‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.27Chapitre 34 sur 49 · DE PRÉ · texte numérisé non relu

DE PRÉ

DÉPOSITIOIV. Ce qui concerne la déposition du médecin expert devant ia justice se trouve à l'article Médecine légale, p. 708. D.

DÉPOTOIRS. Voy. Fosses d'aisances et Vidanges.

DEPPiîMG (Georges-Bernard). Né à Munster, le 13 mai ilSi, fit ses études au Gymnase de cette ville, puis se rendit à Paris en 1803, accompagnant un émigré français et dans le seul but de visiter la capitale, mais il s'y fixa tout à fait et se fit naturaliser en 1 827. Érudit laborieux, il avait étudié la linguistique, l'archéologie, la médecine, et a publié de nombreux travaux littéraires. 11 mourut à Paris, le 5 septembre 1855. Nous devons citer de lui les ouvrages ci-après :

I. La vaccine combattue dans les pays où elle a pris naissance; traduction de trois ouvrages anglais : 1. De l'inefficacité et des dangers de la vaccine, par W. Rowlf.y ; 2. Disciissioiï historique et critique sur la vaccine, par Moseley ; 3. Observations sur V inoculation variolique, par U. Squirrel. Paris, 1807, in-8°. — II. Description de l'hôpital à Londres, d'après Fbank. In Ann. de l'architecture et des arts. Paris, 1808, n° 1. — III. Der Arzt und Missionar Van der Kemp. In Morgenblatt, 1814, n" 207. A. D.

DEPRÉ (Johann-Friederich). Médecin allemand, né à Mayence, dans la seconde moitié du dix-septième siècle, entra dans l'ordre des Jésuites. Son noviciat terminé, il enseigna pendant cinq ans à Erfiirt et à Wurtzbourg, puis pas!^a dans l'ordre des Augustins, qu'il ne tarda pas à quitter pour se livrer à l'étude de la médecine. Il passa à Erfurt tn 1701 et y fut reçu docteur l'année suivante. Après avoir exercé l'art de guérir à Erfurt avec succès pendant plusieurs années, il se rendit à Neustadt, dans le Palatinat, où il fut nommé médecin pensionné, puis en 1717 revint à Erfurt occuper la chaire d'anatomie, de botanique et de chimie, devenue vacante par la mort d'Eysel. L'électeur de Mayence lui conféra, en 1822, le titre de conseiller, et deux ans après l'appela auprès de lui, en lui laissant la jouissance de toutes ses places. Depré mourut à Mayence le 22 octobre 1727, laissant :

I. Diss. de morbis archealibus seu haeredilariis infausto sub sidère natis. Erford., 1702, in-4°. — II. Diss. de mutalione medica aeris alieni. Erl'ord., 1717, in-4''. — III. Diss. de régna vegetabili morborum curandorum principe . Erford., 1717, in-4°. — lY. Diss de noxio nutricum minislerio. Erford., 1717, in-4°. — V. Diss. de sententia pei-vulgala, quod omnium morborum origo sit in ventriculo. Erford., 1718, in-4°. — VI. Theoria morborum congruorum cum annexa Iherapia generali fondamentis phfisico-mechanicis superstructa. Erford., 1718, in-4°. — VII. Diss. de primis secundarum curarum principiis et sanioris longiorisque vitae fundamentis, fundatis in diaeta. Erford., 171^, in-4°. — VIII. Diss. de aegro ulcère auris laborante. Erford., 1718, in-4°. — IX. Diss. de perpeluo mobili moris rubrimicrocosmici, seu de sanguine purpurato, fluidorum principe, trford., 1718, in-4°. — X. Diss. de diaeta nonnumquam salulariter neglecta et negligenda. Erford. , 1718, in-4''. — XI. Diss. dechlorosi. Erford., 1719, in-4'>. — XII. Diss. de machina micracosmica per motum animata. Ertbrd., 1719, in-4°. — XIII. Diss. de arthritico doloribus vagis gravissimis liberalo. Erford., 1719, in-4°. — XIV. Uiss. de vomitoriorum usu et abusu. Erford., 1719, in-4°. — XV. Diss. de phlhisi pulmonari sauciatorum. Erford., 1719, in-4°. — XVI. Diss. de arundine saccharica, vom Zucker-Rohr. Erford, 1719, in 4°. — XVII. Diss. de hœmoptysi. Erford., 1719, in-4°. — XVIII. — Diss. de inelaphoi-a medica, seu Iranslalione morborum, von Ueberlragung und Ueberpflanzung der Krankheitcn. Erford., 1720, in-4°. — XIX. — Dis", de quinta essentia regni vegetabilis, seu de melle, vom Honig. Erford, 1720, in-4"'. — XX. Diss. de analogia inter primam et uUimam aetatem in statu sano. Erford., 1720, in-4°. — XXI. Diss. de confidentia in medicum. Erford, 1720, in-4°. —XXII. Diss. deerysipelate. Erford., 1720,in-4°. — XXIII. Diss. de usu et abusu amulelarum. Erford., 1720, 10-4°. — XXIV. Diss. de lienteria. Erford., 1720, in-4"'. — XXV. Diss. de denfitione difftcili, varia lis et rubeolis, tanquam tribus morborum classibus superandis infantibus. Erford., 1720, in-4'. — XXVI. Diss. de usu et

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abusu spirifus vini. Erford., 1720, in-4°. — XXVII. Diss. de acrimonia acutamagis accidentali universaliler resoluta. Erford., 1721, in-4°. — XXVIII. Z>«s. de iclero. Erford., 1721, in-4<>. — XXIX. Diss. de lahoratorin nalurae et artis. Erford, 1721, in-4». — XXX. Dm. de hœmorrhagiis in génère. Erford., 1721, in-4°. —XXXI. Diss. de calaleplico afieclu. Erford., 1721, in-4°. — XXXII. Diss. de cephalalgia. là'ford., 1722, in-4°. — XXXIU. Diss. de errotibus formularum. Erford., 1722, in-4». — XXXIV. Diss. de hyperemesi. Erford., 1722, in-4°. - XXXY. Diss. de phlhisi. Erford., 172 ', m-^". — XXXYI. Diss. de millepedibus, (ormicis et lumbricis lerrestribus, gualemusum haecinseclahabeantinmedicina Erford., 1722, iii-4°. — XXXVII. Diss. debahamo Euangelico Samaritano. Eiford., 1725, in-4°. — XXXVUI. Diss. de diabète. Erford., 1723, in-4». — XXXIX. Diss. de sali bus acidis. Erford., 1723, \n-i\ ~ XL. Diss. de hemlcrania periodica . Erlord., 1723, in 4°. — XLI. Diss. de o/ficw lactantium. Erford., 1723, in-4''. — XLII. Diss. de purpura puerperarum. Erfoid., 1724, in-4°. — XLHI. Diss. de purgantibus in diebus canicularibus caute daiidis. Erford., 1724, in-4°. — XLIV. Diss. de eo quod citiiis moriantiir obesi g uam graciles. Erford., 1724, iii-4°. — XLV. Diss. desaitu nalurae. Erford., I'î2i, in-4°. — XLVI. Diss. de lempore, quando et quare movendum in jnorbis. Erlord., 1725, iu-4°. — XLVII. Diss. de valeludine senum. Erford., 1725. in-4''. — XLVIII. Diss. de nephrilidis palhologia et llierapia. Erford., 1725, in-4". — XLIX. Diss. de haemorrhagiis naluralibus juxla intentionem nalurae prudentia médita dirigendis. Erford., 1725, in-4°. — L. Diss. de genuina vcrminationis indole el llierapia. Erlord., 1725, 111-4". — LI. Diss. delaclis progenie, caseoalque bulyro. Evford., 1725,in-4°.— LU. Diss. de calcula microcosmico in génère et in specie spectalo. Erford., 1726, in-4°. — LUI. Diss. de vulneribus. Erford., 1720, in-4'. — LIV. Diss. de vulneribus in génère per se el per accidens centingentibus. Erford., 1726, in-4°. — LV. Diss. de magno remédia fliixus haemorrhoidales ad vilam sanam et longam. Erford., 1726, in-4">. — LVI. Diss. de erroribm circa salivationem mercurialem. Erford., 1720, in-i°. — LVII. Diss. de febri tertiana intermilteiite. Erford., 1727, in-4°. — LVllI. Diss. de chlorosi. Erford., 1727, in-4°. — LIX. Disk deapktilis. Erford., 1727, in-4''. — LX. Diss. de febre epheinera ejusdemque exislentia, essentia el Uurapia. Erford., 1727, in-4°. — LXI. Diss. de angina. Erford, 1727, iii-4°. — LXll. Diss. de melaticholia /(?/.s<er/ca. Erford., 1727, in-4°.— LXIII. Diss. de inflammalionum theoriaet llierapia. Erfort, 1727, in-4°. L. Hs.

DÈPRESSEL'BS. 1. Anatoniie. Nerfs dépresseur S, modérateurs, de relâchement, d'arrêt {voy. PiNEUMOGASiRiQUE et Vaso-moteurs).

II. Chirurgie. On a donné le nom de dépresseurs à certains instrumenta destinés à exercer une pression sur les tissus de manière à les refouler, à agrandir un canal ou l'entrée d'une cavité. Les sondes mêmes laissées quelque temps à demeure sont des instruments de dépression. On peut augmenter et localiser leur effet par l'introduction de mandrins rigides et étroits dans des sondes flexibles préalablement engagées dans la vessie : on déprime ainsi la paroi postérieure du canal et du col vésical. On a imaginé pour cela des mandrins courbes, mais susceptibles de se redresser une fois introduits dans la vessie. Jlercier a inventé un instrument spécial, appelé dépresseur prostatique, formé de deux tiges d'acier dont l'une peut être écartée de l'autre et tixée dans cette position par un mécanisme particulier. Si alors on tire l'instrument à soi, cette branche déprime fortement el agrandit le col de la vessie {voy. Prostate, Vessie). û.

DÉPRES$iOi\. Diminution des forces physiques, intellectuelles ou morales {voy. Folie, Forces).

DÉPRESi^OiR. Cet instrument, appelé aussi méningo-phylax (de pjvty?, membrane, et cpu>«?, gardien, prolecteur), est aujourd'hui inusité. Il se compose d'une tige arrondie, montée sur un manche de bois. On s'en servait pour introduire, après l'opération du trépan, entre le crâne et la dure-mère, le petit disque de linge appelé siudon, et quelquefois pour presser sur la dure-mère elle-

DÉPURATION. fi03

même, pendant l'expiration, afin de faciliter l'écoulement du pus ou du sang épanché. '^•

DÉPUKATIOJV. Quand on parcourt les livres de médecine des siècles derniers, et qu'on s'y retrouve en plein galénisme, au milieu des acrimonies, des cacochvmies et des putridités, on éprouve une sorte de dégoût et l'on est tenté de rompre absolument avec cette soi te de cuisine nosologique. On n'est Tuère plus satisfait parles Ihéories plus savantes, plus expérimentales de la chimiâti-ie proprement dite. On ne réiléchit pas assez que la plupart des idées mères sur lesquelles a vécu la médecine de l'antiquité avaient leur source dans une observation exacte de la nature et reposaient sur un fond où il n'y avait d'imaginaire que l'explication théorique, il en est ainsi en particulier de la dépuration, dont la destinée a subi bien des chances diverses depuis Ili|)pocrate, mais ne s'est jamais perdue. Or, à l'époque même ovi son crédit est plus déprécié que jamais, nous croyons que la même science qui l'a ruinée est appelée à la relever de ses propres mains. Le mot Dépuration ne désignera plus les mêmes choses, il aura une autre signification pratique et théorique, mais il exprimera avec quelque justesse un ordre de faits et de principes conformes celte fois aux données les mieux établies de la physiologie conune aux tendances les plus légitimes de la thérapeutique.

Prenons d'abord la chimiàtrie et voyons-la chez son représentant le plus complet, chez Sylvius. Pour lui, l'acte digestif est une fermentation ; les ferments sont la salive, le suc pancréatique et la bile L'acidité ou l'alcalescence des humeurs, du sang surtout, sont la raison chimique de leur àcreté, et un sang acre, une bile acre mêlée au sang, portent le trouble dans la santé. Nous écartons à dessein les applications fausses et bizarres d'un s\stème exclusif, où les solides ne jouent plus de rôle sérieux. Mais l'idée même de ce système est-elle en soi si déraisonnable? Il n'est rien qui soit plus à l'ordre du jour que les ferments digestifs, rien qui soit mieux démontré que les états cachectiques produits par une mauvaise élaboration des aliments. Que la science moderne ne soit pas encore assez avancée pour mettre en évidence, dans les liquides ou les solides, les caractères chimiques spéciaux de ces cacolrophies par vice de digestion, ce n'est pas contestable, mais le praticien les constate par un grand nombre de symptômes et de lésions, que font disparaître de simjdes moyens de diète générale et de régime alimentaire, dont l'effet peut être facilité d'ailleurs par l'emploi des remèdes amers, laxatifs ou sudorifiques.

Le sang peut-il être acide, ou trop alcalin? Ici encore la chimie de nos jours est insuffisante. Elle peut déterminer la proportion des principes alcalins contenus dans une quantité donnée de liquide sanguin; elle peut également y reconnaître des proportions diverses d'acide phosphorique, d'acide sulfurique, d'acide carbonique. Voilà déjà, bien que le sang total donne toujours une réaction alcaline, une première constalation matéiielle favorable à la chimiàtrie. La physiologie de la nutrition, c'est-à-dire la notion des états successifs par lesquels passe la matière alimentaire avant de s'incorporer à l'organisme et le mécanisme de cette incorporation, la pathologie dans ses rapports avec le trouble des actes nutritifs lui apportent de remarquables confirmations. Le sang reçoit des acides résultant des réactions chimiques de la nutrition; des acides se forment dans hîs tissus mêmes; les uns et les antres doivent être éliminés ou subir un degré supérieur d'oxydation ; que cette élimination n'ait pas lieu par les émonc-

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