‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.24Chapitre 49 sur 56 · EN GRAMMES · texte numérisé non relu

EN GRAMMES

CYNURÉNIQUE ET l'urée.

300 de graisse.

îOO

100 à 400 d'à mi Jon.

ôdesulfaLe de soude.

Des expériences de Voit et de Riederer il est permis de conclure :

1° Que l'acide cynurénique va en croissant avec la quantité de viande donnée au chien, mais moins rapidement que l'urée ;

2** Que les substances hydrocarbonées, amidon, graisse, etc., diminuent la quantité d'acide cynurénique ;

0° Que le sulfate de soude est sans action aucune; ce dernier résultat contredit absolument les observations de Seegen {Sltzungsber. der tvien. Acad., Bd. XUX, p.24, 1864). L. IIahn.

CYOPIIVE. Nom donné par Delore à la matière colorante bleue du pus {voy. Pus). L. Un.

CYPARISIA.S. Ce nom a été donné dans les pharmacies à l'Euphorbe petit cyprès, Euphorbia cyparisias L. {voy. Euphorbe). Pi,.

ClPÉRACÉES. Famille de plantes Monocotylédones, appartenant au groupe de Glumacées et qui par leur aspect rappellent au premier abord les Graminées ; elles s'en distinguent cependant très-nettement, tout d'abord par leur tige généralement anguleuse, et par leurs feuilles dont la gaine, embrassant la tige, n'est que très-rarement fendue, de sorte qu'on ne peut la séparer du chaume sans la déchirer. Les Heurs sont hermaphrodites ou unisexuées et dans ce dernier cas tantôt dioïques, tantôt monoïques. Le périanthe est nul ou remplacé par des soies. Les étamines sont hypogynes, généralement au nombre de 2 ou 3, à anthères basifixes. L'ovaire est uniloculaire et uniovulé, surmonté de 2 à 3 styles. Le fruit est un akène, dont la graine albuminée contient un tout petit embryon.

576 CYPRÈS (botanique).

Les Cypéracées contiennent un certain nombre- de plantes médicinales ou comestibles. Ce sont les Carex ou les Souchets (Cyperus) dont les rhizomes sont surtout utilisés ; on emploie aussi certaines portions souterraines de quelques espèces de Scirpiis qui viennent dans nos marécages. La racine du Killingia triceps de l'Inde est préconisée contre le diabète; les Bunivea de l'Amérique tropicale ont les mêmes propriétés que nos Carex ; enfm on administrait autrefois contre certaines maladies l'herbe des Eriophorum. En outre beaucoup de Cypéracées sont utilisées dans l'industrie de la sparterie, et c'est avec une espèce de Souchet, le Cyperus papyrus, qu'on faisait jadis en Egypte le fameux papyrus. Pl.

liiEUOGu/krHiE. — JussiEO. Geiicra. — Robert Crown. Prodorum. — De Candolle. Flore française. — Endlicher. Gênera. — Lemaodt et Decaisne. Traité général de botanique, 615. Pl.

CYPÈROIDES. C'est le nom qu'on donne dans les officines à la Massette {Typha latifolia h.). Pl.

CYPERL'S. Voy. Souchet.

CYPMELLA, Fries {Syst. mijcol.. H, p. 201) a établi ce genre pour un certain nombre de petits Ghampignons-llyménomycètes, conl'ondus jusqu'alors avec les Pe'zizes. Ces champignons se développent sur les troncs des arbres, sur les tiges mortes de certaines plantes, quelquefois même sur les mousses. Leur réceptacle, membraneux et sessile, a la forme d'une cupule arrondie ou subhémisplicrique, dont le bord interne est garni d'une couronne de poils incolores serrés, souvent fascicules; Vhyménium, vivement coloré, est formé par des hasides claviformes, lisses ou granuleuses, portant quatre stérigmates, à spores ovoïdes, de couleur blanche ou ocracée.

Actuellement on connaît environ une cinquantaine d'espèces de Cyphella dont les principales sont: C galeata Fr., qui se rencontre sur les tiges mortes des genêts, des rosiers, des chardons, etc.; C. digitalis Fr., sur le Plnus piceaL., C. taxi Lév., sur le Taxas baccata L., C. ferruginea Cr., sur l'écorce des saules, C ampla Lév., sur les branches sèches des peupliers, C. Friesii Cr., sur les tiges mortes du Pteris aquilina L., enfin C. muscicola Fr., sur les mousses, notamment sur VAntitrichia curtipendula Brid., V Atrichum undulatum Pal. de Beauv. et diverses espèces du genre Hypnum. Ed. Lefèvre.

cïPBOSE. Courbure de la colonne vertébrale à convexité postérieure {voy. Rachis [Déviations]). D.

CïPRiEA. Voy. Porcelaine.

CYPRÈS. Cupressiis L. § L Botanique. Genre de plantes Dicotylédones gymnospermes appartenant à la famille des Conifères. Les arbres qui constituent ce genre sont caractérisés par leurs rameaux recouverts d'un grand nombre de petites feuilles squamiformes, imbriquées d'ordinaire sur quatre rangs les unes sur les autres. Les fleurs sontunisexuées, monoïques, terminales, et placées d'ordinaire sur des rameaux différents. Les fleurs mâles forment des chatons très-petits, à anthères presque sessiles, mulliloculaires, placées sur un support dilaté en écaille peltée. Les fleurs femelles sont en chatons globuleux.

CYPRIANUS (Les deux). 577

formées de 8 à 10 écailles en bouclier, portant à la base un grand nombre d'ovules nus. Les fruits sont des chatons globuleux, à écailles réunies lorsqu'elles sont vertes, mais qui à la maturité se dessèchent et se séparent de manière à laisser tomber les graines, petites, anguleuses, munies latéralement de deux ailes membraneuses.

L'espèce intéressante de Cyprès est le Cupressus sempervirens L., arbre élevé, dont la forme ordinaire est pyramidale, les rameaux étant dressés contre la tige.

C'est une belle espèce, qui croît naturellement dans les îles de l'Archipel grec, en Orient, et dans certaines localités du midi de la France. Son bois dur, compacte, rougeâtre, aromatique, est presque incorruptible; on en faisait jadis des cercueils et des coffres. Ce qu'on emploie plus particulièrement en médecine, ce sont les cônes ou Noix de Cyprès, qu'il faut cueillir quand ils sont encore verts et charnus ; leur astringence est tiès-marquée. On sait que le Cyprès est fréquemment cultivé soit dans sa propre région, soit dans des parties plus septentrionales de l'Europe. On le trouve surtout dans les cimetières. Une autre forme, à rameaux étalés, a un tout autre aspect, mais des propriétés tout à fait analogues. Pl.

Bibliographie. — Linné. Gênera. Species. — De Candolle. Flore française. — Endlicher. Gênera. — Guibocrt. Drogues simples, 1° édit., II, p. 238. Pl.

g II. Emploi médical. Le cyprès jouait autrefois un assez grand rôle en thérapeutique. On connaissait la résine acre qu'il renferme et qu'on rapprochait déjà de celle du mélèze. On employait le bois, les feuilles, les cônes, contre la toux, le rhumatisme, les affections putrides, les manifestations herpétiques, la diarrhée, les morsures de serpent, les maux de dents, les hernies, le vitiligo, etc.

Aujourd'hui le cyprès est délaissé, sauf dans les localités où il croît. Les parties usitées sont, comme jadis, le bois, les feuilles et les cônes ou noix; mais on donne d'ordinaire la préférence à cette dernière partie, comme astringente, tonique, résolutive, dans la diarrhée atonique, la dysenterie, les hémorrhagies passives, le catarrhe bronchique, les affections des reins, de la vessie, et généralement dans les cas où conviennent les préparations térébenlhiiiées. On lui a attribué également des propriétés antipériodiques (Lanzoni). Enfin, on les a employées en fumigations ou en embrocations contre les hémorrhoïdes, le prolapsus rectal (Muret), et en sachets contre les hernies.

Les noix de cyprès s'administrent à l'intérieur, soit en poudre à la dose de 2 à 4 grammes, soit en infusion (8 grammes pour 1000 d'eau). Un pharmacien de Rayonne, M. Sylva, en a fait la base d'un sirop anlidysentérique. Pour les applications topiques on se sert de la poudre ou d'une forte décoction. D.

CYPRIAKL'S (Les deux).

Cyprianus (Alard). Célèbre chirurgien hollandais, mort à Amsterdam, en 1667. Il habita constamment cette dernière ville, et, s'il fut heureux comme chiruro^ien, il ne le fut pas autant comme lithotomiste, car il fut plusieurs fois poursuivi pour n'avoir pas réussi dans ses opérations. Oekkers {Aile de Wei'ken, 682) rapporte de lui une observation d'hydropisie ovarienne où, après la mort de la malade, on recueillit cinq seaux pleins de liquide; Schultetus {Vermeerdert Wapenhiiis, 981) donne également quelaues observations intéressantes de lui.

DICT ENC. XXIV, 37

578 Liirnin.

Cyprianns (Abraham). Fils du précédent, naquit à Amsterdam. Il étudia l'art de guérir sous la direction de son père, et prit le grade de docteur à Utreclît, le 20 novembre 1680. Il se fixa ensuite à Amsterdam et y acquit en peu de temps une égale réputation comme médecin, chirurgien et litbotomiste. A la mort de Philippe Matthseus le jeune, il fut appelé par les curateurs de l'Université de Franeker à remplir la chaire de médecin, d'anatoraie et de chirurgie (1693). A plusieurs reprises, il refusa une chaire très-lucrative que lui offrait l'Université de Leyde et, en 1695, quitta même Franeker pour passer en Angleterre. Sur l'appel de Millington, il se rendit en effet à Londres, où il acquit plus de renommée que d'argent en pratiquant l'opération de la pierre. Mais après un court séjour dans ce pays il retourna à Amsterdam et continua à tailler la pierre jusqu'à sa mort ; on affirme qu'il a opéré avec succès plus de 1400 personnes. Banga dit de lui qu'il fut un aimable homme et un chirurgien fort entreprenant et heureux. L'époque de sa mort est inconnue.

Dans l'un de ses ouvrages, Epistola..., il raconte l'histoire d'une grossesse tubaire, avec extraction heureuse d'un fœtus mort par la section abdominale ; Haller dit à ce sujet : Libellus egregius. Fœtum tubarium excidisse crédit; ego vero suspicor ventralem fuisse ex nimia magnitudine. Plurima addit egregia ad negotiiim generationis et ad iiniversam chirurgiam pertinentia. Nous connaissons de Cyprianus :

I. Dissert, de carie ossium. Ultrajecti, 1G80, in-4°. — II. Oratio inaug. in chirurgiam encomiastica. Franekerœ, 1693, in-folio. — III. Epistola exhibens liistoriam fœtus humani j)ost 21 tnenses ex uleri tuba, matre salva ac superstite, excisi (lettre adressée à Millington). Lugduni Batav., 1700, in-S»; trad. franc. Amsterdam, 1707, in-8°. — IV. Cijstotomia hypogastrica. Londini, 1724. L. Un.

CYPRIW. Le genre Cyprin {Cyprinus) des anciens auteurs, qui renferme un grand nombre de nos Poissons d'eau douce, a été élevé par Cuvier et Yalenciennes au rang de famille, et est devenu pour ces auteurs la famille des Cyprinoïdes ou des Cyprinides [Cyprinidae), de l'ordre des Malacoptérygiens {voy. le mot Poissons). Cette famille, qui est largement représentée dans l'ancien et dans le nouveau monde, et principalement dans les régions septentrionales, comprend les genres Goujon, Barbeau, Tanche, Cyprin ou Carpe, Bouvière, Brème, Ablette, Rotengle, Gardon, Ide, Chevaine, Vairon, etc. Chez tous les Cyprinides les dents n'existent que sur les os pharyngiens, le bord de la mâchoire supérieure est constitué par les os intermaxillaires, il n'y a qu'une seule nageoire dorsale, les nageoires ventrales sont placées en arrière des pectorales, le corps est revêtu d'écaillés, et la membrane branchiostége est pourvue de trois rayons.

Les genres Goujon, Barbeau, Tanche et Carpe, ayant été l'objet d'articles spéciaux {voy. ces mots), il ne nous reste à parler ici que des derniers groupes des Cyprinides.

Les Bouvières {Rhodeus kg.) ont le corps aplati latéralement, couvert de grandes écailles minces et striées longitudinalement, la bouche dépourvue de barbillons, cinq dents pharyngiennes disposées en un seul rang, de chaque côté. La Bouvière commune {Rhodeus amarus Bloch) n'est guère plus longue que le doigt et ressemble extérieurement à une petite Carpe. Elle se trouve lort communément dans nos rivières, mais les pêcheurs la dédaignent, en raison de sa petite taille et de l'amertume de sa chair. En temps ordinaire les deux sexes sont, dans cette espèce, d'un brun noirâtre, mais, dans la saison des amours, le mâle revêt une livrée splendide ; son dos prend des tons d'acier poli avec

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