DA>Z
membre de l'Académie de médecine, section d'accouchements (1850), professeur ;*grégé à la Faculté, chirurgien de l'hospice de la Maternité, etc. ; ce digne représentant de notre profession est mort le 19 février 1871, victime d'une angine de poitrine à l'âge de soixante-sept ans et quelques mois. Dès l'année 1839, il s'était consacré entièrement à la pratique dos accouchements, pour laquelle il avait une prédilection marquée. Excellent clinicien, gendre de Boyer, fdleul d'Antoine Dubois, une lùche clientèle est venue le trouver, en même temps que ses leçons d'obstétrique faites à la Maternité ont été suivies d'un grand nombre d'élèves. La photographie morale de Danyau a été donnée dans le journal VUnion médicale. Dans son testament, il avait demandé, par modestie, qu'aucun discours ne fût prononcé sur sa tombe, « si bien, dit Amédée Latour, que je crains d'offenser sa mémoire en disant tout ce qu'il y avait en lui de doux, de charmant, d'attirant. Aussi était-il aimé et estimé, comme il méritait de l'être! Droiture de caractère, sûreté de l'elations, fidélité à ses amitiés, répugnance contre toute intrigue, esclavage du devoir, Danyau avait réunies toutes les qualités qui font honorer et respecter l'homme public comme l'homme privé ». Très amateur de livres, fin connaisseur en cette matière, il a laissé, particulièrement sur l'obstétrique, une riche bibliothèque qui a été disséminée après sa mort. Danyau a été un membre très-actif et très-écouté ii l'Académie de médecine, qui lui confia plusieurs rapports sur des mémoires envoyés à la savante compagnie : sur le seigle ergoté, sur la maternité au point de vue de la statistique mortuaire, sur les fœtus morts et sur les enfants nouveau-nés, au point de vue médico-légal. (Voir: Bullet. de VAcad. de méd., t. XIX (1853-1854), p. 39,44, 48,50; t. XXI (1855-1856), p. 465; t. XXX (1861-1865), p. 1109.) De plus, Danyau a laissé les publications suivantes :
l. Essai sur la mélrite gangreneuse... Thèse de la Faculté de Paris, 28 août 1829, in-4''. — II. Des abcès de la marge de l'anus. Thèse de concours pour l'ay^réfration. Paris, 1852, in-4°. — m. Des principaux vices de conformation du bassin et spécialement du rétrécissement oblique. Trad. de l'allem. et augmenté de notes par A. C. Danyau. Paris, 1840, in-8°, 16 pi. — IV. Observations sur un cas de dijstocie produite par cloisonnement transversal du vagin compliqué de prolapsus. In Arch. gén. de méd., 5" série, t. X, 1^41, p. 03. — V. 5m/- un mode d'application du foi-ceps dans la présentation de la face. In Arch. gén. de méd., 4" série, t. XXII, 1850, p. 485. — VI. Extirpation d'une tumeur fibreuse développée dans la lèvre postérieure du col de l'utérus, qui mettait obstacle à l'accouchement. In Arch. gén. de med., 4" série, t. XXVI, 1851, p. 108. — S\\. Discours sur la tombe de Cazeaux. In Bull, de l'Acad. de méd., t. \XVII, 1801-1862, p. 742. A. C.
DA1KZ (Georg-Ferdinand). Médecin allemand, que les uns font naître à
Dachsenhausen, près de Darmstadt, le 26 octobre 1761, d'autres vers 1768 à
Gedern. Il étudia la médecine à Giessen, s'y fit recevoir docteur, puis devint
successivement prosecteur d'anatomie et professeur extraordinaire de médecine
à l'université de cette ville (1791). « Il mourut le 1" mars 1795 d'une apoplexie
qui le frappa dans la convalescence d'une fièvre nervoso-pituiteuse. » Quoique
tout jeune encore, Danz avait déjà acquis la réputation d'un homme fort instruit
et d'un très-bon praticien. Il s'est surtout occupé d'accouchements. On connaît
de lui :
I. Diss. Brevis forcipum historia. Giessas, 1790, in-4''. — II. Versuch einer allgemeinen. Geschichte des lieichhustens. Marburg, 1791, in-8°.— III. Pnujr. de arte obstetricia jEgyptiorum. Giessœ, 1791, in-4». — IV. Grundriss dcr Zergliedertinçskuude des ungebornen Kindes inden verschiedenen Zeilen der Schwangerschaft., Bd I. Frankf. u. Leipzig, 1792lid II. Giessen, 1793, in-8°. — V. Semiotik oder Handbuch der allgemeinen ZeichenlcUre. Leipzig, 1795, in-8°. — VI. Articles dans Stark's Archiv. fiir Geburtshûlfe et Baldinger-; neues Magazin. j^^ {jy
650 DAPHNÂCÉES.
DAi\iZMAi>fiv (Hekrik-Yilheui). Né à Kiel, le 5 septembre 1759, fils d'un légiste distingué, fit ses premières études à Lubeck, puis alla ensuite, en 1774, étudier la médecine à Copenhague. Entré dans le corps de santé, il fut nommé en 1778 chirurgien de compagnie, puis premier chirurgien dans la marine. Danzmann fit en cette qualité plusieurs voyages lointains, visita les Indes orientales et revint compléter ses études à Copenhague et à Kiel, oiî il fut reçu docteur en 1755. 11 alla ensuite se fixer à Lubeck, où il se livra à la pratique de son art. L'époque de sa mort nous est inconnue.
Nous citerons de lui :
I. Hciluiujsgeschichte eines Verwimcîeten. Copenhague, 1778, in-S". — II. Dissertatio mauguralis de epideiiiicis vtorbis in expeditionibus navalibus observatis. Kiel, 1785, in-4°. — m. Aussc/meidung einer krebshaften Geschwulst aus der Substamder Zunge In. Loder's Journ. fur Chirurgie, t. II, 1798, p. 14 à 18. — IV. Empfehlung einer schnellheilenden Krâtzsalbe. In Horn's Archiv fur viedic. Erfahr., t. I,181o, p. 99 à 102, avec remarques de Ern. Horn, p. 103 à 115. — V. Annalen des Travemûnder Seebades vomjahre 1817. Lubeck, 1818, in-S". A. D.
IIAOUD El. A]\ITAKY (David d'Antioche). Né dans cette ville, habita le Caire, et mourut à la Jlekke en 1596 de notre ère suivant Hadji Khalfa. Depuis plusieurs siècles, la médecine arabe n'avait pas eu de i^eprésentant aussi éminent, et elle n'en compta plus après lui.
Parmi ses ouvrages se place en première ligne le Tedkira, mémorial oii il se proposait d'embrasser toute la médecine. Des quatre livres dont il se compose, les troisième et quatrième sont à signaler. Le troisième est un Dictionnaire (les médicaments simples et composés, qui ne contient pas moins de 1 71 2 articles. C'est peut-être après Eben Beithar ce que les Arabes nous ont laissé de mieux sur la matière. C'est un résumé substantiel des écrits de ses devanciers, auxquels il ajoute queljuefois. Ainsi nous voyons apparaître le Boun , vulgairement connu, dit-il, sous le nom de Cahona (le café), la résine elémi, etc.
La quatrième partie traite de diverses questions et scien(;es ayant des rapports avec la médecine, de la pathologie et de la thérapeutique, le tout par ordre alphabétique. Elle n'est pas achevée. Nous signalerons un article curieux, qui peut-être apparaît pour la première fois sous ce titre de Géographie médicale. On a fait depuis un supplément au Tedkira. Cet ouvrage est assez commun, particulièrement en Algérie. La Bibliothèque nationale possède, sous le n° 1040 du supplément arabe, un traité de Daoud sur les Bains. Daoud composa d'autres écrits, parmi lesquels nous citerons un Traité des maladies des yeux, un Traité des causes et du traitement des maladies, un Traité d'anatomie, un commentaire de Moudjiz el Canoiin d'Ebn Ennefîs, des observations médicales.