‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.22Chapitre 9 sur 52 · COUSIN. G · texte numérisé non relu

COUSIN. G

dans la plupart des régions humides, surtout boréales, est un grand fléau pour riiomnie et les animaux domestiques.

Les Cousins, dont l'espèce ordinaire n'est que trop commune, ont pour caractères : un corps allongé; la tête assez petite, munie d'une trompe formée de six soies, avec les palpes plus longs que la trompe chez les mâles, et trèscourts chez les femelles (tandis qu'ils sont de la longueur de la trompe dans un genre voisin, celui des Anojiheles). Les antennes sont fdiformes et très-plumeuses ou en panache, principalement chez les mâles. Le prothorax est grand et bombé. L'iibdomen est étroit, cylindrique. Les ailes sont allongées, étroites, garnies d'écaillés et parfois tachetées.

L'espèce la plus connue des Cousins : Cousin commun {Cnlex pipiens Linn.), est longue de 5 à 6 millimètres. Le corps est brun varié de jaune, les antennes et les palpes bruns; le thorax brun-jaunâtre en dessus, avec deux lignes foncées; l'abdomen d'un gris pâle, avec huit anneaux ou cercles bruns. Pattes bruncendré, allongées, avec la base des cuisses jaunâtre ; l'extrémité des jambes blanche. Cette espèce, très-répandue au bord des eaux et dans les endroits frais et ombragés, pénètre dans les appartements où elle reste immobile pendant toute la journée. Les femelles harcèlent les animaux et l'homme par leurs piqûres, et l'ont entendre un bourdoimement aigu. Les mâles, au déclin du jour, exécutent dans l'air des danses ou rondes, de tout temps remarquées, et les deux sexes se rassemblent en ce moment jiour s'accoupler. Les femelles effecuent leur ponte au bord des eaux stagnantes ; elles déposent deux à trois cents œufs, collés les uns aux autres, formant un petit radeau fusiforme qui surnage, chaque œuf est allongé, blanchâtre, terminé par un renflement et un petit godet au bout posant sur l'eau. La femelle pond, en ayant soin de se placer sur un corps flottant (brin d'herbe, plante aquatique), avec les pattes postérieures croisées. Le piemier œuf est mis dans l'angle formé par les pattes, le second est collé au premier, et les autres collés à ceux qui ont précédé. Ces œufs, formant une masse allongée aux deux extrémités et renflée au milieu, sont abandonnés par la mère. Sous l'intluence des rayons solaires, le développement est des plus rapides; en deux jours les larves apparaissent; elles ont un aspect piscil'orme, la tète grosse, avec des ocelles noirs. On trouve ces larves dans les eaux croupies, les moindres flaques formées par la pluie, les bassins servant à l'arrosement, etc. Elles se tiennent à la surface de l'eau, la tète en bas, pour respirer au moyen d'up stigmate postérieur, et au moindre danger elles se précipitent au fond en contournant l'abdomen avec vivacité. Elles sont apodes et pourvues de soies latérales, placées sur chaque segment et de plus à l'extrémité du corps. Le développement est complet en deux ou trois semaines, à la suite de trois "ou quatre mues. Après la dernière mue, apparaît la nymphe agile, grosse, bossue, ayant labdomen replié, terminé par deux palettes membraneuses servant à la natation. Deux tubes stigmatiques émergent sur le dos et en avant du thorax.

Au moment de la métamorphose ultime, la nymphe se place étalée à la surface de l'eau, le dos en haut ; le thorax se distend et s'ouvre entre les deux tubes respiratoires. Ainsi disposée, la nymphe forme un petit bateau, au centre duquel paraît d'abord la tète du Cousin à l'état de développement parfait. L'insecte s'élève peu à peu, dégage ses longues pattes et ses ailes; il est placé comme un mât, et si le vent le pousse, il ne chavire point sur sa frêle base de sustentation. Peu après l'insecte délivré de son enveloppe place ses pattes sur

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