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CTAXDYDRIQL'E (Étiier). Fo2/. ÉtheRS.
CYAIVIFERRURE. Vo^j. FerricyaNURE.
CYANILATES. Yolj. Gyanilique.
CYAKiLiQtE (Acide), C^Az'^H^O^ Ueh'ig {Annal, der Chemieund Pharm., L Y, p. 5'2) a obtenu cet isomère de l'acide cyanurique, en faisant bouillir l'hydromellon avec l'acide nitrique ; il se présente sous lornrie de larges feuillets nacrés ou de longs prismes obliques rhomboïdaux qui sont effloresccnls, et qui se transforment facilement en acide cyanurique ; il suffit pour cela de les dissoudre dans l'acide sulfurique concentré, d'ajouter de l'eau à la solution et de faire recrislalliser le produit précipité qui ne sera plus que de l'acide cyanurique.
On obtient très-souvent ces deux isomères ensemble : on les sépare facilement à cause de leur inégale solubilité ; l'acide cyanurique étant le moins soluble cristallise le premier. L'acide cyanilique, saturé par l'ammoniaque et addilionnné de nitrate d'argent, donne un précipité blanc de cyanilate d'argent €''jH^AgAz^O^ Si on traite au contraire le cyanilate de potassium par le nitrate d'argent, on obtient du cyanurate diargentique.
Les cyanilales alcalins et alcalino-terreux traités par un acide puissant donnent de l'acide cyanilique. E. Burcker.
474 CYANIQUE (Acide).
CYAi\ii\E. C'est le nom donné par MM. Fremy et Cloëz à la matière colorante bleue des fleurs. Pour l'extraire on traite par de l'alcool bouillant des pétales de bleuets, de violettes ou d'iris; si la matière colorante reste quelque temps en contact avec l'alcool, la teinte bleue du liquide disparaît peu à peu et se trouve remplacée par une coloration d'un jaune brun : cette transformation est une véritable réduction due à l'action prolongée de l'alcool, et effectivement la couleur première reparaît lorsqu'on évapore l'alcool au contact de l'air. Si l'alcool restait trop longtemps en contact avec la substance colorante, l'extrait alcoolique ne reprendrait plus sa coloration bleue sous l'action de l'oxygène. Quand on traite par l'eau le produit de l'évaporation de l'alcool, on sépare une substance grasse et résineuse, tandis que la matière colorante se dissout dans l'eau, dont on la précipite au moyen de l'acétate neutre de plomb ; le précipité qui possède une belle couleur verte est lavé à grande eau, puis décompose par l'hydrogène sulfuré ; la matière colorante reste en dissolution dans l'eau que l'on évapore alors avec précaution au bain-marie de façon à obtenir un résidu que l'on reprend par l'alcool absolu ; enfin la liqueur alcoolique est précipitée par l'éther qui sépare la cyanine sous forme de flocons bleuâtres.
La cyanine est incristallisable, soluble dans l'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'étlier; les acides ou les sels acides la colorent immédiatement eu rouge; les alcalis lui communiquent une couleur verte ; la cyanine paraît se comporter comme un acide ; elle forme en effet avec la chaux, la baryte, la strontiane, l'oxyde de plomb, etc., des composés verts qui sont insolubles dans l'eau. Les corps avides d'oxygène, tels que l'acide sulfureux, l'acide phosphoreux, l'alcool, agissent sur elle et la décolorent; elle reprend sa coloration sous l'influence de l'oxygène.
On donne encore le nom de cyanine à une matière colorante bleue utilisée pour la teinture de la soie et que M. MuUer a obtenue au moyen de la leucoline et de lalépidine, l'éther amyliodhydrique et la potasse; elle est cristallisable en prismes dont les faces sont douées d'un éclat métallique à reflets dorés; malheureusement cette matière colorante a peu de stabilité : aujourd'hui elle a disparu du commerce. E. Burcker.
CYAi^îiQrE (Acide) et CYAMATES. C2HAz0^=Cy0,H0. Acide monobasique entrevu en 1818 par Vauquelin, et plus particulièrement étudié par Woehler en 1822 (Woehler, Ann. dephys. de Gilb., t. LXXI, p. 95 et t. LXXlll, p. 157. — Ann. de Poggend, t. I, p. 117 et t. V, p. 585) : il se produit soit à l'état libre, soit sous forme de sels dans un grand nombre de réactions ; les cyanures alcalins, calcinés au contact de l'air, soit seuls, soit mélangés de peroxyde de manganèse ou d'oxyde de plomb, se convertissent en cyanates ; quand on fait passer un courant de cyanogène sur du carbonate de potasse calciné il se forme encore du cyanate ; de même un courant de cyanogène sur la potasse ou la soude donne naissance à un mélange de cyanure et de cyanate : le cyanate de potasse traité par l'acide oxalique sec donne de l'acide cyanique, qui se transforme aussitôt en cyamélide ; l'acide cyanurique, isomère de l'acide cyanique, se transforme en ce dernier corps, par simple distillation (Woehler et Liebig) ; c'est le meilleur moyen à emplojer pour préparer l'acide cyanique ; il suffît de distiller l'acide cyanurique dans une petite cornue et de recueillir le produit de la distillation dans un récipient entouré de glace. Enfin, au contact de l'urée et de l'acide phosphorique anhydre, avec l'aide d'une douce chaleur, il se forme
CYANIQUE (Acide). 475
de l'ammoniaque qui reste unie à l'acide phosphorique et de l'acide cyanique qui se dégage :
AzMïP =AzIP+^^^Mo^