L. Leclerc
DAOïiRiE. Contrée de l'Asie centrale, dans la Mandchourie, limitée au nord par le fleuve Amour, et appartenant par la partie ouest à la Sibérie, et par la partie est à la Tartarie. Voy. Chinois (Empire), Sibérie et Tartarie. D.
©APOXACÉES (LiiSDL., Introd., éd. 2, 194.) Nom donné à la famille des Thymélacées ou Thyméléacéés. Endlicher (Ge?i,, 329; Ord., 109) lui donne le nom de Daphnoïdées qui est de Ventenat. En fait de genres intéressants au point de vue médical, ce groupe renferme les Daphne, Dais, Dirca, Passerina,. Pimelea, Gnidia, Wikstrœmia, Lagetta et Schœnobiblus. H. Bn.
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«APHXiELEOlX. Nom donné à Thuile de Laurier [laurus nohilis L.).
Pl.
DAPHIVÉ (L.). § I. Botanique. Genre de plantes qui a donné son nom à une tribu des Thymélées, et dont les caractères sont les suivants. Les fleurs sont ordinairement hermaphrodites, tétramères et apétales. Leur périanthe, vert ou pétaloïde, a la forme d'un tube ou d'un entonnoir, et son limbe est formé de quatre foUoIes, disposées dans le bouton en prédoraison imbriquée-alternative. Gomme dans les vraies Daphnées, la gorge est dépourvue d'écaillés, et l'androcée est formé de huit étamines, sessiles ou à peu près, dont quatre, superposées aux sépales, sont plus élevées. Le gynécée est entouré d'un disque généralement très-court, et l'ovaire est surmonté d'un style presque apical, à sommet dilaté, sphérique ou ovoïde, chargé de papilles stigmatiques. Dans les Edgeworthia, qu'on a distingués génériquement, il est plus long et claviforme dans sa portion stigmatifère. Le fruit est une baie nue, à péricarpe quelquefois mince ; il contient une graine à albumen nul ou peu épais. Les Daphne sont des arbustes des régions tempérées de l'Europe, de l'Asie ou de l'Afrique, à feuilles alternes ou rarement opposées, le plus ordinairement persistantes. Leurs fleurs sont quelquefois axillaires et sessiles, le plus souvent dans l'aisselle des fleurs supérieures ou des bractées qui en tiennent lieu, de sorte que leur ensemble forme une sorte de capitule. Ce sont des plantes essentiellement irritantes, acres, vésicantes même, dont les principales espèces employées en médecine sont les suivantes.
Le Garou est lapins employée comme irritante, vésicante même, des espèces de ce genre. G'est le Daphne Gnidium L. {Spec, 511), espèce méridionale, à petites Heurs blanches, odorantes, pédicellées et disposées au sommet des rameaux en une sorte de grappe ramifiée, parfois ombelliforme. Les petits axes qui supportent les fleurs sont chargés d'un tomentum blanc. Le calice est soyeux ; son tube est plus long que le limbe, dont les quatre divisions sont ovales et imbriquées. Le fruit est ovoïde, d'un rouge plus ou moins orangé à la maturité. Haut d'un demi-mètre à un mètre, cet arbuste grêle, dressé, rameux, a les branches dressées et feuillées. Les feuilles sont alternes, nombreuses, imbriquées, dressées, recouvrant les rameaux dans toute leur longueur, linéaireslancéolées, étroites et rigides, acuminées, cuspidées, glabres, d'un vert plus ou moins sombre, noircissant par la dessiccation, quelque peu cassantes et coriaces. Cette plante méditerranéenne se trouve en France depuis la frontière espagnole jusqu'à la frontière italienne ; elle se rencontre au sud des bords de l'Océan, dans la Gironde, très-abondante notamment à Royan et à la Pointe-de-Grave ; on la signale aussi à Saint-Nicolas près de Sard. Ses noms vulgaires sont nombreux : Garouette, Sain-bois, Trintanelle, Thymélée à feuilles de lin, T. de Montpellier,. Bois d'oreilles, Camélée noire à feuilles étroites. Lin bâtard, L. sauvage.
Le Bois-Gentil ou Bois-Joli, souvent substitué au Garou, est le Méze'reon ou Daphne Mezereum L. {Spec, 509). C'est un petit arbuste à fleurs roses, odorantes, sessiles, géminées, ternées ou un peu plus nombreuses, disposées latéralement le long des rameaux en un faux épi interrompu et couronné d'une rosette de feuilles jeunes encore, ou d'un bourgeon : car la plante fleurit de janvier à avril, c'est-à-dire à une époque où les feuilles ne sont pas ou ne sont encore que peu développées. Les fleurs sont accompagnées de bractées ovales, écailleuses, scarieuses. Le calice est plus ou moins velu extérieurement; son
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tube est à peu piès égal en longueur au limbe qui est formé de quatre folioles ovales-aiguës, imbriquées. Le fruit est une baie ovoïde, rouge à la maturité, blanche, dit-on, dans une variété rare ; les fleurs peuvent aussi être de couleur blanche. Les feuilles, développées, nous l'avons dit, après les fleurs, sont caduques, oblongues ou lancéolées, subsessiles et atténuées à la base, glabres, plus pâles en dessous, parfois ciliées au début. La tige ligneuse est haute d'un à trois pieds, dressée, plus ou moins ramifiée, recouverte d'une écorce grisâtre et ponctuée de brun. Cet arbuste, souvent cultivé dans nos jardins pour ses ileurs, se trouve dans les bois monlueux de presque toute la France et d'une grande partie de l'Euroi^e. C'est le Faux-Garou, Joli-Bois, Mézéréon, Bois d'oreilles, Laiiréole femelle et Lauréole gentille de nos paysans.
La Lauréole ou Auriole, Laurier-Épurge [Daphne Lanreola L., Spec, 510) est l'espèce la plus commune du genre dans nos régions. C'est un arbuste des forêts montagneuses, qui atteint au plus un mètre de hauteur. Ses tiges sont rameuses et couvertes d'une écorce brunâtre. Ses feuilles sont persistantes, alternes, mais le plus souvent rapprochées en rosette au sommet des rameaux, oblongues ou obovales-lancéolées, atténuées à la base et presque sessiles, coriaces, luisantes, d'un beau vert. Les fleurs sont verdâtres et légèrement odorantes, petites, presque sciisiles, non terminales, réunies au sommet des rameaux, au milieu des feuilles, en grappes pauciflores et pencliées ; elles sont accompagnées de bractées d'un vert jaunâtre, ovales, concaves et caduques. Leur calice est glabre, à limbe plus court que le tube et formé de quatre segments ovales, élalés. Le fruit est une baie ovoïde, noire, à suc pourpré foncé et tachant la peau.
Le Daphne pontica L. {Spec, éd. i, 357) est une espèce très-proche de notre Lauréole. Toutes ses parties sont glabres, et ses feuilles sont elliptiques-oblongues, souvent atténuées à la base. C'est un petit arbuste qui croît sur les rives de la mer Noire, du Bosphore, dans le Caucase, en Thrace, en Mingvélie, etc. Ses inflorescences sont penchées, et ses fleurs, verdàtres ou d'un jaune plus ou moins blanchâtre, ont un tube grêle et allongé, avec les lobes du limbe lancéolés, atténues, aigus, étalés ; rappelant beaucoup d'ailleurs celles de la Lauréole. C'est une plante qui paraît aussi acre que cette dernière. On lit dans plusieurs auteurs que le miel vénéneux de l'Asie Mineure était souvent récolté dans les fleurs de cette espèce.
Le Daphne altaica Vku.. (FI. ross., I, 53, t. 35) est une espèce de la Sibérie et de la Hongrie, qui passe pour très-âcreet active. Elle est remarquable d'abord en ce que ses fleurs paraissent en même temps que ses feuilles. Celles-ci sont subsessiles, oblongues ou lancéolées, aiguës ou mucronées, atténuées à la base. Les fleurs, sessiles ou brièvement pédicellées, occupent le sommet des rameaux ou de ramules latéraux qui sont souvent dépourvus de feuilles, et elles sont réunies par 2-5, longues d'un demi-pouce, blanches, à lobes oblongs ou elliptiques. Les fruits sont charnus, ovoïdes-globuleux. Cette esnèce est plus rarement cultivée que les précédentes dans nos jardins.
Le Dap/me oleoides Schreb. (Decad., \, 15, t. 7) est une espèce imparfaitement connue et qu'on dit également acre et caustique, qui croît depuis l'Espagne jusqu'à l'Arménie et aux montagnes de l'Ilinralaya. Ses feuilles sont aussi subsessiles, obovales ou lancéolées-aiguës, presque sans veinules, glabres ou parsemées de poils elair-semés, avec des fleurs sans bractées, longues déplus d'un demi-pouce, chargées d'un duvet soyeux et blanchâtre. Les anthères supérieures
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sont semi-exserles. C'est le D. olexfolia W., el l'on assure que c'est le KawaOsa des anciens médecins grecs, dont le feuillage el les fruits passaient pour évacuants, purgatifs et qui devait entrer dans la composition de l'ancienne thériaque. Il était considéré alors comme un puissant lemède contre les étranglements intestinaux et autres accidents analogues amenant un arrêt dans le cours des matières fécales.
Le Daphne Cneorum L. {Spec, 511) est un tout petit arbuste dont les tiges sont très-ramifiées et dont les branches se courbent sur le sol. Le bois adulte est recouvert d'une écorce jaunâtre et pfde. Les feuilles sont sessiles ou à peu près, alternes et assez espacées, oblongues ou obovales-cunéifornies, plus ou moins atténuées à la base el portant au sommet une échancrure du fond de laquelle naît souvent un mucron plus court que l'écliancrure. Leur couleur est d'un vert pâle d'abord, terne plus tard, et la côte est saillante en dessous, surtout à l'état adulte. Leur infloi^escence terminale simule une petite ombelle. Les pédicelles sont courts, et les bractées sont obtuses ou tronquées. Le calice est d'un rose vif, surtout en dessous, et parfois blanchâtre en dessus ; très odorant, à tube pubescenl et à divisions du limbe ovales-aiguës, mucronées, deux fois environ plus longues que larges. Le fruit est une baie, d'abord jaunâtre, puis brunissant plus tard.
Le Daphne coUina Smith [Spicil., 2, t. 18) est une espèce méditerranéenne, observée surtout en Italie, en Bilhynie, en Islrie. Ses ramules sont couverts d'un duvet épais, et ses feuilles oblongues-lancéolées sont plates en dessus et chargées de poils blancs en dessous. Ses fleurs forment des sortes de capitules, avec bractées imbriquées, squamiformes. Leur périanthe est rose ou d'un blanc rosé plus ou moins terne. Les lobes de son limbe sont souvent émarginés. Son odeur est suave. On cultive cette espèce en France ; elle croît en plein air dans le midi et dans l'est ; mais â Paris, elle doit être rentrée l'hiver en orangerie ; elle constitue un petit arbuste très-élégant et surtout tout chargé de fleurs au premier printemps.
Le Daphne alpinah. {Spec, 510) est, en effet, une plante de montagnes, qu'on trouve chez nous à partir de la Gôte-d'Or, dans le Jura, les Alpes, l'Auvergne, la Provence et les Pyrénées. C'est un arbuste à petite lige ligneuse, haute de 10 à 30 centimètres, noueuse el tortueuse, couverte d'une écorce blanchâtre ou grisâtre. Ses rameaux sont ascendants el pubescents vers le sommet. Ils portent d'assez longues feuilles (5 centim.), lancéolées ou oblongues-lancéolées, qui précèdent les fleurs el qui sont rapprochées en rosette au sommet des rameaux, comme ceUes du D. Laureola, molles, pâles, glabres à l'âge adulte, mais précédemment couvertes d'un duvet soyeux, surtout à la face inférieure, parcourues par une côte très-distincte et caduques. Les fleurs sont blanches et odorantes le soir ; elles sont, au nombre de 5 à 7, subsessiles au sommet des rameaux. Leur calice est velu. Ses quatre divisions sont plus courtes que le tube, lancéolées, aiguës. Le fruit est une baie ovoïde, rouge et à saveur très-caustique.
Le Daphne Bholna Ham., de l'Inde orientale, a une écorce résistante qui sert au Népaul à fabriquer une sorte de papier. Il en est de même du D. papijracea et, en Chine el au Japon, des D. cannahina el de Y Edgeivorthia chrysantha dont nous n'avons fait qu'une espèce du genre Daphne.
On dit que les D. monostachya W., tinifoUa Sw., occidentalis Sw., cedrifolia H. Ë. et en Chine, le D. Ghenkwa ont les mêmes propriétés que le D. Mezereum. Au Népaul, le D. Gardneri Waix. csi recherché pour son écorce textile.
634 DAPHNIDES.
Le Daphne Thymelœa L. est un Passerina, de même que le D. Tartonreira L. H. Bn.
Bibliographie. — L., Gen., n. 311. — Juss.. Gen., 77. — Lamk, Uict. eiicycl., III, 454; SuppL., III, 514-. lllustr., t. 290.— Wikstr., Dissert, de Daphne (1817); in Act. holm. (1818). 294. — Nées, FI. germ., f. VII, 1. — Spach, Suites à Buffon, X, 438.— Mék. et Del., Did. mat. mi'd., II, 580— Guib., Drocj. simpl., éd. 7, II, 387.— Endl., Gen., n. 2092. — Meissn., m Regensb. Denksch?-., III, 282; in DC. Prodr., XIV, 530. — Lindl., FI. med., 524. — Gaz. PI. med. indig., éd. 5. 305. — Rosextii., Syn. plant, diaphor., 240, 1113. — Berg et Sciim., Darst. off. Geiv., t. 12, b. — Gben, et Godr., FI. de France, III, 696. — H. Bs. Hist. des plantes, VI, 109, 117, 131, fig. 81-85. H. Bx.
§ II. Emploi inédieal. Voy. G.\ROU.
DjLPnniÉTiNE C^^IF*0'^ Comme la daphnétine est un produit du dédoublement de la daplinine, on peut la préparer en faisant bouillir une solution de cette dernière substance avec de l'acide sulfurique, ou de l 'acide chlorhydrique faible. Voici l'expression théorique de ce dédoublement.
(]62fp4038 | 4 HO = CJ^W'O'^ -h 2Ci^H'20i2
Daplinine. Eau. Daphnétine. Glucose.
Le procédé le plus avantageux consistée traiter l'extrait alcoolique de Daphne mezereum par l'acide chlorhydrique concentré. On purifie la daphnétine en la dissolvant dans l'eau et en la précipitant par les sels de plomb. On traite le dépôt par l'hydrogène sulfuré qui détermine la formation de sulfure de plomb, tandis que la daphnétine reste en dissalution dans l'eau. On achève la purification par plusieurs cristallisations dans l'eau.
La daphnétine cristallise en prismes obliques. Elle est soluble dans l'eau et l'alcool chaud, insoluble dans l'ether. Elle est douée d'une saveur astringente et d'une légère réaction acide. Elle fond à 250 degrés, elle est soluble et on peut la sublimer dans un courant d'air à une température inférieure à son point de fusion. Les alcalis la jaunissent, l'acide azotique la rougit, les acides sulfurique et chlorhydrique la dissolvent. Elle réduit l'azotate d'argent et même à froid une solution alcaline d'oxyde de cuivre. Avec les sels neutres de fer elle produit une coloration verte intense, qui disparaît lorsqu'on ajoute un excès de sel. M.
Bibliographie. — Zwenger. Ann. der C/iem. u. Pharm.,t.C\y, p. 8. (Nouv. série, t. XXXIX), juillet 1860. — Répert. de chim. pure, 1861, p. 77. M.
D4PHXIDES [Daphnida Miln.-Edw.). Famille de Crustacés, de l'ordre des Pliyllopodes et du groupe des]Cladocères, dont les représentants, presque tous de très-petite taille (2 à 3 millimètres) vivent, souvent eu très-grand nombre, dans les étangs, les mares, les fossés, les flaques d'eau, où ils nagent avec agilité ou par saccades, ce qui leur a fait donner le nom vulgaire de Puces d'eau.
Ces Crustacés ont le corps comprimé latéralement, non segmenté et entouré, à l'exception de la tête, par une carapace bivalve transparente. La tête, bien distincte du tronc, plus ou moins prolongée en forme de bec et parfois recouverte d'un bouclier fortement saillant, est pourvue d'un seul œil composé trèsgros, de deux antennes antérieures généralement peu développées, que termine une houppe de filaments olfactifs très-ténus, enfin de deux antennes postérieures transformées en bras natatoires et profondément divisées chacune en deux branches, l'une triarticulée, l'autre quadriarticulée, portant toutes deux de 4 à 5
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soies très-longues. Les pattes, plus ou moins foliacées, sont au nombre de dix dont les deux dernières sont placées très-loin des autres. L'abdomen, qui peut se recourber vers le bas entre les deux valves de la carapace, porte en dessus un ou plusieurs appendices sétacés servant d'organes tactiles et est garni à son extrémité libre de deux longues pointes crochues dirigées en arrière. A la partie antérieure du tube digestif existent deux caîcums ; l'intestin est pi'esque droit.
Les Daplmides ont les sexes séparés, mais on rencontre parfois des individus hermaphrodites « qui tiennent le milieu entre les mâles et les femelles nonseulement par leurs caractères extérieurs, mais encore par leurs glandes sexuelles dont l'une, celle de droite, est un véritable ovaire dans lequel on reconnaît facilement des œufs à divers états de développement, tandis que celle de gauche est un testicule renfermant les éléments du sperme. » {Votj. Ivurz, Sitziinsb. der Wiener Akademie,\o\. LXIX.)
Les mâles, beaucoup plus rares que les femelles, se reconnaissent principalement à la structure des antennes, dont les antérieures sont plus longues, plus riches en filaments olfactifs et dont les postérieures sont en général munies de crochets. Au printemps et en été, les femelles produisent, par voie ascxuelle, et en nombie considérable, des œufs, appelés œufs d'été, qui se développent trèsrapidement dans une cavité incubatrice située entre le dos de l'animal et la carapace. Ce n'est que vers l'automne qu'apparaissent les mâles et alors les femelles pondent un ou deux œufs fécondés ou œufs dliiver, de forme sphérique, qui sont renfermés dans une enveloppe solide provenant de la carapace et à laquelle Jurine a donné le nom de Selle et 0. Fr. Miiller, celui à'Ephippiiim. Ces œufs, dont la coque est très-dure, passent l'hiver dans la vase et se développent au printemps suivant {voy. Lubbock, An Account of the two Methods of Reproduction in Daphnia and of the Structure of the Ephippium, in Philos. Transact., 4857 et G. Clans, Die Schalendriise der Daphnien, in Zeitschr. fur wiss. Zoo/., vol. XXV, 1875).
Le genre type de la famille des Daphnides est le genre Daphnia 0. Fr. MûU., dont les représentants, très-anciennement connus pour la plupart, ont fait longtemps partie du genre Monocle de Linné, et ont été l'objet des observations microscopiques d'un grand nombre d'auteurs, notamment de Swammerdam, Needham, Schœffer, Leuvenhœck, Jurine, H. E. Strauss (Mém. sur les Daphnia, etc., in Mém. du Muséum d'Hist. nat., V()l. V et VI, 1819-1820), et Leydig [Naturgeschichte der Dephniden, Tiibingen, 1860). Parmi les espèces de ce genre qui se rencontrent en France, les deux plus communes sont Daphnia Iongispina 0. Fr. MûU. {Monoculus pidex Jur.) et D. pidex deGéer. Celte dernière, à laquelle Geoffroy {Ins., t. II, p. 455) a donné le nom de Perroquet d'eau, est le Pulex aquatlcus arboreus de Swammerdam {Bibl. natur., pi. XXXI), le Monocidus pulex de Linné [Faun. suec, n° 2047) et le Daphnia pennata de 0. Fr. Millier {Entom., pi. XII, fig. 4-7). Ed. Lefèvre.
BAPHIXIXE G^^ff'^0^^-|-4H0. Ce corps a été découvert par Vauquelin dans l'écorce du Daphne alpina. Gmelin et Baer ont retiré cette même substance de l'écorce du Daphne mezereuni.
Zwenger a fait connaître quelques propriétés de ce corps, dont l'histoire complète est encore à faire.
D'après Zwenger, on obtient la daphnine en broyant avec de l'alcool dans un