‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.27Chapitre 29 sur 49 · DICT. EXC. XXVII. 5J · texte numérisé non relu

DICT. EXC. XXVII. 5J

de deux ans au lieu de trois ; toutefois il ne commencera qu'à l'expiration des deux années d'études.

On aura remarqué l'article 5 suivant lequel le stage de deux ans et l'épreuve pratique (n° 4) seront seuls imposés aux docteurs ou officiers de santé qui voudront acquérir le diplôme de dentiste. Cet article répond à cette pensée exprimée dans le corps du rapport : que les hommes de l'art, malgré le caractère général de leur droit d'exercice, ne doivent pas pouvoir pratiquer l'art dentaire sans avoir subi des épreuves spéciales. Il en est ainsi, comme on l'a vu, dans le système allemand. Cette pensée, que rend naturelle la préoccupation de la partie technique de l'art dentaire, nous ne saurions la partager. On s'étonnera d'une restriction apportée aux droits du doctorat. Le rapport en donne pour raison que la technique de l'art dentaire n'est pas enseignée dans les facultés et dans les écoles médicales ; mais, de ce fait, on pourrait tout aussi bien inférer qu'elle n'est pas liée à la médecine proprement dite plus étroitement que la techn'que des autres spécialités, qui n'est pas enseignée davantage; car donner aux élèves des notions sur les bandages ou sur les corsets n'est pas la même chose qu'exiger la fabrication et la pose de pièces dentaires. Il nous semble d'ailleurs que cette disposition jetterait quelque confusion dans la matière même qu'il s'agit de régler. Il n'est pas un praticien de campagne ou de petite ville qui ne soit appelé fréquemment à extraire, à cautériser des dents, même à les limer, pour guérir certaines érosions de la langue, ou à les nettoyer pour enlever les dépôts de tartre qui produisent l'inflammation des gencives. Si c'était là faire acte de dentiste, il faudrait imposer le stage et l'épreuve pratique à l'immense majorité des docteurs. Restent les pièces artificielles, les appareils de redressement : est-ce donc toute la dentisterie? Alors, pourquoi soumettre l'aspirant à des épreuves d'anatomie, de physiologie et de pathologie? Dans cette difficulté nous ne pouvons voir, pour notre part, qu'un motif de plus de faire entrer à un titre quelconque l'odontologie dans la clinique des hôpitaux, en laissant les futurs docteurs ou officiers de santé, si l'on institue des exercices de prothèse, libres de les suivre ou de les délaisser. Il n'est pas à craindre que des praticiens qui auraient voulu ignorer la prothèse se mettent à vendre des râteliers artificiels ; et l'enseignement du reste de la pratique dentaire à l'ensemble des praticiens aurait des avantages incontestables pour les patients habitant loin des grands centres de population, en dehors desquels, on le sait, ne se trouvent guère de dentistes dignes de ce nom.

Si nous regrettons vivement en terminant cet article de n'être pas entièrement d'accord avec un confrère aussi versé que M. Le Fort dans les questions d'organisation médicale, et auquel nous unissent les liens d'une sympathie profonde, en revanche nous voyons avec grande satisfaction que les principes défendus par nous l'ont été, avec une compétence spéciale, par M. le docteur Magitot dans une série de Lettres adressée à la Gazette hebdomadaire (1881, n"* 56-45*). Dechambre.

DEi\TlTlOX. Il convenait, dans une œuvre comme celle-ci, que M. Magitot, avec l'autorité spéciale qui lui appartient, exposât ses idées personnelles touchant la question de l'influence, si généralement affirmée, de la dentition, sur la production d'un certain nombre de maladies autres que celles de l'appareil

* Postérieurement à la rédaction de cet article, la commission de la faculté a spontanément renoncé à la disposition (art. 5) que nous venons de critiquer. Le reste du projet de M. Le Fort a été voté par l'assemblée des professeurs.

dentaire ou des parties qui y confinent. M. Magitot conteste absolument cette influence. On a pensé que l'opinion contraire, l'opinion commune , doit être également représentée. C'est le motif des quelques lignes qui vont suivre.

La dentition par elle-même n'est pas une maladie. Il est cependant assez rare de la voir parcourir toutes ses périodes sans provoquer chez l'enfant quelque symptôme morbide. C'est la première époque critique de la vie.

Les accidents auxquels elle peut donner lieu sont locaux ou généraux. Les premiers n'ont jamais été l'objet de controverse sérieuse. Leur évidence est telle dans certains cas qu'on ne saurait les mettre en doute et en discuter raisonnablement la nature et l'origine. 11 n'en est pas de même des accidents généraux, qui ont été vivement contestés. Ces divergences d'opinions doivent être expliquées. Il est certain qu'on ne saurait, sans abus, attribuer à la dentition toutes les maladies dont un enfant peut être atteint pendant l'évolution dentaire. Sous ce rapport il y a eu beaucoup d'exagération. Il n'y en a pas moins à méconnaître des accidents, observés par tous les médecins, accompagnant le travail d'une dentition difficile, apparaissant au moment de l'évolution d'un groupe dentaire, diminuant ou cessant dès qu'une dent a percé poiir reprendre quelque temps après dans les mêmes conditions et sans qu'où puisse faire intervenir une autre cause. On ne peut nier l'accident, mais on nie la cause et on refuse à la dentition toute influence sur l'état pathologique. On a même prétendu (Rosen) que les enfants bien nés, indemnes de toute disposition morbide, n'étaient pas sujets aux accidents de dentition.

11 est remarquable d'ailleurs que nul médecin d'enfant n'a sérieusement contesté ces accidents. Depuis Guersant père, tous ceux qui ont écrit sur la pathologie infantile se sont attachés à combattre sur ce point les exagérations commises et à donner les caractères des véritables accidents de dentition.

Nous venons de voir que les accidents locaux n'ont jamais été sérieusement contestés et ne pouvaient pas l'être. Ces accidents ne sont d'ailleurs que l'exagération des symptômes physiologiques. La gencive normalement turgescente peut devenir très-douloureuse, des aphthes peuvent se développer sur la muqueuse voisine, donner lieu à une stomatite plus ou moins étendue. Or, quand on connaît l'extrême sensibilité des enfants, ou s'expliquerait difficilement à priori que ces désordres, d'abord localisés, n'eussent pas un retentissement sur le reste de l'appareil en y provoquant mie irritation plus ou moins vive qui se traduira par des troubles digestifs variés. Ce qui est applicable à l'appareil digestif est vrai également pour les organes respiratoires, la peau, le système nerveux. De là un ensemble de troubles fonctionnels ayant pour caractère commun de dépendre de la dentition et de ses différentes phases, de commencer et de cesser avec elles, sans qu'on puisse faire intervenir, à moins de forcer les faits, aucune autre cause plausible.

La meilleure méthode pour exposer la question serait donc de partir des accidents locaux indiscutables, de montrer leurs effets immédiats sur les diverses fonctions de l'enfant et d'en rapprocher les accidents généraux qui peuvent survenir alors même que les douleurs locales de la dentition sont moins accusées.

Nous supposons les accidents locaux bien connus et nous ne nous occuperons que des accidents généraux.

Nous répétons que le caractère commun de ces accidents est de survenir au moment de la dentition, sans autre cause appréciable; de suivre l'évolutiou des

dents, et de cesser au moment où celles-ci percent la gencive, à moins qu'on n'ait affaire à des lésions organiques dont la marche ultérieure ne peut être brusquement suspendue.

La fièvre est la complication qu'on observe le plus généralement. Elle peut exister seule ou accompagner d'autres manifestations morbides. D'après Rilliet et Barthez, cette fièvre de dentition se caractérise par son irrégularité. On la voit survenir, surtout chez les enfants délicats et nerveux, aussitôt que l'éruption dentaire provoque des douleurs continues. Elle tombe au moment des accalmies, se réveille a\ec les souftrances. L'augmentation de la température, l'accéléiation du pouls, s'accompagnent d'une colomlion marquée des joues, où la rongeur a été plus souvent disposée par plaques. L'enfant est irascible, crie, pleure à la moindre excitation. S'il est déjà en âge de marcher, il devient paresseux, demande sans cesse à être porté, criant jusqu'à ce que son désir soit satisfait. Il est triste, grognon. Si la fièvre persiste, l'appétit devient nul et la nutrition e&t atteinte. L'enfant maigrit rapidement.

En dehors de la fièvre d'autres accidents peuvent se développer sous l'influence de la dentition. Nous étudierons sous ce rapport ceux qui surviennent du côté des voies digeslives, de l'appareil respiratoire, du système nerveux, et nous terminerons par Tétude des maladies cutanées.

Les troubles des fonctions digestives sont peut-être ceux qu'on observe le plus fréquenmient pendant la dentition. L'irritation de la muqueuse buccale retentit naturellement sur les autres parties de la muqueuse digestive, d'où la diarrhée et quelquefois les vomissements qu'on observe communément, [ci les rapports de sympathie et de contiguïté peuvent être également invoqués. Sur 158 enfants en dentition, Bouchut a constaté 112 fois la diarrhée.

Ch. West, relevant 2129 cas de diarrhée, montre que la moitié des cas a été observée chez les enfants âgés de six mois à deux ans, et correspond par conséquent à l'époque où ce travail de la dentition est le plus pénible. JNous devons aussi noter que cette période compreud l'époque de sevrage si périlleuse pour l'enfant. Le même auteur remarque combien il est fréquent d'observer une concordance parfaite entre une attaque de diarrhée et la sortie de chaque dent, la diarrliée cessant au moment où la dent parait à l'extérieur. J'observe en ce moment un enfant chez lequel l'apparition d'une dent est invariablement annoncée par une diarrhée qui n'est motivée par aucun changement dans le régime, aucune modification appréciable dans les habitudes. Au début de sa dentition cet enfant a été atteint d'une entérite grave, presque cholériformc. que les traitements les plus rationnels n'ont fait qu'atténuer jusqu'au moment où les premières incisives se sont montrées. Alors la diarrhée qui durait depuis dix jours a cessé en quarante-huit heures sans qu'on puisse raisonnablement faire honneur de la cure au traitement jusque-là impuissant. Ch. y\'est fait remarquer que cette sensibilité symj athique du tube digestif s'explique à ce moment par l'évolution active de toutes les parties de l'appareil. En même temps que les glandes salivaires sont surexcitées, toutes les glandes du tube digestif s'associent à cette hypersécrétion. Le moindre écart de régime produira alors les plus fâcheux elléts. Souvent même l'alimentation que l'enfant avait bien supportée jusqu'alors cessera d'être tolérée et une sécrétion profuse s'établira, sécrétion que l'on conseillait même autrefois de respecter comme une sorte de soupape de sûreté modérant l'excitation générale provoquée par la dentition.

Ces diarrhées peuvent être légères. Elles ne réclament alors qu'une surveil-

lance attentive du régime, une diète relative, un clioix éclairé des aliments. Mais il n'en est pas toujours ainsi. La diarrhée acquiert souvent une intensité menaçante; son abondance, le caractère glaireux et quelquefois sanguinolent des selles, montrent assez que les sécrétions de la muqueuse intestinale sont profondément modifiées. Les évacuations, d'abord jaunes, tournent rapidement au vert et deviennent bientôt séreuses. Elles ont lieu plusieurs fois par heure. Dans ces conditions l'enfant je refroidit, s'affaiblit rapidement et peut succomber en plusieurs jours. Mais ces diarrhées de dentition ont habituellement une marche lente. Elles traînent tant que la dent en évolution n'a point paru. A ce moment elles cessent pour reprendre à l'occasion d'une nouvelle pousse'e dentaire. Ch. West insiste sur l'absence ou tout au moins sur le peu d'importance des lésions constatées dans les autopsies. Une saillie un peu exagérée des follicules de l'intestin grêle et des glandes salivaires du côlon et du rectum est (juelquefois la seule lésion que laissent après elles ces diarrhées de dentition.

Un de leurs caractères cliniques, qui permet d'en bien reconnaître la nature et la cause, est précisément leur résist;mce à toute espèce de traitement. Les aliments les plus légers, ceux auxquels l'enfant était le mieux habitué, sont indistinctement nuisibles. Les médications les mieux indiquées n'agissent que momentanément et ne font que suspendre les accidents. Elles sont néanmoins utiles en rendant les évacuations moins abondantes, mais, la Ciause persistant, le mal se reproduit invinciblement jusqu'au moment où la sortie de la dent change la scène en quelques heures.

Yogel (de Dorpat) émet l'opinion assez singulière que ces diarrhées sont liées à la salivation abondante qui accompagne la dentition. La déglutition de cette salive toujours chargée de sels ferait l'effet d'un véritable purgatif. Mais cette déglutition a-t-elle vraiment lieu, et ne voit-on pas en pareils cas la salive couler abondamment au dehors, tandis que l'enfant n'en avale qu'une bien petite quantité?

Le retentissement de la dentition est surtout accentué sur la membrane muqueuse de l'intestin, et il n'est pas rare de voir des enfants atteints de diarrhées graves et chez lesquels l'estomac ne cesse pas d'accepter les aliments. Il n'en est pas toujours ainsi. L'estomac peut être irrité en même temps que la muqueuse intestinale, et alors au flux diarrhéique se joignent des vomissements qui aggravent singulièrement la situation. En pareil cas, le dépérissement est beaucoup plus rapide; la température s'abaisse notablement et la mort peut survenir en quelques jours. Entons cas, le vomissement constitue donc une complication des plus dangereuses. Guersant a fait depuis longtemps la remarque que cette association des vomissements à la diarrhée s'observe plus souvent au moment de la sortie des canines ou des molaires. C'est en effet le moment dangereux des dentitions laborieuses.

Les voies respiratoires paient à la di ntition un tribut bien moins lourd que l'appareil digestif. Ici la sympathie est moins évidente et nous comprendrions qu'on admît plutôt des coïncidences que de véritables relations. Guersant note cependant la fréquence des affections du larynx, liilliet et Barthez parlent assez vaguement de la toux (?). Ch. West est beaucoup plus affirmatif et signale à ce point de vue le spasme glottique, la laryngite striduleuse, comme une maladie coïncidant fréquemment avec la dentition, au point que sur 37 cas il en a observé 31 chez des enfants âgés de six mois à deux ans. Conformément h l'opinion de Marshall-Hall, il attribue à l'irritation du tiijumeau pendant la dentition cette

coïncidence remarquable ; mais il pense qu'il y aurait erreur à se préoccuper exclusivement de cette cause locale et à n'envisager l'influence de la dentition qu'à ce point de vue restreint et en quelque sorte mécanique. En effet, pendant cette période dentaire des changements importants se produisent dans l'organisme affecté d'une suractivité morbide. De nouvelles maladies apparaissent, parmi lesquelles les affections catarrhales des muqueuses, les congestions des centres nerveux, occupent la place la plus importante. Dans ces conditions, différentes affections spasmodiques, et le spasme de la glotte en particulier surviendraient comme un résultat plutôt secondaire que primitif de la dentition. Les gencives peuvent être à peine gonflées; aucune douleur locale n'existe au moment même où survient ce trouble nerveux; mais la connexion de ce dernier avec le travail de la dentition n'en est pas moins indéniable.

West pense que « le temps de la dentition est eu réalité pour l'enfant une occasion particulière de danger, bien qu'on ne comprenne pas toujours très-bien pourquoi il en est ainsi. C'est l'époque d'un développement rapide de l'organisme, de la transition d'une manière d'être à une autre, sous le rapport de toutes les importantes fonctions dont l'accomplissement régulier préside à la nutrition et au développement du corps. Les statistiques portant sar les nombres les plus considérables dénotent les dangers de cette période et montrent qu'il y a lieu de se féliciter quand on voit le travail de la dentition terminé. »

En citant presque textuellement les paroles del'éminent médecin anglais nous voudrions bien faire saisir comment on doit comprendre et interpréter l'influence de la dentition, non-seulement sur le spasme de la glotte en particulier, mais sur toutes les affections que nous avons étudiées et sur celles dont nous avons encore à parler. Cette manière de voir est celle de tous les médecins d'enfants les plus autorisés. Guersant père, Trousseau, Rilliet et Barthez, expriment tous les mêmes idées dont la justesse ne nous paraît pas discutable.

West reconnaît d'ailleurs que toutes les circonstances pouvant surexciter la sensibilité de l'enfant sont aptes à déterminer chez lui le spasme de la glotte. La dentition a donc sur cette affection une influence remarquable. Certaines toux quinteuses qu'on pourrait appeler coquelucboides peuvent survenir dans les mêmes conditions. Ces toux de dentition s'accompagnent rarement des symptômes de la bronchite véritable. L'auscultation ne révèle que quelques légers râles dans la poitrine. La toux apparaît tout à coup, généralement au réveil, et quelquefois procède par accès nocturnes déterminant dans certains cas des accès d'oppression inquiétants. La déglutition des aliments, l'action de téter, sont une occasion fréquente de crises.

Quant aux bronchites \Taies ou pneumonies, elles ne subissent l'irifluence de la dentition que d'une façon toute secondaire, la dentition créant, comme nous venons de le voir, des conditions toutes particulières, une sorte d'opportunité morbide pour l'enfant.

Convulsions. C'est la complication la plus fréquente de la dentition, celle qui a de tout temps attiré le plus vivement l'attention des médecins et qu'on redoute particulièrement. Si on considère que chez l'enfant la convulsion peut être le résultat de toute irritation, qu'elle peut être provoquée par tout ce qui trouble plus ou moins violemment les fonctions de l'organisme : douleurs, fièvre, phlegmasies diverses, etc., on s'expliquerait dilûcilement que la dentition eiit 1 heureux privilège de ne pas figurer dans son étiologie. On observe des enfants, bien portants d'ailleurs, chez lesquels l'apparition de toutes les dents est

accompagnée de convulsions, au point que les parents, après avoir été fort effrayés, n'y attachaient plus qu'une médiocre importance. Doit-on attribuer cette fréquence des convulsions chez l'enfant à une sorte de prédominance du système spinal sur le système cérébral au début de la vie (West)? Elle serait alors en rapport avec le peu de développement du cerveau pendant les premiers mois. Dans cette théorie l'action modératrice de l'encéphale sur les mouvements réflexes suscités par l'excitation de la moelle fait défaut chez l'enfant, et, par contre, la moelle est chez lui particulièrement irritable. West fait remarquer que les convulsions, qui ont chez l'adulte une gravité exceptionnelle, disparaissent fréquemment chez l'enfant sans laisser aucune trace sérieuse. Elles remplacent souvent chez lui le frisson initial de la fièvre et peuvent être provoquées par bien des causes tout à fait incapables de les déterminer chez l'adulte : vers, constipation, calculs des voies urinaires et surtout dentition, début d'une fièvre éruptive, simple indigestion.

Les convulsions qui surviennent pendant la dentition n'ont rien de particulier dans leur forme. Elles peuvent chez les enfants commencer dès le cinquième mois, accompagner, comme nous l'avons dit, toutes les phases de l'évolution dentaire, et cesser définitivement avec la période de la première dentition. On remarque qu'elles se montrent bien plus fréquemment à l'occasion do la percée des molaires et surtout des canines [dentés matribus detestatœ) qu'au moment de l'apparition des incisives. Ces convulsions peuvent être limitées ou généralisées. Quand elles sont limitées, elles occupent différents groupes musculaires, particulièrement à la face, d'où certains tics, une sorte de rictus particulier qu'on observe souvent pendant le sommeil. Ailleurs les convulsions sont générales. C'est la grande attaque d'éclampsie avec sa période congestive initiale suivie de secousses musculaires, de contractures, terminée par un état d'accablement, de sommeil comateux dont l'enfant sort épuisé, le teint pâle, la figure abattue. Si la mort a été la suite d'une de ces grandes attaques, ce qui est exceptionnel, il est remarquable qu'on ne trouve à l'autopsie aucune lésion constante qui puisse rendre compte des phénomènes observés. C'est le caractère anatomique, en quelque sorte négatif, de ces convulsions ^qu'on désignait autrefois sous le nom d'idiopathiques.

Affections cutanées. Elles se rangent par leur fréquence à côté des convulsions et se rattachent peut-être à la dentition d'une façon encore plus évidente. C'est dans ces cas qu'on voit l'éruption suivre pour ainsi dire pas à pas l'évolution dentaire, apparaître et disparaître avec la poussée d'un groupe de dents, pour revenir quelque temps après, annonçant l'apparition d'un autre groupe. Les formes anatomiques de ces affections cutanées sont habituellement l'érythème, l'eczéma et l'impétigo. Le plus souvent ces trois affections, les deux- dernières surtout, sont associées. Chez certains enfants les points envahis par l'éruption sont limités; chez d'autres la peau est atteinte dans une étendue considérable et l'éruption peut même se généraliser. Il est remarquable d'observer combien la santé générale de l'enfant se maintient en quelque sorte indifférente aux lésions les plus étendues. A part les démangeaisons qui provoquent plusieurs fois par jour de véritables crises, on voitl'enlant rester gai et plein d'appétit sous les éruptions les plus abondantes. La peau, et surtout celle de la face, est alors couverte de croûtes jaunâtres formées par la dessiccation d'un ichore qui suinte continuellement; la figure est boursouflée, les oreilles épaissies et gonflées ; les cheveux agglutinés, tous les ganglions voisins hypertrophiés, quelques-uns même

s'enflamment et suppurent. Les souffrances augmentent ordinairement pendant la nuit et l'enfant paraît plus fatigué de ces insomnies prolongées que de l'éruption elle-même qui les^détermine. Ces éruptions sont tenaces, rebelles aux traitements les plus rationnels, se réveillant tout à coup après avoir paru disposées à s'éteindre. Au bout d'un temps variable, oscillant assez habituellement entre trois et six semaines, l'éruption diminue rapidement et disparaît laissant la peau écailleuse ou lisse et comme veinée. Bien souvent alors, si on regarde les gencives, on voitjqu'un groupe dentaire a fait son apparition.

S'il nous paraU difficile de nier le lien qui existe entre ces éruptions et la dentition, nous sommes tout disposé à admettre qu'elles se manifestent de préférence chez les enfants de souche arthritique ou herpétique. On a également observé que l'influence de la nourrice avait une certaine importance. Le changement de lait> fait chez certains enfants disparaître en quelques jours une éruption ancienne ou qui s'était reproduite plusieurs fois déjà. Tout en faisant la part de la dentition, il faut, autant que possible, remonter dans les antécédents, où l'on trouvera quelquefois^une disposition morbide qui ne sera pas sans valeur pour le choix d'un traitement. Notons encore les otites ou otorrhées, les engorgements lymphatiques cervicaux, etc.

Après avoir passé en revue les principaux accidents qui peuvent survenir pendant la dentition, il convient de rechercher quels sont les caractères généraux, communs, de ces accidents, caractères qui permettent de les rapporter à leur véritable cause.

Rilliet et Barthez font remarquer avec beaucoup de justesse qu'ici le symptôme constitue souvent toute la maladie et que les lésions font habituellement défaut.

Dans la grande majorité des cas les accidents généraux se montrent dans les dentitions laborieuses, alors que la souffrance locale a augmenté l'irritabilité excessive des enfants. Les affections qui surviennent dans ces conditions atteignent rapidement leur summum d'acuité et se compliquent facilement de phénomènes nerveux. Rebelles]^à!^tous les traitements tant que persiste l'irritation qui leur a donné naissance, elles^ cèdent avec la plus grande facilité aussitôt que les symptômes locaux se sont amendés. Les symptômes généraux qu'elles provoquent ne s'expliquent pas par les lésions légères que l'on peut constater pendant la vie, et les autopsies ont démontré que les altérations organiques faisaient le plus souvent défaut et n'étaient pas, tout au moins, en rapport avec la gravité de ces symptômes.

11 ne faut cependant pas méconnaître les difficultés extrêmes que peut présenter le diagnostic. Ces difficultés se rapportent surtout aux affections cérébrales et intestinales ; d'autant^plus qu'une méningite, une congestion cérébrale ou une entérite grave, peuvent fort bien survenir pendant la période dentaire. Ces maladies gardent alors leurs caractères propres et rien n'est changé dans leur évolution. C'est précisément l'absence de ces principaux caractères qui distingue les accidents de dentition. Tout se passe en quelque sorte à la surface, et des traits nombreux manquent au tableau. Dans certains cas, on croit avoir affaire à une méningite. Les convulsions, la céphalalgie, les vomissementa, sont réunis dans un ensemble des plus alarmants ; mais les caractères du pouls font défaut ; la température n'a pas ces grands écarts qu'elle affecte dans la vraie méningite et que M. Roger a particulièrement signalés. Un jour, l'enfant paraît au plus mal; le lendemain une détente définitive a lieu. Ces faits se rapportent à ce qu'on a nommé

la pseudo-méningite dentaire. S'agit-il d'une affection bronchique, même irrégularité. L'enfant tousse incessamment; la toux a un caractère presque convulsif. L'auscultation ne laisse percevoir aucun râle ou seulement quelques râles disséminés cfui n'expliquent rien. On soupçonne souvent une coqueluche au début. Ces phénomènes persistent quelques jours sans amélioration sensible et disparaissent en quelques heures. J'observe en ce moment un enfant de vingtcinq mois qui sans cause appréciable est pris de cohques et de toux. On ne trouve rien dans la poitrine ; les selles glaireuses sont accompagnées de ténesme. L'enfant était en bonne santé la veille et rien n'a été changé à son régime d'ailleurs très-surveillé. L'examen des gencives me montre une des secondes molaires soulevant fortement la muqueuse. La gencive est douloureuse, l'enfant crie à la moindre pression. La dent paraît et dès le lendemain l'enfant a repris sa bonne humeur et sa santé. Chez un autre âgé de sept mois, nourri par sa mère, et suivi de très-près, à la suite d'une journée passée dans rajipartement, en raison des mauvaises conditions atmospl)ériques, la fièvre s'allume tout à coup dans la soirée. L'enfant s'agite et crie toute la nuit. Une toux incessante se déclare; la poitrine paraît assez embarrassée pour qu'on administre d'urgence un vomitif. Dès le matin, tout cet orage se calme; l'enfant, un peu affaibli, a repris de la gaîté, bien qu'il soit encore un peu irritable. La gencive est examinée et on voit poindre la première incisive inférieure. Les accidents ne se sont pas renouvelés. Chez un troisième, également noui-ri par sa mère, jeune leznme dont la santé ne laisse rien àdésirer, la peau, jusque-là parfaitement nette, commence vers six mois à présenter quelques plaques d'eczéma. La poussée dentaire exaspère l'éruption qui couvre toute la face et une partie du tronc. Les huit incisives sortent successivement et l'eczéma se modifie en quelques jours après avoir résisté pendant six semaines à divers traitements.

Tous ces faits peuvent être discutés, surtout quand on ne les a pas constatés de visu ; mais le médecin qui assiste à la scène pathologique, qui obsirve les rapports des choses, échappe difficilement à cette conclusion : qu'il y a un lien intime entre ces accidents et le trouble général suscité dans l'organisme par le retentissement de la période dentaire. L'évidence de la conclusion s'impose quand une nouvelle période dentaire ramène les mêmes accidents-, et le scepticisme le plus enraciné tient difficilement contre ces arguments cliniques.

C'est ce qui explique le consensus pi'esque généi'al des médecins sur ces accidents suscités par la dentition, accidents que le père de la médecine avait le premier signalés. Sans vouloir faire ici l'hiïtorique de la question, nous voyons que Haller, Hunter, Baumes, ont décrit ces accidents. De nos jours, les auteurs du Compendium, Rilliet et Barthez, Trousseau, Bouchut, Ch. West, Vogel, Fonssagrives, les ont étudiés. Mais, sans en contester l'existence, la plupart de ces auteurs réagissent contre l'opinion trop exclusive de ceux qui rendent la dentition responsable de toutes les maladies qui atteignent un enfant entre cinq mois et deux ans. Par contre, et de nos jours, des médecins distingués considèrent ces accidents de la dentition comme tout à fait exceptionnels ou même les nient formellement. C'est ainsi que l'auteur fort estimé d'un Traité de maladies d'enfants Johann Stein ( de Prague ) ( Compendium des maladies des enfants, 1880), repousse formellement toute connexion entre la dentition et les maladies locales ou générales qui lui sont attribuées. Il considère ces maladies comme dues au manque de propreté, à un traitement malheureux (?) des maxillaires des enfants.

Ce n'est donc pas sans quelque surprise que nous lisons à la fin de son article les lignes suivantes : « 11 est non moins établi que dans la dernière phase de l'e'ruption des dents, notamment à l'égard des molaires, les enfants sont en proie à une certaine mauvaise humeur, à de 1 agitation. Leur caractère est chagrin; ils souffrent de symptômes fébriles. Ajoutons que ces troubles généraux disparaissent avec la cessation des perturbations locales ».

Nous ne soutenons pas autre chose et l'aveu méritait d'être enregistré. En somme, la vérité est entre les deux extrêmes, et dans bien des cas le retentissement de la dentition sur l'organisme fournira l'explication de symptômes variés dont on chercherait vainement l'origine ailleurs.

Ici, comme partout, les auteurs ont donné des théories diverses sur la nature de ces accidents. 11 serait peu intéressant d'en faire un examen critique, d'autant plus qu'elles se réduisent toutes à ce fait d'une influence sympathique ou réflexe de l'irritation gingivale sur les principaux appareils. Considérée dans son ensemble, cette explication nous paraît très -admissible et aussi justement applicable à la dentition qu'elle l'est en principe aux symptômes morbides qui signalent la puberté, l'âge de retour ou tout autre état physiologique pouvant à un moment donné susciter des troubles divers. Il faut avant toutes choses et, comme nous l'avons maintes fois indiqué, tenir compte de la sensibilité extrême de l'enfant à un moment oîi tous les organes sont dans une période en quelque sorte aiguë de développement.

La question de thérapeutique est ici très-limitée; elle doit se restreindre aux indications spéciales créées par la dentition, le traitement ordinaire des accidents restant le même. On aura soin chez un enfant irritable, nerveux, que les dents travaillent particulièrement, d'éviter toutes les occasions morbides. Le régime devra être attentivement surveillé. Tout écart, ailleurs inoffensif, serait dangereux à ce moment. La sensibilité de l'enfant doit être ménagée, toute répression un peu énergique de ses petites fautes sera évitée. C'est le moment des précautions et des attentions de toute nature. Si quelque accident apparaît : toux, diarrhée, convulsions, etc., les moyens usités seront applicables comme en toute autre circonstance.

Dans les cas où ces accidents revêtent un caractère de gravité exceptionnelle, convient-il de s'attaquer à la cause et de chercher par une médication locale à conjurer Je danger? Nous voulons parler ici de l'incision des gencives, qui est encore le remède favori de beaucoup de médecins.

Sans lui accorder une efficacité héroïque, nous croyons que cette petite opération peut rendre de grands services. Il y a là des conditions d'opportunité qu'il faut connaître. Si la gencive est gonflée et douloureuse, si le tissu est assez mince pour qu'on puisse arriver sur la couronne de la dent, l'incision est indiquée. Nous conseillons de faire préalablement avec une aiguille très-fme une sorte de ponction exploratrice qui permet de reconnaître à quelle distance se trouve la couronne dentaire. Si la couche qui la sépare de l'extérieur n'est pas très-mince, l'incision serait inutile. Les lèvres se cicatriseraient au-dessus delà couronne et le tissu cicatriciel serait plus résistant que le tissu gingival normal. Mais, si l'incision doit mettre à nu la couronne dentaire, il n'y a aucun inconvénient à la pratiquer. Elle doit être assez profonde pour diviser tout le tissu superposé à la couronne. On préfère habituellement une petite incision cruciale. Son effet immédiat est d'ailleurs de décongestionner Li gencive, d'où un soulagement trèsrapide. Dans certains cas, le calme déterminé par celte légère opération est

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vraiment remarquable; au bout de quelques minutes un sommeil tranquille succède à une agitation inquiétante.

En tdus cas l'opération est suns aucun danger.

Si l'incision n'est pas indiquée, on peut essayer de modérer les douleurs en frictionnant doucement les gencives avec un sirop calmant. Le sirop de belladone convient parfaitement et peut remplacer diverses mixtures de composition plus ou moins mystérieuse et dont l'efficacité supérieure est tout au moins fort douteuse ; on prescrira des bains un peu prolongés, d'un quart d'heure à vingt minutes de durée, après lesquels on couchera l'enfant pendant quelques heures. Nous demandons la permission de ne pas revenir sur celte question un peu ridicule de l'utilité ou du danger des différents hochets qui nous paraissent absolument indifférents, pourvu que par leur nature ils ne puissent pas blesser les tissus délicats de la bouche.

Nous ne nous sommes occupé dans cet article que des accidents liés à la première dentition. Ce n'est pas qu'on ne puisse, chez des enfants prédisposés ou particulièrement nerveux, observer au moment de la seconde dentition des symptômes analogues à ceux que nous avons décrits, mais ces accidents sont beaucoup plus rares et ne présentent en tous cas rien de particulier. Quant à ceux qui accompagnent assez souvent l'éruption des dernières molaires, des dents de sagesse, ils sont exclusivement locaux et relèvent du traitement chirurgical.

11 est à remarquer qu'en ce cas les accidents locaux les plus sérieux ne provoquent pas ces réactions multiples et polymorphes, que nous avons cru devoir rapporter à la première dentition. On pourrait y voir un argument contraire à la nature véritable de ces réactions. Nous pensons au contraire que cette sorte de silence de l'organisme démontre combien les conditions sont encore diflérentes et combien on aurait toi't de conclure de ce qui se passe chez l'adulte à ce qu'on observera chez l'enfant où tous les symptômes s'exaltent si facilement sous la double influence d'une sensibilité exagérée et de l'état particulier créé par l'évolution organique. Blachez.

de:vtau (Les deux).

Le père se nommait Mathurin, le fils Alexandre-Michel, Ils ont joui tous deux d'une grande réputation comme praticiens à Paris.

Oenyau (M.vthurin). Était de Vendôme (Loir-et-Cher) ; il fut f;\it docteur le 24 janvier 1635 et mourut à Senlis le 7 mars 1680, laissant de sa femme, Claude Poitou, plusieurs enfants, parmi lesquels :

Denyau (Alexandre-Michel). Né à Paris le 6 mai 1657, il fut reçu docteur le 20 octobre 1658, et mourut à Paris sur la Paroisse de Saint-Sulpice, le

12 mars 1712. Il avait épousé Françoise Guignard de la Solaye, fille de Michel Guigziard de la Solaye, chirurgien du roi. Voici, du reste, son acte d'inhumation :

Paroisse Saint-Sulpice.

Le quatorze mars 1712 a été fait le convoy, service et enterrement, de Alexandre-Michel DEÎS'YAU, doyen de la Faculté de médecine de Paris, et ancien professeur royal, âgé de soixante et quinze ans, décédé le 12' du présent mois, rue et liôlel de Bussy ; et y ont assisté M'= Augustin-Guillaume Denyau, avocat au Parlement, son fils, et M^= Urbain Garbe, prieur de Saint-Vincent, son neveu, qui ont signé.

U. Garbe, Denïau.

47t3 DÉODACTYLES.

Que l'on ne s'y trompe pas : Alexandre-Michel Denyau ne fut jamais doyen de la Faculté de médecine, comme le ferait croire l'acte précédent. Il ne fut que doyen par date de réception doctorale, Decanus ad honorem, Antiquior, mais non doyen en charge, Decanus ad omis.

Les deux Denyau n'ont laissé que leurs thèses qu'ils ont soutenues comme bacheliers ou comme présidents d'actes.

Mathurin Donyau a signé les suivantes :

An à titillatu risiis ? oui, 1633. — An ulceraio utero non dolente rà oÙ7ra9>) doleanl ? oui, 1634. — An humorales febres ab humoruni putreditie ?oui, 1635. — Ah heroum filii noxœ? oui, 1656.

A Alexandre-Michel Denyau appartiennent :

An ingeniosi ad risum et fletùm proclives ? oui, 1657. — An arthritidi conveniant pyrotica? oui, 1658. — Est-ne solus sanguis purus corporis alimentum? oui, 1658. A. C.

DENYS (Jacobus). Chirurgien et accoucheur du dix-huitième siècle, né Leyde. Il servit pendant sept ans dans les Indes en qualité de médecin, puis vint se fixer dans sa ville natale où il jouit de la faveur de Boerhaave et de celle d'Oosterdyk Schacht; c'est là aussi qu'il fit la connaissance de Rau, dont il adopta les procédés de lithotomie. En 1719 fut fondé à Leyde un collège médical ad negotia artis obstetricice : Benys y fut aussitôt nommé accoucheur et en 1725 fut officiellement chargé d'un cours pour les sages-femmes. C'est en 1750 qu'il publia son ouvrage sur la lithotomie où il attaquait \ivement Titsing etSermes: Heelkundige aanmerkingen over den steen een het snijden von denzelven (Leyden, 1730). Titsing lui répondit en 1831 par un autre ouvrage. Les avis sont du reste assez partagés sur la valeur de Denys ; Ulhoorn le traite d'ignorant et de rapace; van Swieten, au contraire, dit de lui, dans ses Commentaires : « Aliquoties ad fui dum calculosos secaret Denys »; et ailleurs : « Crebris et felicissimis scctionibus calculi secundum methodum Ravianamcelebris ». Titsing lui-même, son adversaire le plus sérieux, lui rend justice, surtout au point de vue de l'art obstétrical ; il le considère comme un excellent accoucheur et vante surtout sa connaissance des difformités du bassin. Denys a publié un ouvrage sur les accouchements : Verhandelingen over het ampt der vroedmesters en vroedvroiiwen (Leyden, 1733). Dans ce livre, il suit Portai et surtout Deventer; il a passé longtemps pour un bon guide à l'usage des commençants.

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