‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.29Chapitre 76 sur 83 · EAUX · texte numérisé non relu

EAUX

VENUES AVANT l'irrigation.

4,15G -l,2oO 0,606 0,152 0,752 0,530

EFFLUENTES

ArnÈs l'irrigation.

111. PrescrlpHons d'hygiène concernant lea distiUerieii d'alcool de betteraves. Les considérations qui précèdent concernent plus spécialement l'hygiène extrinsèque des distilleries; il en est d'autres qui constituent leur hygiène intrinsèque comprenant : l'hygiène de la fabrique proprement dite et l'hygiène

des ouvriers.

Les nouvelles considérations qui s'y rapportent peuvent se résumer en danger d'incendie pour la première et danger d'asphyxie pour les seconds.

DICT ENC. XXIX. 31

En dehors de ces deux points principaux il en est quelques autres, tels que : inconvénients de l'humidité des ateliers, insalubrité des vapeurs alcooliques, des gaz provenant de la fermentation, des émanations organiques et des produits de la combustion.

Il est inutile d'insister sur les causes qui entraînent le danger d'incendie, mais nous devons dire un mot des accidents d'asphyxie qui se présentent quelquefois. Ces asphyxies sont dues à l'acide carbonique qui se dégage dans l'atelier de la cuverie, où s'opère la fermentation du jus. Le plus souvent, c'est en descendant dans les cuves à lermentation, pour les nettoyer, que les ouvriers tombent victimes de leur imprévoyance.

Pour ce qui regarde l'action des vapeurs alcooliques sur les ouvriers de distilleries, il faut reconnaître que tout ce qui a pu ou aurait pu être admis à priori tombe devant ce fait de la parfaite occlusion des appareils distillatoires. 11 n'en est pas de même de l'influence des émanations organiques. A cet égard les ouvriers des distilleries doivent être rangés à côté des ouvriers des sucreries avec lesquels d'ailleurs ils sont souvent confondus dans une même fabrique.

Nous pouvons maintenant énumérer les diverses conditions qu'il est nécessaire de prescrire quand il s'agit d'autoriser l'établissement d'une distillerie d'alcool de betteraves.

1" Uijcjlèiie intrinsèque. Prop)-eté, ventilation, éclairage des ateliers et des ntaqasins, précautions contre rincendie et les asphyxies. Les ateliers de la distillerie seront pavés en dalles siliceuses, rejointoyées au ciment. Les pentes et les ruisseaux seront tels que le lavage soit facile. Les eaux de lavage, reçues dans une citerne, seront mélangées aux vinasses et ne pourront s'écouler au dehors. Si elles ne doivent pas être mélangées aux vinasses, on les écoulera dans un bassin spécial où elles seront purifiées par la chaux.

L'éclairage des ateliers de distillation et de rectification se fera au moyen de lumières placées extérieurement et séparées de l'intérieur par des châssis dormants. On ne pourra pénétrer le soir dans ces locaux qu'avec des lampes de sûreté Davy.

Le magasin à alcool sera construit en maçonnerie voûté et séparé de la distillerie par un mur plein. On n'y pénétrera jamais le soir avec de la lumière.

Dans l'atelier de distillation débouchera un tuyau de vapeur, branché sur le générateur et fermé au^moyen d'un robinet à clef fixe, placé au dehors, afin de pouvoir éteindre par l'expansion de la vapeur un incendie au début. 11 sera bon encore d'avoir une quantité de sable suffisante comme moyen d'extinction d'un commencement d'incendie.

L'atelier ne sera construit qu'avec des matériaux incombustibles ; dans le cas contraire, tous les bois de charpente et autres de l'intérieur de l'atelier seront enduits d'une épaisse couche de mortier ou d'une triple couche de chaux, d'alun et de gélatine. Des tuyaux d'appel seront placés à la partie supérieure, afin de faciliter la circulation de l'air chargé de vapeurs alcooliques.

Dans la partie inférieure de la cuverie ou atelier de fermentation, on ménagera un courant d'air pour assurer le libre écoulement de l'acide carbonique. Les ouvriers ne descendront jamais dans les cuves à fermentation pour les nettoyer sans y avoir introduit préalablement une lampe allumée, afin de s'assurer que l'air y est respirable.

La cheminée principale de l'usine aura une hauteur suffisante et dépassant de

5 mèlres an moins le faîtage des toitures les plus élevées des bâtiments voisins. Les pulpes provenant des cuves de macération seront enlevées au fur et à mesure de leur production; aucun dépôt de résidus ne pourra se faire.

Chaque année, après l'achèvement des travaux de la campagne de distillation des betteraves, toutes les surfaces du sol qui ont été au contact de matières organicfues seront lavées avec un lait de chaux très-concentré, afin d'annihiler les ferments et d'éviter les émanations insalubres qui sont la conséquence de leur action.

2*» Hygiène extrinsèque. Dépôt et écoulement des liquides résidiiaires. Ces liquides sont : l'eau de lavage des betteraves, les eaux chaudes de réfrigération et de condensation, les eaux de lavage du sol, les vinasses.

Les eaux de lavage des betteraves seront seules autorisées à être écoulées au dehors dans un cours d'eau, mais après ime complète clarification. Pour cela, en sortant du lavoir des betteraves, les eaux limoneuses se rendront dans un bassin de dépôt, curé d'une manière permanente et d'oiî elles s'écouleront en passant au-dessus d'un déversoir de superficie garni, sur toute sa largeur, d'une grille de fer à barreaux verticaux, espacés de 3 millimètres seulement, pour aller se clarifier dans deux tranchées parallèles divisées en compartiments de 10 mètres de longueur, dont l'une fonctionnera pendant que l'autre sera curée. L'eau ne pourra sortir de ces tranchées que claire et inodore {voy. art. Sucreries).

Les eaux chaudes provenant des réfrigérants ou du condenseur de la machine circuleront dans une tranchée large et peu profonde, afin de s'y refroidir et de reprendre à l'air l'oxygène que la chaleur leur a fait perdre. Elles ne se rendront jamais directement dans les bassins de dépôt, consacrés exclusivement aux eaux de lavage des betteraves, et ne pourront se mélanger avec ces dernières sortant des bassins que parfaitement refroidies.

Les vinasses, quelle qu'en soit la provenance, et en si faible quantité que ce soit, ne pourront, en aucun cas, se mélanger aux eaux sortant de la distillerie; elles seront en totalité déversées sur des terres arables, comme agents de fertilisation.

On agira avec les petites eaux de rectification comme avec les mélasses.

Les silos contenant de la pulpe seront éloignés des fossés ou cours d'eau, afin d'éviter toute infiltration de nature à porter au loin l'infection et à rendre l'eau inutilisable par les riverains.

Après la cessation des travaux de fabrication de chaque campagne, les bassins de dépôt seront curés à vif fond, la vase qui en sera extraite sera mélangée avec de la chaux vive pour former un tout compacte, le fond et les lalus seront arrosés sur toutes les surfaces avec un lait de chaux assez chargé.

D. Distilleries d'alcool de mélasses. Les prescriptions qui précèdent sont de rigueur pour ces distilleries. Mais ici il faut tenir compte d'une nouvelle opéralion industrielle qui est la fabrication des potasses par la calcination des vinasses concentrées. Cette opération industrielle est une de celles qui causent le plus d'incommodité au voisinage par les odeurs pénétrantes qui se dégagent des fosses pendant la calcination des vinasses et empoisonnent l'atmosphère dans un rayon étendu. 11 faut donc faire intervenir les conditions suivantes.

Les citernes à mélasses seront ventilées. La mise en fermentation des mélasses doit se faire sans addition d'aucun acide.

Les chaudières à évaporer les vinasses de mélasses seront munies d'un cou-

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