‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.18Chapitre 58 sur 63 · COLLE · texte numérisé non relu

COLLE

COLL..%TÉRAl.T.^ (Artères). Collatérales du bras [voy. Brachiale (artère)]; — du pouce et de l'index {voy. Main) ; — du pied {voy. Pied).

COLLE. § I. Cliinii«. Voy. GÉLATINE.

§ II. Hygiène publique. FABRICATION. 11 existe deux espèces de colle, qui sont préparées dans des conditions hygiéniques très-différentes.

1° Colle végétale ou colle de pâle. Cette préparation consiste à délayer avec

de l'eau bouillante de la farine de seigle ou même de blé, quand celle ci est

'avariée, de manière à en faire une bouillie, que l'on soumet dans des chaudières

une température de 75», en la remuant continuellement; on la porte ensuite

à l'ébuUilion pendant quelques minutes et on la retire du feu.

On comprend que cette opération ne saurait avoir de graves inconvénients ; tout au plus peut-on signaler une odeur désagréable quand les matières sont avariées, et des buées provenant des chaudières pendant l'ébullition. 11 sera facile de remédier à ces inconvénients. 11 suffira pour cela de placer des chaudières sous un manteau conduisant à une cheminée suffisamment élevée; à bien aérer l'atelier et ne pas jeter, sur la voie publique, les eaux provenant du travail.

2" Colle de gélatine on colle forte. Ce sont des matières animales qui constituent la base de cette préparation ; on emploie pour cela : 1 ° des rognures de peaux, provenant des mégisseries ou des tanneries, des tendons de bœuf, des peaux de lapin épilées ; et 2° des os. Les matières tendineuses ou membraneuses {carnasses) sont mises à macérer dans un lait de chaux; puis, après les avoir fait égoutter et dessécher, on les jette dans des chaudières de cuivre à double fond ; ou les chauffe partie au bain-marie, partie à la vapeur, ce qui donne de meilleurs produits que le chauffage à feu nu.

La gélatine est encore extraite des os à l'aide de deux procédés : 1" les os, dégraissés et soumis à la macération dans un lait de chaux, sont chauffés à 1 20" dans des vases capables de supporter une pression de plusieurs atmosphères ; la gélatine est dissoute; 2" les os sont mis en macération dans de l'eau aiguisée par l'acide chlorhydrique, à 10" au plus. Le carbonate et le phosphate de chaux, qui forment la partie dure du système osseux, sont dissous, et la matière organique reste seule ; après plusieurs passages au lait de chaux, on la fait cuire comme les carnasses (pour les détails de ces opérations, voy. Gélatine).

La gélatine obtenue par l'un des moyens indiqués ci-dessus est clarifiée par l'alun si elle est alcaline, par l'albumine si elle est neutre. La clarification terminée, la gélatine est mise dans des baquets, où elle se prend en gelée; elle est alors employée dans la peinture dite à la détrempe ou à la colle; ou bien on la fait dessécher en lames peu épaisses dans des séchoirs oii elle est soumise à des courants d'air rapides. Telle est la colle dont se servent les menuisiers et les ébénistes.

La préparation de la gélatine à l'aide des matières tendineuses et membraneuses appartient à la première catégorie des élablissements incommodes et insalubres, et motive, en raison des inconvénients graves qui en résultent pour le voisinage, de nombreuses prescriptions que trop souvent les fabricants cherchent à éluder. Quels sont donc ces inconvénients ?

D'abord les émanations putrides provenant des matières animales premières devant servir à la fabrication, accumulées en grande quantité et mal séchées, qui subissent nécessairement un commencement de putréfaction; puis, les éma-

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