‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.26Chapitre 63 sur 75 · DENIS-LEZ-BLOIS (SAINT · texte numérisé non relu

DENIS-LEZ-BLOIS (SAINT

promenades en bateau, un site charmant, un air vif et pur, un climat tempéré, le voisinage des châteaux historiques de Blois, de Chambord, de Chaumont, de Ghenonceaux, deMenars, rendent très-agréable le séjour aux eaux de Saint-Denys. Trois sources alimentent cette station hydrominérale et hydrothérapique; elles se nomment la Source de Médicis, la Source de Henri IV, la Source Reneaulme. Les eaux des deux premières servent à la boisson, celles de la troisième sont employées à l'extérieur seulement. Les eaux minérales de Saint-Denys-lèz-Blois étaient très-suivies sous Louis XII, François I«'' et surtout sous Marie de Médicis, dont Paul Reneaulme était le médecin en 1618. Ces sources furent négligées jusqu'en 1852 et même jusqu'en 1857, époque à laquelle une société s'est fondée ]iour organiser à Saint-Denys un établissement hydrominéral et hydrothérapique complet. La saison minérale commence le l''' mai et finit le 15 octobre. Ces eaux ont une limpidité parfaite, une saveur fraîche et styplique, franchement ferru-^ineuse, quoique leur arrière-goiit soit légèrement hépatique; leur température est de 12", 2 centigrade, celle de l'air étant de 17", 7 centigrade. D'nprès l'analyse de M. Ossian Henri, l'eau de la source Henri IV, qui est la plus minélalisée, contient par 1000 grammes 0,767 de principes fixes dont 0,056 de crénate et de bicarbonate de fer. On voit que les eaux de Saint-Denys-lèz-Blois ont une grande analogie de composition élémentaire, en ce qui concerne les principes ferrugineux au moins, avec les eaux de Forges-les-Eaux {voy. cemoi), dont elles ont aussi les vertus physiologiques et curatives. L'établissement minéral et hydrothérapique de Saint-Denys-lèz-Blois se compose de plusieurs bâtiments distribués, soit pour l'application des eaux minérales en boisson, en bains et en douches chauds et froids, soit pour l'administration de l'eau naturelle en bains et en douches. Tous les appareils pour un traitement hydrothérapique complet se trouvent à la maison de bains de Saint-Denys-lèz-Blois.

La dose à laquelle se boit l'eau minérale de Saint-Denys est de trois à quatre verres pris le matin à jeun et de quart d'heure en quart d'heure; quelques malades doivent aussi en faire usage, coupée de vin aux repas. Elle est très-facile à digérer et elle a une action très-sensiblement diurétique; elle augmente l'appétit et facilite la digestion; elle imprime à tout l'organisme un sentiment de bien-être qui se traduit ordinairement par un teint plus animé et une plus

grande activité.

Emploi thérapeutique. Les eaux de Saint-Denys-lèz-Blois ont les mêmes

indications que les autres eaux ferrugineuses, c'est-à-dire qu'elles conviennent toutes les personnes débilitées, soit par une longue maladie, soit par toute autre cause qui a altéré le sang dans sa composition globulaire. Toutes les anémies, toutes les chloro-anémies qui peuvent être guéries par les ferrugineux naturels sont justiciables des eaux de rétablissement de Saint-Denys, où les malades trouvent des eaux martiales qu'ils peuvent employer a l'intérieur, mais qu'ils peuvent aussi prendre en bains et en douches chauds ou froids, suivant les prescriptions que le médecin a cru devoir leur faire. Les applications de l'hydrothérapie, qui sont si souvent utiles dans les cas oià il convient de restaurer un organisme profondément débilité, et de remédier à des accidents nerveux qu'aucun moyen pharmaceutique ne peut entraver, sont aisément suivies à Saint-Denyslèz-Blois, où se rencontrent non-seulement les appareils qui conviennent à l'administration de l'eau des sources Médicis et Henri IV, mais encore de l'eau de la source ferrugineuse de Reneaulme, la plus chalybée de cette station minérale. Il est inutile d'insister sur \es contre-indications des eaux de Saint-Denvs-lèz-

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Blois, qui ne conviennent, pas plus que les autres eaux martiales, aux personnes d'un tempérament sanguin, chez lesquelles elles pourraient déterminer- des congestions ou des héniorrhagies internes que le médecin doit toujours se garder de produire.

La durée de la cure varie d'un à deux mois.

On n exporte qu'aux environs les eaux ferrugineuses de Saint-Denys-lèz - Blois, dont l'établissement hydrothérapique est ouvert toute Tannée.

A. ROTUREAU.

Bibliographie. — REXEAnLME (Paul). La vertu de la fontaine Médicis à Saini-Denys-lèz-Blois Blois, 1618. — Henrï (Ossian). Bapport fait à l' Académie de médecine sur l'analyse cldmiqiic de Veau ferrugineuse de Saint-Denijs-les-Blois. la Bull, de VAcad. de médecine de Paris, 1852. — Blau. Rapport manuscrit sur l'efficacité des eaux minérales de Saint-Denys-lèz- Blois, 1853. — Du même. Établissement hydrothérapcutiquc et des eaux minérales ferrugineuses de Saint-Denys-lèz- Blois (Loir-et-Cher.). A. H.

DEXISOT (Gérard). Médecin distingué de l'école de Paris, dans laquelle il fut reçu docteur le 2G novembre 1548. U était originaire de Nogenl-le-Rotrou, et mourut en 1504. Guillaume Joly, avocat au Parlement, ayant acquis sa bibliothèque, y trouva une élégante version des Aphorismes d'Hippocrate en vers grecs et latins, de la composition de Denisot, et en fit présent à la Faculté de médecine. Plus tard, Jacques Denisot, petit-fils de Gérard, fit imprimer ce poëme, qui ne manque pas de mérite, en y ajoutant quelques épigrammes latines Ju même auteur. Il porte ce titre : Hippocratis Aphorismi, versibus grcecis et latinisexpositi, per M. Gerardum Denisotum, olim in celeberrima Parisiensis Academia clar. med., ctijus selectiora aliquot Epigrammata addita sunt huic operi, studio et sumptibus Jarobi Denisoti, nepotis, in lucem editi. Parisiis, 1634, in-S" de 166 p. Le premier Aphorisme est ainsi rendu :

Vita brevis, longa ars, prreceps occasio, fallax

Usus, judicium denique difficile est.

Nec satis oflicium medici est, segrum atqtie ministres,

Exteraque in studio convenit e?se pari.

Les épigrammes sont au nombre de 26 et très-variées. Il y a en a contre les femmes, les moines, les filles impudiques, la calomnie; sur divers personnages, héroïques ou autres, sur Galien, Heraclite et Bémocrite, la Vénus de Praxitèle, Diogène, Aristippe, etc.

Une des plus curieuses est celle dirigée contre les moines. Il est bon de rappeler que Denisot était de la religion réformée:

Si monachi, cur tôt? Si lot, cur nomine soli? 0 licto monadis nomine quanta manus!

Ce médecin-poëte était fils de Nicolas Denisot, poëte lui-même et peintre fameux. Il avait épousé Jeanne Pouteyin, que nous avons vue marraine dans l'église de Saint-Jean en Grève, le 4 novembre 1585. AG.

DE;v:ha!V (Thomas). Né le 27 juin 1 753, à Bakewell, dans le comté de Derby, était le deuxième fils d'un pharmacien, et il fit toutes ses premières études sous la direction de son père. Ce dernier étant mort eu 1752, Thomas Denman, alors âgé de dix-neuf ans, demeura deux années encore avec son frère aîné, qui avait conservé l'officine, puis il 'se rendit à Londres pour y parfaire ses études médi-

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