CUIR CHEVELU
CUILLER ITIÉDICI1V4LE. En posologie française, la cuillerée à café contient en poids : Eau commune, 5 grammes ; eau distillée, 4 grammes 50 ; la cuillerée à potage : eau commune, '20 grammes; eau distillée, 18 grammes. La cuillerée à dessert ou à entremets tient, pour la capacité, le milieu entre les précédentes. Il est clair que le poids augmentera avec la densité du liquide. La cuillerée à soupe de sirop simple froid d'une densité de 55°B. pèse 25 grammes; la cuillerée à soupe d'huile, 18 grammes, 11 est parfois bien utile de se rappeler le rapport approximatif de la densité du contenu avec la capacité du contenant. Une cuillerée à café de magnésie calcinée, telle qu'on la prépare en France, ne pèse au maximum que 4 grammes. Plus condensée et telle qu'on la livre d'ordinaire en Angleterre, elle pèse un peu davantage.
On a inventé des cuillers de diverses formes pour l'ingurgitation des substances d'un goût désagréable.
L'espèce de gondole que forme ordinairement la cuiller est remplacée par une boîte métallique dont la partie supérieure, qui est à charnière, s'ouvre pour l'introduction du liquide. La porte fermée, le liquide ne peut plus sortir que par l'exti'émité de l'instrument, à laquelle on a donné une forme allongée. De cette manière, le médicament n'est mis en contact avec la muqueuse bucco-linguale que vers la base de la langue, près de la région où se terminent les nerfs du goût. . D.
CUIPOUIVA. D'après Pison, ce nom s'applique à un arbre du Brésil dont le suc, mêlé avec de l'eau, est employé pour laver et cicatriser les ulcères. On s'en sert aussi pour faire de l'encre et teindre les écorces. Pl.
Pi son. Brasil., 83.
CC3IR cnETELU. Le cuir chevelu est cette partie de la peau qui recouvre le crâne. Il mérite son nom en ce que l'enveloppe cutanée est, dans cette partie, plus épaisse, plus dure, plus adhérente que sur le reste du corps ; mais le mot cuir, dans le vieux langage, n'avait pas d'antre signidcation que celle du mot coriiim, lequel s'entendait principalement de la peau des animaux, mais s'appliquait aussi à celle de l'homme. Quant aux cheveux, ils sont étudiés à leur nom {voy. Cheveux), et à l'occasion du système pileux [voy. Pn,Eux, système). De plus, les dispositions propres à tout ce qui se rattache au cuir chevelu rentrent dans l'article consacre à la tète considérée comme région {voy. Tète).
Les maladies du cuir chevelu qui affectent son système pileux sont indiquées à l'article Cheveux; elles forment d'ailleurs le sujet d'études spéciales {voy. Pityriasis, Psoriasis, etc.). Au mênie article Cheveux, il a été traité de l'hygiène de la chevelure. Il ne nous reste donc rien à dire ici de la peau de la tête, et nous nous bornerons à cette considération générale que les caractères anatomiques de densité, d 'inextensibilité, rappelés tout à l'heure, la profondeur à laquelle se trouve le siège initial de certaines maladies de la tête, créent souvent, pour la pathologie de la région (anthrax, abcès, érysipèle, etc.), des conditions particulières qui seront mentionnées en leur lieu, et pour la thérapeutique, des difficultés plus ou moins sérieuses, avec des indications corrélatives. Pour n'en citer qu'un exemple, on sait de quelles ressources sont les pommades pour l'administration des médicaments par la voie de l'absorption cutanée, à plus forte raison pour assurer seulement une pénétration jusqu'au derme. L'emploi des corps gras dans le traitement des maladies du cuir chevelu est donc d'une indication presque