‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.29Chapitre 20 sur 83 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

DIÉTHACÉTIQI^E (Acide). C^l^^O^ Isomère de l'acide caproïque, obtenu sous forme d'éther élhylique en faisant réagir l'iodure d'éthyle sur l'éther disodacétique, ou simplement en traitant l'éther acétique par le sodium et l'iodure d'éthyle. L'acide libre, retiré du produit de la réaction, est liquide et se dissout faiblement dans l'eau. L. Hn.

DIÉTHOXALÎQUE (AcfDE). C^-H^-O^ On prépare cet acide en saponifiant l'éther diéthoxalique (diéthoxalate d'éthyle), c'est-à-dire en transformant l'éther en un sel, dont on isolera l'acide par des procédés ordinaires. On obtient cet éther en faisant agir de l'éther oxalique sur un peu plus de son poids de zinc

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étbyle. La réaction terminée, on ajoute de l'eau qui met en liberté l'éther cherché sous la forme d'une huile.

L'acide diélhoxaii(|ue est solide, cristallisable, fusible à 74^5 et soluble dans 2,85 parties d'eau à 17 degrés. L'alcool et l'éther le dissolvent facilement. Il donne des sels parfaitement définis et la plus part cristallisés. Tels sont les diéthoxalates d'ammoniaque, d'argent, de baryte, de zinc. M.

DIÉTHYLACÉTOXE. C'*II''*0-. C'est un liquide incolore, mobile, d'une odeur et d'une saveur camphrée, soluble dans l'alcool et dans l'éther, fort peu soluble dans l'eau. Son point d'cbullition est entre 137 et 150 degrés; sa densité déterminée à 22 degrés est de 0,8171 ; elle est inoxydable à l'air, ne réduit pas l'acélate d'argent ammoniacal et se combine avec les bisulfites comme toutes les acétones.

La diélhylicétone est isomérique avec la butyrone. Elle est \in des nombreux produits de l'action successive du sodium et de l'iodure d'éthyle sur l'éther acétique. M.

DlÉTHYLAMliXE. Voy. ÉthylamINE.

DIÉTIIYLA\ILIXE. V07J. EthYLANILINE.

DIÉTHYLBEI\ZIXE. G'-H' (C4F). Carbure obtenu en faisant agir le sodium sur un mélange d'éther bromhydrique et de benzine bromée. D.

DlÉTHTLlXE. C'MI'^0^ Berthelot en chauffant à 100 degrés, pendant quatre vingts heures, de la glycérine, de l'éther bromhydrique et de la potasse en excès, a obtenu une huile limpide, incolore, assez mobile, d'une odeur éthérée, se rapprochant de celle du poivre. Ce liquide, qu'il a appelée diéthyline, a une densité de 0,92 et bout à 191 degrés. M.

DIÉTHYLSULFOXE (C-H^)-S02. Produit de la réaction de l'acide nitrique étendu sur le sulfure d'éthyle (G-IP)^S; ce dernier se trouve ainsi oxydé. Il se présente sous forme de lames minces, allongées, fusibles à 70 degrés, subliniables dès au-dessous de 100 degrés et capable d'être distillées sans alléralion à 248 degrés. La diélhylsulfoue se dissout aisément dans l'eau et dans l'alcool. Lorsqu'on la traite par un corps réducteur énergique, tel que l'hydrogène à l'état naissant, obtenu par réaction de l'acide sulfurique étendu sur le zinc, le sulfure d'éthyle se trouve régénéré.

DIÉTHYLUBÉE. Vo7j. Urée.

DiETRicn (Les).

Dîetrich (Friederich-Gottlieb). D'unc famille de botanistes, naquit à Ziegenhain, près léna, le 15 mars 1768. Il fit ses études à Eisenach et devint professeur de botanique. Il mourut à Eisenach le 2 janvier 1850. En outre de divers ouvrages de botanique pure, il a publié :

Ber Apolhekergarten, oder Anweisung fur deutsche Garlenbesitzer, mehrerein Âpotheken brauchbare in- uiid auslàndische Gewàchse zu erzielen, und dadurch die Garteneinkûnfte zu vermehren. Weimar, 1802, in-S". A. D.

296 DIETRICH (Les).

Dietrich (Gottlob-Siegfried). Né à Lowenberg, près de Liegnilz, en Silësie, le 16 octobre 1768, était fils d'un chirurgien et se destina de bonne heure à la médecine. Il étudia d'abord à l'hôpital de Leipzig, entra dans le corps de santé militaire, et finit ses études médicales à Halle, où il fut reçu docteur en 1788. Etabli à Glogau, il s'occupa avec zèle de la propagation de la vaccine et fut nommé médecin d'État, inspecteur du service de vaccine pour la province de Silésie, conseiller médical intime, etc. Il vivait encore en 1832, où il fut nommé chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de 3^ classe. On connaît de lui :

I. Dissertatio inauguralis conlinens duas observationes rarwres circa calculas in corpore hmnano inventas. Halle, 1788, in-8°. — II. Bas Wissenswûrdigste der Kuhpocken-lmpfung, eine das ganze Menschengeschlecht begliXckende Enldeckung, gesammeU u. s. w. Glogau, 1801, in-^". — flL Geschichle einer wahrscheinlichen Mdchversclzung. In Zndig und Friese Archiv der Ueilkunde fur Schlesien, t. I, p. 175 à 179, 1799. — IV. Besondere Kranklieit der Gedàchtnisskj-aft, durch einen Schlag fliiss veranlasst. Ibid., p. 180 à 186. — Y. Geschic/Ue eines heftigen Rheumatismus, viilçetlieill in einem Briefe an D' Friese. Ibid., I8l)0, p. 277 à 2S7. — VL Einige Deobachtu)igen aus seinern Kranken- Journal . Ibid., p. 478 à 488. — VII. Eine Krankengescliichte , vorzûglich durch die Section merkwiirdig, aus dem Kranken-Journal des D"" Dietrich. Ibid., t. III, 1802, p. 159 à 165. — VIII. Abbildung und Beschreibung einer liôchst seltenen Missgeburt ohne Nabelschnur u. geburtshulfl. Demonstral. Ibid., II. 4, 1826, Tabl. 14-15. — IX. Fœtus in lesticulo. InFrorieps Noti^cii, t. XIV, 1826, mai, p. 15-16. A. D.

Dietrich (EwALD-CrTRisTiAN-VicTORiN). Né à Grûnhayn, dans la Saxe électorale, le 19 juillet 1785, servit dans l'armée, et fut en 1815, chirurgien-niajor dans un coips d'armée saxon et, en 1817, médecin-major au 1" corps d'année prussien. 11 passa un an à Pari?, fut reçu docteur à léna, en 1817, puis exerça la médecine à Moritzbourg, et plus tard à Dresde. L'époque de sa mort nous est inconnue. U était membre de plusieurs sociétés savantes. On a de lui :

I. Dissert, inaug. De fontibus Auschwiciensibus in Bohemia silis et balneo Sanctae Mariae sacralo. leiiae, 1817, in-4"'. — II. Die guten Brunnen von Nicderzwônitz nach iltrcr Geschichte, Loge, Gebrauch und Heilkràflc dargestellt. Annaberg, 1818, in-8°. — III. Des Arztes Lehr- und Wandeijahre auf Reisen und im Felde. Meissen, 1825, in 8°. — IV. Avec Reichel. Darstellung der lleilgucl/en, Kur- und Badeorte des liônigr. Sachscn. Dresden, 1824, in-12, 5 pi. — V. Hausarzneimiltel fur Sladt uni iMnd. 2. veib. Auflage. Meissen, 1820, in-S". — VI. Allgenieiner Haus- und Wirthschaflsschatz, 1826-1827, gr. in-8°. — VII. Der Cur- und Badeort Teplitz und seine Umgebungen. Pirna, 1828 (1827), in-Ti, i pi. — VIlI. Praclische Abhandlung ûber den Bandwurm und andere Wûrmer in dm Eingeweiden incnschlicher K'ôrper. Leipzig, 1855, in-8°. — IX. Taschenbuch der Frûhlingnund Sommercuren. Leipzig, 1835, in-16. — X. Das Zahnen der Kinder, etc. Nordhausen, 1836, in-12. — XI. Abhandlung iiber die Bleichsucht. Leipzig, 1836, in-8. — XII. Abhandlung ûber den Keuchhusten. Nordhausen, 1837, in-12. — Xllf. Dit- In/luenza [Grippe), Ruhr, etc. Leipzig, 1837, in-8\ — XIV. Der Fûhrer zu den vorziiglichsten Heilquellen und Curorlen Bôhmens, Leipzig (1837). gr. in-12. — XV. Ueber die JSatur, Erkenntniss, Mittel, Vorbauung u. Heilart der Srropheln u. des Kropfes. Altenburg, 1837, in-8°. — XVI. Grâfenberg ; wie es ist, etc. Neisse et Hawicz, 1840, pet. iu-8». L. Hn.

Dietrich (Philippe-Frédéric, baron de). Célèbre naturaliste français, membre de l'Académie des sciences de Paris, de la Société des Curieux de la Nature de Berlin et de celle de Gottingue, commissaire royal à la visite des mii.'es et des foi'êts, membre du corps de la noblesse de l'Alsace, conseiller noble à Strasbourg, fut le premier maire constitutionnel de cette ville après la Révolution. 11 naquit à Strasbourg en 1748, et fut décapité à Paris, le 28 décembre 1793. Tout le monde sait que c'est dans la maison de Dietrich, que Rouget de Lisle composa la Marseillaise. Nous nous bornerons à citer de ce savant :

DIEUCHÈS. 297

I Lettres de M. Fevber à M, le chevalier de Boni sw l'histoire naturelle de l'Italie. Tvad. de l'allera. Strasbourg et Paris, 1776, iii-S". —II. Traité cliimiquede l'air et du feu. Trad. de l'allem. de Scheele. Paris, 1785, in-8°. — III. Supplément au Traité de l'air et du feu Paris, 1785, in-12. — IV. Un grand nombre d'ouvrages sur la minéralogie. ' * L. Hn.

DIETZ (Les).

Dîetz (Friedrich-Relnhold). Médecin allemand distingué, né en 1804, fit ses études à Konigsberg et y prit le grade de docteur en 1827. Le gouvernement prussien lui alloua des subsides pour un voyage en Allemagne, en France, en Italie, en Angleterre et en Espagne, dans le but de rechercher dans les bibliothèques les manuscrits d'Hippocrate et des autres médecins grecs, pour les étudier et les comparer entre eux. A son retour à Konigsberg, en 1855, il fut nommé professeur extraordinaire de médecine pratique à l'université et médecin en second de la clinique médicale. Il venait d'être nommé professeur ordinaire, directeur et premier médecin de la clinique médicale, quand il mourut de la fièvre typhoïde le 5 juin 1856. 11 n'était âgé alors que de trentedeux ans. H a laissé plusieurs ouvrages importants au point de vue de l'histoire des médecins grecs et arabes.

I. 'lKUQxpi-:oui nsp'i hp-ni vo'j70-J (iièhov, de 7)wrbo sacro liber; recensait, novam intcrfretaiionem latinam notosque addidit. Dissert, inauq. Lipsiae, 1827, in-8°. — 11. Analecla medica ex libr'is mss. primum édita. Fasc. I, in guo insiint : 1° Elenc/iwi motcriae ntcdtcae Ihn Beilharis Malencensis secund. codd. 7nss. Arabicas Escorial Matritens., Parisiens., Hamburgensem. Pars 1. 2° Catalogua codd. mss. de re medica Sanscriforum hondinensium. Lipsiae, 1850, gr. in-8''. Nouveau titre : Lipsiae, 1855, gr. in-8°. — III. Elenclius materiae

medicae Ibn Beitharis Malacensis. Spec. 1 Regiomontii Prussorniii, 1855, gr. ii\-8°. —

IV. Galeni de dissectione musculorum et de consuetudine libri. Ad fidetn codicMU 7nss. alterum secundum, primum alterum graece edidil. Lipsiae, 1832, in-S". — V. Apollonii Citiensis, Stephani, Palladii, Theophili, Mcle/ii, Daniascii, Joannis. aliorum .^cholia in Hippocratem et Galenum, e codicibus mss. Vindobonens., ^lonacens., Floiodin., Mediolanens., Escorialens., etc. Primum graece edidit. Keiïiomonlii, 1854, 2 vol. gr. in-S". — \'l. Strenae clinicae scholae clinicae Regiomontanae. Slrena prima. Regiomontii, 1855, gr. in-4''. — VII. Severi, jatrosophistae, de chjstcribus liber. Ad fîdem codicis manuscripti unici Florentini primum graece edidit. Diss. acad. Ilegioinonlii, 1856, gr. in-8°. — VIII. Sorani Ephesii de arte obstetricia morbisquc mulieriim quae supersunt. Regiomontii, 1838, gr. in-S^ (postliurne, publié par C.-A. Lobeck)- — IX. Ueber dm :u Pamia in 12 Kisfen cufbewahrten handschriltlichen iSacklass des beruhmten A^rztes und Analunien Joli, liapt. Morgagni.ln Hall. Lit.Zeit., 1850, Intelligembl., n" 5 ; et in Sumni. der Medicin, Bd I, p. 560, 1850. L. Un.

Dietz (Joha>-k-Sd]0-n). Médecin allemand, né à Nuremberg en 1802, fit ses études à Wurtzbourg et y prit le grade de docteur en 1827. Il se fixa tout d'abord dans sa ville natale et y devint chirurgien en chef de Tliôpital du Saint-Esprit. Il passa en 1855 à Erlangue, où il fut nommé professeur extraordinaire de médecine, directeur de la clinique chirurgicale, et enseigna en même temps la chirurgie et l'ophlbalmologic. Les autres détails sur sa carrière De nous sont qu'imparfaitement connus.

11 est probable qu'il se retira à Nuremberg où il reprit ensuite la direction de la section chirurgicale de l'hôpital et mourut le 8 juillet 1877. On a de lui :

I. Uebcr die Amputation in und ausser den Gelenken. Inaug.-Abhandl. NViirzburg, 1827, gr. in-S". — II. Ârlidcs dans Berliner encyclopàdisches Wôrlerbuch der med. Wissenchaflen.

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