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J6 CRIBLÉE

On fait, comme on le voit, une grande consommation de chevrettes. La digestion en est géne'ralement facile, et, sous ce rapport, elles diffèrent beaucoup de certains autres crustacés de la même famille, tels que les crabes et les homards. Il est même des estomacs débiles et fatigués par des excès de table qui se trouvent très-bien de se nourrir presque exclusivement de salicoques, prises en petites quantités souvent répétées. Nous connaissons plusieurs cas de ce genre. Il est vrai que c'est à la condition essentielle que les salicoques soient mangées très-fraîches : aussi, pour les malades dont nous parlons, celte espèce de cure était-elle faite au bord de la nier.

Néanmoins, les crevettes, même mangées fraîches, peuvent dans certains cas produire des accidents comme cela a également lieu pour les moules et même pour les huîtres. On trouvera plusieurs exemples de ces sortes d'intoxications cités dans la Zoologie médicale que j'ai publiée avec M. Yan Beneden.

A Amiens, en 1857, plus de trois cent cinquante familles ont été prises simultanément de coliques violentes qui ont d'abord fait croire à une invasion subite de choléra. Ces coliques étaient causées par l'ingestion des crevettes apportées de Boulogne qui paraissaient aussi fraîches que celles que l'on mange d'ordinaire sans (ju'il en résulte le moindre inconvénient.

Des faits analogues ont été observés à Nantes, en 1874 et antérieurement à Copenhague, et ailleurs.

Expédiées à de grandes distances, comme cela a lieu pour des dîners de galas qu'on envoie parfois de Paris en province ou même à l'étranger, des chevrettes occasionnent parfois des troubles de la digestion, ce qui lient à un commencement de décomposition ammoniacale de ces crustacés,

M. le docteur Réveil a cité, en 1876, un fait qui mérite aussi d'être rappelé ici : il consiste à transformer la chevrette grise, dont le prix e*t peu élevé, en chevrette rouge ou bouquet, qui se vend bien plus cher, en peignant la première avec du minium ou de la mine orange composée d'un mélange de proloxyde et de bioxyde de plomb. Réveil cite une famille de Chaville, près Paris, qui failli devenir ainsi victime de cette fraude et on ne lui a pas remis moins de l6',25 de la substance enlevée par un simple lavage de la surface de ces chevrettes qui avaient été vendues par un marchand ambulant. Une fraude analogue, également constatée dans une localité des environs de Paris, est mentionnée dans les journaux de 1878. P. Gerv.

CRElfAT. On donne dans l'Inde le nom de Creyat, Kariyat à la tige et à la racine sèches de Y Androcjraphis panicidata, Nées. On l'emploie conirae tonique et stomachique. ' I),

CRI. Le cri, qui résulte d'une expiration soutenue et qui prend, dans le larynx et dans le pharynx, des tons et des timbres variés, peut acquérir dans certaines maladies une valeur pathognomonique, suivant surtout qu'il est plus ou moins prolongé et plus ou moins aigu. Le plus significatif est le cri hydrencéphalique, remarquable par sa durée et son acuité, que font entendre les enfants à une période avancée de la méningite. D.

CRIBI.E MAGIQL'E. Voy. Divinatiok.

CRIBLÉE (Lame). Voy. Crâne.

CRICHTON 217

CRiBRitTioiv {Voy. Tamisatio.n). D-

CRIBRIFORME (Fascia, os). On a donné le nom d'os cribriforme à l'etlimoïde, et de fascia cribriforme au feuillet superficiel du fascia lata. D.

CRICRTOIV (Alexander). Célèbre médecin anglais, naquit en Ecosse vers 1760, fit ses études médicales cà Edimbourg et se fit recevoir docteur à TUniversité de cette ville en 1785; après un voyage sur le continent, il revint à Londres, devint le 22 mai 1794 médecin à l'hôpital de Westminster et enseigna en même temps la médecine, la physique et la chimie. Il se rendit vers 1810 à Saint- Pétersbourg, où il fut nommé médecin particulier de l'empereur de Russie; il devint successivement conseiller d'État, chef de l'organisation médicale civile, médecin en chef du ministère de la police générale, etc. Lorsqu'il se retira à Londres, il fut remplacé comme médecin particulier de l'empereur de Russie et dans In plupart de ses emplois par sir William Crichton, son neveu, qui fut également un médecin et un écrivain médical fort distingué. Alexander Crichton est mort vers 1845.

Il consacra ses loisirs à la rédaction d'un grand nondjre d'ouvrages et mémoires estimés sur divers sujets de médecine, de tliéiTipeuti(|ue, d'Iiistoire naturelle, etc. 11 prit part à la rédaction de la Fharmocopœa paiip. Pelropolit. (Petropoli, 1807, in-8), publia un supplément à l'ouvrage deCuviersur les révolutions de la surface du globe et fut l'un des rédacteurs de la Russisclie Sammliing fur JSatunvissenschaft, à partir de 1815. 11 était membre de la Société royale de Londres et d'un grand nombi'e de sociétés savantes et était de plus décoré de différents ordres russes et allemands que nous n'énumércrons pas. Nous citerons de lui :

1. Diss. inaiig. de vermibus inteslinorum. Edinburgi, 1785, in-S". — IL An Inquiry into tlie Nature and Origin of Mental Dérangement, comprehending a Concise System of the Physiology and Pathotogii of tbe Human Mind, etc. London, 1798, in-S", 2 vol. Trad. allenn. Untcrsuchung uber die Natur und den (Jrspning der Geisteszerriitlungen : ein kiirzes System der Physiologie und Pathologie des menschlichen Geistcs. Mit einigen Abkûrzungen, etc. Leipzig, 1798, in-8° ; 2te Aufl. mit Anmerk. u. Zusatze von J.-C. IIoffbauer. Leipzig, 1810, in-8°. — 111. ^ Synoplical Table of Diseases, exhibititig at one View their Arrangement in Classes, Orders, Gênera and Species. London, 1805. gr. in-fol. — IV. Relation de quelques expériences faites avec la vapeur du goudron dans le traitement de la plithisie pulmonaire. Saint-Pétersbourg, 1817, in-S". Le même ouvrage en anglais : An Account, etc., Edinburgh, 1817, in-8°. — Y. Darstellung einiger Erfalirungen iiber die Wirksamkeit der Theerdiinsle gegen die Lungenschwindsucltt . Sanct-Petersb. und Braunscliw., 1819, pet. in-8°. — VL Practical Observations on the Treatment and Cure of several Yarielies of Pulmonary Consumplion, and on the Effects of the Vapour of Boiling Tar in that Disease. London, 1823, in-8''. — Vil. Commentaries on some Doctrines of a Dangerous Tendency in Medicine, etc., London, 1842, in-8''. — VIII. Une traduction : Blumenbach. Essay on Génération, transi, from the Germ. London, 1795, in-12. — IX. Ueber die Anwendung des Astragalus escapus gegen Lustseuche ; Schreiben ans HVe» (1787). In Girtatiner Abhandl. ûber die venerischen Krankh., Bd. I, p. 385, 1803; en anglais in London Med. Journ , t. IX, p. 4, 1788. — X. Some Observ. on the Med. Effects of Arnica montana. In Lond. Med. Journ., t. X, p. 236, 1789. — XI. Some Observ. on the Med. Effects of the Lichen islandicus. Ibid., p. 229. — XII. Oedema fugax, etc. In Lond. Med. a Phys. Journ., 1801, p. 26. — XllI. Eine bisher noch nicht beschricbene Ursache der Gclbsucht. In Allgem. med. Annalen, 1803, p. 932. — XIV. (Jn the Climale of Ihe Antediluvian World and its Indépendance of Solar Influence; and on the Formation of Granité. In Annals of Philos., t. XXV, p. 97, 1825. L. Hn.

CRiCOARVTÉKOiDiEiw (Muscle latéral). Voy. Larïnx.

CRICOARÏTÉKOIDIEX (Muscle postérieur). Voij. Larynx.

CRICOIDE (Cartilage). Voy. Larynx.

CRICO-PIIABYI^GIEIV' (Musclc). VoiJ. LaRY?sX.

CRICO-TIIIROIDIEIX (Muscle). Voy. Larynx.

CRiCO-l'liVROiDlE!%\\E (Membrane). Appelée aussi ligament crico-tijrdidien {Voy. Larynx).

CRIMÉE (géographie MÉDICALE). Aiusi ai)i)elée probablement du nom altéré de sa ville la plus ancienne, Cimnierium (Esky-Krim), la Crimée est une petite presqu'île reliée au sud de la Russie par l'isthme de Pérékop ; baignée par la mer Putride à l'est, et la mer Noire dans le resta de son pourtour. Comprise entre le 30°,i0' et le 54%20' de longitude orientale, le 44», 25' et le 46M0' de latitude septentrionale, elle s'étend surune superficie de26000, kilomètres carrés. Considérée dans son ensemble, la Crimée semble constituée par la réunion de deux presqu'îles à peu près symétriques reliées l'une à l'autre par un isthme de 15 à 20 kilomètres que resserrent les golfes d'Arbat et de Tliéodosie. Un fossé dont on n'a pu déterminer l'origine ni préciser l'utilité, a jadis séparé l'ancienne Chersonèse Taurique de la presqu'île de Kertcb, et réuni les deux golfes.

Ces deux presqu'îles ont l'aspect de deux quadrilatères irréguliers, creusés dans leur pourtour par les golfes de Kerkinit et de Kalamita à l'ouest, par les golfes de Tliéodosie au sud, par le golfe d'Arabat et le Sivasch à l'est.

Le Sivasch ou mer Putride, qu'on peut à certains égards décrire comme un golfe de la mer d'Azof avec laquelle elle communique par le passage de Genitschi, détroit de 500 mètres environ, se prolonge sous la forme d'une bande allongée d'une superficie de 2,410 kilomètres carrés, entre le rivage oriental de la Crimée et la flèche d'Arabat qui s'en détache au fond du golfe du même nom. , Pendant le règne des vents d'est, les flots de la mer d'Azof, refoulés entre la pointe et la flèche d'Arabat et le rivage de Pérékop, envahissent les côtes basses de la Crimée; tandis que le flot s'en éloigne pendant les vents d'ouest, laissant à découvert une plage de 8 à 10 kilomètres, couverte de vase et de roseaux ; véritable marais dont les effluves infects et nuisibles ont fait donner au Sivasch le nom de mer Putride.

Divisions. Le cours d'eau le pins important de la Crimée, le Salghir, la divise en deux régions bien caractérisées : celle des Steppes au nord, celle des montagnes au sud.

La chaîne Taurique se déploie de l'ouest à l'est sur une longueur de 160 kilomètres, comprise entre le cap Chersonèse et le golfe de Théodosie, et sur une largeur variant de 12 à 40 kilomètres. Le système Taurique, dont la ligne de faîte est formée par les monts laïla et Karabi laïla, s'élève à la montagne de la tente, Tscliatir-Dagh, à une altitude de 1580 mètres. De ce point central, la chaîne s'abaisse à la fois vers l'ouest et l'est, où les collines expirent sous la forme d'ondulations peu accusées. Le versant méridional descend presque à pic sur le littoral, tandis que le versant nord s'abaisse par des pentes en gradins, jusqu'aux bords du Salghir, au-delà duquel une inclinaison douce conduit à la région des steppes. Au sommet des monts laïla, apparaissent des pla-

leaux couverts de neige en hiver, tapissés de verdure eu été. Tout le versant du nord est une région d'une beauté ravissante , formée de sentiers couverts de bois épais, de gorges étroites, de riches vignobles, de jardins magnifiques.

La région des steppes, qui comprend les trois quarts de la Crimée, est un vaste espace où les arbres manquent, et oîi régnent la solitude et le silence. Dans des plaines sans fm, nues ou constituées par des lacs salés, des sables, des marais entretenus par les envahissements de la mer, apparaissent principalement au nord et au nord-ouest, des herbes élevées, de gras pâturages, de splcndides moissons.

Hydrographie. Les eaux qui descendent des monts laïla suivent la direction sud et nord de deux versants principaux. Les premières forment de petits torrents qui tombent en cascades dans la mer. Les secondes s'ouvrent un passage au milieu des rochers, longent les terrasses rocheuses et boisées, et de gradin en gradin arrivent à former de véritables cours d'eau dont les principaux sont : 1° La Tchernaia qui se dirige vers le nord-ouest et tombe dans la rade de Sébastopol ; 2" le Balbek ou Kabarta d'un parcours d'environ 28 kilomètres ; 3° la Katcha; ¥ VAlma; 5" le Boulganak; G" enfin le SaUjhir, le seul qui mérite le nom de fleuve. Le Salghir descend du Tschatir-Dagli vers Symphéropol et entre dans les plaines des steppes, où après avoir reçu de nombreuv allhients, il va se perdre dans le Sivasch. Son cours est d'environ 150 kilomètres.

Tous ces cours d'eau présentent une grande inégalité de volume. Resserrés pendant la saison sèche, les pluies et surtout la foute des neiges les enflent et les transforment en torrents qui emportent sur leur passage les troupeaux et les hommes surpris dans les bas-fonds.

Géologie. L'action ignée qui se mauifste dans la presqu'île Taurique par des dépôts de Dolérite, d'Eurite, deMélaphyrc, de Trapp, de Basalte et par les volcans de boue des environs de Yeni-Kaleh, a exercé une action de transformisme si marquée sur les dépôts de sédiment, qu'on a attribué longtemps au terrain Paléozoïquc, les Phyllades et les Grauwackes qui leur servent de base. La paléontologie a donné une détermination plus précise. Suivant M. de Yerneuil et M. Huot, la chaîne Taurique appartient aux terrains Jurassiques et particulièrement au Lias et à l'Oolite.

Tout le versant méridional de la chaîne Taurique appartient au Lias. Celui-ci est représenté de bas en haut par des schistes siliceux, des psammites, et un calcaire alternant avec des schistes, particulièrement apparent sur les contre-forts et dans les vallées qui bordent la mer Noire.

Les terrains superposés au Lias appartiennent à la grande Oolite et au Coral- Rag. Ils comprennent les formations suivantes : l'-des calcaires souvent d'un gris cendré, caractérisés par des Encrines, desAiyimonites, des Bélemnites, des Téi'ébratules ; 2» des marnes, des calcaires marneux contenant le Bélemnites hastatus et Semi-hastatus. Cette formation est bien apparente à Kaffa et à Théodosie ; 3° un calcaire compact grisâtre en strates, empreint de Fucoïdes et traversé par des bancs de grès.

La formation crétacée qui recouvre ces premières couches, répond à l'étage Néocomien inférieurement, et à la craie jaunâtre et blanche à la partie supérieure. Les couches Néocomiennes sont constituées par des calcau-es jaunâtres, des marnes grises légèrement siliceuses, contenant des Nautiles et particulièrement caractérisées par des Exogires, V Ammonites depressus et VA. Ponticidi. Une couche correspondante au grès vert sépare l'étage Néocomien de la craie supérieure

divisée par M. Iliiot (ouv, cite) en trois étages ; 1° marnes et calcaires blancs contenant peu de fossiles; 2" craie jaunâtre pétrie de fossiles; 3" strates régulières de craie marneuse blanchâtre.

Le terrain tertiaire est représenté en Crimée : 1° par le système nummulitique dont les caractères pétrographiques sont aussi prononcés que dans les Alpes. A 3 kilomètres de Simpheropol, M. de Verneuil a trouvé sur un escarpement vertical une assise de ce terrain reposant sur la craie à Bélemnites, présentant une série régulière de strates calcaires, de marnes, de sable, de marnes argileuses remplies de Nummulites; NummuUna distans. N. Polygyrata.N irregularis. N. Spira.N. Ramondi; 2" par un calcaire pisolitique représenté dans la partie orientale de la Crimée par des marnes à fossiles marins, poissons et coquilles; 5" par la formation des steppes qui occupe toute la région basse de la Crimée. C'est mi mélange de calcaire coquillier et de marnes remplies d'argile rouge, pétrie de fossiles appartenant à des espèces qui ont dû habiter des eaux douces ou peu salées, et d'ossements d'ours, d'éléphant, de cheval. A la surface de la formation des steppes, M. de Verneuil a signalé l'existence de monticules composés entièrement d'Eschnra lapidosa, véritables récifs de polypiers, ne présentant nulle trace de stratification.

liB terrain quaternaire est représenté en Crimée par des aggrégats de coquilles marines cimentées par des oxydes métalliques servant de base à une nappe épaisse de terrain noir ou Tschornoizem. Composée d'un mélange de marne rouge, de débris de Lymnées, de détritus organiques, cette couche précieuse est le fonds de la richesse agricole d'un pays renommé à la fois pour l'abondance des céréales et le nombre de ses bestiaux.

Climat. La Crimée qui correspond par sa latitude à la région comprise entre les parallèles d'Avignon et de Lyon, s'en éloigne notablement par son climat. Sa position orientale, la dépression des steppes donnant un accès facile aux vents froids de la Russie et de la Sibérie aggravent et prolongent les rigueurs de l'hiver ; tandis que le rideau de la chaîne Taurique réfléchissant la chaleur surun sol formé de roches noires rend excessive la température de la plage méridionale. A Sébastopol située à 44'*, 56' de latitude, la moyenne de l'hiver est : plus 2<',72. La moyenne de l'été, 22°, 61. Différence 19". A Odessa, moins protégée contre la brise du nord et pouvant mieux donner l'idée du climat des steppes, la moyenne de l'hiver est : moins 2°,28. Celle de l'été: 21". Diff. 23°, 56. (Vojeskof, le Climat de l" empire Russe, trad. par M. Brocard, Alger, 1875, br. in-8".)

D'après Knorre, directeur de l'observatoire de Nicolaief, la moyenne de l'année est de H",5 à Sébastopol. Celle de l'hiver, de 1°,8; de l'été, 21°, 7; du printemps, 10°,2; de l'automne, 12", 6. La moyenne de l'hiver s'abaissant audessous de la moyenne générale des climats tempérés 5°, 3. Celle de l'été s'élevant au-dessus de la moyenne générale de l'été 19°,9. Cette différence accuse davantage si on prejid pour terme de comparaison une localité occidentale située sous la même latitude. Bordeaux par 44°,5 de latitude, a une moyenne annuelle de 13°, 9. Hiver, 6°,1 ;été, 21%7; printemps, 13°,4; automne, 14°,4;etplus encore si on compare les maximaetles minima. Au nord des montagnes, riiiver est froid et pluvieux; le vent du nordproduit des abaissements de température de — 10° à — 20°; le Sivach se couvre de glace. Les froids cessent en général avec le passage de vents au sud. Depuis le commencement du siècle, on ne cite que 5 hivers, pendant lesquels la température se soit maintenue pendant plus de 10 à 15 jours ù — 14° à — 18°. La neige qui tombe en abondance

et qui dans l'iiivcr à 1854 à 1855 avait atteint une hauteur île 70 centimètres, couvre rarement la terre pendant tout un mois. Le printemps qui commence en mars ou en avril est le moment où régnent des vents de sud-ouest parfois si rapides, et si violents qu'ils dispersent les troupeaux.

L'été est marqué par des chaleurs insupportables : dans les steppes, k chaleur s'élève au mois d'août à 30» à 51°. Sur la plage où elle est modérée par la brise de mer, à 28» à 50». Les variations de température sont le lait dominant de la météorologie de la Crimée. L'alternance des vents du nord-est et de sud-ouest qui en est la cause principale, est aussi celle des tempêtes qui éclatent au printemps et en automne et dont la violence s'accroît trop souvent par des pluies torrentielles ou des tourbillons de neige.

Pour compléter les données météorologiques, à défaut de documents spéciaux à la Crimée, j'emprunte aux Annales de V observatoire physique centrales de Russie publiéespar H. Wild, année 1867.Saint-Pétersb. 1871, iii-4», les tableaux suivants pour la station de Nicolaïef, lat. 46»,58. long. Est de Paris 29^58.

MOYEHNES ANNUELLES.

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