‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.18Chapitre 52 sur 63 · G COIFFURE · texte numérisé non relu

G COIFFURE

cheveux, à les disposer diversement sur la tête des femmes, etc. Quelques-unspréparent eux-mêmes les perruques, faux-toupets, bandeaux, faux-chif^nons, etc. Jls sont donc uniquement en rapport avec les cheveux naturels ou artificiels, ce qui ne paraît disposer à aucune maladie spéciale.

Suivant Lombard, à Genève, la durée moyenne de la vie des coiffeurs est de 57,5, la durée moyenne générale pour les différentes professions étant de 55,0. Suivant le même statisticien, chez les ouvriers exposés aux poussières trèsdivisées, la mortalité par phthisie est de 157 sur 1000, et les perruquiers ne lui ont donné que H7 sur 1000, autre résultat très-avantageux {Ann. d'Iiyg., l"'^ sér., t. XI; 1854). D'après Fuchs, les coiffeurs sont, pour la mortalité, audessous de la moyenne générale des professions examinées par lui ; mais, par contre, le rapport des malades est au-dessus de la moyenne générale [Ann. de Hecker, 1855, t. II).

Vernois, qui a étudié les signes particuliers dus au genre de travail dans la plupart des professions, a constaté une callosité apparente à la face dorsale des deux dernières phalanges de l'annulaire droit, et à la face dorsale et sousonguéale du pouce du même côté. Ces altérations résultent de la pression des anneaux des tiges des fers à friser et des ciseaux à couper. D'un autre côté, l'action de lisser et de tresser les cheveux amène un amincissement de l'épiderme, et, par suite, une finesse et une sorte de transparence de la peau à la face palmaire des doigts, et surtout à la pulpe de la dernière phalange. Enfin les pommades, dont ils se servent continuellement, laissent des matières grasses diversement parfumées, adhérentes à la peau des mains et qui se déposent sous les ongles (Ann. dhyg., 2'^ sér., t. XVII ; 1862). E. Bgd.

COIFFLRE. L'histoire en est disséminée dans plusieurs articles de ce Dictionnaire. C'est ainsi qu'à l'article Cheveux, il a été traité de la coiffure contemporaine; qu'à propos de l'hygiène militaire il a été parlé de celle du soldat; qu'il en est également question dans l'hygiène navale, pour les marins [voy. Navale (hygiène)]; que pour une foule de sujets de géographie médicale, Chiae, etc.,. on décrit la coiffure des habitants des diverses contrées du globe. Nous n'avons donc ici qu'à tracer un historique rapide, servant à relier entre elles les différentes parties éparses dans le dictionnaire.

L Antiquité. Les formes des vêtements destinés à la tête différaient assezr notablement, suivant les différents peuples. En Asie, la forme la plus ordinaire était le bonnet, plus ou moins élevé, destiné à garantir la tête du froid, de la pluie, etc. Il y avait le bonnet phrygien élevé et recourbé en avant; le bonnet très-élevé ou thiare, ornement réservé aux rois de Perse. Suivant Hérodote, les Égyptiens avaient habituellement la tête nue, tandis que les Perses la couvraient d'épais bonnets. De là la légende des crânes épais et durs des Égyptiens, comparés aux crânes minces et fragiles des Perses trouvés sur un ancien champ de bataille. Cependant, sur les monuments antiques, les rois et les chefs égyptiens sont représentés dans leurs costumes de guerre avec des coiffures de forme assez haute terminées par des bandes plates et arrondies qui flottent sur les épaules ou sur la poitrine.

Il paraît bien certain que les Grecs, dans la vie ordinaire, dans la vie urbaine, ne portaient rien sur la tète; mais à la campagne, en voyage, ils portaient le pétase (ttstko-oç), chapeau à bords largos et plats, qui s'attachait sous le menton avec des courroies, et quand ils voulaient se découvrir, ils le rejetaient sur les

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