TROISIÈME SECTION
HERrÉTiDES MALIGNES ( Urticaipe herpétique.
(Tardives, irrégulièresj. ( Épinyctide.
Gomme c'est avec les arthritides que l'on confond généralement les herpétides, nous rapprocherons les caractères propres des unes et des autres pour en faire mieux saisir la différence.
1. Caractères gommons. Comme pour les arthritides, les caractères communs des herpétides se tirent de la cause et des phénomènes objectifs qu'elles présentent.
1" Cause. Pas plus que les arthritides, les herpétides ne sont contagieuses ; mais, tandis que les arthritides sont surtout éveillées par les variations de température, les herpétides se manifestent souvent à l'occasion d'affections morales vives. L'irritation tégumentaire produite par des corps étrangers ou par des parasites peut agir comme cause occasionnelle dans la production des arthritides aussi bien que dans celle des herpétides ; mais, si l'excitation a lieu sur une grande étendue du tégument, elle occasionnera plutôt une herpétide qu'une arthritide : c'est ce qui a lieu pour la gale, qui est si fréquemment suivie d'eczéma et de lichen herpétique. La syphilis agit aussi comme cause provocante des affections dartreuses et plus souvent des dartres arthritiques que des dartres herpétiques, exemples : l'herpès récidivant, le psoriasis lingual, le pityriasis palmaire, qui succèdent au chancre et aux plaques muqueuses.
2» Coloration. La couleur des herpétides est généralement rosée sur les surfaces érythémateuses ; elle n'est jamais foncée, violacée, pourprée, purpurique, noirâtre ou entourée de véritables taches de purpura, de phlébectasie capillaire, comme on l'observe si souvent dans les arthritides.
La coloration des squames est blanche, d'un blanc mat et souvent d'un blanc argentin. Dans les arthritides, elle est d'un blanc grisâtre ; les squames et les folioles sont toujours moins sèches que dans les herpétides.
3" Douleurs ou troubles de la sensibilité cutanée. M. le docteur Rendu, ancien interne de l'hôpital Saint-Louis, a fait d'intéressantes recherches sur les troubles de la sensibilité dans les affections de la peau. A l'article Dermatoses, on pariera en détail de ce remarquable travail. Pour le moment, ^bornons-nous à répéter ce que nous avons déjà dit bien des fois, à savoir que dans les herpétides le prurit est plus franc, plus prononcé, plus rebelle que dans les arthritides. Il est parfois porté à un tel degré que le malade se laboure, se déchire la peau avec les ongles, nuit et jour, et préfère la douleur qui résulte de ces déchirures et plaies plus ou moins profondes à la pénible sensation du prurit. Dans le prurit^o ferox, le prurit est tellement tenace et« tellement intense qu'il peut conduire à l'aliénation mentale et au suicide.
ggg DARTRE.
Le prurit ne revêt pas toujours les mêmes caractères. Parfois, il est comparable à la sensation qui serait produite par une multitude d'insectes en mouvement sur la peau ; d'autres fois, il se traduit par un sentiment de cuisson semblable à celui qui résulterait d'une brûlure très-élendue ; rarement il est remplacé par ces douleurs piquantes, lancinantes, que l'on observe si souvent dans les arthritides.
Le prurit est relativement peu prononcé dans les affections caractérisées par des sécrétions morbides abondantes. Ainsi, le prurit est plus accusé dans les périodes sècbes de l'eczéma que dans ses périodes humides, plus vif dans le pityriasis que dans le psoriasis.
Enfin, le prurit précède souvent le développement des herpétides et persiste parfois après leur disparition.
¥ Siège topographique. Le siège des affections cutanées est d'une trèshaute importance dans le diagnostic des maladies. Poupart avait déjà pressenti
cette vérité.
Assurément, les herpétides peuvent débuter par toutes les régions du corps, et cela est d'autant plus vrai que l'on confond ensemble sous le nom de dartres les scrofulides, les arthritides et les herpétides. Mais cependant il existe pour les unes et les autres des sièges de prédilection : ainsi, tandis que l'on observe les arthritides de préférence sur les parties découvertes, telles que les mains, la face, le cuir chevelu, sur les parties sexuelles, la région anale, on voit souvent les herpétides humides débuter par le pli du bras et les jarrets, les herpétides squameuses par les coudes et les genoux. Chez les enfants à la mamelle, l'eczéma débute le plus souvent par la tête qui est, à cet âge, le rendez-vous de toutes les affections cutanées; mais, si la gourme est dartreuse, comme dit Duchène-Dupai'c, on voit bientôt cet eczéma se propager au cou, au pli des bras, au creux du jarret.
5° Développement des éruptions. La marche des éruptions, étudiée comp.v rativemeut pour les arthritides et les herpétides, offre encore des différences notables. Ainsi, non-seulement les arthritides occupent le plus souvent des surfaces découvertes, mais encore elles restent longtemps limitées et circonscrites, elles se déplacent difficilement ; si elles sont quelquefois étendues à de grandes surfaces, comme on l'observe dans les affections pseudo-exantbématiques, elles disparaissent promptement pour laire place à des affections circonscrites et fixes. Les arthritides irrégulières peuvent offrir rapidement un certain degré de généralisation. Les herpétides, au contraire, sont le plus souvent généralisées dès le début, ou, si elles sont moins étendues, elles se montrent sur plusieurs points à la fois. Lorsqu'elles viennent à disparaître, bientôt elles se reproduisent sur les mêmes régions ou, sur des régions différentes, envahissant chaque fois des surfaces plus considérables.
6" Forme des éruptions. Mieux délimitée, plus nettement arrêtée dans les arthritides que dans les herpétides, les éruptions herpétides, dans les formes humides surtout, offrent généralement des contours irréguliers se confondant insensiblement avec les parties saines de la surface cutanée, tandis que les éruptions arthritiques se composent de groupes plus ou moins isolés,de placards circonscrits à bords réguliers et qui ti'anchent sur les parties environnantes même dans les arthritides irrégulières.
Dans les formes sèches, les éruptions arthritiques se réduisent à quelques plaques minces, isolées, soit que l'on ait affaire au pityriasis ou au psoriasis, tandis
que dans les herpétides les éléments éruptifs plus saillants, plus en relief, disséminés d'abord sous forme de petites saillies arrondies ou de petites plaques isolées, se rapprochent, se réunissent, forment des placards étendus sur le tronc ou enveloppent les membres dans la presque totalité de leur circonférence, et finissent par couvrir tout le corps d'une enveloppe écailleuse. Les arthritides, au contraire, disparaissent par le seul fait de l'évolution de la maladie constitutionnelle pendant la période, c'est-à-dire dès que surviennent les arthropathies fixes et les lésions viscérales. Dans les cas, qui ne sont pas très-rares, où la goutte se complique de psoriasis herpétique, jamais ce dernier n'acquiert les proportions auxquelles il arrive dans l'herpétis non compliqué d'arthritis.
7° Symétrie des herpétides. Quelle que soit la cause de la symétrie, il n'en est pas moins curieux de voir que c'est particulièrement dans l'herpétis qu'on la constate sur le tégument externe. Ainsi, l'eczéma herpétique occupe à la fois les deux parties latérales du cou, la face interne des deux cuisses, les deux joues, le pli du coude de chaque membre, les deux jarrets, etc. C'est là un caractère que nous ne retrouvons que rarement dans les arthritides qui, en général, sont insjmétriques,àmoins qu'une cause locale, comme le frottement des deux cuisses chez les personnes chargées d'embonpoint, l'action de substances irritantes sur les deux mains, l'action de l'eau sur les deux pieds chez les débardeurs ou les blanchisseuses, ne provoquent une symétrie artificielle en faisant éclater l'arthritide simultanément sur des points qui se correspondent.
8» Simplicité des lésions pi-imitives. C'est dans l'herpétis surtout que l'on constate cette simplicité. Dans l'arthritis, on a affaire à des éléments éruptifs multiples ; ces éléments multiples se retrouvent fréquemment aussi dans la syphihs et les éruptions artificielles, mais alors le diagnostic est facile, tandis qu'il ne l'est pas toujours lorsqu'il s'agit de se prononcer sur la nature aiihritique ou herpétique d'une affection.
Les affections que "Willan a prises pour types de ses descriptions appartenaient en effet à l'herpétis ; au contraire, les variétés d'affections cutanées établies d'après les différences dans la forme, le siège, ou d'après d'autres caractères de l'éruption, les maladies composées de M. Devergie, ne font point partie des affections herpétiques ; elles se rencontrent de préférence dans les scrofulides, les arthritides, les phyto-dermites ou les syphilides. Ajoutons toutefois que la simplicité des éléments éruptifs ne s'observe que dans les premières périodes de la dartre, car dans la quatrième période de cette maladie constitutionnelle les éruptions cutanées sont variées et confondues à tel point qu'il est souvent impossible de reconnaître la lésion primitive.
9° Nature des produits morbides. Dans les herpétides humides, aussi bien que dans les herpétides sèches, les produits de formation ou de sécrétion sont essentiellement épithéliaux; ils sont très-abondants, et par ces deux caractères de l'abondance et de la nature épithéliale ils se distinguent des produits arthritiques, qui sont sanguins, purulents et d'une prohfération épidermique peu abondante.
10° Marche. Durée. Terminaisons. Au début, les herpétides sont mobiles, périodiques, et ne deviennent permanentes que dans la quatrième période de la maladie. La durée des herpétides, considérée d'une manière absolue, est plus longue que celle des arthritides, qui disparaissent, comme je l'ai dit, dans la quatrième période de la maladie constitutionnelle. Quelquefois cependant les herpétides disparaissent et ne reparaissent plus ; mais c'est là l'exception et l'on ne peut pas dire que la maladie constitutionnelle est guérie, car dans ces cas, ou
le dartreux meurt d'une maladie accidentelle ou d'une maladie clu'onique qui n'est elle-même qu'une manifestation viscérale de l'herpétis.
H» État de la peau après la guérison des herpétides. Elles ne laissent que de simples maculatures qui disparaissent toujours au bout d'un certain temps ; elles ne détruisent, en général, ni les cheveux, ni les poils. Les arthritides laissent souvent des taches cuivrées ou brunâtres (prurigo, ecthyma, furoncles), ou de véritables cicatrices (acné, hydrosadénite).
12" Curation. Les herpétides réclament le traitement arsenical; lesarthritides le traitement alcalin. Mais est-ce à dire que les préparations arsenicales ne sont jamais indiquées ou utiles dans le traitement des arthritides ? Assurément non. L'arsenic peut rendre de grands services et même guérir promptement, trop promptement, nous le croyons du moins, des arthritides qui avaient été combattues en vain par les préparations alcalines. C'est en vertu de son action pathogénique qu'il agit dans ce cas. Mais il faut se défier de cette guérison qui n'est généralement qu'une guérison momentanée ou obtenue trop chèrement par la rétrocession de l'affection cutanée sur un organe intérieur. 11 est toujours indiqué de commencer par l'emploi des alcalins la cure d'une affection cutanée franchement arthritique. Si l'affection résiste, rien n'empêchera plus tard d'essayer les préparations arsenicales. 11 est bien entendu que l'on doit s'attacher à l'ensemble de tous les caractères et non à un seul qui peut manquer ; il en est de même pour les caractères des arthritides et même des syphilides.
2. Caractères propres aux différentes sections d'herpétides. Comme on vient de le voir par le tableau ci-dessus, j'admets trois sections d'herpétides :
a. Herpétides psendo-exanthématiqnes. Ce groupe ne renferme que deux variétés : la roséole miliaire et l'eczéma rubrum généralisé. Ces deux affections sont vésiculaires ou érythémato-vésiculeuses ; elles répondent assez exactement aux arthritides de môme nom et en présentent, comme on doit le prévoir, quelques-uns des caractères généraux: ainsi, elles se montrent plus spécialement chez les jeunes sujets et dans l'herpétis ; elles apparaissent souvent au printemps; elles ont une marche aiguë, qui s'accompagne de quelques phénomènes fébriles ; enfin, elles se terminent par la résolution dans un espace de temps qui varie de trois à quatre septénaires. Elles en diffèrent par les caractères suivants : au lieu d'avoir une limitation spéciale, un siège d'élection, tels que la face, les poignets, les genoux, etc., caractères si frappants dans les pseudo-exanthèmes de nature arthritique, elles couvrent toute la surface du corps, de capiteadcalcem; ou, si elles sont moins générales, elles épargnent plutôt les points que nous venons de signaler et siègent de préférence sur le tronc, la face interne des membres. Elles n'offrent pas non plus la coloration vineuse et framboisée que nous avons signalée dans les arthritides. Enfin, elles s'accompagnent généralement d'une démangeaison beaucoup plus franche et plus vive que ces dernières, qui présentent plutôt des picotements et des élancements douloureux.
' La roséole herpétique et l'eczéma rubrum généralisé de même nature sont des affections rares; mais, de ce que la roséole miliaire herpétique, telle que je l'ai observée et d'après nature, est une affection rare, il ne s'ensuit pas qu'elle n'existe pas. Hardy a tort de la révoquer en doute, b. Herpétides vulgaires. Le groupe des herpétides vulgaires se compose : 1° D'une affection vésiculeuse (eczéma) ; 2° D'une affection pustuleuse (mélitagre ou impétigo) ; 3" De deux affections squameuses (pityriasis, psoriasis) ;
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4" De deux affections papuleuses (prurigo, liclien).
Ces différentes alfections présentent encore certains points de conliact avec les les arthritides de la section correspondante.
Ainsi, elles se manifestent plus spécialement dans l'âge adulte, font partie de la seconde période de l'herpétis, apparaissent d'une façon plus accentuée aux changements de saison, ont une marche chronique, une certaine ténacité et récidivent avec la plus grande facilité. Enfin, elles ne portent pas une atteinte prol'onde à l'organisme et peuvent guérir sous l'influence d'un ti'aitement général aidé de moyens locaux appropriés.
Mais, à côté de ces ressemblances qui tiennent à l'apparition, à la marche, à la durée et à la terminaison des affections, les herpétides vulgaires présentent des différences notables avec les arthritides correspondantes, différences bien plus importantes, car elles sont fondées principalement sur les caractères généraux des herpétides : nous ne ferons que les résumer ici en peu de mots.
Ainsi, les herpétides épargnent généralement les parties découvertes et pileuses, ou ne les envahissent que consécutivement ; elles occupent plutôt le tronc et la continuité des membres, notamment les coudes et les genoux, les plis des bras et des jarrets, la face interne des membres ; de plus, elles sont symétriques, disséminées sur de grandes surfaces, souvent même généralisées. Les arthritides, au contraire, siègent sur les parties découvertes et pileuses, sur la face externe des membres ; elles sont insymétriques et circonscrites. Les premières sont essentiellement mobiles à la surface de la peau, sur laquelle elles ne tardent pas à s'étendre de plus en plus; les secondes restent fixes et limitées pendant un long espace de temps au même siège. Celles-là reposent sur des surfaces qui ne se vascularisent que faiblement, la rougeur est peu marquée, elles se confondent insensiblement avec les parties saines; les lésions élémentaires sont simples, uniques ; elles présentent dans les formes sèches des squames blanchâtres, nacrées, friables et, dans les formes humides, une abondance considérable de sécrétions liquides dans lesquelles on constate, à l'aide du microscope, une multitude de cellules épithéliales. Celles-ci, au contraire, reposant sur des parties vascularisées, la rougeur est intense, frambroisée et elles tranchent nettement sur la peau, les lésions élémentaires sont le plus souvent multiples ; elles ne se recouvrent, dans les formes sèches, que de squames d'un blanc grisâtre, un peu molles, et dans les formes humides, à part quelques cas exceptionnels, et les cas dans lesquels une surexcitation artificielle vient s'ajouter aux processus morbides, elles ne sont le siège que d'une sécrétion morbide peu abondante. Ajoutons la diversité des causes occasionnelles, l'intensité et la nature du prurit dans les herpétides, la tension, les picotements, les douleurs lancinantes dans les arthritides, et nous aurons plus de signes qu'il n'en faut pour distinguer, dans l'immense majorité des cas, ces deux ordres d'affections cutanées. Il est vrai qu'on a révoqué en doute l'existence de ces signes, d'autres ont dit qu'ils étaient trop subtils pour qu'on pût leur attribuer quelque valeur dans le diagnostic différentiel de l'herpétis et de l'arthritis; mais nous avons dit déjà {voy. Arthritides) ce qu'il fallait penser de toutes ces critiques. Hardy a fini par reconnaître que les caractères par nous assignés aux arthritides et aux herpétides avaient une existence et une valeur réelles, mais qu'ils n'étaient pas assez tranchés pour qu'il fût permis de couper en deux ou trois parties, en y ajoutant les scrofulides bénignes, la classe des dartres et que les modifications signalées par nous de'pendaicnt uniquement du tempérament et de la constitution des sujets atteints, Dicr. ENC. XW. 44
ou mieux encore du terrain scrofuleux ou arthritique. Hardy abuse étrangement, avons-nous dit, de cette hypothèse du terrain dont nous nous étions servi nousmème pour expliquer les aptitudes différentes des sujets à contracter les affections parasitaires. Ici l'on comprend parfaitement le terrain pour la plante parasite, mais il n'en est pas de même pour la maladie de cause interne ; est-ce que le terrain syphilitique modifie les dartres? Il les provoque, mais ne les modifie pas.
c. Ilerpétides malig7îes Cette section comprend : 1" Deux affections érythémateuses : urticaire chronique, épinyctide; 2° Une affection bulbeuse : pemphigus herpétique ; 3° Une affection squameuse : herpétide exfoliatrice.
Les herpétides malignes sont tantôt primitives spontanées, tantôt secondaires consécutives, et résultent de la transformation, dans la période ultime de l'herpétis, des dartres vésiculo-bulbeuses, squameuses, papuleuses, en une seule et même forme, qui est l'herpétide exfoliatrice.
Les caractères communs que présente ce groupe sont : 1» La malignité;
2" La résistance aux agents thérapeutiques ; Z" La durée indéfinie ;
4" L'épuisement et le marasme dans lequel elles jettent le malade qui en est atteint ;
Le onidosis herpétique est beaucoup plus rare et plus rebelle que le cnidosis arthritique. Nous avons rapporté plus haut un exemple de cette terrible affection qui démontrait bien sa nature essentiellement herpétique. Nous avons vu cette herpétidemaligne, caractérisée à son début par l'urticaire (urticariacrassida), se convertir successivement d'abord en un eczéma généralisé à la suite d'une saison à Louesche, et ensuite en une herpétide exfoliatrice qui dure encore .
III. Le mot dartre doit-il être CDnservé dans la science? Pour répondre convenablement à cette question, il faut se demander quel a été le motif de la création du mot dartre, et si les médecins qui s'en sont servis ont atteint le but que s'était proposé le créateur du mot. Or, bien que ce but n'ait pas été nettement déterminé par les auteurs du moyen âge et de la Renaissance, on devine facilement quelle lacune le mot dartre était appelé à combler : ou ce mot ne voulait rien dire, ou il devait s'appliquer, comme nous l'avons dit déjà dans le cours de cet article, à des maladies de la peau qui, bien que différentes de forme et d'aspect extérieur, n'en devaient pas moins être x'éunies par la communauté d'origine ou de nature. En conséquence il indiquait une double voie à parcourir pour les auteurs qui voulaient se consacrer à l'étude spéciale des affections de la peau : d'une part établir le diagnostic des formes cliniques, de l'autre les rapprocher par leur nature. A ce double point de vue du progi^ès de la dermatologie, l'introduction du mot dartre dans la science a-t-elle été utile? Et d'abord, sous le rapport de la forme, en traduisant le mot dartre par le mot herpès des Latins, les auteurs n'ont-ils pas confondu toutes les formes des affections cutanées entre elles, papuleuses, vésiculeuses, [squameuses, pustuleuses et tuberculeuses ? Les différentes espèces de dartres, écailleuse, miliaire, croîileuse, etc., ne confondent-elles pas des affections génériques différentes ? La dartre miliaire de Roussel comprend la période vésiculeuse de l'eczéma et le genre herpès de WiUan, La dartre rongeante comprend des scrofulides pustu-
leuses et des scrofulides tubei^culeuses, ïimpetigo rodens aussi bien que le lapsus. Personne n'adonné plus d'extension à ce groupe des dartres que le docteur Félix Rochard, qui sous cette dénomination réunit non-seulement presque tous les genres de Willan, mais encore toutes nos espèces scrofuleuses, arthritiques et même parasitaires (voy. Traité des maladies de la peau, par Félix Rochard, Paris, 1860).
Le mot dartre a-t-il été utile au diagnostic de la nature, c'est-à-dire au diagnostic des maladies dont la dartre-affection n'est qu'une manifestation sur la peau? Assurément non, puisque les maladies parasitaires, les syphilides, les arthritides, les herpétides, les cancrides, les lymphadénomes cutanés ne sont connus que depuis qu'on ne se sert plus de ce mot. Quels services a donc rendus et peut rendre encore le mot dartre? Absolument aucun. . Le progrès en dermatologie se fait sur deux lignes bien différentes. La première nous montre les différentes étapes qu'a parcourues l'histoire des affections cutanées, sous le rapport de leur évolution et de leur diagnostic différentiel. Willan apparaît ici comme l'auteur qui a le mieux tracé, délimité et classé les affections génériques de la peau. La seconde ligne est celle qui nous fait connaître la nature des affections et qui nous mène au classement des espèces cutanées correspondant au classement des unités pathologiques. Mais comment arriver à la connaissance des espèces?
Dans la doctrine organopatbique, qui ne fait aucune différence entre la maladie et l'affection, la recherche de l'origine ou de la nature n'est autre que la recherche des causes premières, et ne saurait aboutir qu'à la confusion des causes internes avec les causes externes. Nous savons que les auteurs anciens et même les modernes ont fait consister la nature des maladies dans une altération des humeurs, des solides, ou des humeurs et des solides tout à la fois. Quelques-uns des médecins les plus distingués de notre époque sont tombés dans la même erreur doctrinale en plaçant la cause du zona ou de toute autre éruption cutanée dans une lésion des nerfs trophiques ou des centres nerveux.
De toute antiquité on avait observé des dartres chez les arthritiques, mais cet; dartres étaient des maladies dartreuses, et ne pouvaient être confondues soit avec la maladie scrofule ou la maladie arthritis. Cependant il arrivait ceci : que les dartres des scrofuleux et les dartres des arthritiques guérissaient par les anti-scrofuleux et les anti-arthritiques ; alors on se rendait compte de ces guérisons en admettant que, dans ces cas, le vice dartreux subissait une altération ou une modification quelconque de la part du vice scrofuleux ou du vice arthritique, du virus syphilitique ou du virus scorbutique, quand il s'agissait de dartres chez les vénériens ou chez les scorbutiques. Mais les dartres, qu'elles existassent seules ou sur des sujets atteints de syphilis, de scrofule, d'arthritis, de scoi^but, n'en étaient pas moins des dartres, maladies qui présentaient toujours les caractères objectifs, de quelque autre complication qu'elles fussent d'ailleurs accompagnées. Les dartres n'avaient aucune action sur la marche et l'évolution de ces complications. C'est là évidemment la raison qui a porté Alibert à maintenir le lupus parmi les dartres, dans la première édition de son livre sur les maladies de la peau, et plus tard, dans les éditions subséquentes, à en faire un genre dartreux sous le nom d'esthiomène, tout en sachant bien que, dans l'immense majorité des cas, cette dartre est d'origine scrofuleuse ; car l'esthiomène étant une maladie dartreuse se trouvait mieux placé à côté du serpigo qu'à côté de l'écrouelle. C'est pour la même raison que l'un des
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auteurs qui ont le mieux disserté sur les scrofules, et à qui l'on doit la distinction des scrofules cutanées bénignes et des scrofules cutanées malignes, Pieire Lalouette, en 1740, ne parle pas du lupus ou de la dartre rongeante comme d'une manifestation scrofuleuse. C'est encore ce qui fait que Hardy, à son insu peut-être, ne veut pas reconnaître des dartres émanant de la scrofule ou de l'arthritis, parce que les dartres sont pour lui, comme pour les auteurs de l'antiquité , des maladies et non des symptômes-affections : opinion doctrinale encore aujourd'hui presque généralement adoptée, et qui, pour le dire en passant, a singulièrement nui aux progrès de la dermatologie.
Hardy admet Inen nos caractères distinctifs des scrofulides bénignes, des arlhrilides et des herpétides; mais, comme je r<\i déjà dit, il en fait une simple question de terrain. L'un de ses élèves les plus distingués, Maurice Raynaud, répète les paroles du maître dans l'article Diathèse du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques ; « M. Bazin et M. Hardy diffèrent peu d'opinion : Hardy admet bien toutes les modifications indiquées par Bazin, seulement, pour lui c'est une question de terrain. » C'est fort bien sans doute, disons-nous; mais avec cette hypothèse si commode du terrain, on embrouille tout, diagnostic, pronostic et traitement. En citerai-je un exemple? Un jour, à l'hôpital Saint-Louis, mes élèves me conduisent auprès d'une malade que le chef du service traitait comme atteinte d'une syphilide : sans connaître l'opinion démon collègue, je diagnostiquai une scrofulide ; au bout d'un temps assez long, voyant que la syphilide ne guérissait pas par le traitement mercuriel, le collègue en question se décida à employer un traitement anti-scrofuleux : 1er, huile de foie de morue, vin de gentiane, remplacèrent le traitement mercuriel ; la malade ne tarda pas à guérir. Un simple praticien eût cru tout simplement à une erreur de diagnostic ; mais le chef du service ne changea pas d'opinion pour si peu : ce n'était pour lui qu'une question de terrain ; la syphilide était plantée sur un terrain scrofuleux, le terrain a été modifié, et la syphilide n'ayant plus sa raison d'être devait disparaîtie spontanément.
Toutes choses égales d'ailleurs, je préfère les idées théoriques des anciens à celles de Hardy ; en voici la raison : pour les dartres qui accompagnent la scrofule, l'arthritis, la syphilis, le scorbut, les anciens auteurs conseillaient de négliger la dartre et de s'en tenir aux indications fournies par les maladies coexistantes, puis d'instituer un traitement en harmonie avec le virus qui venait s'ajouter au virus darlreux, et, s'ils se trompaient quelquefois, il arrivait que, dans le plus grand nombre des cas, leur manière d'agir se trouvait justifiée par le succès; tandis que dans l'opinion de Hardy la maladie qui complique la dartre ne commande que des moyens secondaires, l'indication principale étant toujours fournie par la dartre, et, bien qu'ici nous nous trouvions, selon le même auteur, en présence de deux diathèses différentes, la diathèse eczémateuse et la diathèse psoriasique , c'est toujours le même médicament, l'arsenic, qui prime toutes les médications. Or, nous pensons que l'arsenic indistinctement administré contre nos trois maladies constitutionnelles, scrofule, arthritis et herpétis, peut amener bien des mécomptes, et entraîner des dangers sérieux pour les malades, soit dans le présent, soit dans l'avenir.
Ces critiques des opinions proposées par notre éminent confrère le professeur Hardy s'appliquent également à celles du docteur Guibout qui confond ensemble, à^l'exeraple de Hardy, les scrofulides bénignes, les arthritides et les herpétides.
La doctrine que nous avons adoptée n'envisag ; pas de la même façon les rap-
ports des affections de la peau avec celles des autres systèmes. Nous admettons, comme uu fait indéniable, que la maladie se compose d'un certain nombre de symptômes-affections liés entre eux, se succédant dans un ordre déterminé, et portant chacun l'empreinte ou la trace de l'origine commune. La maladie qui déteint sur le symptôme, telle est la source des caractères objectifs par la connaissance desquels nous pouvons remonter au principe du mal. Or, cette connaissance était absolument étrangère à la science ancienne. Poupart a bien parlé du siège topographique des dartres comme d'un signe propre à en révéler la nature ; mais il en exagère la valeur, et l'exemple qu'il donne prouve au contraire que ce signe peut induire en erreur. Si la dartre a son siège sur les organf s sexuels, les fesses, etc., on jugera, dit-il, qu'elle est due le plus souvent au vice vénérien. Cette proposition, évidemment trop absolue, nous remet en mémoiie un certain abbé que beaucoup de nos élèves ont pu voir, dans mon service à l'hôpital Saint-Louis; il était atteint d'un pemphigus cachecli(iuc qu'un professeur de la Faculté de médecine de Paris avait pris pour une syphilide, parce qu'il avait débuté par le pénis. Qui n'a pas vu des médecins étrangers aux connaissances dermatologi({ues prendre pour des pustules ou pour des tubercules syphilitiques les grosses papulo-pustules de la verge on du gland d'origine acariennc. Toutes ces erreurs ne font pas que la considéialion du siège des affections ne soit un signe d'une haute importance pour arriver à la connaissance de la maladie ; elles démontrent seulement qu'il ne faut pas s'arrêter à un seul caractère, mais qu'il importe de les réunir tous pour établir sûrement son diagnostic.
Maintenant, veut-on savoir comment, en l'absence des caractères objectifs, les anciens reconnaissaient leurs dartres idiopalhiques qui correspondent, en théoiie du moins, aux dartres essentielles de Gaillcton. Pour établir leur diagnostic, ils invoquaient l'hérédité, les commémoratifs, l'absence d'un autre virus, et s'appuyaient surtout sur un caractère qui, aujourd'hui encore, ne manque pas d'importance dans le diagnostic de nos herpétides, je veux parler de la marche lente de l'affection et de son extension graduelle : idiopathicus igitur erit herpès qui paulatim emergit, qui temporis lapsu cnpit incrementum, et qui, ut Hippocratis verbis utar, longo tempore ad ultimum incremenli sui graduni pervertit. (De Roussel, op. citât., p. 70.)
La connaissance des caractères objectifs à l'aide desquels on remonte au principe du mal ne peut s'acquérir que par une longue pratique, par une analyse minutieuse, approfondie de tous les symptômes que présente l'affection cutanée. Prenons les syphilides par exemple : au temps de Roussel, on jugeait de la nature des dartres vénériennes par les antécédents et les affections concomitantes. Roussel affirme que les dartres vénériennes ne se distinguent des autres dartres par aucun caractère objectif. Aujourd'hui même combien ne remarque-t-on pas de différence entre les élèves de Saint-Louis et ceux de l'hôpital du Midi, quand il s'agit de décider si une éruption à la peau est ou n'est pas syphilitique ! Les premiers attachent bien plus d'importance aux caractères objectifs, qui les trompent rarement; les seconds, aux coinmémoratits, qui bien souvent font défaut ou les induisent en erreur. Eh bien ! il en est absolument de même pour les maladies artificielles, parasitaires, pour la scrofule, l'arthritis, l'herpétis.
Les deux procédés à l'aide desquels s'effectuent les progrès de la dermatologie se prêtent un mutuel appui : Willan, en perfectionnant l'étude des affections génériques, qui repose sur la considération du siège anatomique et du
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mode pathogénique ou processus morbide, a puissamment contribué au progrès de la science des affections spéciales, dont l'objet est de faire connaître les modifications que telle ou telle maladie imprime à l'affection générique. Il n'en pouvait être autrement : la connaissance des genres mène à la connaissance des espèces. Combien de fois n'a-t-on pas dit que Biett, en appliquant la classification de Willan à l'étude des dermatoses syphilitiques, avait contribué plus que personne à les faire reconnaître? N'en a-t-il pas été de même pour Rayer, qui a appliqué la classification willanique à l'étude des dermatoses artificielles? Nous croyons aussi avoir rendu quelques services à la dermatologie en appliquant nous-même la classification deWillan à l'étude des dermatoses parasitaires scrofuleuses, arthritiques et herpétiques.
Que peut-on conclure de tout cela? Que le mot dartre est inutile et ne peut que nuire aux progrès de la pathologie cutanée. Les auteurs qui s'occupent aujourd'hui de dermatologie, à quelques rares exceptions près, ne parlent pas des dartres. Devergie rejette le mot, qui, suivant lui, inspire de la répugnance et jette l'effroi dans les familles. Il ajoute, en parlant de nous : c. Il est vrai que vous l'avez remplacé par un mot fort gracieux, l'Aer^eïiWe.)) Mais sans tenir compte des accusations que notre ancien collègue de l'hôpital Saint-Louis formule contre le mot dartre, ni de ses compliments un peu moqueurs à notre endroit, nous disons simplement que nous proposons de rayer le mot dartre du vocabulaire dermatologique, parce que c'est vm mot qui s'applique à tout et ne s'applique à rien. Bazis.
Bibliographie. — Le mot dartre ne paraît qu'à la Renaissance. Jusqu'à cette époque et même beaucoup plus lard, les affections qui devaient être comprises sous le titre général de dartres ont été décrites sous des noms divers, et plus particulièrement sous ceux d'herpetes et de lichenes par Galien, Cœlius Âurelianus, Aetius, Alexandre de Tralles, Fernel, Gordon, Pierre Forest, Sennert, Ilafenreffer, de Roussel, Lorry, etc. — Ambroise Paré. Œuvres complètes, 12° édit., 1654. Des dartres ou scissures serpigineuses,Tp. i6b. — Thierry de Herî. Méthode curative de la maladie vénérienne, 15G9. — Meucuruli {].). De morbis cutaneis. Venetiis, 1572, in-4°. — Tuhner (D.). Treatise on the Diseuses Incident to the Skin. London, 1714. — Sauvages (F.-B.). Noso/ogia niethodica, etc. 1740. — De Rodssel. Dissertatio de variis herpetum speciebus, 1779. — Plenck. Doctrina de morbis cutaneis. Vindobonîe, 1776. — Lorry. Tractatus de morbis cutaneis. Parisiis, 1777. — Poupart. Traité des dartres, in-12. Paris, 1762. — Willan. Description and Treatment of Cutaneous Diseuses. London, 1798. — Baghelet ce LiisDRY. Dissertation inaugurale sur la dartre rongeante ou pliagédénique, in-8°. Paris, 1803. — Baddel (J.-B.). Essai sur le virus herpétique ou durtreux. Paris, 1803. — PociET Di'PAEc (J.). Dissertation sur les dartres, m-¥. Paris, 1805. — Dartigad (A.). Essai sur les dartres. Paris, 1808. — Baieman. Practical Synopsis of Cutaneous Diseuses. London, 1813. — Alibert. Précis théorique et pratique sur les maladies de la peau, 2 vol. in-8°, 1"= édit., 1810; 2» cdit., 1822. — Article Dartre du Dictionnaire en 60 vol., 1814. — Monographie des dermatoses, 1832. — Biett. In Cazetiave et Schedel, Abrégé pratique des maladies de la peau. Paris, 1828. — Hardy (A.). Leçons sur les maladies durtreuses professées à l'hôpital À'MoMÏs, rédigées et publiées par Moysant. Paris, 1858; nouv. éd., 1868.— Rédigées par Pihan Dufeillay, 1862. — Article Dartre du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, 1872. — Bazin. Leçons sur les affections cutanées de nature arthritique et dar- Ireuse, rédigées et publiées par L. Sergent. Paris, 1860. — Rédigées et publiées par J. Besnier, 2« éd., 1868.— Piroux. Ann. de la Soc. d'hydrologie médicale. Séance du 12 mars 1866, t. XII, et Vtiion médicale, 1866, t. XXX. — Gébin-Roze. La dartre et l'arthritis, Thèse de doctorat. Paris, 1861. — Gailleton. Traité élémentaire des maladies de la peau, 1874.
DARM'ALL (John). Médecin anglais distingué, reçu docteur à Edimbourg
en 1821, mort le 10 août 1835, des suites d'une piqûre anatomique. 11 n'était
pas encore âgé de quarante ans et venait d'être nommé, en 1831, médecin à
rhôpital général de Birmingham, où il exerçait la médecine avec les plus légi-
times succès depuis une dizaine d'années. Sou biographe, J.Conolly, parle delui en fort bons termes et loue ses connaissances étendues, sa profonde érudition, jointes à une habileté professionnelle remarquable. Il fut également très-brillant comme professeur, dans ses leçons à l'Hôpital général.
Au moment de sa mort, il rédigeait une histoire de la médecine. Outre des articles intéressants sur les maladies des artisans et sur les diverses variétés d'hydropisie, qu'il publia dans le Cyclopœdia of Practical Medicine, Darwall a laissé :
I. Diss. inaug. de morbis arlipcum. Edinburgi, 1821, gr. in-8°. — II. Report of Diseases of Birmingham... In Edinb. Med. a. Surg. Journ., t. XVIII-XXIV, 1822-25. — IH. Case of hcemorrhœa petechialis, successfulhj Treated by Purgatives. Ibid., t. XXllI, p. 53, 1825. — IV. Cases ofNeuralgia. In Lotid. Med. a. Phys. Journ., t. LVII, p. 478, 1827. — Y. Plain Instruction for the Management of Infants... To which is added an Essay on Spinal and Cérébral Irritation. London, 1830, in-12. — VI. Il publia Beck. Médical Jurisprudence (London, 1829, in-S") et fut l'un des rédacteurs du London Médical Reposilory and Review.