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dressée, portant des feuilles imparipennées à deux ou trois paires de folioles, obovales, minces et glauques en dessous. Les fleurs, portées deux ou trois sur le même pédoncule, sont de couleur jaune, assez grandes.
La plante porte le nom de Séné bâtard et de Faiix-Baguenaudier , qui rappelle d'ailleurs l'ancien nom latin de Colulea. On lui a attribué, en effet, des propriétés semblables à celles du Baguenaudier {Colutea arborescens L.), qui lui-même a, comme on le sait, des vertus purgatives rappelant un peu celles du séné. Cette opinion date du seizième siècle, époque oii la plante a été décrite pour la première fois; Magnol, dans son Botanicon monspeliense, la rappelle en ces termes : Coluteœ vesicariœ vires obtinere dicit Lugd. ; enfin, de nos jours, le peuple s'en sert comme purgatif dans le pays où elle croit. On l'a appelée parfois Securidaca des jardiniers.
2° Coronilla varia L. Cette espèce, qui est commune dans les bois de toute la France, est une plante herbacée, à tiges couchées, rameuses, pouvant atteindre 50 à 60 centimètres de longueur. Les feuilles sont imparipennées et ont de sept à douze paires de folioles obovales ou oblongues, glabres. Les fleurs, au nombre de douze à quinze sur le pédoncule commun, sont panachées de blanc et de lilas.
On a, sur la foi de deux ou trois observations, attribué à cette plante des propriétés vénéneuses, que des expériences directes n'ont nullement confirmées. Ces expériences, entreprises par le docteur Lejeune, en 1818, ont montré que l'extrait de la Coronille variée a des propriétés diurétiques, qu'on a cherché à utiliser dans certains cas d'hydropisie.
La Corollina picta W., qui est employée dans les Indes comme maturative. propre à exciter la suppuration, appartient au genre Mschynomene L.
LoBEL. Adversaria, 405. — Magnol. Botanicon Monspeliense , Tî. — Linné. Species, 1046 et 4048. — De Candolle. Flore française, IV, p. 606 et 608. — Mérat et i>e Lens. Diclionnaire clematière médicale, II, 458. — Desvaux. Journal de botanique (1815), IV, 141. — Grenier et GoonoN. Floi-e de France, I, 495 et 497. Pl.
COROIVOIDE (Apophyse). Voy. Maxillaire inférieur. COROI\IOIDE DU CUBITUS. Voy. CuBlTUS.
COROIVOIDIEXXE (Fosse). Voy. Humérus.
tOROXOPUS. Voy. CoRiNE de cerf.
COR08SOLIE!§», COROSSOLS. Nom français des Anonœ et de leurs fruits {voy. Anone, vol. V, p. 223).
CORPOR4TlOi\is>. On appelait ainsi, dans le moyen âge, des associations d'artisans exerçant la même profession, et qui avaient pour but principal la défense de leurs intérêts communs. Quelques historiens ont voulu voir dans les Ghildes Scandinaves ou germaniques l'origine de ces sociétés. Les Ghildes, doni le grand historien Augustin Thierry nous a donné l'histoire, étaient formées par des groupes qui se réunissaient à certaines époques solennelles, pour sacrifier ensemble et terminer les cérémonies religieuses par un banquet. Cette réunion était appelé Ghilde, c'est-à-dire banquet à frais communs. Ceux qui y parlicipaient promettaient par serment de se défendre l'un l'autre et de s'entr'aider comme des frères, dans tous les périls, tous les grands accidents de la vie, contre les voies de fait, les injures; contre l'incendie et le naufrage, et même contre les
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poursuites légales, encourues pour des crimes et des délits même avérés! Chaque Ghilde avait ses chefs pris dans son sein, un trésor commun alimenté par des contributions annuelles ; elle était sans limites d'aucun genre, elle réunissait toute espèce de personnes, depuis le noble jusqu'au laboureur et l'artisan. On le voit, la question professionnelle n'avait rien à voir là, et cette organisation ne peut être regardée comme ayant servi de point de départ aux associations dont nous avons à parler.
Pour notre compte, nous n'hésitons pas à en rattacher l'origine aux corporations de métiers, en honneur chez les Romains, et dont on a fait remonter l'institution à Numa, ou plutôt à ce peuple d'artisans laborieux qu'on nommait les Étrusques. Ces associations étaient très-prospères sous la république, et lorsque le peuple romain fut, après recensement, classé par centuries, elles formaient deux centuries. A la fin de la république, beaucoup furent supprimées par la politique ombrageuse des Césars. Suétone, qui rapporte le fait, dit que l'on respecta seulement les corporations qui possédaient les titres les plus anciens. Bien qu'assujetties à des autorisations, sous les peines les plus sévères, elles continuaient à se maintenir et même à se multiplier. Aussi, pour mieux se les assujettir, les empereurs prirent-ils le parti de se mettre à leur tête en qualité de pontifes. Les obstacles dont on entourait ces associations n'étaient pas sans quelques couipeusations. Ainsi les collèges d'artisans, comme on les appelait, étaient dispensés du service militaire, des fonctions municipales, des impôts et charges extraordinaires, qui, dans les villes, pesaient si lourdement sur les citoyens. L'esprit religieux semblait dominer dans ces institutions: de même que lesdifférentes Ghildes Scandinaves s'étaient choisi des patrons parmi les divinités et les héros du Walhalla, de même les sociétés romaines s'étaient placées sous l'invocation des diverses divinités dont le ciel romain était peuplé. Elles possédaient un petit pécule entretenu par des cotisations mensuelles (5 as par mois), destiné surtout à servir aux funérailles, auxquelles les Romains attachaient une si grande importance, et à des banquets qui jouaient là un grand rôle comme dans les Ghildes. Ce fond, qui aurait été insuffisant, était grossi par les dons des dignitaires du collège, que l'on avait soin de choisir parmi les gens riches. Mais voilà tout ; évidemment ce n'étaient pas là des Sociétés de secours mutuels telles que nous les comprenons.
Telles furent les institutions qui très-vraisemblablement s'introduisirent dans les Gaules après la conquête romaine ; nous ne chercherons pas à en suivre les traces pendant les affreux bouleversements qui accompagnèrent l'invasion et l'installation mérovingiennes. Mais nous les voyons reparaître au onzième, et surtout aux douzième et treizième siècles. Que les associations professionnelles reformées à cette époque aient emprunté aux Gbildes toujours existantes, malgré les prohibitions des conciles, les synodes des capitulaires, etc., l'idée de défense pour les droits de la société, cela est possible, probable même dans un temps où les lois ne protégeaient ni les arts, ni l'industrie, ni les particuliers.
Si haut que l'on remonte dans l'histoire de l'industrie, la plus ancienne association que l'on trouve est celle des Nantes parisienses, qui paraît avoir traversé, sans se dissoudre, les épouvantables cataclysmes des sixième, septième et huitième siècles. Ces nautes, qui constituaient la hanse parisienne, avaient le monopole exclusif du commerce dans Paris et dans un rayon de 7 à 8 lieues autour de cette ville, privilège qu'ils exploitaient avec la plus insatiable cupidité. Mais arrivons au milieu du treizième siècle, à l'époque où Et. Roileau rédigea sou