L. Hn
COXAL (Os). Voy. Bassin.
coxALttlE [ntyinologie : coxa, la hanche, et âV/oj, doideur]. En alkmantl : freiwiUujes Ilinken; Hiifleweh. En anglais : Coxalgij. En italien et en espagnol : coxalyia.
Ce mot n'est pas de date fort ancienne et n'a -véritablemenl cours dans la science que depuis 1809, où \Vist fit i)araîtrc son traité de Coxalgia. Auparavant, l'ariection que désigne ce terme avait reçu tour à tour les apiiellatious les plus variées. Celait Vlu/imo; ypvdr.i d'IIippocrate, le viorbtis coxœ, morbus coxendicis de Galien et de Paul d'Egiue. Albucasis la nommait dislocatio hanchœ, et Jean de Vigo, dislocation de cause antécédente. La goulte sciatique décrite par Ambroise Paré, Varthritis isdiiadica de Morgagiii, le morbus coxaritis de Dcliaen et de Paletta, sont encore d'anciens synonymes de la même maladie.
Dupuytren l'appelait luxation symptomatique, et Biodie, affection scrofuleuse de la hanche. Rust, insistant sur la carie de la tête fémorale, lui imposa le nom barbare de coxarthrocace, tandis que Boyer la confondait avec cette affection, « dans laquelle la tète du fémur est poussée peu à peu hors de la cavité cotyloïde, monte sur la face externe de l'os des îles, ou redescend dans la fosse ovalaire, » et la résumait en deux mots : luxation spontanée. Citons encore les termes de fémoro-coxalgie employés par J. Larrey.
La substitution d'un mot unique, coxalgie, à ces appellations plus ou moins compliquées, simplifia sans doute l'expression nominale, maïs ne rendit pas plus aisée la définition de la maladie qu'elle sert à désigner. 11 fut accepté et préféré parce qu'il ne préjugeait rien sur la nature intime de l'affection et qu'il n'impliquait pas l'idée d'un déplacement obligé de la tète du fémur. Il présenta bientôt des inconvénients d'un autre ordre, car beaucoup d'auteurs, se basant sur son étymologie, lui rapportèrent toutes les maladies douloureuses de la région de la hanche, ou tout au moins celles de l'articulation coxofémorale, sans aucune distinction. E.vemples : « Par le mot coxalgie on désigne une maladie qui a son siège dans l'articulation coxo-fémorale et qui revêt les caractères tant anatomiques que symptomatiques des affections articulaires connues sous le nom de tumeurs blanches. Je ferai remarquer seulement qu'il n'en est point de l'articulation coxo-fémorale comme de la plupart des autres articulations où l'hydarthrose aiguë ou chronique est désignée par des