P. SCH
CLIIVOIDE (Apophyse). Voy. SpiÉm'iDE.
CLINOTRICIIÉS. 133
€l,sxorODE, ClinopotUiim L. Genre de plantes dicotylédones appartenant à la ianiillc des Labiées. Ce groupe est ii'ès-voisin des Calanients (Culainintha), et ne s'en distingue que par la disposition de ses fleurs brièvement pédonculées, groupées en corymbes verticilliformes compactes, et accompagnées de nombreuses bractées sétacées. La seule espèce intéressante de ce groupe est le Clinopo- (lium vulgare L. {-Ai-DonoStov, de Dioscoride). C'est une espèce commune eu Europe le long des haies et des bois, dont les tiges hautes de 40 à 60 centimètres sont velues, et portent des feuilles pétiolées, ovales, faiblement dentées sur les bords, couvertes d'une pubcscence molle et parfois blanchâtre à la face inférieure. Les Heurs, munies de bractées ciliées, ont un calice velu, à dents subulées, une petite corolle purpurine, quatre étamines écartées, plus ou moins convergentes au sommet. Parfois, la plante devient tout à fait glabre et porte alors des feuilles luisantes en dessus, pâles et blanchâtres en dessous.
Le Clinopode n'est presque pas usité aujourd'hui. Son odeur n'est pas trèsprononcée, et ne laisse pas supposer que la plante soit fort active. On l'employait autrefois, et on lui attribuait des propriétés antispasmodiques, toniques et astringentes : on la disait aussi céphalique et bonne contre la piqûre des animaux venimeux.
DioscoRiDES. Maleria nieclica, IIF, 109. — Cuisras. Hisloria. I, p. 254, fig. 2. — Toi'iinefort. Inst'Uiitiuncs Uei hcrbariœ, tiib. 1)2. — Linnée. Gênera, 72"i. — Specicn', 824. — De Canuolle. Flore française, 2585. — Giienier et Goduon. Flore de France, II, 667. Pl.
CLIXOSPORÉS. Vo>j. Cli.MDÉS.
CLlXOTRIcnÉS [vlbiM incliner, étendre sur, et Bpii, rpi^ôi poil, filament). Petits champignons (moisissures plus rarement parasites), composés de filaments libres et dont la grande majorité des fils constituants est couchée sur le substratum ; il n'y a de dressé que les cellules mères des spores. Ce groupe de champignons appartient donc à l'embranchement des A-SARCODÉS, c'est-à-dire dépourvus de corps charnu; — à la classe des Nématés, c'est-à-dire composés de filaments libres, qui ne sont ni adnés, ni même adnexés suivant leur longueur, à peine lâchement croisés, jouant néanmoins le rôle de Réceptacle, consistant à produire directement ou des spores, ou des cellules mères de spores, soit de simples spicules, soit des clinides, soit des basides ; — à Y ordre des Nématés ExospoRÉs (c'est-à-dire composés de filaments à l'extérieur desquels les spores ont été produites et sont longtemps fixées. Cet ordre des Némalés-exosporés peut se diviser d abord en deux groupes inégaux : l'un dont les filaments sont entièrement ou presque entièrement composés de chahies de spores, ce sont les Scori- DESMiÉs Fr. [voij. ce mot); l'autre renferme tous les Mématés-exosporés, chez lesquels de vrais filaments-réceptacles, manifestement producteurs de spores, forment l'axe et les rameaux de la plante : ce sont les Sclérotrichés Bert., les MucÉDiNÉs, dont les filaments-réceptacles, plus ou moins ramifiés, sont dressés, c'est-à-dire perpendiculaires à leur substratum, et les Cli^otriciiés, dont les filaments-réceptacles sont d'abord ou de très bonne heure (avant la maturation des spores) couchés ou normalement décombants, étendus sur le substratum, auquel les relie le mycélium qui le pénètre. Cependant les cellules mères sont souvent dirigées en tout sens ; souvent aussi elles sont dressées comme les rameaux fructifères des mucédinés, et elles pourraient être confondues avec eux; il y a donc lieu de distinguer avec soin la cellule mère, qui peut être dressée, du rameau sporifère, qui ne .'iaurait être dressé sans entraîner le néraaté hors du cadre de
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Clinotrlchcs. La cellule mère est généralement courte; pourtant elle peut, exceptionnellement, être assez longue, mais elle est toujours simple ; on peut dire aussi, je crois, jamais septce, portant une ou plusieurs spores sessiles ou spiculées. Cependant il est de courts rameaux avortés, que j'appellerai ramules, qu'on reconnaît, parce que, d'ordinaire plus longs et même plus forts que les cellules mères, mais toujours simples comme elles, ils sont, en outre, toujours septés et polyspoVés; nous avons cru devoir assimiler ces ramules aux cellules mères, et comprendre encore, dans les clinosporés, les filaments couchés qui les portent. En outre, les clinides ou les ramules peuvent donner naissance à plusieurs spores enchaînées, si la chaîne, qui en résulte, est très-longue ou si les spores produites (quelquefois déjà en partie tombées) sont nombreuses, la moisissure aura sa place dans les sporidesmiés ou au moins parmi les sclérotrichés; si, au contraire, elle ne forme qu'une courte chaîne (catella), composée de deux à cinq spores, elle pourra être encore dans les Clinotrichés {Clinocatellés); mais si le filament dressé est couronné simullanément de plusieurs chaînes de spores, il sera assimilé à un filament-réceptacle rameux, dont les rameaux se sont transformés en chaîne de spores, et sa place sera parmi les Mucédinés ou les Scléroirichcs, si le filament porteur est isolé, ou Gyinnosporés {voy. ce mot), s'il est fascicule par sa base. Le groupe des clinotrichés, que nous proposons aux mycologues, nous a paru nécessaire pour diminuer le département trop vaste des Mucédinés. Ce groupe empruntera aussi beaucoup d espèces aux sépédoniés. La caractéristique que nous lui assignons (réceptacle filamenteux, normalement couché ou rampant sur son substratum), est un caractère aussi physiologique que facile à constater; c'est pourquoi, afin de lui laisser cette physionomie d'un groupe naturel, on se gardera de ranger dans ce cadre les moisissures qui, au moment de l'examen, se présentent sous la forme de filaments dressés ou couchés avec spores tombées, éparses, sans insertion déterminable sur ces filaments. Ces espèces, nécessairement mal déterminées, seront, provisoirement sans doute, placées dans le groupe des Comodiés {voy. ce mot). La grande majorité des Clinotrichés offre des champignons saprophytes ou moisissures apparaissant sur les corps déjà privés de vie et même déjà pourrissants. Cependant il y a, dans la section des Clinotrichés catellés, une tribu qui se compose de parasites à leur première phase sporifère.
D'ailleurs le groupe des Clinotrichés n'a pas la prétention de déterminer une collection d'êtres complets ou une tamille naturelle et définitive; c'est seulement un groupe de formes se ressemblant par leur port, et qu'il nous a pain plus commode de réunir pour faciliter la mise en ordre de ces innombrables moisissures. Que leur forme soit définitive ou temporaire, peu importe ; du moment où elles se présentent avec une fructification, il faut que l'observateur puisse trouver la place, la description, le nom (définitif ou temporaire) de la forme qu'il a sous les yeux ; c'est après cette connaissance acquise, qu'il sera informé de l'état permanent ou transitoire de cette forme, et qu'il pourra se rapporter au nom spécifique de son évolution complète. Cela convenu, posons la diagnose des Clinotrichés et des espèces et des genres qui composent ce groupe.
Les Clunotrichés sont donc des champignons nématés, dont les filamentsréceptacles, libres {axes et rameaux), directement producteurs de cellules, mères ou de spores, sont d'abord ou bientôt couchés ou normalement décomhants sur le substratum , et qui portent encore leurs spores fixées en des points déterminés; que ces spores soient directement fixées sur l'axe.
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ou sur ses ramificatious couchées, ou qu'elles soieul montées sur des clinides, des basides ou même sur des ramules, — cellules mères qui peuvent être couchées ou dressées. D'ailleurs les spores peuvent être isolées sur le sommet des clinides, Clinotiuciiés cLiNiDÉs; ou plusieurs (deux à cinq) se surmontant 1 une l'autre, forment une courte cliaîne {catella) au sommet de la clinide Gi.ino- TKiciiÉs CATELLÉs, OU eufiu cUcs sout agglomérées en tète sur le sommet des ramules (Cliinotriciiés céphalosporés). De là les trois divisions du groupe.
Traits caractérisliqiies des genres et des espèces. La forme simple ou rameuse, contimie ou cloisonnée (septée), droite, llexueuse, anguleuse ou géniculée du filament, sa couleur, la forme et l'arrangement de ses divisions, etc.; la position d'insertion des spores ; la forme, la luiance, le volume de ces spores, leur composition mono ou poly-cellulaire, simple ou composée, leur surface lisse ou hérissée, ou mamelonnée, ou chagrinée, etc., etc.; enfin la nature du substratum et le milieu, la saison où on les a rencontrés, sont autant de traits qui servent à caractériser les espèces et les genres.
I. Clinotricliés clinides ou à spores isolées sur leurs spicides ou ■clinides.
\. AcREîioNiuM (à^/3.-//.ojv, sommet] Lk., filaments rampants, entourant comme des fils d'araignée cerlains bois, brancheltes de peuplier, noyer, etc., brindilles et feuilles tombées. Ces /ils soiii cloisonnés, rameux, munis do nombreux clinides, dirij^ésen tout sens, portant chacune une spore à leur sommet. Les filaments sont blancs dans A. vekticillatum Lk , à clinides verticillées et spores ovales, sur bois mort ; — dans A. altebxatum Lk., à clinides alternées, spores globuleuses; mais ils sont brun -olive dans A. fuscum Schm., à longues clinides alternées, sur bois mort.
2. GoMTKiciiuîi Nées (-/ovù, angle, rpt/o;, filament) ; fil rampant, rameux par bifurcations anguleuses, cloisonné, entrecoupé de nœuds, d'où rayonnent des clinides verticillées, fcrtdes, couronnées de spores globuleuses, très-cadu(iues. — G. c.bsium Nées, sur branches défaillantes, où il forme des taches oblongues, grisâtres bleuâtres. — G. fcscum Cord., sur baguettes pourries où il forme des houppes brunes.
5. Zygodesmus Cord. (Çuyo5i!7//o;, lien, courroie servant à joindre); fil rampant, souvent cloisonné, ou géniculé demi-cloisonné, et muni de clmoides dressées et portant une spore. — Z. Fuscus, fil brun-rougeâtre, cloisonné, duquel s'élèvent çà et là des clinides, portant une spore globuleuse, échinée; sur bois mort ou mourant.
(C'est peut-être la forme chlamydosporée d'une Mucorinée signalée par M. VanTieghem.)
Il y a, sans doute, beaucoup d'autres genres qui ont leur place à la suite de ceux-ci, mais dont les spores caduques se trouvent presque toujours tombées quand on les place sous le microscope, de sorte qu'on ne peut déterminer leur insertion et qu'on doit, en attendant un examen plus heureux, les placer dans le groupe des champignons poussières ou des Coniodiés. Les genres suivants, appartenant au groupe des Sépédoniés des auteurs, que l'on cherchera plutôt parmi les coniodés, ont déjà, par quelques-unes de leurs espèces, leur place ici.
4. Les Sépédoxiés [r!r,-eQ(,i-j, pourriture) Lk., ont plusieurs espèces, dont il est assez facile de rencontrer les spores en place. Sepedonium chrysospermum Lk. [y^phioi, or) présente nettement des spores d'un beau jaune, globuleuses, échinées, attachées au.v extrémités de trèscourts rairmles oppriniôs comme les filaments nourriciers, qui sont couchés, rameux, blancs, cloisonnés, enfin submergés par les innombrables spores jaunes d'or, qui les recouvrent. Communs sur vieux bolets pourrissants. — Sep. roseum forme des plaques aussi sur de vieux llolets et Agarics pourrissants; mais les spores globuleuses sont roses, verruqueuses, munies d'un appendice comme les spores des puccinées (de là la synonymie Puccina incarnata Cord. ou Mijcogone rosca Lk.).
5. Les Fusisi'onÉs Lk. [fiisiis, fuseau) ont les spores allongées, arquées, d'abord isolées et terminales, à l'extrémité de courts ramules septés, évanescenls; bientôt tombées ou agglomérées par une matière gélatineuse, sécrétée par les filaments couchés qui sont raiTieux, entrecroisés, d'un aspect trémelloide : — F. unizopini.uji, jaune incarnat sur les
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racines pourries de betteraves, de dalhia, de parmenlièrcs. — F. zeaWcsI., rouge incarnat, sur tiges fie maïs. —F. auhantiacum Lk., sur les fruits de ciicnrbitacées, etc., etc.— Eiwiimum (înoxéi», porter sur) Lk. fib rampants, fourchus ou irrépulièremenl divisés à anplcs; spores scplées, à insei'lions obscures, etc. — Tnn'osponniM (t/sittou;, trépied) Cord., à spores composées étoilées à trois rayons, le plus souvent tombées, à insertion obscure sur filaments dressés, septés, mais quelquelois fourchus et par suite devant être considérés comme partie du réceptacle, redressé, ce qui fait de ce genre une mucédinée ou une sclérolrichée, à cause de ses spores composées.
H. Les Clinotrichés céphalosporés ou dont les spores sont réunies en tête au sommet des ramules peuvent encore être rapprochés de ce groupe.
6. CEPHAi.ospoun'M (zsïa>v7, tête), Cord., filaments nombreux, couchés, très-enti'emôlés et, à cause de cela, prenant l'aspect de plaques cnistacées, mais se décomposant facilement sous le microscope en lilaments couchés avec ramules dressés, terminés pur un glomérule de spores. Cei'h. macikisporium, plaques blanches sur tiges mortes et pourrissantes de lleraclcum.
7. GoxATOBOTRvs Copd. (-/ovaTo/jiai, former des nœuds, j3oTpu-:, grappe), filaments-réceptacles couchés, se| tés, d'où s'élèvent, de distance en distance, des ramules siuiples, mais rendus noueux par des glomérules de spores propres à la fructification stéphanide [voij. art. Champignons, p. Ii4). — G. FLAVA, glomérules jaune d'ocre, sur tronc humide de noyer. — G. suiplex, blanc; sur les fruits du Tannuts.
8. Papulasi'Oha Preiiss. [papidn, papule), fils rameux, décombanls, flexueux, coudés, cloisonnés, richement munis en tout sens de ramules septés solides, à tête globuleuse, papuleuse ou muiiforme. P s^pedoxioïdes Preuss., sur pâle de riz.
9. Mïxothichum Kze. (/y.u^a, mucosité), fil rampant ou décombant, septé; ramules portant plutôt vers le bas des glomérules noirâtres de spores conglut inées. — M. chartabum Kze., dont les extrémités stériles des ramules sont recourbées en crosse ; sur la paille, etc. — M. he- FLExuM Berk., rameaux opposés, défléckis reclangulairemenl ; sur papier humide et sur bois.
Il y a encore quelques Nématés céphalosporés qui peuvent être placés, soit ici, soit parmi nos mucédinés : ici, parce que de leur réceptacle filamenteux et couché sur le substratum s'élèvent des filaments simples et terminés par un glomérule de spores ; ou parmi les mucédinées, parce que le filament porteur de la céphalide, dépassant par sa longueur celle d'une cellule mère ou même d'un ramule, peut être considéré comme un vrai réceptacle dressé. Ainsi :
Haplotiuciium (aTT/oo;, simple; rpt^oi, fll), filament rampant, ramifié, onduleux et septé,. d'où s'élèvent de longs ramules septés lerminés par un glomérule. Exemple 11. rosecm; sur les papiei's humides.
RiioPALOMïcHs (ponxj.o'j, massue) Cord , longs ramules, drcs:-és, décombants, terminés par un gros renflement sphéroïde, aréole et couvert de spores montées sur spicule et caduques. Rh. pallidus ; Ru. candidus, etc.
Cependant la dernière division se compose de ces Clinotrichés catellés, définis plus haut, groupe qu'il nous a paru utile de mettre à celte place, étant bien entendu que, en cas de doute, par exemple, lorsque le grand nombre de spores tombées pourront faire croire à de longues chantes de spores, c'est dans les sporidesmiés qu'il conviendra de placer ces espèces, ne voulant retenir ici que celles qui ne produisent qu'une courte chante, composée de un à cinq articles au plus ; celles qui en ont davantage, soit en place, soit déjà tombées, seront placées dans les Sporodesmiés.
III. Clinotrichés catellés [catella, petite chante), filament-rcceptach couché, producteur de courts jilaments ou ramules couchés, — ou dressé, surmonté d'une courte chaîne de une à cinc/ spores au plus.
«. Parasites ou sur plantes vivantes.
Un grand nombre d'espèces de parasites, surtout de la ftimille des Érysiphés (voij. ce mot), se présentent sous celte forme rudimentaire dans leur prentier élat. Peu distincts les uns des autres, on les a désignés et décrits sous la dénomination générale d'OïuiuM, suivi le plus souvent du nom de la plante qui les-
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porte; cependant celui de la vigne a élé désigné sous le nom de Oïdium teuckeri.
j3. Saprophytes on moisissures.
Dans ce groupe se présentent encore des espèces décrites sous le nom générique de Oïdium, quoique ces espèces- par leur substratum (et par leur évolution à venir) soient certainement fort dil'férentes. Beaucoup d'autres moisissures, sous leur forme primordiale (l'état dit conidique par Tulasne) , comme plusieurs espèces du genre Gladiosporium, etc., pourraient trouver leur place ici. Cependant les descriptions des auteurs n'ayant pas été faites à ce point de vue, il vaudra mieux, suivant l'usage, décrire les quelques espèces que nous citerons aux articles Sporidesmiés et Conioués.
Tel est le cadre que nous proposons pour le groupe des Clinotrichés. Sans
doute, ici comme partout — et nous avouerons même, plus qu'en beaucoup
de cas, — il y a des types de transition embarrassants ; mais, malgré tout,
nous pensons que ce groupe, assez naturel, des iormes transitoires peut aider à
mettre de l'ordre dans le monde des moisissures, si foisonnant d'existence, et
dont on ne saurait, aujourd'liui, contester le rôle important dans la nature
vivante. Nous ne pouvions décrire toutes les espèces déjà connues; mais il nous
a paru qu'en indiquant les traits caractéristiques des genres et des espèces les
plus connues et typiques, nous mettrions nos confrères à même de décrire et
de dessiner, d'une façon utile, les espèces qui leur paraîtraient importantes, de
manière que, sur ces notes, on puisse trouver la place, dans la série des ioi'mes.
et le nom de l'espèce qu'ils avaient en vue. Bertillon.
BiBLior.BAi'HiE. — L'auteur a surtout consulté les Leaiix dessins et les notes que M. Riciio\, médecin à Saint-Amand-sur-Fioii, lui a gracieusement extraits de la rnagnilique collection de dessins inédits (lu'il enrichit sans cesse et qui étaient inconnus à l'auteur quand il a rédigé la bibliographie de l'art. Champignons.
<jIilTORlDlEl\lVE (Artère). Voy. Honteuse isterke.
CLITORIE {Clitoria L., Gen., n° 869). Genre de plantes, delà famille des légumineuses, du groupe des Papilionacées-Phaséoiées, dont les fleurs ii régulières, bleues, blanches ou rouges ont un calice bilabié, un étendart large, dressé et une carène plus courte que les ailes. Lesétamines sont au nombre de dix et mouadelphes ou diadelphes, celles qui sont superposées à l'étendart se trouvent libres ou plus ou moins unies aux tubes que forment les filets des neuf autres. L'ovaire pluriovulé est celui d'un Haricot ou d'un Pois et devient une goutte stipitée, linéaire, comprimée, à une ou deux sutures épaissies, à faces aplaties ou convexes, bivalve et polysperme. Les Clitoria sont des plantes herbacées ou frutescentes, des régions chaudes des deux mondes. Leurs liges sont volubiles ou bulles et dressées. Leurs feuilles alternes tri ou plurifoliolées et pennées, sont accompagnées de stipules striées et persistantes. Leurs fleurs , généralement grandes et belles, sont axillaires, solitaires, géminées ou réunies en grappes. On parle beaucoup, dans les ouvrages indiens relatifs à la thérapeutique, des propriétés du C, Ternatea L. [Spec. plant., 1026), belle espèce grimpante qu'on cultr\'e assez souvent dans nos jardins et qui a de très-jolies fleurs bleues. G'est le Ternatea vulgaris H. B. K. {Nov. gén. et spec., YI, 415). Sa tige est pubescente et ses feuilles ont deux ou trois paires de folioles ovales, avec des stipules sétaccées. Ses pédoncules floraux sont courts, axillaires et solitaires ; ses bractées, larges et arrondies; ses fleurs résupinées, avec une corolle longue de 4 centimètres environ; sa gousse, brune et légèrement pubescente. Commune dans