L. Hs
CODO^.ïii L. Genre de plantes des Sapindacées, série des Sapindées, dédié à Dodoens (en latin Dodonœus), auteur d'une remarquable Histoire des plantes.... y de leurs espèces, forme, noms, tempérament, vertus et opérations., non-seidement de celles qui croissent en ce pays, mais aussi des autres étrangères qui viennent en usage de médecine. On a aussi fait du genre Dodonœa le type d'une tribu des Dodonéées. Ses fleurs y sont apétales, dioïques ou polygames, avec un calice de 2-5 séj^ales, valvaires ou imbriqués, parfois très-peu développés. Les étamines, nulles ou rudimentaires dans les fleurs femelles, sont, dans les mâles, au nombre de 4-8 et plus rarement de 9-12, occupant le centre du réceptacle qui n'est pas glanduleux ou l'est à peine. Leurs filets sont libres, ordinairement courts, et leurs anthères sont oblongues, sub-4-gones, introrses déhiscentes par deux fentes longitudinales. L'ovaire, nul ou rudimentaire dans la fleur mâle, est entouré d'un petit disque qui se trouve extérieur aux staminodes ou interposé à eux, lorsqu'il existe dans la fleur femelle. Ses loges sont au nombre de 2-6, >urmontées d'un style ^ à 2-6 divisions stigmatifères, de longueur variable. Chacune des loges renferme deux ovules, collatéraux ou subsuperposés, dont un souvent ascendant, et l'autre descendant. Le fruit est capsulaire, coriace ou membraneux à 2-6 angles ou à 2-6 ailes, septicide et se séparant en 2-6 valves, carénées ou ailées sur le dos, avec une columelle qui supporte les cloisons et les graines. Celles-ci n'ont pas d'arille, mais le sommet de leur funicule peut être dilaté; leur testa est dur ou coriace, et leur embryon, dépourvu d'albumen, a des cotylédons plus ou moins contournés en spirale. Les Dodonœa sont des arbres ou des arbustes, souvent visqueux, à feuilles alternes simples ou quelquefois paripinnées; à petites fleurs disposées en grappes axillaires et terminales, composées, parfois corymbiformes. Parmi les espèces, au nombre d'un demi-cent, qui habitent toutes les régions chaudes du "lobe quelques-unes jouent un certain rôle en médecine. Telle est l'une des plus communes, le D. viscosa L., souvent cultivé dans nos serres, qui croît dans tous les pays chauds du monde et sert à préparer des bains et des fomentations astringentes. Ses feuilles sont légèrement aromatiques dans les pays cliauds et passent pour antirhumatismales; on les a vintées aussi contre les affections Dicr. EU'! XXX. ii