‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.17Chapitre 47 sur 68 · C«IFO*(MO)'^ — C«H«0*(MO)*HO — C«H«0*(MO)(HO · texte numérisé non relu

C«IFO*(MO)'^ — C«H«0*(MO)*HO — C«H«0*(MO)(HO

Cilr.ites Citialcs Cilrales

trimétalliques. bimétalliques. monométalliques.

les citrates alcalins sont très-solublcs, les citrates de magnésie, de zinc, de fer, de cobalt, de nickel, sont solublcs.

Les citrates neutres de baryte, strontiane et chaux, sont à peu près insolubles dans l'eau.

Les citrates alcalins empêchent la précipitation du fer et de l'alumine par les

alcalis.

De même qu'il existe trois citrates pour un métal, on connaît trois éthcrs citriques correspondant à un radical alcoolique. P. Sch.

CITRE. On donne d'ordinaire ce nom à une variété de la citrouille [Cucur' bita Pepo L.).

Sous le nom de bois deCitre, de Citrum ou de Citrus, les anciens désignaient un bois précieux, qui servait à Ikire des tables d'un seul morceau, d'un veiné magnificjue, qu'on payait des prix énormes. Cicéron en avait une, estimée 100,000 francs de notre monnaie. Le bois venait des montagnes de l'Atlas, et on a beaucoup discuté quelle éljait l'espèce qui pouvait le fournir. Quelques auteurs ont cru voir dans le mot Gitre l'indication du citronnier, mais cet arbre n'a été connu que plus tard des Romains. D'après Desfonlaines, ce serait le Tamarix orienlalis Forsk., ijui pourrait seul donner de pareils produits. Cependant on a montré depuis que celte espèce, qui était le ôvtov de Théophraste, répond plutôt au Tlinya articulata ou Callitris qiiadrivalvis, qui porte parfois de grosses excroissances veinées, pouvant fournir les meubles en question.

Spbengrl. Hisloria Bei herharice. I, 105. — Pline. Ilistoria naturalis, lib. Xllt, cap. 15. — Desfoxtaines. Flora allanlica. — Mébat et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, II, 500. Pl.

CITRÊIVE. Hydrocarbure de formule C"H•^ isomère de l'essence de térébenthine, obtenu en distillant sur de la chaux ou de la potasse le bichlorhydrate solide d'essence de citron.

Il est optiquement inactif, bout à 165»; D = 0,8569, s'unit à l'acide chlorhydrique pour régénérer un bichlorhydrate cristallisé. P. Sch.

CITRIOIQVE (Acide). Synonyme d'acide aconitique. {Voir le mot).

CITRILÈKE. Synonyme de citrène.

CiTRiiv (Onguent), Pommade citrine, Pommade de nitrate ou d'azotate de mercure. Cette préparation, qui appartient à l'ordre des pommades, s'obtient de la manière suivante. On prend :

Huile d'olive 40

Axonge 40

Mercure ,. 4

Acide azotique ou nitrique à 1,12 8

On dissout le mercure dans l'acide azotique, en favorisant la réaction à l'aide d'une douce chaleur, puis on verse cette solution dans le mélange d'axonge et

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d'huile liquéfié et à demi refroidi; on agite et l'on coule dans des moules eiipapier. Avant l'entier refroidissement, on divise en petits carrés.

Les réactions qui se produisent sont très-nombreuses et très-complexes.

Dans la première partie de l'opération, lorsqu'on met en présence le mercure et l'acide azotique, il se produit des azotates de mercure. L'acide azotique est en partie décomposé, et il se dégage du bioxyde d'azote AzO^, qui est transformé en acide hypoazotique AzO* par sa combinaison avec l'oxygène, à mesure qu'il a le contact de l'air. La liqueur est un mélange d'azotates mercureux et mercurique dissous à la faveur d'un excès d'acide azotique.

Quant à la théorie de la seconde partie de l'opération, on admet que lorsque les azotates de mercure dissous dans l'acide azotique et contenant de l'acide hypoazotique et peut-être de l'azotite de mercure, agissent sur la graisse, il se produit une matière grasse particulière, fusible à 36°, et à laquelle M. Boudet qui l'a découverte a donné le nom d'élaïdine. 11 se forme en outre une petite ■quantité d'une matière jaune soluble dans l'alcool, et une faible proportion d'uu «avon mercuriel dont l'acide est Vacide élaidique, fusible à 44°, et qui résulte de la saponification d'une partie de l'élaïdine. Le mélange contient encore de l'azotate de mercure.

Lorsqu'elle vient d'être préparée, la pommade citrine peut donc être considérée comme un mélange d'élaïdine, de matière colorante jaune, d'élaïdate de mercure et d'azotate de mercure, dont une partie au moins est à l'état de tuibith nitreux. La consistance ferme de la pommade s'explique, d'ailleurs, par la formation de l'élaïdine plus solide que l'axongc.

La couleur jaune de la pommade est due à de l'azotate basique de mercure ou turhith nilreux qui se produit, et à la matière colorante jaune dont nous avons parlé tout à l'heure.

Mais l'action décomposante exercée par les éléments organiques sur les sels de mercure, continue après la préparation de la pommade. Elle est accompagnée d'un dégagement lent de bioxyde d'azote et même d'azote. Les portions de graisse qui ont échappé à la première action se transforment en élaïdine, qui probablement exerce une action décomposante et sur l'acide azotique et sur l'azotate de mercure. L'azotate resté neutre devient successivement basique et finit par disparaître en entier de la pommade qui blanchit dans toute sa masse. Enfin, après un certain temps de préparation, la pommade prend une couleur grise, parce qu'une partie du mercure est réduite à l'état métallique.

La pommade citrine était obtenue autrefois au moyen de l'axonge seule; sa dureté était alors considérable. En employant, comme le recommande le Codex, parties égales d'axonge et d'huile d'olive on obtient une pommade qui durcit moins vite et se conserve mieux.

Lorsqu'on mélange la pommade citrine avec du cérat ou quelque autre corps gras, surtout à chaud, elle prend une couleur grise qui est due à l'action désoxydante subie par le sel mercuriel, et qui se reproduit avec plus d'énergie au contact d'un corps gras non modifié ; elle entraîne la réduction complète du mercure. Certaines huiles essentielles ajoutées à la pommade, dans le but de l'aromatiser, produisent cette réduction d'une manière plus prononcée encore.

Cette préparation est employée en frictions contre les dartres et surtout contre la gale. Elle demande à être renouvelée souvent. Pour obvier à son défaut de conservation plusieurs moyens ont été proposés. On a conseillé soit de la couler dans un étui en carton que l'on place dans une boîte en ler-blanc, pour la pré-

CITRIQUE (chimie). 587

server autant que possible du contact de l'air, soit de la couler dans des pots de faïence ou de porcelaine, ou dans des flacons en verre noir que l'on bouche ; hermétiquement. Malgré ces précautions, la pommade citrine n'en continue pas moins à s'altérer profondément avec le temps, et demande, comme nous venons <de le dire, à être renouvelée souvent. T. Gobley.

1 CITRIQUE (Acide). CWO' ^. C'E'O' {iiOy. § I. Chimie. L'acide citri- -quc fut découvert et caractérisé dès 1784 par Scheele. Il se rencontre dans une foule de fruits à réaction acide (citrons, oranges, groseilles, maquereaux, framboises, baies de sorbier et d'airelle, fraises, etc.). Le citron offre la matière première la plus avantageuse à sa préparation, soit dans les laboratoires, soit en grand. A cet effet, les citrons débarrassés de leur enveloppe et de leur graine, sont fortement exprimés à la presse. Le jus est abandonné quelque temps à luimême, jusqu'à ce qu'un commencement de fermentation l'ait débarrassé des matières mucilagineuses. Ainsi éclairci, il peut être traité de diverses manières. Ou bien on le sature à chaud par de la craie et on complète la saturation par de la chaux ; le citrate tricalcique insoluble qui se forme ainsi est décomposé, après lavage, par de l'acide sulfurique, et le liquide séparé par filtration du sulfate de chaux est concentré. Industriellement, on prend en Angleterre 4'', 500 d'acide sulHuique concentré, et 28 kilogrammes d'eau pour décomposer le citrate de «baux provenant de 5 kilogrammes de jus de citron. Le sulfate de chaux formé •est broyé et lavé; les liquides filtrés sont concentrés à feu nu jusqu'à une densité de 1,13, puis évaporés au bain-marie à consistance de cristallisation.

M. Peret obtient de très-beaux cristaux de citrate bimagnésien, en divisant le jus du citron en deux parts égales. L'une est précipitée par un excès de magnésie et le précipité est ajouté à la seconde portion; on concentre, et ii se sépare du citrate bimagnésien en beaux prismes volumineux, facile à transformer en acide citrique.

Les cristaux d'acide citrique sont incolores, volumineux, transparents, appartenant au système orthorhombique. Ils contiennent une molécule d'eau élimiiiableà 100».

Il est soluble dans 0,75 parties d'eau froide et 0,5 parties d'eau bouillante, 'soluble dans l'alcool et l'éther, fond dans son eau de cristallisation.

Vers 165" il perd de l'eau de constitution et se change en acide aconitique.

A une température plus élevée l'acide aconitique dégage du gaz acide carboîiique ; il distille un liquide huileux se concrétant en cristaux d'acide ilaconique.

Enfin celui-ci par des distillations répétées se déshydrate et se convertit en «icide citraconique anhydre.

Fondu avec de la potasse, l'acide citrique se change en un mélange d'acétate ■•et d'oxalate; sous l'influence de l'acide sulfurique concentré, il dégage à 40° un mélange d'oxyde de carbone et d'acide carbonique.

L'acide sulfurique étendu et le peroxyde de manganèse fournit de l'acide carbonique et de l'acide formique. L'hypermanganate de potasse donne de l'acide

588 CITRON (botanique).

carbonique et de racétone; l'acide azotique transforme l'acide citrique en acides oxalique, acétique et carbonique.

Avec le perclilorure de phosphore et l'acide citrique sec, on obtient successivement l'acide oxychlovocitvique et le chlorure de citryle, d'après les deux équations : ^

C«11W + PhCP = C«H«0^C1^ -f- PhOCK- C«II*0«C1^ + PhCl^ = PhOGl' + H^O -+- HCl + (?IP0*C1'.

Le citrate de chaux fermente sous l'influence de la levure en se dédoublant on un mélange de butjrale et d'acétate, ou d'acétate et de propionale. i

L'acide citrique est un acide énergique à saveur acide agréable; il réduit le chlorure d'or, ne précii^ile pas par les sels de chaux. Additionné d'ammoniaque, il donne avec le chlorure de calcium un précipité qui n'apparaît que par l'ébullition. En ajoutant du perchlorure de fer à une solution d'acide citrique, puis de la potasse, on obtient une liqueur d'oii les sulfures ne précipitent pas de fer.

L'acide citrique est un acide tribasique. D'après l'ensemble de ces réactions chimiques on peut représenter sa constitution par la formule :

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