DELAROCHE
maîtres tels que Albinus, Gaubius, Sandifort, etc. Il y prit le bonnet doctoral en 1766 et se rendit ensuite à Edimbourg pour écouter les leçons de Gullen. Cet enseignement eut une influence décisive dans l'éducation médicale de Delaroche et tous ses ouvrages se ressentirent des idées du grand médecin anglais.
De retour à Genève en 1771, il y pratiqua l'art de guérir pendant dix ans, puis vint à Paris comme médecin des gardes suisses. Obligé de se réfugier à Lausanne, en 1792, pour fuir la révolution alors à son apogée, il revint à Paris plus tard et devint le médecin de la maison de santé fondée par madame Necker. Il mourut en 1813, emporté par le typhus contagieux qui régnait alors dans cet hôpital.
« Deux des ouvrages de Delaroche, dit avec raison Dezeimeris, celui sur le système nerveux et celui sur la fièvre puerpérale, lui assignent un rang distingué parmi les physiologistes et les médecins praticiens; les autres prouvent l'étendue et la variété de ses connaissances ». Dans son livre sur le système nerveux, l'auteur dit : « Nous tâcherons de rassembler ici tout ce que l'observation a enseigné de plus essentiel relativement à la physiologie des nerfs et d'en faire un corps systématique bien lié dans toutes ses parties, où nous déduirons des conséquences générales des faits particuliers. En rassemblant ces faits, nous cherclierons à faire connaître les lois du système nerveux et à montrer ce qui se passe dans ce système plutôt que la manière dont cela se passe, tâchant autant que possible d'éviter toute hypothèse ». II ne sut pas néanmoins éviter complètement cet écueil et on le voit disserter sur le fluide nerveux, comme s'il existait, et développer avec complaisance les idées de Cullen sur le rôle du système nerveux dans l'économie animale.
Mentionnons encore particulièrement ses articles de chirurgie dans VEncyclopédle méthodique , articles que Samuel Gooper paraît avoir mis largement à contribution.
I. Diss. sislens descriptionem plantarum aliguot novarum. Lugduni Batav., 1766, in 4». — II. Avec Dunantet Odier : Pharmacopœa Genevensis. Genevae, 1780, in-8°. — III. Recherches sur la nature et le IraUement de la fièvre puerpérale. Paris, 1783, in-12. — IV. Analyse des fonctions du système nerveux, pour servir d'introduction à un examen pratique des maux de nerfs. Genève, 1778, vol. 2, in-8°. — V. Encyclopédie méthodique. Ctiirurgie, par Delaroclie et Petit-Hadel. Paris, 1790-92. 2 vol. in 4° ; atlas. — VI. Atis aux pères et mères sur l'inoculation de la petite vérole. Paris, an VIII, in-8°. — VII. Traduct, française des lïech. de Uaygarth sur le moyen de prévenir la petite vérole ei de Y Essai sur le galvanisme par Grapengiesser (Paris, an X, 2 pi.), inséré en outre dans le t. VIII de la Bibliothèque germanique médico-chirurgicale, recueil que Delaroche rédigeait en collaborntion avec Brewer. — VIII. Diverses observations dans l'ancien Journ. de médecine.