‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.18Chapitre 13 sur 63 · CLOPORTE · texte numérisé non relu

CLOPORTE

des parois accolées, subsistant dans toute son étendue, deux cavités complétemeut distinctes (Utérus septiis, hiparlitus, bilocidaris) persisteront aussi; ou bien, si la partie inférieure de la cloison s'est résorbée, le fond de l'utérus, dans une étendue égale à celle de la portion de cloison encore subsistante, restera séparé en deux cavités commuuiqnant entre elles inférieurement, le col utérin étant, d'ailleurs, unique {Utérus suhseptus, semi-partitus). De même, on conçoit que la persistance de la cloison iiitor-vaginale, dans toute sa liauteur ou seulement dans une partie de son étendue, peut déterminer l'existence d'un double vagin ou seulement d'un vagin incomplètement cloisonné.

Quant à la direction oblique ou même borizontale, sous laquelle la cloison a pu se présenter dans quelques cas, d'ailleurs très-rares, elle peut, selon la remarque d'Isidore Geoffroy Saint-IIilaire, tenir simplement à ce que les deux conduits, au moment de leur accoUcment, se seront trouvés superposés l'un à l'autre, au lieu d'être dirigés verticalement, de telle façon qu'il s'agirait, en réalité, de véritables cas de cloisonnement ordinaire, modifiés seulement dans l'apparence par une anomalie de position des conduits accolés. 0. L\rcher.

BiKLiocnAPiiiE. — CiiAR^ET. Rccherclics pour servir à l'hixtoire gcncrnle de In monstniosité. Paris, 1.^27. — Sf.riîes. Reckerchrs d'analomic tranacendante sur les lois de rorr/anoç/rnie û/i;>liquées à l'analonùe palholvq'iquc. \x\ Annales des sciences naturelles, 1" s'rie, t. XXI. — Geuffuoy-Saint-IIilaiiœ Isidoïc). Traité de Tératologie, t. I, p. 5)I-55G ; Paris, 1832. — ]jisciioFF (Tli.-Ludw.-Wilh.). Entwickelungsgcschichte dcr Sàugcthiere und des Menschen, 8.50. Leipzig, 1842. — Leuckart et Thieusch. Miinchner medizinischer Zeitsclirift, 185i.

CLOIVIQUE (Spasme). Voy. Convulsion et Spasme.

CLOPORTE. Les Cloportes des anciennes pliarmacopées, comprennent plusieurs espèces d'animaux, appartenant à la classe des crustacés isopodes et à la famille des Oniscidés.

Ces animaux ont tous le corps aplati en dessous, plus ou moins bombé en dessus; leurs yeux sont sessiles, la tête distincte du thorax, mais toujours formée d'un seul anneau, le thorax multiarticulé est pourvu de sept paires de pattes, servant à la marche, l'abdomen est garni de fausses pattes ordinairement respiratoires. Le principal organe de la circulation est un vaisseau dorsal. Les femelles portent parfois leurs petits sous leur corps, oîi ils sont retenus par des lamelles ])lacées à la base des pattes thoraciques. Ces cruslacés vivent à terre dans les endroits frais, près des eaux douces ou salées.

Les diverses espèces de Cloportes employés en médecine provenaient de genres différents : des Oniscus asellus et murarius ; Armadillo officinalis; Armadillidiiim officinarum. Le Cloporte ordinaire (0. asellus Linné, se trouve partout dans les caves, les fentes des murailles, sous les pierres, le bois pourri; sa couleur est d'un gris pâle, taché de jaunâtre. Il porte les noms vulgaires de Clou-àporte, de Porcelet de Saint-Antoine, etc. L'Armadille officinal est plus méridional et venait surtout d'Italie, ou de l'Asie Mineure.

Les propriétés des Cloportes et des Armadilles longtemps vantées sont tombées dans l'oubli. Ces animaux vivant dans les fentes des murailles et sous des pierres salpêlrées renferment un peu d'azotate de potasse et du chlorhydrate de chaux. On les employait en poudre comme apéritifs, fondants, diurétiques. Galien parle de leurs eiiets dans l'obstruction des viscères abdominaux. Baglivi les ordonnait dans l'ictère, dans Tiscinu-ie, il les regarde comme lithontriptiques; Wallisnieri coninio antisciofuleux; Gcoffrov comme antirhuniatismaux.

140 CLOSS (les deux).

Les Cloportes faisaient partie d'un grand nombre de recettes. On les avalait crns, au nombre d'une centaine et plus. Adanson regardait le Cloporte et l'Ecrevisse comme purifiant le sang; il avait vu dans les herborisations plusieurs étudiants en médecine en croquer quelques douzaines tout vivants et s'en trouveitrès-bien.

A côté des Cloportes et dans la môme famille on trouve le genre Bopyrus. Ces crustacés sont parasites et forment la tumeur que l'on voit parfois sur le flanc de la Crevette comestible {Palœmon serratus L.) qu'on sert sur nos tables (voy. Cbustacés). A. Laboulbène.

CLOQUET (FIippolvte). Né à Paris en 1787, mort dans la même ville le 3 mars 1840. Reçu docteur en médecine en 1815, il fut successivement aide de clinique interne, professeur de la Faculté, professeur particulier d'anatomie. En 1825, lors de la réorganisation de la Faculté, il fut nommé agrégé par décision ministérielle; une décision de même nature l'avait auparavant nommé membre de l'Académie de médecine. M. Cloquet n'affronta jamais les épreuves du concours public pour le professeur. C'était cependant un médecin fort instruit et un anatomiste très-habile. Une mort prématurée et d'autres causes que nous n'avons pas à signaler ici, ne lui permirent pas d'arriver à la situation <[ue ses talents auraient dû lui faire acquérir. On a de lui :

1. Traité d'anatomie descriptive. l'uris, 1815, 2 vol. iii-8»; G" ùdit., IS.'G. 2 vol. in-S». — II. Osphrésioloyie. ou Traite des odeurs, du sens et des organes de l'olfaction lijiil., tS'il, in-S". — III. Faune des médecins, ou Histoire des animaux et de leurs produits. Ibid., •1822-25, G vol. iii-b», avec pl. c.olor. — IV. Traité complet de Vanatomie de l'homme, comparée dans les points les plus importants à celle des animaux et considérée sous le double rapport de l histologie et de la morphologie. Ibid., 18 iô. Il n'a été publié, de cet ouvra^'e, que onze livraisons, in-i», de 216 payes avec 110 planclies. H. Mr.

CLOQl'ET (Locis-André-Ernest), fils aîné du précédent, né à Paris le 11 octobre 1818, mort à Téhéran (Perse) en 1856. Nommé interne des hôpitaux eu 1840, prosecteur en 1843, il obtint la médaille d'or des hôpitaux en 1844. E. Cloquet s'était déjà fait connaître par une très-bonne thèse inaugurée et d'excellents mémoires dans les Archives de médecine et les Bulletins de la Société anatomique, lorsqu'il fut désigné en 1846 comme premier médecin du roi de Perse. Il se rendit à Téhéran, y organisa une école de médecine et s'y livra à des études suivies sur le choléra, sa marche, sa nature; le climat de 1» Perse, etc. L'Académie de médecine de Paris l'avait nommé membre correspondant et tout faisait présager à E. Cloquet le plus brillant avenir, lorsqu'il mourut empoisonné, dit-on. 11. Mr..

CLOSS ou CLOSSIUS (Les deux).

Closs (Jean-Frédéric). Né en 1755, à Marbach, dans le royaume de Wurtemberg, mort en juin 1787, il exerça successivement l'art de guérir à DruxcUes et à Ilanau. On lui doit une Disserlatioa sur la gonorrliée (1764, in-4"), une Nouvelle méthode de traiter la variole (1766, in-8 ) ; une traduction latine de ï Introduction à la médecine théorique et pratique de David Macbride (1704, in-8"), une édition complète des Commentaliones pliilosophicœ selectiones de Godefroi Ploucquet (1781, in-4°). Mais le démon de la poésie semble avoir poursuivi sans relâche ,I.-F. Closs. Il a laissé dans ce gern-e des ouvrages fort remarquables. On scande encore avec plaisir, les beaux vers que lui a inspiré le quiii-

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