L. II.v
A tous ces excellents mémoires sont jointes des figures dessinées par l'auteur
lui-mcme. Il mourut avant d'avoir pu complètement achever son magnifique
ouvrage sur l'encéphale et la moelle de l'homme et des mammifères. Ce livre
parut néanmoins quelques années après par les soins du célèbre analomiste Max
Schullze :
Untersucfiungen iiber Geliirn und Rûckenmark der Menschen undder Sâugeihiere. Braunschweig, 1805, in-8°, 0 pi. L. Hn.
DEJEAIV (Les).
Drican. Chimiste français de la seconde moitié du dix-huitième siècle, a publié :
Traité raisonné de la distillation avec un Traité des odeurs. Paris, 1755, in-liî. L. Hn.
De Jean. Médecin français, vivait dans la seconde moitié du dix-huilième siècle. 11 a laissé :
Règles et observations sur les descentes ou hernies. Paris, 1755, in-12. L. Hn.
Dejran (Ffrdi.aa^d). Né vers 1728, à Bonn, mort à Vienne le 23 février 1797. 11 fut longtemps médecin de régiment à Munster, puis exerça la chirurgie dans diverses localités des Indes orientales et enfin à Vienne. Dejeau a publié divers ouvrages sur la médecine et la chimie. Nous citerons :
I. Diss. thcm.-œcon.-pracl, qva proponilur hi&torta, ar.alysis chimica, origo et usus
œconomictts sodce hispanicœ. Lugduni Batav. 1773. — IL Commenlarii in Gaiibu institut, pathol. médicinales. Vieniite. 17{)2-9i. 3 vol. in-S". — II(. Erlâulcr. ûber Gaub's Anfangsgrûnde der medicinischen Krankheilsfehrc. Aus dem lat. ubers. von C. G. Gruner. Berlin, 1794-1795. 5 Tlile in-8°. (C'est la traduction allem. de l'ouvrage précédeni). — IV. De igné, sanguine, prœ cliylo lactcque essentiali, rubedinis, caloris, fremenialionumque ejusdem causa dissertatio. l'elropoli, 1777, in-4'», L. Ils.
Dejean (Pierre-François-Aucuste). Entomologiste français, fils d'un général et général lui-même, naquit à Amiens en 1780, et mourut eu 1845. Il se distingua durant les gueires de l'Empire et fut nommé grand-officier de la Légion d'honneur en 1833. Nous citerons de lui :
I. Catalogue de sa collection d'insectes, 1821 et 1835. — H. Histoire générale des Coléoptères (18.5-1839), 7 vol. in-8''. — III. Avec Doisduval et Aube : Iconographie et histoire naturelle des Coléoptères de l'Europe (18J9 et anii. suiv.). pl« col. L. Un.
DÉJECTlO\ [dejicere, rejeter). Action de rejeter des matières, ou le produit même de celte opération. Le mot déjection, sans qualificatif, s'applique ordinairement aux produits de la défécation.
11 manque à la science une étude comparative de toutes les variétés de déjections alvines au point de vue séméiologique. Des opinions particulières sur la valeur de telle ou telle coloration ou de telle odeur de certaines matières, on en trouve çà et là dans les auteurs, particulièrement dans Gfaves et Golding Bird; mais des recherches suivies, complètes, analogues par exemple à celles qui ont été poursuivies sur l'urine, nous n'en connaissons point; et pourtant la physiologie, aujourd'hui si avancée, de la digestion, les notions si précises que l'on possède sur la composition chimique des substances alimentaires et sur leur transformation dans les voies digestives, sur le rôle de la bile, du liquide pancréatique, des sucs intestinaux, sur la nature des gaz contenus dans les divers segments du tube digestif, sur le mécanisme par lequel s'opère de l'estomac à l'anus la migration des substances ingérées, etc., tout semble avoir préparé le terrain pour des études qui relèvent au niveau de 1;< science actuelle un sujet dont les anciens médecins s'étaient tant préoccupés. Quand et pourquoi les selles sont-elles inodores? Quand et pourquoi répandent-elles une odeur acide ou ammoniacale, ou sulfureuse? Quand et pourquoi sont-elles blanches, jaunes, vertes, ardoisées, noires? Quant et pourquoi sont-elles muqueuses, séreuses, èpilhéliales? On connaît objectivement toutes ces variétés de coloration; on peut même en donner la raison directe : la bile fait défaut, la bile est en excès ; le liquide naturellement acide du cœcum l'est devenu davantage; le résida trop considérable et trop mal él.iboré des aliments s'est décomposé dans les dernières voies et a donné naissance à des gaz ammoniacaux et à de l'hydrogène sulfuré, etc. ; mais la connaissance des conditions qui produisent ces dérangements, mais les moyens cliniques de reconnaître ces conditions chez un malade, mais les indications thérapeuti(iues à en déduire, tout cela est encore à l'état d'ébauche. Ce qu'on en sait est nécessaiiement, dans ce Dictioimaire, exposé au nom des états pathologiques susceptibles d'affecter la nature des garde robes; nous n'avons donc ici qu'à présenter, en quelque sorte, l'inventaire de la question.
Les garde-robes présentent à considérer leur consistance, leur volume, leur forme, leur composition, leur couleur, leur odeur. Nous ne parlons pas des corps étrangers, ni des calculs, ni des parasites, qui ne constituent pas, à proprement parler, des caractères particuliers des déjections.
278 DKJECTION.
1» Consistance. Les matières sont dures ou molles. Dans le premier cas, elles donnent lieu à la constipation; dans le second, à la diarrhée. Cependant il y a, sur ce double fait, une observation à faire.
Souvent des matières dures, de véritables scybales, se trouvent mêlées à des mucosités qui en permettent le glissement et rendent les garde-robes faciles. Quand ces mucosités sont le produit de l'irritation localement déterminée par les scybales elles-mêmes, il y a eu d'abord constipation. Après expulsion du solide et du liquide, se forment d'autres matières dures, puis du nouveau mucus, et ainsi s'établit une alternative de constipation et de diarrhée, mais alternative où en réalité le fond du mal est la constipation. Il est d'autres sujets qui vont tous les jours à la garde-robe, rendant sans difficulté des matières dures; c'est que cette disposition à la constipation est neutralisée par la présence dans la partie inférieure du tube intestinal d'une quantité de mucus suftîsante pour en lubréfîer la surface; et l'on peut conjecturer que d'ordinaire cette sécrétion muqueuse se fait dans le rectum seulement, une sécrétion semblable dans un segment plus élevé devant avoir pour effet de délayer les matières.
Par contre, s'il est vrai de dire que tous les sujets dont les fèces sont rendues plus ou moins liquides ont par cela même la diarrhée, il est bon de ne pas oublier que certains d'entre eux ne les expulsent que difficilement et ne vont pas à la garde-robe plus fréquemment que les gens bien portants. Cela arrive quand, par suite d'un accomplissement trop irrégulier de la fonction ou par toute autre cause, le rectum et surtout son ampoule ont perdu tout à la fois de leur sensibilité et de leur force contractile {voy. Constipation et Diarrhée).
2° Le volume et la forme des matières solides est extrêmement variable. Indépendamment des effets d'un rétrécissement anal ou rectal, qui les effile ou les aplatit, elles sont tantôt volumineuseset plus ou mains cylindriques, tantôt divisées, morcelées, de forme irrégulière, et, si elles sont en même temps dures, ressemblent à des crottes de brebis. Ce défaut de cohésion des matières fécales qui a lieu dans le rectum même et ne se produit pas pendant la défécation, pourrait être considéré comme résultant d'une insuffisance de mucus agglutinatif ; mais, d'un autre côté, les matières morcelées sont souvent molles, nageant dans du liquide séro-muqueux ou tout à fait muqueux. Peut-on dire que les matières sont divisées par des gaz trop abondants? Non, si l'on entend parler des gaz du rectum ; car certains sujets, dont les garde-robes ont habituellement ce caractère, déclarent qu'elles ne sont pas accompagnées d'une quantité de gaz anormale. On peut penser encore que les matières trop partagées dans un segment plus élevé de l'intestin (par des gaz ou autrement),, tombent dans le segment inférieur en morceaux détachés qui s'y durcissent isolément. Mais cette question est de celles sur lesquelles on possède le moins de connaissances précises. Toujours est-il que la division exagérée des matières accuse d'ordinaire un certain degré d'entérite chi-onique {voy. Entérite, Intestin).
3" On se préoccupe trop rarement peut-être de la composition des fèces. On a les moyens d'y constater chimiquement et micrologiquement la trace des aliments ingérés, de l'amidon, de la bile, du sang, du mucus, du pus, de l'épithélium, des matières grasses; la quantité ou la nature des sels, etc. On l'a fait assez souvent pour savoir ce qui se passe en général sous ce rapport dans diverses maladies ; mais pour les cas particuliers, on déduit plutôt de la maladie existante ou présumée la composition des matières stercorales inspectées, qu'on ne tire de cette composition un élément de diagnostic, comme on en tire un de l'analyse des
urines. Les formes de diarrhée acide, alcaline, ammoniacale, mériteraient notamment d'être plus profondément étudiées. Cette différence dans les habitudes du médecin s'explique par celle du temps nécessaire aux deux sortes d'opérations et sans doute aussi par la répugnance que l'une d'elles inspire. En principe cependant, il est certain que de telles recherches seraient de nature à fournir de précieuses connaissances sur le régime alimentaire à prescrire. On a aussi quelquefois «xaminé les matières fécales en vue de déterminer la quantité non absorbé^ d'un médicament administré par la bouche (le phosphate de chaux par exemple) et c'est un exemple qui pourrait être suivi avec avantage {voy. Digestion et Sterco- RALEs, Matières.)
A" Rien de plus variable que la couleur des matières fécales. C'est sur ce point peut-être que la clinique physiologique est le mieux renseignée. A la couleur grise, presque toujours en même temps avec consistance de mastic, on reconnaît aisément l'absence de bile; à la couleur jaunâtre ou verdâtre intense, la présence de la bile. On n'ignore pas que dans l'état ordinaire le liquide biliaire, à mesure que son action s'exerce sur la pâte alimentaire, et qu'il descend avec elle dans l'intestin, lui communique peu à peu une couleur brune. Conséquemment, la présence d'une bile verte ou jaune dans les matières fécales démontre, ou que ce liquide a été versé en excès dans l'intestin, ou qu'il n'a pas exercé sur les aliments son action accoutumée. Certaines matières présentent un ton brique qu'on voit assez souvent se mélanger à celle-ci avec les coloralions précédentes. On connaît aussi la belle couleur jaune d'œufdes selles des enfants bien portants, et la couleur verte propre à la diarrhée du sevrage ou à celle que provoque chez les nourrissons une mauvaise alimentation. On se rend compte de ces colorations diverses par la présence de pigments biliaires et par les transformations que fait subir à leur composition élémentaire et à leur couleur une oxydation à des degrés divers. Les produits jaunes de la diarrhée exposés à l'air deviennent assez rapidement verts par la transformation de la biliphéïne en biliverdine. Il est probable également que c'est à des changements analogues qu'il faut rapporter une coloration ardoisée qu'on remarque dans certains fèces ayant presque toujours une consistance de purée et répandant une odeur fétide. Mais leur couleur formellement rouge ou noire tient ordinairement à la présence du sang noirci par les acides de l'intestin et plus ou moins altéré suivant le temps depuis lequel il est sorti des vaisseaux ou la hauteur du point où il s'est épanché. Il y a néanmoins des garde-robes noires dans lesquelles on n'a pas constaté la pi'ésence du sang, ni celle d'aucune autre substance de couleur foncée, si ce n'est une matière pigmentaire formée selon toutes les apparences par la mu- (jueuse intestinale elle-même. C'est l'avis de Grave, qui combat celui d'Abernethy, attribuant la coloration à de la bile exceptionnellement noire (atrabile). Nous croyons que sur cette question difficile on peut encore conserver des doutes. Enfin pour ne pas descendre dans des détails trop minutieux, signalons ia diarrhée blanche du choléra, diarrhée séreuse, blanchie par des grumeaux de cellules épithéliales ; la diarrhée multicolore ou protéique dite lientérie, dont la couleur varie avec les aliments ; la diarrhée séro-muqueuse presque incolore, qu'on observe si souvent chez les jeunes enfants, et aussi sous une influence rhumatismale chez l'adulte; les selles albumineuses ; la diarrhée blanchâtre, glaireuse, presque transparente, résultant d'une abondante sécrétion de mucus, et souvent entremêlée de filaments ou de lanières blanches, demi-solides, que les gens du monde prennent souvent pour des vers. Cette dernière forme se rat-
tache le plus souvent à une phlegmasie blennorhéique du rectum, mais quelquefois aussi deparlies plus élevées dans l'intestin [voy. Bile, Biliaires, [Foies], Choléra, Diarrhée, etc.).
5° Vodeur des garde-robes a également une signilication d'une importance réelle. L'ocbur bien connue qu'on appjlle fécale ne paraît commencer à se développer que dans le ccecum. C'est du moins ce qui résulterait d'expériences faites sur le chien par Valentin. On ne doit pas regarder comme de bonne natura des selles cnlièrement inodores. Une certaine odeur, odeur difûijile à définir, mais caractéristique, est attachée à lama'ière/oMaWe. Si elle manque, c'est que l'action de la bile n'a pas été régulière. Il ne s'ensuit pas que les selles bianches par acholie soient toujours sans odeur, mais, (juand elle existe, cette odeur est anormale; elle est sulfureuse ou ammoniacale, et queliiucfois de telle nature i[u'oa ne sait à quoi la comparer. Ce n'est pas non plus un bon signe chez les enfants atteints de diarrhée que le délaut d'odeur des selles ; le liquide dans ce cas tache à peine les couches, et ces deux caractères, remplaçant ceux de l'odeur aigrelette et de la couleur jaune, annoncent une de ces diarrhées séreuses qui ont souvent de la gravité.
On ne distingue bien parmi les odeurs anormales que répandent les déjections alvincs que celles de l'ammoniaque, de l'hydrogène sulfuré, et celle plus complexe de la matière organique en putréfactiou.
Plus est forte la quantité de substances animales qui entre dans l'alimentation, et plus il doit y avoir de chances pour qu'une digestion troublée détermine la formation d'ammouiaquc; non dans l'estomac qui ne coutient pas ou ne coutient que peu d'iiydrogène, mais dans l'intestin grêle et le gros intestin, où l'Iiydrogènc et l'azote, à une certaine piiiode de travail digîslif, se trouvent constamment. Néanmoins il faut dire qu'on n'a pas reuconlré d'ammoniaque toute formée dans ces deux segments de l'intestin. Si donc l'odorat ne trompe pas et ne prend pas pour de l'ammoniaque des substances volatiles encore indéterminées, on doit admettre ou que ce gaz n'existe que rarement dans la partie inférieure du tube digestif, ou que, produit seulement au-dessus du sphincter par une véritable décomposition des matières et mêlé à celles-ci, il n'a pas été recueilli dans les analyses chimiques.
L'hydrogène sulfuré ne fait guère défaut dans le gros intestin, où il est d'ordinaire en petite quantité. Il est sans doute le produit d'une réaction des sulfates sur les matières orgmiques et peut-être aussi d'une décomposition de la taurine qui renferme, comme on sait, du soufre. On risque peu à affirmer que la présence dans le gros intestin d'une quantité exceptionnelle d'acide sulfhydrique est le signe d'une mauvaise digestion ; mais on ne pourrait dire, sans le témoignage d'expériences précises, quelle est la nature de ce rapport étiologique, ni quelle est sur le phénomène l'influence de raliraentation et spécialement la part qu'y prennent les aliments contenant du soufre. Cependant on sait que l'usage de la viande est favorable à la production de l'hydrogène sulfuré.
Quant à l'odeur de putréfaction, sa cause n'en a pas été, que nous sachions, recherchée chimiquement dans les matières expulsées ; mais il n'est guère douteux que les choses ne se passent alors comme dans la putréfaction à l'air libre. Ce fait ne se présente guère, du reste, que dans le cas où une altération grave suspend complètement ou presque complètement l'action fonctionnelle de l'intestin et livre à la seule action chimique les matières ingérées ou sécrétées.
DEKKERS (Les). 281
C'est ce qu'on observe, par exemple, dans la fièvre typhoïde, dans la phthisie, dans le cancer du rectum, quand une partie de la muqueuse est couverte d'ulcérations ou détruite. 11 est probable que la putréfaction des matières dans les segments inférieurs du tube intestinal serait plus fréquent s'il s'y trouvait de l'oxygène comme il s'en trouve dans l'estomac. Ici encore il y aurait un3 étude à faire sur les changements apportés par diverses maladies sur la nature et la distribution des gaz intestinaux.
Tel est le tableau, aussi réduit (jue possible, des questions qui peuvent se présenter à l'esprit des physiologistes et surtout des cliniciens s'occupant de la nature des déjections alvines. Encore une fois, ce résumé n'a d'autre but que de les guider, à travers ce Dictionnaiie, dans la recherche des faits et des opinions afférentes à leur sujet; de simples renvois à des articles spéciaux n'eussent pas suffi, et ceux qui figurent plus haut ne sont que des jalons destinés à indiquer une direction générale. Dechambre.
DEKAX. OEKHAIK. VoiJ. IIlNDOCSTAN.
DEKKERS (Fuederik) et non deckers. Médecin hollandais, né à Hertogcnbosch (Bois-le-l)uc) en 1018, mort à Leyde, le 3 novembre IT'^O. Après d'excellentes humanités, il se rendit en 1662 à Leyde, pour étudier la médecine et eut principalement pour maîtres Sylvius de le Boë et SchuijI. Après avoir soutenu sa dissertation inaugurale, en 1668, il se fixa à Leyde et l'année suivante publia le Praxis de Darbette. En 1694, âgé de près de cinquante ans et après avoir exercé avec succès l'art de guérir pendant vingt-six ans, il fut nommé professeur de médecine pratique à l'Université de Leyde, qui était alors plus ou moins en décadence, comme nous l'apprend Banga ; le jour de son entrée en fonctions, il prononça un discours inaugural remarquable : De medecina et melhodo msdendi. Trois ans après, en 1697, il obtint en outre le titre de professeur au Collegium praclicum medicum, et fut chargé en même temps d'un service hospitalier et d'un enseignement clinique, llans ces nouvelles fonctions, il acquit une grande renommée et mérita la reconnaissance des malades et des élèves. En 1701, il prononça comme rector magnifîcus sortant de l'Université un discours sur le sujet suivant : Quis rêvera artis medicse gnarus, quis lUius perilus sit dignus vocari ?
Grand admirateur d'IIippociate, de Celse et des Arabes, Dekkcrs a presque complètement négligé Galien; parmi les modernes, il recommandait l.i lecture de Forestus, de Heurnius et de Walaeus, et il suivit lui-même parliculièrement les préceptes de son maître Sylvius. D'après Banga, il s'honorait de l'amitié du iîavant Lucas Schacht.
Dekkers s'est beaucoup occupé des maladies épidémiques qui désolèrent diverses provinces de la Hollande en 1679, en 1685, en 1687, en 1691, etc. Il écrivit même en 1691 un mémoire, resté manuscrit, sur ces épidémies. Du reste dans ses Exercilaliones , on retrouve un grand nombre de remarques judicieuses sur le même sujet.
On cite de ce savant médecin :
1. Dissert, de cephalagia. Ljgduni Batav., lOfiS. — II. Tractatus de pente de Paul BarbîUe, avec des notes par Dekkers. Lugduiii Batav., 1667, in-12. — il[. Praxis Barbt-ttiana, cum nolis et observatiunibus. Lugduiii Batav., 1669, in-1'2; Amstelod. 1678, iii-i2. — IV. Exercilaliones practicœ circa medendi melhodum, auctoi-itale, ratione observa lionibui que