L. Hn
Delaroche (François-E.). Fils du précédent, né à Genève, vers 1780, se fit recevoir docteur en médecine à Paris en 1806. Physiologiste expérimentateur habile, naturaliste très-distingué, il fut enlevé à la science, à la fleur de l'âge, par la même épidémie de typhus qui coiîta la vie à son père. Nous connaissons de lui :
I. Expériences sur les effets qu'une forte chaleur produit dans l'économie animale. Thèse de Paris, 1806, in-4°. — II. Eryngiorum necnon generis novi Alepideœ historia. Parisiis, 1808, in-fol., 32 pi. — III. Observations sur des poissons recueillis dans un voyage aux lies Baléares et Pythiuses. In Annal, du Muséum d'iiist. nalur., t. Xlll, p. 98, 513 ; 1809. — IV. Observ. sur la vessie aérienne des poissons. Ibid., t. XIV, p. 184, 245; 1809. — Y. Mé-
292 DELEAU.
moire sur la cause du refroidissement qu'on observe chez les animaux exposés à une forte chaleur. Lu à l'Institut le 6. nov. 1809. — In Journ. de physiq. du Lamélherie, t. XXVIU, p. 289, 1810, Trad. ail. in Beil u. Aidenricth's Arch. f. PhysioL, Dd, X, p. 570, 1815,
I pi. — VI. !Hém. sur l'influence que la température de l'air exerce dans les phénomènes chimiques de la respiration. Lu à l'Institut le 11 mai 1812. Ibid. t. XXXIV, p. 5, 1815. .4. part : Paris, 1813, iu-4». L. Hn.
DE LARROQUE. Voy. Larroque.
DELARL'E (Fraîsçois). Né à Mauzot (Puy-de-Dôme) vers 1785, étudia la médecine à Paris, suivit les leçons de l'École pratique et obtint le diplôme de docteur le 21 août 1810. U se fixa ensuite à Paris et se fit nommer médecin du bureau de charité du quatrième arrondissement. Delarue est connu par son enseignement, comme professeur libre, de la médecine et de la cliirurgie oculaires et par plusieurs ouvrages estimés dont on trouvera i'énumération ci-dessous.
II était membre de plusieurs sociétés savantes et vivait encore vers 1840. Nous ne mentionnerons de lui que les ouvrages relatifs à la médecine :
I. Dissertation sur la péritonite. Paris, 1810, in-4°, n" 65. — U. Avis sur le traitement des maladies vénériennes oudescri/ttion par laquelle on peut reconnaître les .symptômes de ces terribles maladies, etc. Caris, l^i(j. in-8°; 2° édit. sous le titre : Tableau de la syphilis dite maladie vénérienne. Paris, 18:i3, in-18. — ll[. Cours complet des maladies des yeux, suivi d'un traité d'hi/g/cne oculaire. Paris, 1820 (1819), ia 8°; 2' édit. augm. d'un Mémoire sur le staphylome de la cornée. Paris, 1823, in-8''. — IV. Mémoire sur les bons effets des attouchements avec la pierre infernale, aidés d'une compression méthodique et de l'usage des collyres astringents dans le traitement du staphylome de la cornée transparente. Paris, 1823, in-8*. — V. Mémoire sur le croup. Paris, lb25, in-8°. — VI. De la nécessité et de la possibilité d'améliorer le service de santé dans les grands hôpitaux civils de France. Paris, 1820, iu-8°, — Vil. Le vade-mecum ou guide de chaque complcxion pour ■prolonger la vie, 5* édit. Paris, 1829, in-12. — VIII. La nouvelle médecine domestique, etc. Paris, 1832, in-18. L. Un.
DELAU1\AT (Claude-Jean-Veau). Né à Tours en 1755, mort le 2 avril 1826, étudia la médecine à Montpellier et professa en 1809 la physique à Ueims. On a de lui :
I. Manuel d'életricité. Paris, 1809, 'm-S". ^— II. Sur un dolmen... près de Ponl-le-Voy..^ In Mém. Acad. celtique, t. III. L. Un.
DELAIVARES. V07J. AMÉRIQUE.
DÉLAYAIVTS {(liluentia). Moyens diététiques ou thérapeutiques propres à rendre les humeurs, le sang en pailiculicr, moins épaisses, plus liquides et à en rendre par là le cours plus facile ou les propriétés moins irritantes. Le régime lacté, l'usage d'aliments légers et aqueux, l'abstinence de viande cuite, l'ingestion abondante d'eau, d'infusions ou décolions rafraîchissantes, les bains fréquents, les lavements non rendus, sont des moyens de ce genre. Les délayants sont l'opposé des incrassants {voy. Iscrassakts). D.
OEL BOE. Voy. Du Bois.
DELEAU (Nicolas). Médecin distingué dans la spécialité des maladies de l'oreille ; il naquit à Yézelise, chef-lieu de canton de Meurthe-et-Moselle, le 29 avril 1797. Son aïeul, son oncle et son frère furent chirurgiens militaires, et lui-même suivit celle carrière en 1814, 1815 et 1816. Il vint ensuite à Paris^
DELEAU. 295
où il reprit ses études médicales, et fut reçu docteur le 25 juin 1818, quelques aiiois avant son frère Jean-Josepii. Il alla ensuite exercer quelque temps en Lorraine, et les maladies de l'oreille devinrent le sujet de ses études particulières •et de ses expériences. Encouragé alors par l'Institut, auquel il avait présenté plusieurs mémoires, il vint se fixer définitivement â Paris, et y acquit rapidement une grande réputation doublée des bienfdils de la fortune. Delcau est mort à Paris, d'un anthrax à l'épaule, le 30 novembre 1862. L'Académie des sciences lui avait décerné, en 1832, le prix Moniyon de GOOO lianes, et en 1836 une mention honorable. Ce furent des récompenses justifiées par de grands talents, par l'honnêteté professionnelle, par des progrès léels accomplis dans le traitement des affections de l'oreille, dans l'amélioration du sort des sourds-muets, et dans des succès incontestables. Voici les titres des] publications de Nicolas Deleau :
I. Dissertation sur la cause prochaine de la fièvre dite adynamique ou putride. Thèse de Paris, 2") juin 1818, in-4''. — II. Mémoire sur la perforation de la membrane du tympan, avec des ohscrvalioDS sur les sourds-muets. Paris, \'è1ô, in-S-. — lU. L'ouïe et la parole rendues à Honore Trciel, sourd-muet de naissance. Paris, 1825, in-8°, portrait. — IV. Tableau des guérisons de surdité' ope'rées par le cathétérisme de la trompe d' Eustache. Paris, 1827. — Y. Sur le cathétérisme de la trompe d' Eustache, et sur les erperiences de M. Itard. Paris. ■1828, in-S". — VI. Mémoire destiné à démontrer l'utilité de l'emploi de l'air alhmospUérique dans le traitement des diverses espèces de surdité, l'aris, 1828. — Vil. Uapport adressé au conseil gniéral des hôpitaux de Paris, sur trois orphelins sourdsmuets qui ont recouvré l'ouïe, 1829. — VIII. Aperçu sur les abus du voinisscmcnt provoqué dans les maladies. Commercy, 1829, in-12. — IX. Exposé d'une nouvelle dactylologie alphabétique et syllabique pour commencer l'instruction des sourds-muets. Cainbray, 1830. in-S". — X. Oissertalion sur le danger des opinions exclusives dans le Irailemenl du choléramorbus. Paris, 1852, 111-8". — XI. introduction à des recherches pratiques sur les maladies de l'oreille qui occasionnent la surdité, et sur le développement de l'ouïe et de la parole chez les sourds-muets. Paris, 183i. — XII. Des effets pathologiques de quelques lésions de l'oreille moyenne sur les muscles de l'expression faciale, sur l'organe de la vue et l'encéphale. Paris, 1.S38. — XIII. Traité du cathétérisme de la trompe d' Eustache, et de l'emploi de l'air atmosphérique dans les maladies de l'oreille moyenne. Paris, 1858, in-S". — XIY. Nouvelles recherches physiologiques sur les éléments de la parole qui composent la langue française, 1838. in-S". — XV. Traité pratique sur les maladies de l'oreille moyenne. Paris, 1858. — XVI. Examen chirurgical des sourds-muets du déparlement d'Eure-et-Loir, et remarques sur le développement de l'ouïe et de la parole chez une jeune fdle de 11 ans. Paris, 1843, in-8°. — XVII. Paralysie du nerf facial produite à volonté dans un cas de lésion de l'oreille moyenne. In Journ. des conn. médic , 10 décembre 1859. — XVIII. Béfutalion des observations de M. Itard sur le traitement des sourds-muets, sur le perfectionnement de l'ouïe et sur l'étude du langage parlé. Paris, iti-8°, — XIX. Recherches sur le traitement et sur l'éducation auriculaire et orale des sourds-muets. Paris, in-8°. Delesu a aussi communi lué à l'.Vcadéinie des sciences un assez grand nombre de mémoires qui sont consignés dans lesComptes rendus de cette compagnie. — W.Bel'extractiondes calculs urinaircs. Appareil pour préserver les organes urinaires des froissements auxquels ils iont exposés dans ces sortes d'opérations, t. I, 1835, p. 292; t. II, 183t5, p. 504, 455. — XXL Des effets pathologiques de quelques lésions de l'oreille moyenne sur les muscles de ^expression faciale, sur l'organe de l'ouïe et sur l'encéphale, t. III, 1856, p. 199, et 1 vol. in-é", 1856. — XXII. ïlecherches sur le traitement et sur léducalion auriculaire et orale des sourds-muets, t. V, 1837, p. 500. — X.MII. Mémoire sur les corps étrangers introduits ou formés dans l'oreille moyenne, t. XVII, 1834, p. 504; t. XVIII, 1844, p. 422. —XXIV. Mémoire sur la pulvérisation et l'extraction des calculs de la vessie, t. XX, l84î, p. 964 ; t. XXII, 1841), p. 703 ; t. XXIIL p. 659; t. XXIV, p. 40. — XXV. Sur la maladie de la pomme de terre, t. XXI, 1845, p. 659. — XXVI. Mémoire sur la culture des prairies élevées, t. XXVI, 1848, p. 584, publié par Le CulUvateur. — XXVII. Sur la quantité de sang qu'on peut verser par la saignée artérielle dans les plaies de tête, l. XXVI, 1848, p. 182. — WSWl. Mémoire sur Vépuiscmenl des eaux desntarai<i deLarchant,\..\TkS\, 1855, p. 856.— "XXIX. Observation d'un jeune sourd-muet auquel l'usage de l'ouïe a été rendu, t. XXXVI, ^853, p. 912. — XXX. Paralysie du nerf facial par suite de lésion de l'oreille moyenne, à. XLV, 1857, p. 656. A. C.
Wi DELEURYE (Les).
DELEKE. Voy. Araignées.
DELEIVS (Adrien-Jacques). Ce médecin, méritant entre tous, et qui, par son caractère, par son aménité et ses talents, sut grouper autour de lui un grand nombre d'amis, naquit à Paris, le 25 avril 1786, d'un père comptable à l'École polytechnique. Après avoir suivi, dans cette même école, le cours de chimie de Fourcroy, il se décida pour l'étude de la médecine ; mais dans sa carrière assez longue il manifesta toujours pour la chimie et pour la botanique une prédilection marquée. Sa thèse pour obtenir le grade de docteur (18 avril 1811) roulait sur les études chimiques apphquées à la médecine; c'est à lui que l'on doit la plupart des articles de chimie da Dictionnaire des sciences médicales; c'est lui qui commença, en 1829, avec Mérat, la publication du Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale, qui eut un grand succès. Delens fut un des rédacteurs principaux de la Bibliothèque médicale, du Journal général de médecine, membre de l'Académie de médecine, section de thérapeutique (1820), agrégé de la Faculté de médecine de Paris (1825), chevalier de la Légion d'honneur, inspecteur général de l'Université. Il mourut le 17 février 1846. M. Jolly a prononcé sur sa tombe un discours que l'on trouvera dans les Bulletins de V Académie de médecine (t. XI, I845-I846, p. 504).
I. Considérations générales sur l'application de la chimie aux diverses branches de la médecine. Thèse de Paris, 18 avril 1811. — II. Notions générales sur les concrétions ou calculs des animaux. In Journ. gén. de méd., t. XLV, 1812, p. 3. — III. Considérations générales sur l'application de la chimie aux diverses branches de la médecine. Paris, 1813, broch. in-4°. — IV. Observation de vomique guérie par l'opération de Vempyhne. In Journ. gén. de méd., t. XLVIII, 1813, p. 345. — V. Rapport sur un écrit ayant pour titre ; Recherches et Observations sur le pemphigus, son hisloire et sa synonymie, par Bidault-de- Villiers In Journ. gén.deméd., t.LIV,1815, p. 51. — VI.Réédit. delà Merfea«erfeCM^/e«,trad. par Bosquiilon. Paris, 1818, in-S". — VII. Discoi(r.<t prononcée sur la tombe de Royer-Collard. Paris, 1825, in-4"'. — VIII. Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale (en collaboration avec Mérat). Paris, 1829-1846, 7 vol. in-8% comprenant le supplément. — IX. Mémoire sur l'exercice et l'enseignement de la chirurgie à Angers, avant le XIX" siècle, 1841, in-8% de 32 pp. — X. Articles du Dict. desScienc. médicales [en 60 vol.) : HoQCET, HoRDÉiNE, HuiLE, HuMECTEB, Inoline, Iode, Jacixthe, Jade, Jais, Lactique, Lait (Sucre rfc). Levure, Liberté individuelle, Malique [Acide), Manganèse, Mannite, Margariqce, Méconiode, MoHiE, Morphine, Muciqde, Mucds, Nitrate, Nitrogènes, Noire (Maladie), Olivier, Osxazone, OiALATEs, Oxalique, Oxïde, Oxygénée, Pétrification, Phosphates, Phosphore, Phosphorescence, Phosphoreux (Acide), Phosphoriqde (Acide), Phosphores, Picromel, Picrotoxine, Principes et produits des vÉGÉTAU.'t. et DES ANIMAUX, Prussiates, Prusstque [Acide), Sébacés (Organes), Sel, Sels, Stéthoscope, Subeth, Sucre [Usages du). Sulfures, Tannin, Tartrates, Tartre. A. C.
DELEURTE (Les). Il y a tonte une pléiade de chirurgiens de ce nom; Devaux n'en compte pas moins de six dans son Index funereus, depuis Jean Deleurye, qui mourut le 29 janvier 1617, jusqu'à Nicolas Deleurye, qui passa de vie à trépas le 24 octobre 1727. Un septième, Deleurye (François-Ange), est seul digne d'une notice particulière :
Né, croyons-nous, à Paris, vers l'année 1730, il fut reçu maître en chirurgie le 30 décembre 1758. La thèse qu'il soutint porte ce titre : De utero inverso; elle a été imprimée ; nous l'avons là sous les yeux, avec cette note tracée à la main par Sue : « Supprimée par arrêt du Parlement ». Nous l'avons parcourue et n'y avons rien vu qui justifiât cette sévérité; elle fut soutenue sous la présidence de Étienne-Pierre le Laumier; c'est un in-4° de 18 pages. Deleurye n'en parvint pas moins à une grande position, à une notoriété dans la pratique des.