L. Un
Daniel (Christian-Friedrich). Fils du précédent, né à Halle, le 30 novembre 1753, mort dans cette ville, le 28 septembre 1798. Reçu doctem* en médecine à l'Université de sa ville natale en 1777, il y exerça la médecine jusqu'à sa mort. On a de lui :
I. Versuch einer Théorie der wichtigsten Belrachtunge.n aus der Naliu'lchre, die man zum Theil durch fixe Luft oder fetle Saura zu erklâren bemûkt war. Halle, 1777, in-S". — II. Inslitutionum medicinœ publicœ edendarum adumbrafio, cum specimine de vulnrrum lethalitale. Lipsiœ, 1778, in-4°. — III. Comment, de infanlum nuper natorum umbUico et jjulmonibus. Halaî, 1798, iii-S". — IV. Sijstema œgriludinum,conditam per nosologinm speialem ef symptomatologiam œliologiœ superslructas, t. I. Lipsiœ, 1781, in-8'; t. II, Hâte, 1782, in-8°. Trad. allem. Leipz. u. \Yeissenf., 1794, in-S" (nosologie systématique bien inférieure à celle de Sauvages, dont elle n'est qu'une imitation défectueuse.). — V. Rudimentorum dialecticœ medicœ spécimen: rudimenla dialecticœ iatrices. Lips., 1781, in-S". — VI. Entumrf einer Bibliot. der Sfaatsarznnjkunde und medicinischen Polizey, von ihrem Au fange bis aufdas Jahr ilSi. Weissenfels u . Leipzig, 178i, in-8° (un des premiers essais bibliographiques connus). — VII. Analecta metaphysices. Rudimenla vis assimilationis et nosodynatnices. Lipsiae, 1788, in-8°. — VIII. A publié une excellente édition de la Nosologia methodica... de F. Boiss. de Sauvages. Lipsiœ, 1770-1797, 5 vol. in-8°. L. Ih.
Daniel (Evan). Cl)irurgien anglais, exerçait à Londres dans la première moitié du dix-neuvième siècle. On connaît de lui :
I. Observations on Idiopalhic Phlegmonons Erysipelas, ivith Cases. In London Med. Reposilory, t. XXIX, p. 28, 1828. — II. On the Efficacity of Acétate of Lead in Cases of Salivation. Ibid., p. 508. — III. Blessings of Females practising Midwifery. In tlie Lancef, t. XII, p. 404, 1827. L. Hn.
DAiviEL DE saixt-a:\TH01XE (J.-Hippolyte). Né à Versailles en 1806, étudia l'art de guérir à Paris, sous Dupuytren et Breschet, et y prit le grade de docteur en 1831. Il concourut en 1835 sans succès pour l'agrégation de médecine, et fit à l'École pratique, durant plusieurs années, des cours d'anatomie générale, de physiologie et de maladies des yeux. Il est l'auteur de la découverte d'un instrument pour l'opération de la fistule lacrymale en un seul temps. Malgré d'excellents débuts, Daniel, tout en continuant à habiter Paris, renonça à l'exercice de la médecine vers 1840. Sur sa thèse inaugurale, il se qualifie membre correspondant de la Société de médecine du département de l'Eure, de la Société académique des sciences, lettres et arts de l'Aisiie, de la Société d'émulation de Cambrai, etc. Nous connaissons de lui :
I. Thèse pour le concours Moreau de la Sarthe, soutenue devant l'Académie royale de médecine sur ce Ue question : « Quelles sont les méthodes utiles, quelles sont les vérités d'application que la médecine a puisées dans les nombreuses excursions qu'elle a tentées sur le domaine des autres sciences ? etc. Paris, 1829, in-8''. — II. Propositions de médecine et de chirurgie. Tlièse de Paris, 1831, n° 121. — III. Résumé des croyances religieuses de la plupart des peuples du monde. Paris, in-18. — IV. Discours prononcé sur la tombe de M. Désormeaux, professeur d' accouchements, au nom des élèves de la Faculté. Paris, in-4°. — V. De la cataracte. Est-il possible de la guérir sans l'opération chirurgicale? Paris, 1834, in-8''. — VI. Quels sont les rapports qui existent entre le typhus et les affections typhoïdes. Thèse agr. méd. Paris, 1855, in-4°. — VII. Notice sur Ambroise Paré. Paris, in-8''. — VIII. Leçons sur les maladies de l'œil, par Sam. Cooper. Trad. de l'anglais par Daniel de Saint-.^nthoine. L. Hm.
DA\iEL.lLi (John-Frederic). Célèbre physicien et météorologiste anglais, naquit à Londres le 12 mars 1790. De bonne heure il montra]un amour profond
DANIELL. '^OD
pour l'étude des sciences naturelles et s'y livra avec ardeur; s'il faut en croire Gallisen, il aurait étudié la médecine et se serait fait recevoir chirurgien. Quoi qu'il en soit, nous le trouvons en 1814 fellow de la Roijal Society de Londres ; en 1831, du jour de la fondation du King's Collège, professeur de chimie à cet établissement; en 1859, secrétaire de la Royal Society. Daniell faisait en outre des leçons de chimie à VEast India Company s Military Seminary, à Addiscombe, et était examinateur de chimie de London University. 11 mourut subitement à Londres, le 13 mars 1845.
De bonne heure, Daniell s'était fait connaître par des publications sur la météorologie; c'est en 1820 qu'il inventa l'excellent hygromètre qui porte son nom ; en 1825 il publia, sous le titre de Meteorological Essaya, le premier ouvrage réellement scientifique sur la météorologie, dont il cherchait à expliquer les principes généraux par les lois connues qui régissent la température et la constitution des gaz et des vapeurs ; c'est encore dans cet ouvrage qu'il donna avec une rare précision les règles de construction de plusieurs instruments importants et qu'il établit les bases de la vraie observation météorologique en donnant des exemples de la méthode d'enregistrement suivie par lui. En 1850, il construisit un baromètre à eau destiné à rendre plus apparentes les variations diurnes et horaires de la pression atmosphérique, variations qu'il explique par une théorie toute nouvelle. Enfin c'est à Daniell qu'on doit l'invention de la première et de la meilleurepi7e à courant constant, et on peut ajouter qu'il observa le premier les phénomènes sur lesquels se fonda plus tard la galvanoplastie ; mais il n'en tira pas toutes les conséquences qu'ils comportaient. Entre autres récompenses, il obtint la médaille Copley, décernée par la Royal Society, la plus haute récompense que cette savante compagnie puisse délivrer.
Les publications de Daniell sont surtout afférentes à la météorologie, à la chimie et à la physique ; voici la liste des principales d'entre elles :
1. Meteorological Essays. London, 1823; 3d Edit. Ibid., 1845. —II. Introduction to the Study of Chemical Philosophy, etc. London, 1839 ; 2d Edit. Ibid., 1843. — III. Meteorological Journal. In Quart. Journ. of Science, t. YI, IX, X, XI, 1819-21. — IV. On a New Hygrometer. Ibid., t. VIII, p. 298, 1820. — V. Experimcnts to ascerlain the Effects of the Great Eclipse in September iS'IO. On the Gaseous and Aqueom Atmosphères. Ibid., t. X, p. 123, 1821. — VL Comparât. Remarks on the Weather and Seasons of the Years 1819, 1820 and 1821. Ibid., t. XII, p. 111, 1822. — VII. On the Correction to be applied in Barometrical Mensuration for the Effects of Atmospheric Vapours by Means oflhe Uyqrometer. Ibid., t. XIII, p. 76, 1822. — VIII. Essay on Climate. In Horticult. Trans., 182i,' p. 1. — IX. Obs. a. Experim. on Evaporalion. In Quart. Journ. of Se, t. XVII, p. 46, 1825. — X. On the Horary Oscillât, of Barometer. Ibid., t. XVII, p. 189. — XI. Observ. on the Radiation of Beat in the Atmosphère. Ibid., p. 503. — XII. On the Oscillât, of the Barometer. Ibid., t. XXI, p. 82, 1826. — XIII. On the Barometer. Ibid., p. 230,289. — XIY. On the Water Barometer erected in the Hall of the Royal Society. In Philos. Transact., 1832. — XV. On some Phenomena attending the Process of Solution. In Quart. Journ. of Se, l. I, p. 24, 1816. —
XVI. On the Mechanical Struct. of Iron developed by Solution. Ibid., t. II, p. 278, 1817. —
XVII. On a New Species of Resin from India. Ibid., t. III, p. 113, 1817. — XVIII. Observ. on Theory ofSpherical Atoms. Ibid., t. lY, p. 30, 1818. — XIX. On the Strata of a Remarkable Chalk. Ibid., p. 227. — XX. On the Format, a. Decomp. of Sugar. Ibid., t. VI, p. 32, 1819. — XXI. On the Acide formed in the Slow Combustion of Ether. Ibid., p. 319. — XXII. Description of a New Pyrometer. Ibid., t. XI, p. 309, 1821. — XXHI. Inquiry,with Experimcnts, into the Nature of the Products of the Slow Combustion of Ether. Ibid., t. XII, p. 6i, 1822. — XXIV. On Certain Phenomena resulting from the Action of Mercury on Différent Metals. In Royal Instilute-Journal, t. I, p. 1, 1830— XXV. On the Rdat. between the Poly hedrala. Spheroidal Théories of Chryst., etc., Ibid., t. II, p. 30, 1831. - XXVI. On a New Regist. Pyrometer; etc. In Philos. Trans., 1850, 1831. — XXVII. On Vollaic Combinations. Ibid., 1836-42. — XXVIII.' On the Electrolysis ofSecundary Compounds. Ibid., 1839, p. 97; 1840, p. 209 ; 1844, p. 1. — XXIX. On the Sponlaneous Evolution of Suphurefted