TAILLE
AGE
De 11 à 12
13 à II
Dans le tableau que nous avons dressé d'après les élèves de la rue des Deux- Boules, on remarque un accroissement très-irrégulier, dont les maxima sont entre 8 et 9 et 12 et 13. Mais il faut reconnaître que c'est habituellement entre 13 et 14 ans que l'on constate une augmentation sensible de la croissance. Dans le second septénaire annuel de l'existence, la mortalité est moins grande; la seconde dentition s'opère généralement sans accident, et tandis que la taille s'est accrue jusque-là de 50 ou 60 centimètres, elle ne s'accroît dans cette seconde période que de 35 à 45.
Le poids subit une augmentation plus sensible. L'accroissement annuel atteint 2 kilogrammes pour être porté à 4 à p:irtir de 15 ans. C'est qu'en effet cette période de l'accroissement commence à faire sentir ses effets dans l'épaisseur des membres; les caractères sexuels se dessinent, les hanches s'élargissent, l'intelligence se développe ; c'est là qu'il faut donner un aliment à l'activité cérébrale, mais trop souvent on surcharge les jeunes cerveaux d'un travail excessif. C'est l'âge où l'on réussit à leur faire prendre l'étude en horreur grâce aux programmes du baccalauréat, qui exige des connaissances encyclopédiques dont il ne reste aucune trace après quelques années et que l'on commence à préparer de très bonne heure. 11 conviendrait peut-être qu'avant de faire raisonner l'enfant on lui apprît à sentir, à voir, à penser, à mesurer, à lui donner une idée concrète des choses dont le langage va roccu[)er ; mais on lui enseigne le langage sans les choses, en sorte qu'il porte un très-médiocre intérêt et souvent même une haine résolue au calcul et à la grammaire.
Les maladies de la croissance consistent surtout dans celte période en déformations liées aux attitudes vicieuses contractées les unes pendant l'école, les autres dans la marche. J'ai établi que l'action du poids du corps s'exer- ^ant pendant une attitude vicieuse était le grand facteur des déformations. C'est de sept à quatorze ans qu'en raison de l'augmentation du poids du corps et des exigences sociales, elles prennent naissance surtout dans les villes et chez les filles, car elles sont peu communes chez les garçons de la campagne. Nous en verrons la raison. Le poids du corps s'appliquant sur un organisme symétrique
donl les soutiens sur le sol sont symétriques, est généralement proportionnel à la résistance des articulations et des muscles. Mais si le poids est trop longtemps supporté ou si, au lieu de deux soutiens, on n'en a plus qu'un, les articulations cèdent et se déforment. C'est ce qui arrive aux enfants fatigués, d'une part, et, d'autre I art, aux enfants qui, au lieu de se tenir habituellement sur les deux pieds ou sur les deux fesses, se tiennent sur un seul pied ou sur une seule fesse. Il se produit alors dans le premier cas des affaiblissements symétriques, des dos ronds, des flexions articulaires, des tassements de cartilages et trèssouvent de la lièvre de fatigue chez les enAmts surmenés.
11 arrive en effet très-souvent que, sous prétexte de fortifier les enfants, on leur fait faire des exercices excessifs, de longues promenades de cinq à six heures, une gymnastique prématurée ou trop active. Que d'accidents dus à ces vues erronées n'ai-je pas rencontrés ! Tantôt des maux de tête très-violents qui interrompent toute étude pendant plusieurs années, tantôt des douleurs fulgurantes souvent prises pour des rhumatismes et accompagnées de fièvre, tantôt des états nerveux, spasmodiques, deschorées, de l'excitation, de l'inappétence. Ces états sont souvent mis au compte de la croissance, et comme ils coïncident souvent avec une interruption de l'accroissement, on dit que c'est une « croissance difficile ». Quand ils coïncident avec une croissance rapide, c'est une « croissance exagérée » ; de sorte que l'explication verbale ne manquera jamais. La vérité est que souvent ce sont les circonstances de milieu qui ont déterminé l'excès ou l'arrêt de croissance, et non le contraire. Parmi ces circonstances, l'exercice joue un rôle important; nous répétons ici, en l'accentuant, ce que nous en avons déjà dit : quand la croissance est trop rapide, c'est-à-dire quand elle dépasse (dans cette période), et jilusieurs années de suite, 6 ou 7 centimètres annuellement, il convient de faire faire aux enfants des exercices qui auront pour effet de diriger la croissance sur les muscles et de favoiiser l'accroissement en épaisseur. Si, au contraire, la croissance annuelle est inférieure à 5 centimètres, il y a lieu de mettre les enfants au repos relatif, aux marches modérées, et de ne jamais les laisser se fatiguer : car, ainsi que nous l'avons vu, le repos ne s'oppose pas à la croissance, il en favorise plutôt les manifestations.
Quant aux attitudes vicieuses de l'écolage, elles dépendent souvent, nous l'avons dit, de ce que les enfants pour écrire s'asseyent sur la fesse gauche et reposent le tronc sur l'avant-bras gauche appuyé tout entier sur la table. Cette attitude, qui est recommandée par le plus grand nombre des « méthodes d'écriture », a pour effet de faire supporter une partie du poids du corps par l'ischion gauche et d'incliner le tronc de ce côté; l'os iliaque devient oblique en dehors, le sacrum s'incline et les vertèbres lombaires se tordent sur leur axe pour suivre le mouvement d'inclinaison du bassin. Le haut du tronc suit aussi ce premier mouvement, et une partie du poids du corps vient reposer sur l'avant-bras gauche, tandis que le rachis a subi une inclinaison et une torsion. Cette attitude prolongée est tellement mal équilibrée qu'elle fait supporter le poids du corps à une moitié des supports, c'est-à-dire que les résistances articulaires sont insuffisantes; les jointures cèdent, les muscles s'adaptent à la nouvelle disposition des surfaces, et ce que j'ai appelé la scoliose scolaire se produit {voij. Déformations et Scolaire [Hygiène]). Ce n'est pas ici le lieu d'insister sur cette déformation si commune chez les jeunes filles, parce qu'elles restent plus longtemps assises que les garçons, et qu'elles transportent au piano, à la couture et à tous les exercices assis les habitudes contractées en écrivant. Mais je rappelle que j'ai
CROISSiNGE. 597
montré que la station debout sur la jambe droite, la hanche droite, produisait mécaniquement les mêmes effets que ceux que je mets ici sur le compte de la station assise sur la hanche gauche.
C'est surtout dans cette péi'iode que l'on contracte des habitudes de station et de locomotion bonnes ou mauvaises. Aussi rappelons-nous la nécessité de surveiller la marche, l'altitude des pieds qui, posés trop en dehors, s'inclinent en dedans et favorisent le pied platvalgus ainsi que la tarsalgie et le genou valguni. Nous arrêterons ici ces remarques médicales. Vers Fàge de quatorze ans, les diverses manifestations de la puberté se traduisent par un développement qui souvent coïncide avec un ralentissement très-marqué de la croissance. On trouvera aux article s Puberté, Menstruation, des études spéciales sur ces sujets.
Des maladies de Vadolescence. Un certain nombre d'affections chirurgicales dépendent directement de la croissance et se montrent précisément à l'époque où l'accroissement en hauteur se ralentit. M. Gosselin a consacré huit des leçons de sa Clinique chirurgicale (1875, 2" édition) à l'ongle incarné, à l'exostose sous-ungiiéale, aux exostoses épiphysaires, au polype fibreux naso-pharyngien, à l'hyperostose du fémur, àl'oitéile cpiphysaire aiguë et à la tarsalgie des adolescents. Nous citons ici les titres de ces leçons, afin de montrer par ces titres mêmes quelles sont les affections chirurgicales les plus frépiantes de l'aJolescence ; mais nous ne parlerons que de celles qui relèvent directement de la croissance.
 l'égard de l'ongle incarné, Gosselin a noté, sur 5i cas opérés par lai, que les sujets avaient de quatorze ans et demi à trente ans ; dans 12 cas ils avaienl -seize ans ; dans 8 cas, dix-sept ans. Il s'agit donc bien ici d'une maladie de marche et de chaussure pendant la croissance.
A l'égard des exostoses épiphysaires que M. Gosselin appelle des aberrations de l'adolescence, il faut rappeler ici que c'est à Broca que sont dues les premières recherches précises sur ces tumeurs. Les exostoses de croissance {Bull, de la Soc. de dur., 1865, et article Tumor du Cyclopedia of Pract. Surgery, 1861) naissent au niveau du cartilage sous-épiphysaire et sont constituées par un bourgeonnement latéral de ce cartilage. Si on les trouve sur le corps de l'os à quelque distance de l'épiphyse, c'est parce que la diaphyse s'est allongée depuis que l'exostose est formée; elles renferment souvent des parties cartilagineuses formées comme le cartilage sous-épiphysaire du tissu cartilagineux proprement dit et de tissu chondroïde ; celui-ci peut conserver la propriété de prolifération dévolue au tissu chondroïde normal; l'exostose prend alors un développement •considérable.
Un élève de Broca, M. Soulier, a établi dans sa thèse inaugurale (Paris, 1864), le parallélisme parfait entre le développement du squelette et celui de ces •exostoses qu'il a pour cette raison même appelées exostoses ostéogéniques. « Les -exostoses multiples et symétriques des os longs, dit-il, siègent le plus souvent sur le tiers inférieur du fémur et le tiers supérieur des os de la jambe, sur le tiers supérieur de l'humérus et le tiers inférieur des os de l'avant-bras. Elles arrivent pendant la période de développement des os, cessent de croître lorsqu'elle ■est finie, ne produisent jamais de douleurs par elles-mêmes et ne dépassent pas un certain volume, mais sont le plus ordinairement assez petites pour ne pas nécessiter l'ablation. Eh bien! il est un grand nombre d'exostoses isolées quiue diffèrent en rien des précédentes, si ce n'est qu'elles sont isolées. » Quant au siège, voici par ordre de fréquence leur lieu d'élection : l'extrémité inférieure
du fémur plus ou moins au-dessus des condyles principalement à la face interne, l'extrémité supérieure de l'humérus, l'extrémité supérieure du tibia, du péroné; l'extrémité inférieure des os de l'avant-bras de la jambe, les extrémités des os qui forment le coude; leur volume varie de 1 à 4 ou 5 centimètres en hauteur et 2 ou 3 centimètres en diamètre. Leur forme varie beaucoup ; tantôt verruqueuses, tantôt tuberculeuses, assez souvent arrondies en forme d'apophyses, c'est-à-dire plus ou moins conoïdes ; parfois coracoïdiennes, parfois en crochets; quant à leur nombre et à leur symétrie, elles peuvent être isolées ou multiples; « chez les jeunes gens, ditBroca, et quelquefois dans l'enfance, une variété d'exostose se montre au point de jonction de la diaphyse d'un os long et de son épiphyse qui n'est pas encore complètement ossifiée. Ces productions reposent sur la couche cartilagineuse de conjugaison. Ce cartilage engendre de l'os sur un ou plusieurs points de sa circonférence plus que la quantité nécessaire à la croissance de l'os en longueur; elles s'élèvent quelquefois simultanément ou successivement des extrémités de plusieurs os et quelquefois symélriquement sur plusieurs points des membres, et quand cela arrive, l'excès d'ossification peut être considéré comme le résultat d'une disposition générale à l'exagération dans l'action des causes dont dépend le développement de l'os. » Leur marche est lente et suit le développement du squelette et plus particulièrement de l'os qui porte l'exostose et de Yexlrémité sur laquelle elle repose. Elles se développent sans causer de douleur, mais elles sont exposées à des contusions fréquentes ; en outre, comme il se forme à leur niveau une bourse séreuse, il se produit parfois des complications qui résultent de son iqflammation.
Ce sont ces mêmes exostoses que Chassaignac appelait des ostéophytes et dont il avait déjà remarqué la symétrie et le siège préféré {Bulletin de la Soc. clechir.^ 1856).
Une autre affection des os en voie de croissance a été décrite principalement par plusieurs chirurgiens sous le nom de décollement épiphysaire, par Giraldès sous celui de périostite phlegmoneuse, et par M. Gosselin sous le nom d'oste'oartkrite épiphysaire aiguë ; qWg a son siège dans le cartilage de conjugaison. Un des élèves de M. Ollier, M. James, en a donné, dans sa thèse inaugurale [De roste'o-périostitejuxta-e'piphysaire, Paris, 1862), une excellente description. La maladie, assez i^are d'ailleurs, débute par un état fébrile intense, accompagné de frisson, de céphalalgie et de douleurs extrêmement violentes dans les membres; à mesure que l'affection se développe, elle se localise; au moindre attouchement, le malade pousse des cris ; les douleurs sont excruciantes et donnent lieu à une sensation particulière de fracture des os ; plusieurs os sont successivement envahis, et l'on constate la formation d'un phlegmon du périoste qui suit son cours. Cependant, la portion de la diaphyse qui se trouve en contact avec le cartilage de conjugaison se vascularise, se sépare du périoste et de l'épiphyse : de là, la fréquence du décollement et du glissement épiphysaires, que l'on constate par les signes habituels. MM. Gosselin et Chassaignac veulent que l'arthrite accompagne toujours l'ostéo-périostite juxta - épiphysaire ; il semble en effet difficile que de telles lésions puissent exister sans se propager aux jointures. Mais M. Ganiet et d'autres auteurs croient pouvoir, sur ce point, faire quelques réserves. La mort pai\'iît être la règle, dans une affection assez rare pour ne s'être montrée que trois fois en deux ans dans un hôpital aussi vaste que la Charité de Lyon. Ce sont les extrémités diaphysaires du genou qui , sont le plus fréquemment atteintes, soit au fémur, soit au tibia ; le coude
et l'extrémité Immérale supérieure viennent ensuite par ordre de fréquence.
L'ostéite épiphysaire est essentiellement une affection de croissance, qui frappe les régions au sein desquelles s'opèrent les actes évolutifs d'accroissement. Nousn'avons aucune donnée précise sur son étiologie. Toutefois, l'apparition primitive des symptômes généraux, leur gravité, leur intensité, qui avaient fait risquer à M. Chassaignac l'expression de typhus des membres, montrent qu'il s'agit ici d'une affection totius substantiœ distincte de l'osléo-myélite et de l'ostéo-périostite ordinaires, ou plutôt, ainsi que le dit M. Gosselin dans ses leçons cliniques, composée d'ostéite, d'ostéo-myélite, de périostite, « pour le développement desquelles l'inachèvement de l'ossitîcation est la condition prédisposante capitale. » [Op. cit., p. 149, t. I.)
Quant à la tarsalgie des adolescents (Gosselin), elle est constituée par une ostéo-arthrite tarsienne, ou mieux, arthro-ostéite, avec ulcération des cartilages et contracture consécutive. Selon M. Gosselin, « cette affection se développe chez les sujets qui, au moment d'une poussée de croissance, sont obligés à des travaux pénibles, à des marches prolongées, souvent avec l'addition au poids du corps de fardeaux plus ou moins pesants » {op. cit., p. IGO). 11 faut ajouter à cette étiologie l'attitude vicieuse du pied pendant la marche, sur laquelle nous avons insisté à plusieurs reprises. Le vulgaire pied plat de la tarsalgie est précédé d'ordinaire par la contracture et la douleur pendant la marcl>e ; et c'est parce que tout le poids du corps est supporté dans l'abduction forcée de la pointe du pied, par les articulations astragalo-scaphoidienne et calcanéocuboïdienne, à l'exclusion des autres, que les jointures deviennent le siège de l'arthrite sèche. Nous avons observé un assez grand nombre de tarsalgies qui ont guéri après repos et traitement convenable, par une gymnastique spéciale du pied, d'où résultait la restitution des conditions normales mécaniques du pied. Le repos, le bandai^e inamovible, rélectricité ne peuvent que remédier à l'état actuel du pied ; mais elles ne s'opposent pas au retour du mal et à la déformation graduellement plus grande du membre, sous l'influence de la même cause. Aussi voit-on un grand nombre d'ouvriers et de jeunes soldats qui ne sont sortis guéris des hôpitaux que par ankylose confirmée de ces jointures, c'est-àdire avec perte de l'un des centres de mouvement du pied. Dès lors, le platus et le valgus s'accentuent de plus en plus, la marche devient très-douloureuse, et les malheureux atteints de ces déformations deviennent des non-valeurs sociales, si leur condition les oblige à la marche. C'est pourquoi nous insistons ici sur la nécessité d'étudier et de surveiller la marche, principalement dans les écoles primaires publiques, où les ressources de l'éducation musculaire font à peu près défaut et qui, cependant, fournissent la masse des soldats et des ouvriers manuels. Ce n'est pas qu'ailleurs les pieds plats et les valgi accompagnés de tarsalgie fassent défaut ; mais ils sont dans une proportion relativement infime. En résumé, la tarsalgie représente la forme aiguë du pied plat valgus.
Telles sont les principales affections chirurgicales de l'adolescence. Lesautres sont accidentelles et rentrent dans les cadres de la pathologie commune à tous les âges.
Arrivé au terme de cette rapide investigation dans les phénomènes de la croissance, nous n'avons pas l'intention de di^esser en aphorisme, sur le modèle d'un célèbre contemporain, des réflexions sentimentales sur ce que nous avons écrit. Nous ne dirons pas que la croissance est « une des plus curieuses mani-
festations de la force motrice » ; nous ne dirons pas que « la croissance s'accomplit d'après des lois régulières et absolues^ variables dans chaque race, etc.. » Nous ne dirons pas que « la croissance qui résulte des maladies aiguës est plus considérable en apparence qn en réalité », parce que l'apparence et la réalité, en ces matières, sont une seule et même chose pour ceux qui mesurent. Mais, sans avoir l'ambition de tracer des aphorismes, il semble que l'on puisse contredire tous ceux que nous venons de citer. C'est ce que l'on trouvera peut-être dans le résumé suivant :
Conclusion et résumé. 1. La croissance, c'est-à-dire l'accroissement cii longueur, est le phénomène le plus important de l'accroissement général. H a pour siège dans les os longs le cartilage épiphysaire et les centres sous-jacents.
2. La croissance est d'intensité inégale pour les différents os, et, par suite, pour les différentes régions. D'où il suit que les proportions du corps humain varient selon les âges.
3. Les règles de la croissance ne sont pas encore suffisamment établies. Mais ce que l'on en sait de positif montre que chaque individu subit en un même temps des croissances fort inégales, et que rien d'absolu ne peut être invoque. Les écarts dans les moyennes sont très-considérables.
4. Il est probable et, à quelques égards, il est même certain que les moyennes •de race à race offrent des différences très-sensibles, et que les races inférieures ont accompli leurs croissances partielles plus tôt que les races supérieures. Mais les faits sont encore trop peu nombreux pour faire loi.
5. D'après un tableau scolaire bien étudié, il n'existe aucune relation appru- •ciable entre l'aptitude intellectuelle générale et la taille à un âge donné. Ou trouve un nombre égal de bons et de mauvais sujets à une taille et pour un âge •donnés.
6. Les conditions au sein desquelles vivent les individus n'influencent pas ■la taille finale, mais le mode de croissance. Les privations relatives et le travail ■cérébral, l'exercice prématuré, le séjour des villes retardent le développement. Les conditions opposées paraissent le favoriser. C'est la race, c'est-ù-diic l'hérédité, qui a la plus grande influence sur la taille finale.
7. La croissance, même irrégulière et par poussées, ne paraît pas avoir sur la santé générale une influence très-marquée ; toutes choses égales, au contraire, les états généraux, les affections aiguës, les changements d'air et de condition de vie impriment à la croissance une allure généralement plus vive. En outre, les affections graves qui surviennent pendant la croissance prennent de ce chef un caractère exceptionnel.
8. Les attitudes vicieuses prolongées impriment à la croissance, par suite de l'action continue du poids du corps, des déformations spéciales qu'il est facile de combattre par la rectification des attitudes et par l'éducation des mouvements.
9. 11 serait utile que le tableau des accroissements partiels et de l'accroissement total de chaque enflmt fût pris dans les familles comme dans les écoles, de façon que, les antécédents connus, on put prévoir et diriger l'allure de la croissance. E. Dally.
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CROM-LEKH. 401
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CROIX DE MALTE. Voy. COMPRESSE.
CROL (Le) (E\ux MiiNÉRALES de). Voy. Le Cisol.
C'ROLL (Oswald) ou CROLLBtîS, tle SOU noui latiuisé, l'un des sectateurs les plus célèbres de Paracelse, naquit en 1580 à Wetter sur la Lahn, en Hesse. Il (it ses études médicales et chimiques dans les Universités de Marbourg, de lleidelberg, de Strasbourg et de Genève. Il visita les principaux États de l'Europe pour se perfectionner et pour acquérir de nouvelles connaissances, et à son retour dans la liesse, fut nommé gouverneur du comte de Pappenlieim, puis médecin du prince Christian d'Anhalt et conseiller de l'empereur Ilodolphe IL Il mourut en 1609. Supérieur à la plupart des chimistes de son temps, il aurait fait faire des progrès à la science et l'aurait peut-être enrichie de découvertes réellement utiles, s'il n'avait été un partisan trop fanatique des rêveries et des idées extravagantes de Paracelse, pour lequel il professait une admiration illimitée; entre autres secrets merveilleux, il attribuait à son maître celui de prolonger indéfiniment la vie humaine.
Parmi les préparations purement chimiques que Croll a décrites, nous mentionnerons le chlorure d'argent, auquel il donna le premier le nom de lune cornée; il connaissait l'or fulminant. C'est lui qui vulgarisa l'usage médical du sulfate de potasse [Tartanis vitriolatus) , de l'acide succinique, de l'éther sulfurique, de l'acide chlorhydrique, du safran de mars, du sulfate de zinc, qui resta longtemps le vomitif en vogue, de l'antimoine diaphorétique, des composés mercuriels; il appelle le mercure : Balsamum naturœ, in quo est virtus incarnativa et regenerativa, mirabiliter renovans et clarificans ah omnibus imyuritatibus. A côté des remèdes nouveaux que donne son Basilica chymica, se trouvent mentionnés des remèdes oubliés, qu'il remit ainsi en honneur ; si se» idées sur l'action des médicaments sont quelque peu fantastiques, il n'en est pas moins vrai que les règles qu'il donne pour leur préparation sont excellentes. En somme, on peut dire avec Hœser que Croll est l'un des fondateurs de la pharmacie.
11 est l'auteur des ouvrages suivants :
I. Basilica chymica, continens philosophicam, propria laborum experientia conûrinatam descriplionem, et usum medicamentorum chtjmicorum selectissimorum e lumine ijratiœ et naturœ desumptorum. Francof., 1608, in-4°. Ibid,, 1609, in-4°. Ibid., 1620, 1047, 1G50, in-i». Ibid., 1622, in-8°. Cologne, 1010, in-4''. Ibid., 1020,1628, in-8°. Leipzig,' 105i,in-4''. Genève, ie30, 1651, 1635, 1658, 1645, 1658, in-8°. Les éditions de Genève conliennent un grand nombre de suppléments de Jean Hartmann. Cet ouvrage a été traduit en français par J. Marcel, sous ce titre : La royale chymie de Crollius. Lyon, 1624, in-S», aut. édit. Paris, 1655, in-8°. P»ouen,163i, in-8°. Trad. angl. Londres, 1670, in-fol. —II. Tractalus de signaturis. Leipzig, 1654, in-i°. — III. Crollius redivivus, oder Hermelischer Wunderbaum, worinnen zu ersehen, wie die wunderbare Werke Galles, von JÂebhabern 'hymischer Arztneyen, redit zu verstehen und zu erkennen. FrankCurt, 1650, in-4''. Ibid., 1647, in-4". L. Hpf.
C'ROiH-EEHil. Enceinte de monolithes ou de trilithes dont on attribue la construction aux Celtes ou aux Gaëls, et qui ont, en ce sens, une valeur ethnique [voy. Celtes, p. 735).
DICT. ENC. XXIII. 26
402 GRONTHAL (Eaux minérales de).
CROI^TIIAI. (Eaux minérales et cures de petit-lait de). Athermales ou protothermales, chlo7'urées sodiques moyennes, carboniques fortes, en Allemagne, au pied du Taunus, à un myriamètre de Francfort-sur-le-Mein, à trois kilomètres de Soden , à huit kilomètres de IIombourg( Foi/, ces mois) et à 500 mèlres seulement de la petite ville de Cronberg. L'air de cette vallée, très-bien abritée, malgré sa position élevée, est très-pur et le climat doux, la température moyenne de 1 cinnéeest de 11" centigrade; la végétation est très-riche comme l'attestent les forêts de chênes et de châtaigniers, les grandes pépinières, les sapins et les bois de haute futaie qui couvrent les coteaux voisins- Les promenades et les excursions les plus suivies sont celles de Cronberg et de son vieux château, du Dachberg célèbre par ses forêts , de Kônigstein connue par les ruines de son ancienne forteresse, du Falkenstein d'où l'on jouit d'une vue magnilique, des vallées de Lorhsbach et d'Estein, la Suisse du Nassau, où se trouvent les ruines de la Burg. Les buveurs qui sont assez agiles pour faire des ascensions, gravissent les sommets de l'Altkonig et du Feldberg au haut duquel conduit une route que peuvent parcourir "même les voitures. La saison commence le 1" juin et se prolonge jusqu'à la fin du mois de septembre.
La vallée de Cronthal est tellement riche en sources que partout où l'on creuse à un ou deux mètres, et surtout au pied du coteau oriental, on découvre des griffons soit d'eau minérale, soit d'eau douce. On a capté cinq sources minérales ; les deux plus minéralisées et les deux plus abondantes doivent trouver place ici, parce qu'elles sont presque seules employées aux usages thérapeutiques. Ces deux sources se nomment die Slahlquelle (la source feri'ugineuse) etdie Wilhelmsquelle (la source de Guillaume) ; elles ne sont distantes l'une de l'autre que d'une vingtaine de mètres. L'eau des deux sources principales de Cronthal est claire et limpide, bien qu'un dépôt rouillé se soit formé au fond et sur les parois des bassins et surtout à la fontaine de la Stahlquelle. Des bulles nombreuses, d'un volume assez petit, traversent l'eau et viennent éclater à sa surface, celles de la Wilhelmsquelle sont les plus abondantes. La saveur de l'eau est agréable, elle est plus sensiblement martiale à la Stahlquelle ; elle ressemble beaucoup à celle du Rakoczy de Ivissingen, comme elle, elle a un goût légèrement salé. Ces eaux n'ont d'autre odeur que celle du gaz acide carbonique qu'elles laissent dégager. Elles rougissent assez proraptement la teinture et le papier de tournesol. La température de l'air ambiant étant de 20" centigrade , celle de l'eau de la Stahlquelle est de ll'*,9 centigrade et celle de la Wilhelmsquelle de 16", 5 centigrade. M. le docteur Jung a trouve les principes suivants dans 1000 grammes de l'eau de chacune des deux sources principales de Cronthal.
STAULODELLE. WILHELMSQUELLE.
Chlorure de sodium 2,150 2 ISO
— magnésium 0,080 0,500
Bicarbonate de chaux 0,155 0,'285
— magnésie 0,020 0,010
— proloxyde de 1er . . . 0,100 0,010
Sulfate de soude 0,080 0,000
Alumine 0,070 0,055
Total des .vatièbes fixes .... 2,6o5 -i 900
Gaz acide carbonique libre ..... 33 p. c. 336 io p c. 627
M, Jung nïndique pas la présence dans les eaux de Cronthal des bromures et
CRONTllAL (Eaux minérales de). 405
des iodures alcalins qui très-probablement s'y trouvent dissous. Le voisinage de Soden, de Hombourg et de Nauheim où se trouvent des eaux similaires quoique beaucoup plus minéralisées, semble indiquer qu'une nouvelle analyse dirigée dans ce sens signalera la présence de ces principes bromures et iodurés.
L'établissement est placé au milieu de plantations, à 200 mètres au-dessous des sources, sur le coteau que limite à l'est la vallée. Sa façade principale est exposée au midi. Le Gurhaus où logent aussi les baigneurs est placé à la suite des jardins qui entourent les sources. Les cabinets de bains et de douches d'eau et de gaz se trouvent seulement à l'établissement minéral.
MoDR d'administration et doses. On donne à Cronthal en boisson, en bains et en douches l'eau des deux sources de Stahlquelle et de Wilhclmsquelle, mais on prescrit encore en boisson, en bains généraux et en douches générales et partielles, le gaz acide carbonique qu'elles contiennent en excès. On trouve aussi à l'établissement de Cronthal le moyen de suivre un traitement par les sucs d'herbes ou par le petit lait naturel ou chargé de gaz acide carbonique recueilli sur les sources.
Les eaux des sources de Wilhelmsquelle et de Stahlquelle se prennent ordinairement le matin à jeun et à une dose qui varie de trois à cinq ou six verres. Quelques malades reçoivent aussi le conseil de les mêler au vin qu'ils boivent à leurs repas. La durée des bains d'eau artificiellement chauffée est presque toujours d'une heui'c ; celle des douches chaudes en jet ou en pluie varie de dix à vingt minutes. Les bains généraux, pris à la températures native des sources, doivent être très-courts; il en est de même des douches minérales froides en jet ou en pluie qui doivent rarement se prolonger au delà d'une minute. Les bains généraux et locaux, les douches partielles et générales de gaz acide carbonique chauffé, ou à sa température naturelle, se prolongent ordinairement pendant un quart d'heure ou une demi-heure.
Il arrive souvent que le traitement par le petit-lait à l'intérieur est assez mal supporté par quelques personnes qui ont des dyspepsies acides ; on a pris à Cronthal une habitude qui a donné de très-l)ons résultats alors ; on gazéifie le petit-lait au moyen de l'acide carbonique recueilli sur les sources et sa digestion devient facile et son action favorable. Les cures de sucs d'herbes se font à Cronthal comme partout ailleurs ; on ne réclame à cette station allemande qu'en faveur de la qualité exceptionnelle de son lait.
Les deux sources principales de Cronthal renfermant les mêmes principes fixes et gazeux, à quelques légères différences dans les proportions, devraient avoir les mêmes effets physiologiques et thérapeutiques, et cependant la clinique démontre d'une manière évidente qu'il est loin d'en être ainsi.
Emploi thérapeutique. L'action de la Wilhelmsquelle est la plus douce, son eau s'assimile avec une grande facilité. Les principes gazeux sont intimement combinés avec l'eau, de sorte que, quoiqu'elle soit moins pétillante que la Stahlquelle, elle se digère plus aisément. Son ingestion occasionne un sentiment de fraîcheur au creux épigastrique, bientôt suivi d'une sensation d'agréable chaleur ; elle détermine des renvois dus à son acide carbonique qui se dégage dans l'estomac ; elle augmente l'appétit dès les premiers jours et elle active sensiblement la digestion. Il est rare qu'elle ne produise pas, au début de la cure, une constipation que les moyens les plus simples d'ailleurs suffisent à combattre.
404 CRONTHAL (Eaux mikéraliîs de).
L'eau des sources de Cronlhal est diurétique ; la Wilhelmsquelle agit plus énergiquement sur les reins que la Stahlquelle, la sécrétiou urinaire est nonseulement plus active pendant et quelque temps après les heures de la buvette, mais elle est plus marquée pendant toute la première partie de la journée. Les urines sont alors aussi claires que celles qui sont excrétées après une crise nerveuse ; celles de la nuit sont, au contraire, briquetées et laissent déposer un sédiment coloré qui adhère fortement aux parties des vases avec lesquelles elles sont en contact. Lorsque les organes de la respiration sont sains, l'eau de ni Lune ni l'autre des deux sources de Cronthal n'a d'action physiologique marquée, mais lorsque les buveurs sont affectés de bronchites chroniques essentielles ou symptomatiques mémo, la toux change de caractère, devient moins fréquente", et l'expectoration, après avoir eu uneexacerbalion de quelques jours, diminue peu à peu et cesse quelquefois complètement. Nous verrons que toutes les eaux fortement carboniques réclament à bon droit des effets analogues. La circulation du sang est légèrement diminuée par l'usage interne des eaux de Cronthal, mais si ce phénomène est marqué pendant les bains d'eau, il l'est surtout après les bains de gaz acide carbonique. Les eaux de Cronthal excitent au contraire l'innervation, à moins que l'on ait eu soin de pjendre les bains à une basse température.
Les phénomènes éprouvés par les personnes en santé qui boivent l'eau de la Stahlquelle sont un peu plus accentués que ceux que nous venons de noter en traitant des effets physiologiques de la source de Guillaume. 11 est facile de s'en rendre compte en se reportant à l'analyse chimique de la Stahlquelle qui nous montre qu'elle renferme et plus de gaz et plus de matières fixes, et, en particulier, plus de fer. Cette eau en boisson, en bains généraux et en douches sur tout le corps, est essentiellement tonique et reconstituante. Aussi son emploi a-t-il besoin d'être surveillé de très-près, lorsqu'il a produit ou qu'il est sur le point de produire l'action remontante qui pourrait ne pas tarder à dépasser le but que le médecin s'était proposé d'atteindre.
Nous croyons inutile d'insister sur les effets physiologiques et curatifs du gaz acide carbonique à l'intérieur, en bains et en douches, qui font souvent partie de la cure de Cronthal. Nous avons dit et nous dirons, nous jugeons inutile de le répéter ici, ce que nous en pensons aux articles que nous avons consacrés et que nous consacrerons à Saint-Alban, à Nauheim, à Kissingen, à VicJnj, etc. {Voy. ces mots.)
Les eaux de Cronthal et surtout de la Stahlquelle sont principalement indiquées dans toutes les diathèses, dans toutes les maladies, dans tous les états pathologiques essentiels ou consécutifs à une grande perte de sang, à une pyrexie qui a nécessité une longue abstinence, à un empoisonnement qui a profondément débilité l'économie, etc. ; en un mot, dans tous les cas oii il convient de prescrire une médication analeptique et réconfortante. Ce que nous venons de dire s'applique aux diverses sortes d'anémie, à la chlorose, à l'hystérie qui ont profondément altéré le sang et diminué la quantité des globules rouges qu'il doit avoir lorsque la santé est complète.
Les médecins qui ont écrit sur la station de Cronthal, partant du principe que ses eaux ont l'action physiologique que nous avons indiquée sur la toux et l'expectoration qu'elles parviennent à diminuer ou à faire cesser ont été jusqu'à .-•ppeler près de leurs sources les asthmatiques, les catarrheux et les phthisiques qu'ils prétendent pouvoir guérir avec leurs eaux et avec le gaz qui s'en échappe.
CROONE. 405
Nous ne pouvons les suivre sur un pareil terrain parce que nous nous défions toujours de l'action des eaux ferrugineuses dans les maladies des voies respiratoires dans lesquelles il importe tant de ne pas s'exposer à des hémoptysies presque toujours dangereuses et qui peuvent être mortelles. Nous avons plus de confiance dans l'efficacité des eaux de Cronthal, et spécialement de celles de la Wilhelmsquelle, contre les affections des voies urinairos où le médecin veut obtenir une diurèse prononcée, une élimination marquée de l'acide urique et des urates excrétés par les reins, lorsqu'en même temps, il est formellement indiqué de tonifier, de reconstituer les maladas éprouvés par une diathèse qui a progressivement et profondément altéré leur forces.
Les raisons qui nous ont empêché de donner des explications plus détaillées sur les effets physiologiques des b;iins généraux et locaux, des douches générales et partielles avec le gaz acide carbonique, des inhalations dans les voies aâiennes et de l'ingestion dans les voies digestives de ce même gaz, doivent nous dispenser de traiter de son action dans les diverses espèces de paralysies totales ou localisées, dans certaines névralgies et dans certaines névroses, dans certaines affections des membranes muqueuses nasale, palpébrale, ou auriculaire qui sont traitées à Cronthal, comme elles le sont aux stations françaises ou allemandes auxquelles nous avons renvoyé.
Les eaux de Cronthal, comme toutes les eaux ferrugineuses d'ailleurs, sont contre-indiquées chez toutes les personnes qui ont à craindre leur action tonique, excitante et manifestement reconstituante. Ainsi les pléthoriques, les congestionnés, les apoplectiques, etc., doivent être soigneusement éloignés de ces sources.
La durée de la cure est de vingt à vingt-cinq jours.
On exporte peu les eaux de Cronthal. A. Rotureau.
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CKOOXE (William), se trouve quelquefois écrit Cro.\e ou Crocne. Né aux environs de Londres, il fit ses humanités à Cambridge et fut reçu maître ès-arts en 1654; il fut nommé professeur de rhétorique au collège de Gresham en 1659. Mais Croone avait en même temps étudié la médecine et il se fit recevoir docteur à Cambridge le 7 octobre 1662.
En 1665, il fit un voyage en France pour se perfectionner dans l'art de guérir; en 1670 le collège des chirurgiens de Londres le chargea d'enseigner la myologie ; le 29 juillet 1675 il se fit agréger au collège de médecine de la même ville et peu après fut élu membre de la Société l'oyale. Arrivé ainsi à une position vraiment enviable, il s'établit définitivement à Londres et y termina ses jours le 12 octobre 1684.
Croone devait être en possession d'une certaine fortune, car il fonda des