trad. Ir. sous ce litre: Histoire merveilleuse de l'a'islinciwe triennale, etc. Paris, 1602, in-12. — H; Abstinentia jntellœ confolentancœ ab Isr. Ilarveti confutatiunc vindicata; eiii prœmissa est, etc. Gcneva; 602, in-«S°. — III. De iiiwo et jinpulari apiid Pictunes do/ore colico bilioso dialriba. l'iciavi, 1616, in-12. — IV. Advix sur la mtun de la peste et les moyens de s'en prrserver, etc. Parisiis, 1623, in-S°. — V. Opuscula medica, réuirion des quatre précédents, plus . De tempestivo jililebolomiœ ac pitrç/nlionis usu adversHs liœmophobos. Ibid., 16")0, iu-4''. È. Ugd.
CITR.%C'0!VIQUE (Acide). C*IF'0* OU acide pyrociti^que. Nous avons vu [voir citrique, acide), que par la distillation sèche de l'acide citrique, il distille une huile qui se fige en cristaux, c'est l'acide itaconique (C'^IPO*). Par des distillations répétées, celui-ci perd de l'eau et se change en une huile connue sous le nom d'acide citraconique anhydre (l^IPO'). Lorsqu'on abandonne cette huile à l'air humide, elle s'hydrate, mais au lieu de régénérer l'acide itaconique d'où elle dérive, elle fournit un acide isomère, l'acide citraconique.
Masse cristalline déliquescente, solublc dans 8 parties d'eau froide, soluble dairs l'alcool et l'éther, fusible à 80". Chauffé vers 100° il se convertit en acide itaconique, à 212" il se convertit en anhydride citraconique -, iiiodore, saveur anièreet acide, rougit le tournesol.
Il est bibasique et donne des sels bien cristallisés. Sa composition peut être représentée par la formule (C^lP),v(GO II)- d'après laquel e ce corps ne serait pas saturé, et, en effet, il peut fixer directement deux atomes de brome. P. Sch.
CITRACOXVLE. Nom donné au radical non isolé de l'acide citraconique.
On obtient le chlorure de ce radical diatomique (G°H*0^C1^) en traitant par le perchlorure de phosphore l'anhydride citraconique.
Après réaction, on distille et on fractionne.
Le chlorure de citraconyle bout à 175". C'est un liquide fluide, réfringent et fumant à l'air, que l'eau décompose en acide chlorhydrique et acide citraconique, à la manière des chlorures des radicaux d'acides. P. Sch,
ClTRAmALlQUE (AciDF.). C^H^O^ OU C'IPO^(HO)^ Homologue de l'acide malique. Lorsqu'on traite l'acide chlorocitramalique par du zinc et de l'acide sulfuriquc étendu, l'hydrogène naissant se substitue au chlore, et l'on obtient l'acide citramalique.
L'acide chlorocitramalique se forme par l'action de l'acide hypochloreux sur l'acide citraconique
mi%Omf + CIHO = C'H*C1(H0).(G02H)«
(Carius, Ann. Chem. und Pharm., t.CXXVl, p. 195). P. Sch.
CITRATARTRIQL'E (Acide). C^H^O^ ou C^H*0*(HO*). Homologue de l'acide tartrique. On l'obtient par l'ébullition avec l'eau de l'acide chlorocitramalique. Dans ces conditions HO (hydroxyle) se substitue à Cl.
C^H»Cl(H0)(C0^H)2 + H»0 = CIH + C'H*(HO)*(CO^H)^
P. Sch.
CITRITES. L'acide citrique étant un acide tribasique bien caractérisé, oa
CITRIW. 585
connaît trois espèces de citrates, dont la composition peut-être représentée par les formules générales :