‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.18Chapitre 57 sur 63 · COLLAPSUS · texte numérisé non relu

COLLAPSUS

CoUado était surtout habile anatomiste ; l'un des premiers il reconnut et dénomma l'étrier; du reste on cite surtout sou ouvrage sur les os dans lequel il montre un esprit critique très-judicieux. Il est en quelque sorte plus juste envers Galien que les auteurs qui, tels que Sylvius, défendaient le médecin de Pergame contre Vésale, et disaient que sans doute depuis ce temps la structure de l'homme avait changé ; Collado, disciple éclairé et reconnaissant de Vésale, fait voir que Galien n'avait erré que parce qu'il avait appliqué à l'homme l'anatomie du singe.

On cite encore de lui un petit traité de thérapeutique, d'après Hippocrate et Galien, qui eut beaucoup de succès.

On a de Collado :

I. Galeni Pergameni liber de ossibus ad tyroncx, interprétante Ferd. Balamio siculo. enarralionibus illuslratus, etc. Valentia, 1535, in 8°. — II. Ex Hippocratis et Galeni tnomitnenlis isagnge summa diligentia decerpta ad f'aciendam medicinam, etc. Ibid., 1561, in-8°. — III. De indicationibus liber. Ibi I., 1572, iii-S". — IV. Quelques autres ouvrages que cite MoREJON d'apiès divers auteurs, mais qui n'ont peut-être pas été imprimés. E. Bgd.

COLLADOV (Les dedx). Les CoUadon constituent une famille considérable laquelle, réfugiée à Genève, dans les premiers temps de la Réforme, compte encore aujourd'hui dans les rangs de l'aristocratie genevoise. Haag, dans la France jirotestanle, en a donné la généalogie d'après Galiffe, mais il ne sait à quelle branche rapporter les deux médecins suivants :

Collation (Louis) était de Valence, en Dauphiné, et professait publiquement

la médecine dans cette ville au milieu du seizième siècle. Il a écrit :

I. De indicationibm liber uniis. Valentiaî, 1572, in-8°. — II. In Galenum de ossibus. Yaleiitiœ, 1555, in-S". — III. Isagoge medica ex Hippocrate et Galeno. Valenlise, 15G5, in-S".

Colindon (Tméodore) avait vu le jour à Boiu'ges, mais il alla, fort jeune, et pour cause de religion, pratiquer à Genève. Fabrice d'Aquapendente, Gaspard Bauhin, Félix Plater avaient été ses maîtres à Padoue et à Bàle. Admirateur enthousiaste des anciens, il fit servir ses talents à déprécier les modernes. Tel est le but du livre qu'il publia sous ce titre :

Adversaria, seu commentarii médicinales critici, dialytici, epanorthotici, exegematici, ac didaclici, ubi varii et multiplices neolericoruni, qui cenlum abhinc annis scripaerunl , el medicinam fecerunt, errores aperiunlur, exciitiuntur, rcfelluntur, et ex familia niedicâ eliminantur ; ac pristina, genuinaque antiquorum dnctrina, a zizaniis ac sordibus perpiirgata, sua nilori ac puritati reUituitnr. (ieiiève, 1615 el 1*317, in-S°; Genève, 1C80, in-8°. Celte dernière édition porie un lilre diCférent, savoir: Sphalmata medicatam m tlieoriâ quam in praxi annotala et correcta, ubi, etc. A. C.

roLliiGÈKE. On appelle masses collagènes les substances gélafiniformes qui se trouvent dans les os, les cartilages, la peau. Quelques auteurs donnent plus particulièrement le nom de collayène à ïostéine {voy. Cartilages, Gélatine, Ostéîne). D.

COLLAP.SUS. Collapsus étant un pai'ticipe (de collabor, je tombe), le substantif coUapsio (chute) serait préférable. Dans la langue médicale, le mot de collapsus a été employé à peu près comme synonyme de marasme; il siguilîait alors la diminution, la tabescence de tout le corps et répondait au sijmptosis (iTÛfxTwo-t;). Aujourd'hui, il désigne une chute rapide des forces, par suite de laquelle les mouvements deviennent pénibles, la parole faible, le pouls dépressible; c'est une sorte d'intermédiaire entre la syncope et l'adynamie. D.

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