COOPER
— SoLTMANN. Centres moteurs dans les circonvolutions cérébrales. Rapport fait à la Soc. de névrologie et d'électroltjse de New-York. In New-York med. Journal, 1875. — Harleï, De l'emploi de la grande ciguë contre la contraction morbide des muscles. In Med. Chir. Transact. of Ihe royal Soc, t. LVII. — Bennet (H.). Antagonisme entre le chloral et la strychnine. In British med. Journ., 1875. — Thomas. Sur la température dans le tétanos. Thèse de Paris, 1876. — Brown. Arrêt des convulsions par le décubitus latéral gauche. In The Practitionner, avril 1876. — Landouzy. Noie sur un cas d' hémianesthésie sensorielle droite avec convulsions. In Gaz. méd., janv. 1870.
Consulter encore les ouvrages (I'Hippocrate, Galie.x, Oribase, Paul cI'Egine, et un grand nombre de Traités généraux, tels que ceux de Sennert, Sylvius Deléboë, Sauvages, Linnjeus, YoGEL, Sagar, Macbride, Cullen, Rosen, Underwood, Laycock, J. Copland, Stahl, Boerhaave, Stoli, Mason Good, Henle, Hasse ; le Compendium de médecine; Axenfeld in Pathol. de Requin, etc. A. F. et E. V.
CONVULSIOI^IV AIRES. VoiJ. ÉpiDÉMIQUES (folies).
COîVïZE. Conyza Less. Genre de plantes dicotylédones, appartenant à la famille des Composées. Tel qu'il avait été établi par Linné, ce groupe comprenait un certain nombre de plantes intéressantes pour le médecin, mais dans les limites que Lesson et avec lui les botanistes actuels lui ont assignées, il n'y a plus que des plantes sans propriétés médicales constatées. C'est ainsi que l'on met actuellement: dans les Inula {voy. Aunée), la Conyze vulgaire ou Herbe aux mouches [Conyza squarrosa L.), dont l'odeur forte et désagréable fait, diton, périr les insectes.
Dans les Vernonia (voy. ce mot), le Conyza anthelminthica L. et le C. cinerea L.
Dans les Pterocaulon [voy. ce mot), le Conyza alopecuroïdes Lam.
Dans les Pluchea [voy. ce mot), le Conyza balsamifera L.
Deux espèces de Sainte-Hélène rentrent dans le genre Commidendron de De Candolle. Ce sont le Commidendron gummiferum DC. [Conyza gummifera Roxb.), arbuste qui renferme sous son écorce une matière gommeuse qui lui fait donner par les Anglais le nom de Giim-Wood-tree, et le Commidendron robiistumDC, arbre d'une vingtaine de pieds de haut, qui donne également une gomme, nommée Toddy par les Anglais.
Lesson. Synopsis, 203. — De Candolle. Prodromus, V, 377 et 344. Pl.
COOKIA. Sonnerat [Voyag., II, 130, t. 131) adonné ce nom à une Rutacée,^
du groupe des Aurantiées, qu'on s'accorde aujourd'hui à réunir aux Clausena de Burmami, comme section remarquable par ses tleurs 5 mères. Le C. punctata, de l'Asie tropicale, jolie espèce à feuilles composées-pennées, qu'on cultive dans nos serres, a un fruit acide, de la grosseur d'une prune, qui sert, dans l'Inde et les pays voisins, aux mêmes usages médicaux que les Citrus. Le C- falcata est prescrit contre l'aménorrhée. Loureiro dit qu'on vend sur les marchés de la Cochinchine les fruits du Cookia qu'il désigne sous le nom de Quinaria.
H. Bn.
Me'r. et Del., Dict. Mat. Méd., II, 414. — Rosenth., Syn. pl. diaphor., 757. — H. En, De la fam. des Aurantiacées. Thèse Fac. méd. Paris (1855), 34; Hist. des plantes, IV, 486.
COOLIEIS ou CULI. Une des tribus du Dekhan [voy. Hindoustan). D.
COOPER (ÂSTLEY Paston), célèbre chirurgien anglais, né le 23 août 1768 à Brooke dans le comté de Norfolk, était fils d'un pasteur anglican, qui, n'obtenant pas de son fils la soumission et la régularité nécessaires aux études classiques, lenvoya en 1784 à Londres chez un de ses frères, chirurgien de l'hôpital Guy.
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Ce dernier, ne pouvant vaincre la paresse et l'insubordination de son neveu, le confia bientôt à un de ses confrères et ami, H. Cline, chirurgien célèbre de 'hôpital Saint-Thomas. Astley Cooper subit l'influence de son maître, et devint bientôt aussi laborieux et aussi travailleur qu'il avait été jusqu'alors insouciaût et dissipé; il fit des études anatomiques remarquables, et se fit bientôt remarquer par un excellent esprit d'observation. Reçu membre de la Société de médecine de Londres, à peine âgé de 17 ans, il retourna passer ses vacances prèsde son père à Yarmouth, et demanda à entrer chez le médecin apothicaire de l'endroit pour y apprendre la matière médicale plutôt que de rester sans rien faire. En 1787 il se rendit à Edimbourg pour y suivre les cours de Gregory et de Cullen, puis retourna bientôt à Londres, où il fut nommé démonstrateur d'anatomie à l'hôpital Saint-Thomas. Cline se l'adjoignit aloi's, et lui confia en 1792 le cours de chirurgie, en ce temps-là confié au professeur d'anatomie. Cooper épousa ime parente de son protecteur, richement dotée par celui-ci, et se rendit à Paris avec sa jeune femme. Il y suivit les coui^s de Chopart et de Desault, mais le mouvement révolutionnaire lui rendant le séjour difficile, il se hâta de regagner Londres. Dès son retour, il trouva Cline enthousiasmé par les idées délimiter et profita de la science d'observation de ce dernier. En 1800 nous le voyons succéder à son oncle comme chirurgien de l'hôpital Guy; il s'occupa particulièrement du traitement des hernies, lia le premier, dit-on, l'artère carotide (1806), et apporta quelques modifications ingénieuses à l'extraction de la pierre dans la vessie. En 1811, il fut nommé professeur d'anatomie comparée au collège des chirurgiens, position qu'il quitta bientôt en raison de ses grandes occupations. En d817, nous le trouvons pratiquant la ligature de l'aorte, autre grande hardiesse de ce temps-là, et de 1818 à 1822 il publie des travaux demeurés intéressants sur les luxations. En 1821, il est choisi pour opérer le roi Georges IV d'une tumeur à la tête, il est nommé baronnet et, en 1824, désigné comme chirurgien de ce monarque. A la suite de la mort de sa femme, il éprouve des vertiges fréquents, une dyspnée inquiétante, et il quitte la position brillante qu'il occupait à Londres, pour se retirer à la campagne. Mais en 1828 il reprend le chemin de la grande cité, retourne à ses occupations précieuses, à ses travaux incessants, et il meurt en 1841, d'une maladie du cœur dont il se savait atteint depuis longtemps. 11 nous souvient de la grande popularité d' Astley Cooper, qui était alors le Dupuytren de l'Angleterre ; on le reconnaissait à sa chevelure d'une blancheur éclatante et l'on citait de lui des traits nombreux de générosité. Il laissait avec une fortune considérable la réputation d'un homme de bien, et on ne lui connaissait pas d'ennemis. Travailleur infatigable, et encourageant volontiers les travailleurs, le premier à l'amphithéâtre ou à l'hôpital et le dernier parti, on le vit plus d'une fois, tombant en syncope, ou perdant du sang, obligé de rentrer chez lui pour prendre un repos indispensable. Mais avec de très-grandes qualités d'observateur, de professeur, d'opérateur, on lui a reproché son indifférence pour les travaux de ses devanciers. Malgaigne, qui a écrit une notice remarquable sur Cooper, a insisté sur ce défaut capital du grand chirurgien anglais, qui pour cette raison a laissé un grand nombre d'ouvrages en réalité inachevés, ou des observations peu nombreuses ou insuffisantes, parce qu'il n'admettait que les siennes. Cooper ne manque pas de déclarer qu'il s'en est tenu, pour écrire sur telle ou telle opération, à sa propice pratique; il se vante de ne citer aucun de ses prédécesseurs, et engage ses élèves à faire comme lui. Une se soucie pas davantage, ajoute notre ancien professeur de médecine opératoire, de ses
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contemporains. Mais à part cette grave imperfection, dont se ressentent surtout ses écrits, Astley Cooper est néanmoins l'un des plus grands chirurgiens de l'Angleterre et le représentant le plus illustre de l'école de Hunter. Nous citerons de lui :
I. Observations on Inguinal and Congénital Hernia. Londres, -ISOS, in-fol. ; autre édition, Tlie Analomij and Surgical Treatinent of Inguinal and Congénital Hernia. Londres, 1804, in-8° ; autre édition: The Analomy and Surgical Treatment a f Crural and Umbilical Hernia. Londres, 1807, in-fol. ; autre édition, The Anatotny and Surgical Treatment of Abdominal Hernia. Londres, 1827-1828, en deux pai'ties, in-fol. Ces éditions d'un même ouvrage ne sont point semblables, la dernière est la plus augmentée et la plus complète. — II. Surgical Essays (en collaboration avec B. Travers). Londres, 1818-1819, 2 parties, gr. in-8°. — III Fall einer Unterbindung der Aorta. In hust's Magazin fur Heilkunde, t. IV, p. 254- 292; 1818.— IV. A Treatise on Dislocations and Fractures of the Joints. Londres, 1822, in-S"; autres éditions, 1823, 1824, 182G, édition américaine, wilh notes and additions par J.-D. GoDsiAN. Philadelphie, 1823, in-8''; édition allemande, Weimar, 1823, in-S". — V. Métn. sur la ligature de l'aorte ventrale ; trad. de l'anglais, d'après la 3<' édition, avec une lettre de l'auteur sur la ligature des artères, un fac-similé de son écriture, des notes et additions du traducteur, par Bidault de Villiers. Paris, 1823, in-S». — VI. Observations on Fractures of the Neck of the Thigh Bone, being an Appendix ta the Work on Dislocations and Fractures ofthe Joints. Londres, 1823, in-4'>; édition allemande, 1823, in-4°. — VII. The Lectures on the Principles and Practice of Surgery, ivilh additional Notes and Cases, by Fr. Tyrrel, 5 vol. in-8°; Londres, 1824-27. — VIII. Illustrations of llie Discases ofthe female Breast. Londres, 1820, in-S". — IX. Observations on the Structure and Diseascs ofthe Testis. Londres, 1830, in-i". — \. A Case of strangulatcd Hernia, in which a Part of the Abdominal Viscera was protruded into the Left Cavity of the Chest. In Médical P,ccords and Rcsearches, t. I, p. 1 ; 1798. — XI. Thrce Instances of Obstruction of the Tkoracic Duct, ivith some Experiments showing the Effects of tying that Vessel. Ibid., p. 8t). — XII. Observations on the Effects, which take place from the Destruction of the Membrana Tympani of the Ear. In Philosophical Transactions, t. XC, p. 151-158; 1800. — Xllf. Beobarhtungen ûber Pulsadergeschwiilsle. In Londoa Med. and Physic. Journ., juill. 1802. — XIV. Case of Malconfornalion of the Urinary and génital Organs in Ox female. In Edinburg Médical and Surgical Journal, t. I, p 129-132 ; 1805. — XV. A Case of Carotide Aneurism, and anotUer of Ingidnal Aneurism. In New-York Médical Repository, t. XII, p. 109-115 ; 1809. — XVI. Aneurism ofthe Arcus Aortœ. Ibid., p. 367, 368. — XVII. A Case of .Aneurism of the Carotià Arlery. In London Medico-Chirurgical Transactions, t. I, p. 1, 2; 1812. — XVIII. Second Case of Carotid Aneurism. Ibid., p. 222, 233. — XIX. Dissection ofa Limb, on which the Opération for popliteal Ajieurism had l)een performed, t. II, p. 251-261; 1813. — XX Some Observations on Spina bifula. Ibid., p. 324-341. — XXI. History of a Case of prématuré Puberty. Ibid., t. IV, p, 204-206; 1813. — XXII. An Account of the Anasi',viosi$ of thé Arleries of the Oroin. Ibid., p. 425-i34. — XXIII. Three Cases of Calculi rcmovcd from the Urelhra, wdhout the Use of culting Instruments. Ibid., t. VIII, p. 427-433 : 1817. — XXIV. Experiments on Digestion, in Charles Scudamore, Treatise on the Nature and Cure ofGout and Rheumatism. Loijd., 1817, in-S". — XXV. An Account ofa Case in whicii .N'uînerous Caicxdï were exiracted from the Urinary Bladder, without Ihe Employment of Cutling Instruments, t. XI, p. 3i9-360; 1821. — XXVI. Case of a large adiposc Tumow, successfuUij extirpated. Ibid., p. 440-414. — XXVII. Account of a Stone and ofa Portion of a Cathéter, extracted from the Female Bladder by a Dilatator, ivith an Appendix by Mr. Chapman and by Mr. Birt, on the Removal of a Cathéter and of a Stone from the Female Bladder, by Dilatation, t. XII, p. 235-246; 1822. — XXVIII. Further Account of the Extraction of Calculi from the Bladder, without the Use of any Cutting Instrument. Ibid., p. 381-595. — XXIX. Surgical Lectures on the Theater of Saint-Tliomas's and Later. In Guy's Hospital during the Winter o/"1823 and 1824. Nombreux articles sur les diverses manifestations de la syphilis. In Lancet. Lond., 1824-1826. — XXX. Experiments on Digestion. Ibid., p. 90-93; 1825.— XXXI. On the Structure and Functions of the Spleen. Ibid., ]). 456, 457 ; 1825. — XXXII. Observations on the Anatomy and Diseascs of the Nails. In London Médical and Surgical Journal, t. LVII, p. 289-291; 1827. - XXXIII. Observations sur la luxation de la rotule en dehors. In London Medico-Chirurgical Review, 1829.