DELEUZE
accouchements, et fut conseiller chirurgien du roi au Ghàtelet de Paris. Il mourut le 21 août 178... On a de lui :
I. Discours sur l'art des accouchements. Paris, 1776, in-S". — II. Discours prononcé aux écoles de chirurgie, le mardi, 21 mai 1776, in-8'. — III. Mémoire sur les avantages de l'opération césarienne pratiquée sur la ligne blanche, 177 . — IV. La mère selon la nature, avec un Traité sur les maladies des enfants. Paris, 1772, in-12. — V. Traité des accouchements en faveur des élèves, dans lequel sont traitées les maladies des femmes grosses et accouchées, et celles des petits enfants. Paris, 1770, in-8°. A. C.
DELEUZE (Joseph-Philippe-François). Naturaliste français, peut être cité dans ce dictionnaire en raison de la part qu'il prit à la défense du Mesmérisme ou magnétisme animal. Il est douteux que Deuleuze ait jamais obtenu quelque grade de médecine ; du moins on ne le trouve ni à la Faculté de médecine de Paris, ni à celles de Montpellier ou de Strasbourg. Quoi qu'il en soit il naquit à Sisteron en mars 1755 et fut nommé en 1795 aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle, dont il devint le bibliothécaire en 1828. Il prit une part active à la rédaction des Annales du Muséum et a publié dans ce recueil un grand nombre d'articles.
Il a donné la traduction des Amours des plantes, deuxième partie ànBotanical Garden d'Erasme Darwin, grand-père du naturaliste de notre temps, le clief actuel du transformisme, ouvrage qui lit sensation lors de son apparition, en raison du talent descriptif et de l'érudition de son auteur. Les relations de Deleuze avec de Jussieu, le seul des commissaires qui ne voulut pas signer le rapport de la fameuse commission instituée par Louis XVI pour l'examen du magnétisme, l'avaient incité à étudier les faits annoncés par Mesmer et Deslon. Il ne tarda pas à les appuyer de ses ouvrages, écrits avec la bonne foi complète de l'apôtre convaincu, mais aussi avec une grande simplicité et une grande honnêteté. Deleuze, qui a collaboré à plusieurs journaux, est mort dans ses fonctions, le 21 octobre 1835. Nous citerons seulement de lui :
I. Les amours rfespZan/es, traduit de l'anglais d'E. Darwin. Paris, (1799), an. VII, in-12. — l\. Eudoxe, Entretiens sur l'étude des sciences, des lettres et de la philosophie. Paris, 1810, 2 vol. in-8°. — III. Histoire critique du magnétisme animal. Paris, 1815, 2 vol, in-8°; 2' édit., 1819; édition hollandaise, 1814. — IV. Die Schwierigkeiten, Gefahren und Misshrâuche des animalischen Magnetismus. In Allgemeine med. Annalen der Heilkunde. 1815, p. 606 à 618. — Y. Lettre à l'auteur d'un ouvrage intitulé: « Superstitions et prestiges des philosophes du dix-huitième siècle, ou les démonolâtres du siècle des lumières », dans laquelle on examine plusieurs opinions qui mettent obstacle à l'entier rétablissement de la religion en France. Paris, 1818, in-S". — Yl. Réponse aux objections contre le magnétisme. Paris, 1817, in-8°. Extrait des Annales du magnétisme animal, 1816, III. — VII. De l'opinion de Van Helmont sur la cause, la nature et les effets du magnétisme, la Bibliothèque du magnétisme animal, t. I, 1817, p. 45 à 77, t. II, p. 189 à 227. — VIII. Cure d'une douleur de poitrine et d'une goutte sereine, ibid., t. I, 1817, p. 288-289. — IX. Analyse de l'ouvrage de M. Ch. H. intitulé : Théorie du mesmérisme, ibid., t. II, p. 73 à 81. — X. Note sur une guérison de vomissement existant depuis vingt ans, ibid., t. VI, 1818, p. 143 à 147. — XI. Défense du magnétisme animal contre les attaques dont il est l'objet dans le
dictionnaire des sciences ynédicales, ibid., t. VIII, 1819, p. 214 à 220. XII. Exemple de
l'influence du magnétiseur sur le magnétisé au moment de la mort. In Archives de magnétisme animal, t. XIII, 1821, p. 157-158. — XIH. Guérison d'un catarrhe, accompagné de constipation, ibid., p. 223-224. — XIV. Réflexions sur le baquet magnétique de M. Wolfart suivies de l'extrait d'une note communiquée à la Société magnétique, ibid., p. 235 à 240. — XV. Observations adressées aux médecins qui désireraient établir un traitement magnétique. — XYI. Instruction pratique sur le magnétisme animal, suivie d'une lettre écrite à l'auteur par un médecin étranger (Joh. Ferd. Koreff). Paris, 1825, in-12°. — XVII. Lettre à MM. les membres de l'Académie de médecine sur la marche qu'il convient de suivre pour fixer l'opinion publique relativement à la réalité du magnétisme animal, aux avantages qu'on
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■peut en retirer et aux dangers qu'il présente Icrsquon en fait une application inconsHe'rée. Paiis. 182(), in-S». — XVIII. Mémoire sur la faculté de iirévision, suivi de notes et pièces juslificalives recueillits par M. Mialle. A. D.
DEi>FlXO (Federigo). Médecin et astronome italien, né à Padoue en 1477, mort dans celle ville en 1347. On raconte que Delfino exerça la médecine à Venise avec tant de succès qu'il fut accuse de magie. 11 remplaça, en 1521, Thomas Filologo dans la chaire d'astronomie et non d'analomie, comme le dit la biographie Didot, et occupa celle ciiarge jusqu'à sa mort. On a de lui :
I. De fluxu et refluxu af/uœ maris... De motu oclavce spherce, Venetiis, L^'iO, in-fol. Basileœ, 1579, iii-l'ol. — H. — Annotât, in tabulas alpkonsinas. — III. lÀber de phœnomenis subtunaribus et astronomica parallaxi (les deux derniers en manuscnl). L. Un.
DELGADO (Les). Nom d'un grand nombre de médecins espagnols, parmi lesquels :
Del^^ado y Soto (Florencio). De la fin du dix-huitième siècle, exerça son art à Séville avec réputation; il était membie titulaire et conseiller de l'Académie royale de médecine de cette ville. Delgado a publié un assez grand nombre d'ouvrages; nous citerons, d'après Morejou :
I. Leccion medica : si alguna ves en nuestro pais sean utiles los purganies en el principio de las calenluras agudas y lasserta'es del cuando PSevilla, Mli, in-S". — II. Disert, medica : de los medios de avocar las viruelas retropultas. Sevilla, 1772, in-8». — lll. Leccion historico-pohlico-niedica : de los en fermedades que pueden seguirse de rcsuttos de la pasada inundacion del Guadalquivir. Sevilla, 1785, Jn-8°. — IV. Disertadon médica de la virlude de lus baiios de agua fria para curar los maniacos. Sevilla, 1786, in-8. — ^.Disert, médica : en que se espone la genuina intelligencia del aforismo 51 del libro VI de Hipôcrales. Sevilla, 1786, in-S". — VI. Leccion médico-légal, en que se dan scnales seguras para detcrminar la impolencia invcnciblc de olguncs de los consortes en los casos légales. Sevilla, 1787, in-b". — VIT. Disert, médica del magnetisnio animal; si es remedio en algunas enfermedades, cuales y su modo de aplicacion. Sevilla, 1787, in-8°. — Vlll. Disert, médico-practica : de la virtud de los jnbones en los malcs de estômago yen cuales convengan. Sevilla, 1788, iii-8''. — IX. Disert, médica : esposicion del aforismo 17 del libro 1 de Uipocrates. Sevilla, 1780, in-8°. — X. Disert, médica : en gué clascs de toses sean utiles los âcidos. Sevilla, 1789, in-S". — XI. Disert, medica : de los enfermedades hereditarias y gentilicias, cuales sean, modo de su propagacion y medios de evilarlas. Sevilla, 1791, in-8°. L. II.n.
Deig^ado (Ji'co). Ophlhalmologiste distingué, né le 4 octobre J850, de parents espagnols, à Maracaïbo, en Venezuela. 11 commença ses études médicales à Lima (Pérou), puis en 1850 vint en Europe et s'arrêta à Paris, où il suivit avec zèle les consullalions ophlhalmologiques de Desmarres, dont il devint même le chef de clinique. 11 demeura à Paris environ huit ans pendant lesque's il se fit connaître par plusieurs bounes monogra[)hies, sur Les granulations conjonctivales, sur Les affections des voies lacrymales, etc.
Delgado parcourut ensuite les principales villes universitaires de l'Europe, visitant partout les instituts et les cliniques ophtlialmologiques, et enfin alla en 1860 se fixer définitivement à Madrid, où il fonda, dès son arrivée, une modeste clinique et institua des cours libres qu'il continua jusqu'à sa mort et auxquels contribuèrent plusieurs savants distingués. En 1869, il créa, avec l'aide de la municipalité de Madrid, à la Maison de secours du IV* arrondissement, une consultation spéciale et gratuite pour les maladies des yeux; il obtint
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peu après le titre de médecin honoraire de bienfaisance, qui n'avait encore été accordé à personne jusque-là.
En 187*2, Delgado lut appelé par le roi Amédée à se charger de la fondation et de la direction d'un institut ophtlialmologique; il n'y consentit qu'à la condition qu'aucune rétribution ni aucune sorte d'honneurs ou de récompenses ne seraient attachés à ce service. Il se dévoua corps et âme à celte œuvre ; mais au moment où il voyait ses efforts couronnés de succès, iî succomba à Vichy à une attaque d'apoplexie, en 1875, âgé seulement de quarante-cinq ans.
« Après avoir soutenu, dit le docteur Carrera y Arago, de Barcelone, une intéressante correspondance scientifique avec les docteurs de Wecker et Giraud- Teulon, dont les Annales (VocuUstiqiieoni publié la plus grande partie, il a lu, dans lai-éance d'inauguration de l'Académie médico-chirurgicale de Madrid, un mémoire Sur l'œil considéré comme instrument pour le développement de T intelligence, etc. Au Congrès médical espagnol, il s'est occupe de la classification des maladies oculaires et a publié plus tard deux notices sur le Congrès international d'ophthalmologie, ainsi qu'une monographie sur un cas trèsintéressant d'exorbitisme produit par une tumeur inlra-crânienne. Il a donné aussi plus tard une excellente traduction en espagnol du Traité des maladies des yeux de de Wecker, et une autre de V Atlas d'opltthalmoscopie de Liebreich, ajoutant un grand nombre de notes à la première et enrichissant la seconde d'une importante introduction sur l'ophlhalmoscopie en général. 11 est à regretter qu'il n'ait pu publier, ainsi qu'il en avait le dessein, son Traité original des maladies des yeux et son Hygiène de la vue qu'il avait presque achevée quand la mort est venu le surprendre.
« Comme savant, Delgado appartenait à l'école positiviste; comme praticien, il n'entendait se faire l'esclave d'aucune méthode; il ét;iit éclectique et opérait d'après divers procédés selon les indications particulières; il en avait modifié quelques-uns et nous a laissé deux instruments de son invention, une aiguillespatule pour les opérations de cataracte et un spéculum porte-caustique pour la cautérisation du sac lacrymal ».
Delgado était membre d'un grand nombre de sociétés savantes et décoré de plusieurs ordres espagnols et étrangers. L. Un.
DELGRAS (Mariano). Médecin espagnol, né à Escamilla en 1798, mort à Madrid en 1855. La vie de Delgras tout entière a été consacrée à l'amélioration •du corps médical, aux progrès de l'art, au soulagement des misères des malades pauvres. Il traduisit en espagnol les articles les plus importants de notre Dictionnaire des sciences médicales^ ainsi que les Éléments de pathologie médico-chirurgicale de Roche et Sanson. 11 fonda, en 1834, le premier journal de médecine qui ait paru en Espagne, sous le titre de Boletin de medicina cirujia y farmacia, qui a paru jusqu'en 1852 et u été remplacé par le Siglo medico.
Delgras fut l'un des membres fondateurs de l'Académie des sciences naturelles de Madrid et de VInstituto medico. Ce dernier, sorte de société de secours mutuels'Utre les médecins du royaume, n'ayant pas réussi, il contribua activement à créer d'autres sociétés sous le nom de Confédération médicale. Collège professionnel. Émancipation médicale, etc. , jusqu'à ce qu'enfin il eut le bonheur de voir se former la Société médicale de secours mutuels, qui, depuis lors, a fait ses .preuves : elle a tiré de la misère plus de 2000 familles. L. Hs.