‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.24Chapitre 6 sur 56 · ANNÉES · texte numérisé non relu

ANNÉES

Mjiximum , . . ,

Minimum

2ô°3 •17 juillet.

7 janvier.

26 juin.

i" juillet.

23 mars.

3'J"3 10-8 26-2 29°3 13 juin.

2 mars.

12juin.

,13 jui'let.

22 février.

3'°8 12°5 26-1 23»3 26 juillet.

23 décembre.

Moyenne

Différences extrômes

Jours à température jilus élevée.

Jours les plus froids

La plus grande élévation que le thermomètre ait atteint à la Havane d'après

Hernandez Poggio est de 59°,5 (13 juin 1869); la plus faible est arrivée jusqu'à d0",8. Pour bien faire ressortir les oscillations extrêmes de la température, le même auteur a consigne les observations recueillies à la Havane pendant cmq ans.

Malgré la hauteur considérable obtenue par certains points culminants montagneux, surtout dans le département oriental, il est probable que le thermomètre n'y est jamais descendu au-dessous de zéro.

Dans certains hivers on a pu voir, il est vrai, de la gelée blanche ou une abondante rosée sur les sommets de la Sierra-Maestra; mais jamais ils ne se sont couverts du plus léger manteau de neige.

La glace se produit quelquefois siu' les hauteurs; quant à la grêle, on la croyait très-rare à la Havane, et d'après Humboldt elle ne se produirait que tous les quinze ou vingt ans; mais on sait aujourd'hui, d'après les observations directes de M. Andrès Poey, que ce météore s'y produit plus fréquemment puisqu'il se manifeste chaque année depuis 1844 et qu'il s'est répété neuf fois en 1849 et Imit fois en 1855. Le plus grand nombre de cas de grêle s'est présenté dans les mois de mars et d'avril, qui correspondent à la températm-e moyenne de l'année.

Un des points les plus importants à noter dans la température de Cuba, ce sont certainement les variations diurnes souvent considérables du thermomètre.

On a pu observer à la Havane un écart de 18 degrés dans un jour; ces rapides transitions produisent dans l'organisme un bouleversement aussi nuisible que sensible. De Humboldt, comparant le climat de la Havane avec celui de Macao et de Rio-Janeiro, qui sont situés à peu près par la môme latitude, dit avec raison que, malgré la fréquence des vents du nord et du nord-est, il est plus chaud dans la première de ces villes que dans les deux autres. Cette différence tient à ce que les côtes de Cuba sont baignées au nord et à l'ouest par les eaux du Gulf-Stream qui dégage à son passage la chaleur puisée dans des régions plus méridionales.

Pour expliquer la fraîcheur relative de Rio-Janeiro, on peut ajouter une autre raison, c'est que l'hémisphère sud est généralement moins chaud que l'hémisphèi'e boréal.

La saison la plus chaude est aussi l'époque des pluies ; elle se produit au moment où le soleil dans sa marche sur l'écliptique occupe à midi les environs du zénith du lieu.

L'astre du jour entrahie avec lui une longue bande nuageuse qui répand sur les régions qu'elle parcourt les ondes qu'elle contient dans son sein; lorsqu'il redescend vers le sud, les nuages le suivent, chassés qu'ils sont par le souffle puissant de l'alizé du N.-E. Le début et la fin de la période humide sont généralement annoncés à Cuba, comme dans les autres pays intertropicaux par des bouleversements atmosphériques.

D'après les données recueillies par le docteur D. Ambrozio Gonzalez del Valle durant la période quiuquennale de 1865 à 1869, il y eut à la Havane 546 jours de pluie et la quantité d'eau tombée fut évaluée à 6952 millimètres.

Cependant la capitale de l'île n'est certainement pas le point le plus humide de la contrée. Mais les observations font défaut ; il est par conséquent impossible de donner sur ce sujet des renseignements exacts. Pourtant on peut étabhr une comparaison entre la quantité d'eau tombée à la Havane et celle qui arrose les^ contrées les plus voisines.

La Havane 1,390 millimètres.

Saint-Domingue 2,753 —

La Guadeloupe 2,190 —

La Martinique 2,170 —

La Vera-Cruz 1,800 —

La première cité de Cuba occupe ici le dernier rang et de beaucoup. Ou doit s'y attendre a ■priori si l'on considère la situation géographique de cette ville (25'>,9' lat. N.) placée au nord des autres points que je viens de nommer. Plus on approche en effet des points extrêmes des régions intertropicales, moins est longue la saison d'hivernage. Le cloiul rmg (anneau équatorial nuageux) qui suit roscillation annuelle du soleil, ne passe pas tout entier, on le comprend, sur les zones éloignées de l'équateur ; sa partie envahissante diminue à mesure qu'on s'élève en latitude. Cette expKcation est générale et s'applique à toute l'île; mais elle est indépendante des causes de sécheresse ou d'humidité spéciales à chacune des localités.

Quoique les pluies soient périodiques et se présentent pendant une partie déterminée de l'année, il ne s'ensuit pas qu'il ne tombe jamais d'eau dans les autres époques.

La pluie existe aussi dans la saison sèche, mais elle est rare, moins abondante et exempte d'éclairs, tonnerres et autres phénomènes électriques qui accompagnent les tempêtes de l'hivernage.

L'hygrométrie de l'île est très-élevée, surtout dans la saison pluvieuse. Elle se maintient souvent dans les environs de 100 degrés; le minimum est de 66 degrés, la moyenne de 85°, 15. Voici les observations recueillies à l'observatoire

du collège des Jésuites de Belen à la Havane.

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