Peifoialeur lie Blot
CRANIOTOMIE.
Lorsqu'il s'agit d'une présentation de la face, l'opération ])eut être d'nne exécution moins facile. 11 en est de même dos présentations du siège, lorsque le tronc étant dégagé la tête fœtale se trouve iuvmcililement retenue par l'enceinte pelvienne. Dans ces cas, en effet, c'est parfois à travers l'orbite ou la voûte palatine, d'autres fois à travers la base de l'occipital, que l'instrument doit être conduit pour pénétrer jusque dans le crâne. Mais, même alors, un accoucheur exercé parviendra sans beaucoup de peine à préparer une issue à la pulpe encéphalique. 11 suffira, pour cotte fiu, d'appliquer avec rigueur les règles que je viens d'exposer à propos de la perforation dans les présentations du cràiie.
Si l'on exécute la perforation à l'aide d'un trépan ou d'uu térébellum, la manœuvre diffère naturellement en quelques points de la précédente, mais ce «ont les mêmes règles générales qui doivent guider l'opérateur, et il me paraît d'autant plus inutde d'y in^ister ici que nous aurons à revenir sur ce sujet à propos (le la sape sphénoidienne.
A. Cramoclasie. D'après son ordre d'apparition, cette méthode ne devrait être décrite et appréciée qu'à la suite du sciage.
Elle ne date, en effet, que de i 860, époque ù laquelle Simpson, son inventeur, la fit connaître dans une série d'articles du Médical Times. Si je la mentionne en
premier lieu, c'est qu'elle se rattache d'une manière frappante aux procédés anciens, qui consistaient à dissocier, au moyen d'une pince à os, les parties composantes du crâne.
La caractérist'que de l'opération consiste dans le mode d'emploi d'uu instrument spécial, le crâniodaste. Celui-ci, comme ou ]icut en juger d'après la gravure, oflie une grande analogie avec les piuces à os de Mesnard et de Davis. Sa longueur est celle du petit forceps. 11 se compose de deux branches solides et rectilignes, articulées entre elles d'une façon mobile. L'un des mots est plein et relativement étroit, tandis que l'autre est percé d'une fenêtre pour recevoir le premier. Rapprochés, ils ressemblent en quelques points à un long bec (le canard. Les manches, pourvus d'aspérités, donnent à la main une prise facile et puissante.
Quant à l'opération, elle comprend deux actes et s'exécute en deux temps : d'abord la perforation, puis le broiement parcellaire des os.
La perforation ne présente ici rien de particulier; on la pratique comme il a été dit plus haut. Mais, pour effectuer le second temps, voici comment il convient de procéder.
On introduit à travers la perforation la cuiller pleine dans l'intérieur du crâne, et l'on place la cuiller fenètrée en dehors, sur le cuir chevelu, puis on articule. En pressant avec force sur l'extrémité des manches, la paroi crânienne se trouve ainsi solidement saisie, et par des mouvements de torsion en divers sens on brise ses parties osseuses. La même opération est renouvelée jusqu'à ce ([ue la voûte crânienne soit réduite en parcelles et transformée on une sorte de poche dépourvue de résistance. On s'applique à conserver, autant que possible,
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