‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.18Chapitre 51 sur 63 · COIFFEURS · texte numérisé non relu

COIFFEURS

Il faut rattacher à ce genre d'action la condensation de la vapeur d'eau répandue dans l'atmosphère sur la surface des objets en verre. — Quand on n'a pas le soin de les recouvrir d'un vernis isolant, les supports en verre des machines électriques deviennent, sous cette influence perturbatrice, de véritables conducteurs et donnent écoulement à l'électricité.

Pour montrer directement la condensation des gaz sur les surfaces des corps solides, MM. Bertrand et Jamin ont rempli un ballon de capacité connue avec des substances sohdes pulvérisées, sables, verre pilé, oxydes et limailles métalliques, dont le volume était déduit de leur poids et de leur densité. Us calculaient ainsi le volume de l'espace resté libre dans le ballon. Ils faisaient le vide dans le ballon, puis ils faisaient passer dans son intérieur un volume de gaz mesuré sous une pression détermiuée. L'expérience leur a toujours montré que la pression dans le ballon était inférieure à celle qu'indiquait la loi de Mariotte pour le nouveau volume occupé. Une partie du gaz était donc condensée sur les surfaces des poudres solides. Cette condensation n'atteint pas instantanément son marimum; elle continue à croître pendant plusieurs heuies. De même, quand on fait le vide, le gaz adhérent aux surfaces met beaucoup de temps à s'en détacher: ainsi, après avoir fait le vide à un millimètre, la pression augmente peu à peu quand on arrête le jeu de la machine pneumatique, et il faut recommencer de temps en temps pendant plusieurs heures. Cette adhérence est surtout marquée avec le gaz acide carbonique, qui est fortement condensé la première fois qu'on l'introduit dans le ballon; la condensation est beaucoup moins prononcée quand on recommence l'expérience après avoir fait le vide ; l'action de la cohésion est diminuée par la couche gazeuse restée adhérente aux surfaces.

Les expériences de M. Pouillet sur la dilatation de l'air dans un réservoir de platine, montrent avec quelle énergie ce gaz est condensé à la surface du métal.

La dissolution des gaz dans les liquides qui n'exercent sur eux aucune action chimique est un effet de la cohésion des gaz pour ces liquides. Cette dissolution est un phénomène tout physique. L'expérience démontre en effet, que:

i" Un liquide dissout toujours une même fraction de son volume d'un même gaz, quelle que soit la pression extérieure, le volume dissous étant rapporté à cette pression. — La quantité absolue de gaz dissous est donc proportionnelle à la pression extérieure.

2" Lorsque plusieurs gaz sont en présence d'un même liquide, chacun est absorbé comme s'il était seul. — La quantité absolue de chacun des gaz formant un mélange qui est absorbée par une même masse de liquide, dépend donc à la fois de la solubilité jiropre de ce gaz et de la part qui lui revient dans la pression totale du mélange gazeux. J. Gavarret.

coiFFELiRS (Hygiène professionnelle). Autrefois, quand l'usage de la poudre était généralement répandu, le coiffeur ou plutôt le perruquier vivait, en quelque sorte, dans un nuage de poussière amylacée très-ténue et diversement parfumée, dont la respiration était, disait-on, fort nuisible pour les poumons. Jusqu'à quel point celte assertion, d'ailleurs probable, était-elle fondée ? Est-il vrai, comme on l'a avancé (Pâtissier), que de 40 à 50 ans les perruquiers fussent atteints d'asthme ou de phthisie? C'est ce qu'il est fort diflicile de décider, en l'absence de documents statistiques authentiques. Aujourd'hui, du reste, il n'y a plus à se préoccuper de celte cause de maladie.

Le métier de coiffeur consiste actuellement à couper, lisser, friser, tresser les

DicT. Exc. XVIIL 45

Page 1