‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.26Chapitre 12 sur 75 · DAVID · texte numérisé non relu

DAVID

que ce poisson soit recherché depuis l'antiquité. Suivant le docteur Lemaout, la Dauiadc serait même l'une des espèces pour lesquelles les Homains eurent l'idée de construire des bassins artiliciels. Des bâtiments légers éi aient frétés exclusivement pour la pêche sur les côtes de la Sicile ; des barques à réservoir, inventées |>ar les Ioniens, devaient rapportera Rome des poissons vivauts; mais ces bateaux se trouvaient fréquemment arrêtés parles tempêtes ; il fallait trouver un moyen de parer à ces inconvénients et de fournir en toutes saisons aux riches consommaleurs des poissons provenant des parages de la Syrie, de l'Egypte, de Uliodes et de l'île de Ciète. L. Lucullus, Q. Ilortensius et d'autres grands personnages dépensèrent tles sommes énormes pour établir des bassins alimentés par l'eau de mer"; des monlagiies furent percées et des cavernes furent creusées pour offrir aux poissons une) elraile pendant les chaleurs de l'été, et ces viviers arlistement disposés reçurent des Daurades et des Mulles ou Rougets (voij. Mulle).

Les Daurades ne doivent être confondues ni avec les Dorades ou Coryphènes {Corifphœna hippurus), qui sont des Scombéruïdes {voy. Maqueiœau), ni avec les Dorades de (Ihine [Cyprinus auratus),(\n\ sont des Cy[iriuoï(les (uo/y. Dorade et CYi'r.i;N), niavec les poissons du genre Doras qui appartiennent à la famille des Siluroides [voy. le mol Silure). E. Oustalet.

DAURADE. Un des noms vulgaires du Ceterach officinarum C Bauh.

Ed. L.

DAVAL (Jean). Né à Eu, dans la Normandie, en 1655, ce médecin fit ses études à Angers et vint les compléter à Paris, où il fut reçu docteur le 5 décemlire 1683. La réputation qu'il acquit comme praticien dans la capitale fut telle que F.igon le proposa à Louis XIV pour lui succéder dans sa charge de premier médecin. Daval, assure-ton, refusa ce poste faut recherché des autres, et aima mieux terminer sa carrière dans la médiocrité, mais libre et maître de toutes ses actions. 11 mourut le 24 juin 1719, et fut enterré dans le cimetière neuf de Saiut-Jean-en-Grève. Voici d'aille.irs sou acte d'inhumation : « Paroisse Saint -Jeaa-en-Grève. L'an md sept cent dix-neuf, le dimanche vingt et cinquième join- du mois de juin, messire Jean l>aval, àiié de soixante et quatre ans, docleur régent en médecine de la Faculté de Paris en l'Uuiveisité, décédé en sa maison, cloislre de Saint-Jean de celte paroisse, a esté inhumé au cimetière neuf de l'église, en présence de Antoiue-.lean Daval, son fils, d'Adrien Crolon, de Chiilès de Laval, advocat au Parlement, ses cousins et autres parents qui ont signé : a. j. daval, dflaval, barin (?).

Je.in Daval n'a écrit que quelques opuscules parmi lesquels nous citerons :

Disserliii ions scolaires: An MSo.An chij/uiœ cognltio medico necessaria? (AIT.). Présiilent ; Je:iii Bouiliii. — An senum febribui, intermittcntibus curandis hlandiora purf/aiitin? {ML). l'i-éïiduni : Claude de I rades. — An 178'*. An Aniilica j/rœscribaidi corticis Ptruviani metliodus explodenda? (Al'f.). PréaideiU : J.-A. de Jlauvillain. A. C.

D vv»MES. Le (lavâmes d'Arabie est un composé de haschiih mêlé à quelques au.res ingrédients. D.

DAV£D (Jean-Piehre). Chirui-gienfort distingué du siècle dernier, il naquit à Gex, en 1757, et termina ses humanités dans la collège do cette ville. Ayant

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été placé chpz un médecin de Seyssel, il commença l'étude des diverses branches de l'art de guérir, dans lesquelles il alla ensuite se perfectionner à Lyon et à Paris. Ce fut en 1757 qu'il arriva dans la capitale, où il ne tarda pas à se faire distinguer par ses progrès rapides. Après s'y être fait recevoir maître en chirurgie (24 novembre 1764), il alla prendre le bonnet de docteur à Reims, et devint ensuite membre de l'Académie de chiniigie. Cette compagnie savante ayant proposé un prix, sur cette question : Exposer les effets des contre-coups dans les différentes parties du corps autres que la tête, et les moijens d'y remédier, David écrivit à cette occasion un mémoire remarquable qui fut couronné sous le nom de son élève Bazillo, son titre d'Acailémicien no lui permettant pas de concourir. Il mourut le 21 août 1784. La chirurgie lui doit quelques procédés qui attestent son génie inventif, et parmi lesi|uels nous nous contenterons de citer son instrument pour la ligature des polypes utérins. David, qui avait épousé la fille de Lecat, a laissé les ouvrages suivants, qui marquent k variété de ses connaissances : *

I. Recherches sur la manière d'agir de la saigne'e... Paris, 1762, in-12. — II. Dissertation sur ce qu'il convient de faire pour diminuer ou supprimer le lait des femmes. Pari-:, 1765, in-12. — III Observations sur la nature, les causes et les effets des épidémies varioliques. Genève (Paris), 1764, iii-12. — IV. Dissertalio de sectione ccesarea. 24 nov- 1764. Tlièse de maîtrise chirurgicale, sous la présidence d'Antoine Louis, in-4'', 9 p. — V. Dissertniion sur la cause de la pesanteur. Anisteidani et P;iri-, 1767, in 8°. — VI. Dissertation sur le mécanisme el les usai/es de la respiration. Paris, 1766, in-12. — VII. Dissertation sur la figure de la terre, la Haye et Paris, 1769, in-12. — Vlll Traité de la nutrition et de l'accroissement... Paris, 1721, in-S". — IX. Observation sur une exostose du sinus maxillaire avec conciétùn spongieuse. In Mém. de l Acod. de chiruig., 1774, iij-4°, t. V, p. 25u. Olis rvat. insén'e, du rtsle, d.ms le Traité de la nutrition et de l'accroissement, p. 235. — X. Mémoire sur la proposition suivante : Exposer les effets des contre-coups dans les différentes parties du corps auties gve la tête, et les moyens d'y remédier, |iai M. liazille (Prix de 1'Av.ad. de chirurgie), iii-4°, 2« partie, 1778, p. o63-63ô — XI. Dissertation sur les effets du mouvement et durepos dans les maladies chirurgicales. Pans, 1779, in-12. — Wl. Observations sur une maladie des os, connue sous le nom de nécrose. Paris, 1782, in-8°. A. C.

PAVID (JFHA^). Médecin français né à Limoges» vers 1560, s'est fait connaître par un ouvrage sur la peste. Voici comment il explique la cause de cette maladie : « A un fort long et violent Iroid d'hyver succéda un peu de printemps austral et bien tost après une subite et longue chaleur de l'esté, accompaignée de ventz méridionaux, qui continuèrent presque tout le cours de l'année : ce qui a e^té la principale cause de la maladie populaire qui a régné toute ladicte année 1-595. »

Cet ouvrage, qui a pour titre : Traité de la peste contenant les causes, signes, précautions et cure d'icelle, etc. (Limoges, 1591, in-16), est dédié au comte d'Escars et reçut les plus grands éloges de Jean de Beaubreuil, Balthazard du Bois, Bardon de Brun, Jean Mestre, Basticr, etc , dont David imprima la haute approbation en tète de son livre. £,. Ih>-.

DAVID DE points. Médecin et rabbin juif, né à Spolcte en 1525, mort en 1600. Il prétendait compter parmi ses ancêtres Elie le Saint.

David exerça avec succès la médecine dans plusieurs villes ; l'évêque de Chiusi lui ayant interdit l'entrée de son diocèse, où un grand nombre de personnes voulaient l'attirer, il alla à Bome et peu après à Venise, où il fut bien accueilli et termina sa vie. 11 est certain que ce fut un homme de "rand

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