DOMPTE-VENIN
grand partisan de la philosophie de la nature, surtout dans ses derniers ouvrages. Au début il avait professé la théorie de l'irrilation.
I. Diss. inaug. sist.morborum gaslricorum acutorum palliologiam (praes. C.-C. Siebold). Tirceburgi, 1797, in-4°. — II. Ist die Leber ein Reinigungsorgan? eine physiologisch- ■pathologische Abhavdlung. Wien, 1798, in-S". — lU. Gibl es urspr-ungliche Krankheiten der Sâfte, welche sind es und ivelche sind es nichl ? Bamberg u. Wiirzburg, 1800, in-8». — IV. Ueber die Ursache der Bewegungen der Regenbogenhaut. In Reil's Arch. f. d. PhysioL, Bd. V, p. 335, 1802. — V. Kritik der vorzûglichsten Yorslellungsarten ûber Organisation und Lebensprinzip, etc. Wiirzburg, 1802, in-8°. — \'I. Lehrbuch der Physiologie der Menschen. Gôtlingen, 1802-1803, 2 vol. in-8". Etc. L. Hn.
DOMPTE- VEl^l!^ [Vincetoxicuin Mœnch). Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Asclépiadées. Ce genre, séparé des Asclepias de Linné, présente les caractères suivants : calice quinquepartite, corolle rotacée, quinquepartite, contenant une couronne staminale d'une seule pièce, scutelliforme, charnue, à 5 ou 10 lobes; anthères surmontées d'un appendice membraneux et contenant des masses polliniques, rendées, suspendues et fixées au-dessous de leur sommet aminci ; stigmate brièvement apiculé. Follicules renflés à la base et au milieu, puis coniques; lisses et étalés, contenant des graines munies d'aigrettes.
L'espèce la plus intéressante du genre est le Vincetoxicum officinale Mœnch [Cynanchum Vincetoxicum R. Br. ; Asclepias Vincetoxicum L.), qui porte spécialement le nom de Dompte-venin. C'est une plante à racine fibreuse, à tige simple, dressée, penchée au sommet à la maturité, garnie de feuilles opposées, plus rarement verticillées par 3 ou 4, brièvement pétiolées, un peu coriaces, à nervures et bords pubescents, les inférieures ovales cordiformes, les supérieures ovales-lancéolées. Les fleurs disposées en corymbes multiflores, axillaires, ont un calice à segments lancéolés, une corolle blanc-jaunâtre, à divisions obtuses, étalées ; une couronne staminale à 5 lobes ovales, obtus, distants les uns des autres, mais réunis par une membrane pellucide. Les follicules sont souvent solitaires par avortement.
La plante croît abondamment en France et dans diverses contrées de l'Europe moyenne et de l'Asie. La souche, qui est connue dans les pharmacies sous le nom de racine cV Asclépiade , est composée d'un rhizome court, de forme irrégulière, duquel se détachent de nombreuses racines adventives larges, blanches et menues. Toute cette portion souterraine a, lorsqu'elle est fraîche, une odeur forte et un goût acre et désagréable, mais, lorsqu'elle est sèche, elle n'a plus qu'une odeur faible et une saveur douce suivie d'une très-légère âcreté. Elle contient, d'après Feneulle, une substance amorphe, jaunâtre, amère et vomitive, qu'on a nommée Asclépiadine ou Cynanchine.
Le nom de Vincetoxicum ou Dompte-venin rappelle les propriétés qu'on attribuait jadis à cette espèce de résister au venin ou de le vaincre. Mais en réalité elle est plutôt suspecte et on ne doit en faire usage qu'avec circonspection. Orfila a montré, en effet, que des chiens auxquels on l'a administrée en sont morts deux ou trois jours après. On l'a vantée comme hydragogue, comme utile dans les maladies cutanées, dans les scrofules. Elle paraît être sudorifîque et diurétique, et c'est à ce titre qu'elle entre dans le vin diurétique amer de la Charité.
On a cru reconnaître dans cette espèce r'Acrx^vjTriaç de Dioscoride. — Cependant
jDONATI (Les). 385
quelques auteurs, et particulièrement Mérat et de Lens, mettent en doute cette assimilation.
Le Vincetoxicum nigruni Mœnch {Asclepias nigra L.), qui a des fleurs d'un pourpre noir, des feuilles ovales, arrondies à la base, portées sur une lige pubescente, dressée ou volubile, est peut-être le Ktp/.ata des Anciens et particulièrement de Dioscoride. Ses propriétés doivent être analogues à celles du V. officinale.
Bibliographie. — Dioscoride. Maf. méd., III. 106 et 134. — Sprengei.. Histor. vei herbariœ, I, 163. — LiXNÉ. Species, 314 et 51.5. — De Candolle. Flore française, III, 668. — Mœ.ncii
Met/iod, 517. — Endlicher. Gênera plant., n" 3463. — A. De Candolle. Prodromus —
Mérat et de Lens. Dicl. Mal. viéd., I, 468. — Grenier et Godrox. Flore de F)-aiice, II, 479. — GuiBouRT. Drog. simples, 1" édit., II, 571. — G. Plancuon. Traité pratique. . delerm. des drog. simj)les, I, 600. Pl.
DOiHSi (Les). Vo7j. Nègres, p. 72.
DOl\AT (SAIMT-) (Eau minêraf-ede). Alhermale, de composition inconnue, dans le déparlement du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement d'issoire, dans la commune de Saint-Donat, émerge près du hameau du Sac, et sous une pelito voûte, une source minérale dont l'eau est très-employée par les habitants de la contrée, qui lui prêtent des vertus thérapeutiques très-efficaces. A. R.
DOIVATl OU DOWATO (Les).
Donatt (Bernardo). Médecin de Vérone, résidait dans celte ville vers 1525. Il est connu par une traduction lutine du traité de Galien : ïls/st ^iz'/vcôaswç zaî. ôïjsan-îîa; twv év zi) s/âo-Tou ■^■'r/Jh lêiwv îraô&jv ; celle traduction a été imprimée dans l'édition complète des œuvres de Galien, publiée par Cornaiius, à Bàle, en 1549. A. D.
Donati (.Marcello). Comte de Ponzano, né en 1538 à Correggio. Il fit ses études médicales à Padoue, où il fut reçu docteur, puis exerça quelque temps la médeciiie à Venise, et alla enlin s'établir à Mantoue. Il devint membre de la célèbre académie des Invaghile, où il prit le surnom de Segreto. Distingué par le prince régnant, il devint conseiller d'Etat, secrétaire d'État, chargé de diverses missions diplomatiques et nommé comte. Sa description d'une épidémie de variole qui régnait à Mantoue en 1567, puis son ouvrage De medica histuria mirahili, attira l'attention des médecins, en dépit des observations trop merveilleuses qu'il renferme. Il était aussi passionné pour les beaux-arts, et après sa mort, arrivée vers J600, ses collections artistiques et un musée d'antiquités qu'il possédait échurent à la maison de Gonzague. On connaît de lui, en dehors de ses ouvrages littéraires :
I. Devariolis etmorbillis. Mantoue, 1569, in-4''; 1591, in-8°; 1597, în-i". — II. De radiée purgante seu meckoacane liber. Mantoue, 1569, in-4<'; trad. en franc, par P. Téolot, sous le titre : De l'admirable vertu de la racine de méehoacan, proprement nommée rhaindice. Lyon, 1572, in-S". — lll. de medica historiâ mirabili libri VI, opus varia leclione refertum. Mantoue, 1586, in-4°; Venise, 158S, in-4'>; ib d., 1597. Edition allemande augmentée et publiée par G. Uorst. Francfort, 1613, in-8''; autre édition, 1664. A. D.
Donati (Giovan.m-Battista). MéJeciu italien, né à Lncques, dans la première moitié du seizième siècle. Il se rendit en France, et se fixa quelque temps Dicr. ENC. XXX. -2")
386 DONGKERS.
à Lyon, puis à Bordeaux, où il pratiqua le médecine, puis il retourna dans son pays natal, à Lucques, où il est mort. On connaît de lui :
I. Commentationum inedicarum libri IV, de judiciis gui in Galeni libris jdane desiderari videntur. Lyon, 1566, in-8»; Venise, 1580, in-4»; Lyon, 1651, in-S"; Lyon, 1581, in-4». — II. Commentarius in Hippocratis de Morbis Virginum et Apparatus medicus. Lucques, 1582, in-4". — III. Rei medicœ Sludii Stipendia sex ■Kxpxa-Aevx^TiM^v. Francfort, 1591, in-S". — IV. De maturitate maleriœ in morbis libri III. Ibid. A. D.
Donati (Vitale). Me'decin et naturaliste, né à Padoue en 1713. Il était de la famille des Donati de Florence, dont l'un. Corso Donati, fut le fameux chef des Guelfes, célèbre par l'héroïsme db^sa mort : on sait que, sur le point d'être arrêté comme chef de l'opposition, il préféra se jeter à bas de son cheval, cherchant à se briser la tête contre une pierre, et que sur son ordre ses gardes l'achevèrent. Vitale Donati fit ses études médicales à l'Université de Padoue et s'y fit recevoir médecin. 11 se livra bientôt à des études d'histoire naturelle et voyagea pendant plusieurs années dans toute l'Italie, en lllyrie, en Bosnie et en Albanie, afin d'augmenter les collections que le pape Benoît XIV l'avait incité à former. Déjà arrêté dans le cours de ses excursions par une épidémie de peste qui sévissait à Messine, il est nommé professeur d'histoire naturelle à Turin, et part bientôt pour l'Orient. Il traverse la Syrie et l'Egypte, accumulant des matériaux considérables, et se dispose à gagner les Indes, lorsqu'il est dépouillé de tout ce qu'il avait recueilli, est obligé de revenir en Europe et meurt dans la traversée en 1763. Un de ses élèves et ami a fait imprimer de lui l'ouvrage ci-après, qui n'est qu'un résumé, paraît-il, d'un grand ouvrage qu'il devait donner un jour, concernant l'histoire des productions animales et végétales que l'on trouve dans l'Adriatique.
Saggio délia sloria naturale delV Adriatico mare. Venise, 1750, in-foL ; édit. anglaise in Philosophical Transact., t. XLVil, année 1751; édit. allemande, 1752, in-4°; édit. l'ranç. La Haye, 1758, in-8». A. D.
DOI^ATIOIV. L'article 909 du Code civil porte : « Les docteurs en médecine et en chirurgie, les officiers de santé et les pharmaciens, qui auront traité une personne de la maladie dont elle est morte, ne pourront profiter des dispositions entre-vifs et testamentaires qu'elle aurait faites en leur faveur pendant le cours de cette maladie » : d'où il résulte, suivant la remarque de certains jurisconsultes, que l'acte de donation est valable, si le malade guérit, tandis que l'acte testamentaire est nul, soit que le malade meure, puisque c'est le cas de nullité que pose l'article 909, soit qu'il vive, puisqu'il n'y a plus alors ouverture de legs. Les questions que soulève cet article seront examinées au mot Testament. D.
DOIVAX. Nom donné au Grand Roseau, Arundo Donax L. {voy. Roseau).
Pl.
DOKCKERS (Laurent). Médecin néerlandais, né à Bois-le-Duc en 1654,reçu docteur à Leyde en 1662, professeur de physique et de médecine au gymnase de sa ville natale, mort à Cologne le 1" décembre 1700, après avoir changé de religion, est cité par la Biographie médicale pour l'opuscule suivant :
Idea febris petechialis, seu tractatus de morbo puncticulari, speciatim de eo quo annis
DONiA. 587
abhinc circiter Iredecim Colonia ejusque vicinia afflictae fuere. Lugduni Batavorum, 168G, in-12. L. Un.
DOI^DI (Les deux).
Dondi (Jacques) ou en latin Dondus ou deDondis. Ce savant célèbre naquit à Padoue, d'une famille patricienne, en 1298. Il exerça d'abord la médecine avec succès dans sa ville natale, puis en i318 alla se fixer à Chioggia, où l'appelaient les vœux de la population. En 1333, il passa à Venise, où il mourut en 1359.
Dondis était non-seulement médecin, mais encore pliilosopbe, astronome et mécanicien ; c'est lui qui construisit la fameuse horloge de Padoue, placée, en 1344, sur la tour du palais, et mai'quant, outre les heures, le cours du soleil, les phases de la lune, les mois et les fêtes de l'année. Ses ouvrages ne sont que des travaux de compilation.
I. Promptuarium medicinae, in quo non solum facullales simpîicium et compositoruin medicamentorum declarantur, etc. Yenetiis, 1481, 1545, 1576, iu-fol. — II. Urrbolario volgare nel quale si dimostra a conoscer le erbe e le sue virtU. Venezia, 1536, 1540, in-S", fig. — III. Dans la collection chirurgicale de Gesner : Simpîicium ad morhos cinrurgicos pertinentiuui enwneratio. — IV. De modo conficiendi salis ex aquis calidis Aponensibus et de fluxu et rep,uxu maris. Yenetiis, 1571, in-4°. Cet ouvrage lui est attribué par la Diogr. médicale. L. Hn.
Dondi (Jean). Fils du précédent, né à Chioggia en 1318, mort en février 1389, fut comme son père médecin et mathématicien et fut nommé professeur d'astronomie à Padoue, en 1352 ; lecteur en médecine à Florence, en 1568 ; deux ans après il revint à Padoue, puis se rendit à Gênes où il resta jusqu'à sa mort. Il a construit une horloge très-compliquée pour la bibliothèque de Pavie, ce qui lui a valu le surnom de Dall' Orologio, devenu par la suite le nom propre de la famille. On n'a de lui qu'un Traité des eaux minérales chaudes du Padouan, dans la collection de Balneis.
Son frère Gabriel DoiNdi, également astronome et médecin distingué, mourut en 1388 à Venise.
Un descendant de la même famille, Antolne-Charles Do>'di Dall' Orologio, né vers 1750, mort en 1801, a publié, à Padoue, plusieurs ouvrages d'histoire naturelle parmi lesquels :
I. Prodrome delV istoria nalurale dé" monti Euganei. Padova, 1780, in- 8°. II. Saqgio
di osservazioni fisiche faite aile terme de' monti Euganei. Padova, 1782, in-S». L. Ih.
DO\DUZZI (Jérôme-Marie-Laurent). Né à Bologne vers la fin du dix-septième siècle, professeur de chirurgie au grand hôpital de celte ville, praticien distingué, a publié :
Délie precauzioni e regole da usarsi de cerusici in mezza aile pesii, pcr governo di se stessi e degl' infetli. Bolonia, 1721, in-4°. L^ ^^^
DOIVIA (Matteo). Médecin silicien, né à Palerme, vivait encore au commencement du dix-septième siècle. Il était disciple de Benedetto Vitale et jouissait d'une réputation égale à celle de son maître. Donia était en outre docteur en philosophie et maniait fort bien le vers latin et italien. II était membre de l'Académie degli Spreggiati de Palerme.
Notus ne citerons de lui que :
388 , DONNOLO.
I. Medica Miscellanea. Palerme. — II. De nivis usu. Ibid. — III. Antiloquium médicinale. Ibid. L. Hn.
DO\IO (ÂGOSTiNo). Médecin italien de la fin du seizième siècle, né à Cosenza, est cité par van der Linden pour un ouvrage intitulé : De natura ^omi/«/s (Basileœ, 1581, in4''). L. Hn.
DOrVTVÉ (ÂLFaED). Médecin français, né à Noyon (Oise) en 1801, fit ses études à Paris et y prit le grade de licencié en droit; il s'adonna ensuite à la médecine et devint chef de clinique de Bouillaud à la Charité. 11 soutint sa thèse inaugurale le 17 janvier 1851 ; dans cet opuscule de très-peu d'étendue, il étudiait le sang, le pus et diverses humeurs de l'organisme au point de vue physiologique. C'est à Donné que revient l'honneur d'avoir l'un des premiers en France altiré l'attention sur les études micrographiques. Il ne tarda pas à acquérir une juste réputation par ses travaux et ses cours particuliers de micrographie et aussi par ses feuilletons du Journal des Débats, où il rendait compte hebdomadairement des séances de l'Académie des sciences. Il eut même une polémique assez retentissante avec Frcinçois Arago au sujet de ces comptes rendus.
Peu après avoir soutenu sa thèse de doctorat, Donné fut, nommé sous-bibliothécaire de la Faculté de médecine de Paris ; il concourut, sans succès, pour l'agrégation de médecine, en 1835. Les études spéciales qu'il avait faites sur le lait et le bruit qui s'était fait autour de son invention du lactoscope le firent appeler, en 1859, à la Cour pour analyser et déguster le lait de la nourrice du comte de Paris. INommé peu après, en mai 1839, chevalier de la légion d'honneur, il devint sous-in<pecteur des eaux d'Enghien, puis inspecteur général de l'Université pour les Facultés et Ecoles de médecine. Celte place ayant été supprimée en 1848, il fut nommé par compensation, en 1855, recteur de l'Académie de Strasbourg et, en 1854, recteur de celle de Montpellier, d'où il pril sa retraite. Il vint ensuite habiter Paris où il mourut d'une affection cérébrale le 7 mars 1878.
Donné était officier de la légion d'honneur. Parmi ses ouvrages, nous mentionnerons :
I. Recherches physiologiques et chimico-mtcroscopiques sur les globules du sang, du pus, du 7nucus, et sur ceux des humeurs de l'œil. Thèse de Paris, 1831. — II. Des propriétés chimiques des sécrétions dans l'état sain et dans l'état morbide. Paris, 1834. — lil. Du rôle que jouent les sympathies et les synergies dans les maladies. Thèse d'agrég. Paris, 1835. — IV. Recherches sur les caractères chimiques de la salive considérés comme moyen de dlagnosiir. dans quelques affections de l'estomac. Paris, 1855, in-S». — V. Sur l'emploi de la gélatine comme substance alimentaire. Paris, 1835. — VI. Recherches sur l'état du pouls, de la respiration et de la température du corps dans les maladies. Paris, 1835. — VII. Mémoire sur les caiaclères dislinctifs du pus, etc. Paris, 1836. — VIII. Nouvelles expériences sur les animalcules spermatiques et sur quelques-unes des causes de la stérilité chez la femme. Pari:?, 1837, in-S". — IX. Recherches microscopiques sur la nature du mucus. Paris, 1837, iti-S". — X. Du lait et en particulier de celui des nourrices. Paris, 1837, in-S" (cet ouvrage eut un grand succès). — XI. Conseils aux mères sur la manière d'allaiter et d'élever les enfants nouveau-nés ou de Ve'duct'ion physique des enfants du premier âge. Paris, 1842, in-8''. Cet ouvrage, Irès-pratique, eut plusieurs éditions (la 4' en 1869/. — XII. Tableau des différents dépôts de matières salines et de substances organiques qui se font dans les urines, etc. Tableau avcr fig. gravées. Paris, 1838. — XIII. Cou7's de m'icroscopte complémentaire des études médicales ou anatoniie microscopique et physiologique des fluides de l'économie animale. Paris, 1844, in-S" ; Allas du cours de microscopie , exe'cuté d'après nature au microscope daguerréotype par A. Donné et L. Foucault; 20 p. infol. avec texte descriptit. Paris, 1845, — XIV. Traduction du Rapport de Melloni sur le daguerréotype. Paris, 1840, in-^'". — XV. Hygiène des gens du monde. Paris, ISCiO, in-12. — XVI. Quelques articles dans la Revue des Deux Mondes. L. H\.
DONOVAN. 389
DOi\I\OLO (par abréviation de Domnulus ou Dominulus). Médecin juif du dixième siècle, s'appelait de son vrai nom Sabbatai ben Abraham, comme il le raconte dans la préface à son commentaire sur le Livre mystique de la création. 11 naquit probablen)ent vers 913 à Oria, près d'Oirante. Fait prisonnier par les Arabes en 925, il fut remis en liberté peu après, mais ses parents et ses proches furent maintenus en captivité. Il étudia la médecine et l'astrologie, fit plusieurs voyages, vécut quelque temps à Rassano, où il offrit ses services à Nilus, le saint, lequel les refusa avec dédain. Il mourut probablement après 965.
Donnolo a écrit un ouvrage en langue hébraïque, qui n'a été mis au jour qu'il y a peu d'années. Cet ouvrage consiste dans l'énumération de 120 médicaments, empruntés la plupart au régime végétal, avec la manière de les préparer soit pour l'usage interne, soit pour l'usage externe. La plupart de ces médicaments sont empruntés à la médecine grecque ou romaine, peu sont d'origme biblique ou talmudique; un seul peut être attribué avec doute aux Arabes, c'est le helkh, désignant la gomme ammoniaque ou le galbanum. Cependant l'ouvrage est évidemment original par la conception et l'arrangement tle la matière. (Pour plus lie détails sur Donnolo, voy. Virchow's Archiv, t. XXXVlll, p. 65; t. XXXIX, p. 296; t. XL, p. 80, et t. XLI.) L. Hx.
DOAOff.1 (Alfonso-Francesco). Médecin italien, né le 21 mars 1635, en Toscane, étudia la médecine à Sienne, sous Nicola Piccolhomini, et y prit le grade de docteur en 1657. Peu d'années après il devint professeur à l'imiversité de Padoue, où il termina sa carrière le 6 janvier 1724.
On peut citer de lui :
I. // mvdico praftico, cioe délia vita altiva cou la quai puo regr>larsi ogiii meâico rhe intende jjvofessar medicina prallica. Venezia, 1G60, iji-12. — H. Liber de ils qui semel in die cibnm capiunt. Venetiis, 1006, in- 12. — Jll. liellum civile medicum. Padiiue, 1703, in-4°. L. Hn.
DOX'0Va:\ (E.-O.). Professeur de chimie et de pharmacie à V Apothecarie's Hall de Dublin, membre de la Société royale de Londres et de la Société linnéenne, habita successivement Dublin et Londres, publia d'importantes collections de dessins d'histoire naturelle et plusieurs revues telles que the Botanical Review et the Naturalists Repertory, et mourut à Londres le 1^'' février
Nous citerons de lui :
I. Essaij on the Origin, Progress and Présent %iate of Galvanism. Dublin, 1816, in-S". — II. f.ssay on the Minute Parts of Plants, n°' l-4:^#idon, 1789, in-12. — III. On the Question whether Alcolwl is a Product of Fermentation or of Distillation ? In Philosoph. Magazine, t. XLIV, p. 207, 1814. — IV. On the Nature and Conibination of a newly discovered Vegetable Acid, etc. In Philos. Transact., t. CV, P. 2, p. 231, 1815. — V. Autres articles dans les recueils périodiques. L. Un.
DOrvovAîV (Potion de). Potion contenant 4 grammes de solution iodoarsenico-mercurielle, pour 80 grammes d'eau distillée et 16 grammes de sirop de gingembre. La solution indiquée, modifiée par Soubeiran, se prépare de la manière suivante :
grammes.
2C lodure arsénieux [
Bilodure de mercure 1
Eau distillée %
300 DONZELLINI (Les deux).
On délaye les iodures dans un peu d'eau, et l'on ajoute de l'eau bouillante; après solution, on filtre et l'on ajoute quantité suffisante d'eau distillée pour obtenir 100 grammes de liquide. D.
DOi\ZELLE. Parmi les Apodes {voy. ce mot), Cuvier plaçait un certain nombre de Poissons privés de nageoires ventrales que l'on classe aujourd'hui auprès des Gades {voy. ce mot) ; tels sont les Opliidium ou Donzelles et les Fierasfer.
Ces poissons se caractérisent par un corps allongé et comprimé, une tête petite, mi museau court, la fente des ouïes grande, une dorsale très-grande. Chez les Donzelles il existe quatre barbillons qui représentent, en réalité, les nageoires ventrales, légèrement déplacées ; les barbillons font défaut chez les Fierasfer. La vessie natatoire des Donzelles constitue un appareil fort compliqué, pourvu d'un squelette spécial, mû par un certain nombre de muscles, qui présente cette curieuse particularité qu'il varie, non-seulement suivant les espèces, mais encore suivant l'âge et le sexe des individus.
Nous avons deux espèces d'Ophidium sur les côtes de France ; toutes deux habitent la Méditerranée; il en est de même du Fierasfer imberbe. Certains Fierasfer exotiques sont les commençaux d'Holothuries et se logent dans le tube digestif de ces animaux. H.-E. Sauvage.
Bibliographie. — Cuvier. Bègtte animal, t. II, 1817. — J, Mûller. Abh. Ak. Wiss. Berlin. p. 151, 1845. — Kaup. Cat. Apodal Fishes, 1856. — Gumher. Cat. Fish. Brit. Mus., t. IV, p. 376, 1862. — Van Beneden. Le commensalisme dans le règne animal. In Bull. Acad. Belgique, t. XXVIII, 1<S69. — Jobert. Étude sur les organes des sens. In Annal, d. se. nat., t. XVI, p 95, 1872. — E. Moreau. Histoire naturelle des poissons de la France, t. III, p. 221, 1881. — Carlo Emery. Le specie del génère Fierasfer del golfo di Napoli e regione limotrofe, 1880. E. S.
DOrvzELLi (Giuseppe), barou de Digliola. Médecin et chimiste italien du dix-septième siècle, naquit à Digliola et habita probablement Naples. On cite de lui :
I. Synopsis de opobalsamo orientali et de theriaca, Neapol., 1640, in-4''. — II. Liber de opobalsamo, etc. Neapol., 16i3, in-i» ; trad. en ilal. Padoue, 1643, in-4°. — III. Antidotario Napolitano di nuovo reformato e corretlo. Napoli, 1649, in-4°. — IV. Teatro farmaceiitico , dogmatico e spagirico. Napoli, 1661, 1676, in-fot. ; Roma, 1677, in-fol. ; Venezia, 1668, 1763, in-fol. — V. Parthenope liberata, etc. Napoli, 1647, in-4°. L. Un.
DOKZELLII\I (Les deux).
Donzellini (GiROLAMo). Médecin épidémiographc italien du seizième siècle, naquit à Orzi Nuovi, petite ville du territoire de Brescia, et fit ses études sous la direction de J.-B. da Monte et de Césalpin. Il pratiqua son art avec succès à Brescia, mais il dut, paraît-il, quitter cette ville à la suite d'une controverse littéraire avec Vincent Galzavaglia, qui avait publié un livre contre son ami Joseph Valdagna (Dezeimeris). Il professa la médecine à Padoue en 15-41, et peu après se retira à Venise où il acquit en peu de temps une grande réputation. Malheureusement tant en paroles que dans ses écrits il exprimait avec trop de franchise ce qu'il pensait : aussi fut-il accusé d'offense envers la majesté divine et surtout la majesté des grands et condamné à être noyé. « L'arrêt barbare des gouvernants et des prêtres, dit Dezeimeris, fut mis à exécution non pas en 1560, comme le disent par inadvertance Bayle, Kestner, la Biographie médicale, etc., mais probablement en 1580 ».
DOl>PET. 591
D'après d'autres auteurs, ce ne serait là qu'un conte, et Donzellini serait .«ort dans son lit en 1588, à un âge avancé. Sa discussion avec Capivaccio et 3fercuriali sur l'origine de la peste de Venise des années 1575 et 1576 l'a rendu célèbre.
On cite de lui :
I. Epistola ad J. Valdamim de natura, causis et curalione fehris pestilentis. Venetiis, 1570, 111-4°. — II. Lihri de natura, causis et légitima curatione febris pestilentis apologia, etc. Venetiis, 1571, 111-4°. — III. Eiidoxus et Pkilalethes adversus calumnias et sophismata cujusdam personati qui se Evandrophijlacteur nominavit apologia. Veionae, 1573, in-4''. — IV. Adversus calumnia cujusdam personati pro libro de febre pestilentis H. Donzellini apologia. Veronae, 1574, in-4''. — V. Divei's Consilia médira et Episiolae dans ]e recueil de Scholz (Francfort, 1598). — VI. Donzellini a traduit le Traité sur la tisane de Galien et publié une édition des Commentaires de Léonard Jacchin sur Bhazès, et les Consilia de son maître J.-B. da Monte. L. Hn.
DonaEeliini (Giuseppe-Antonio). Médecin italien de Cosenza, exerçait l'art de guérir à Venise au début du dix-huitième siècle, 11 lut partisan de l'école iatro-matbématique, mais sans pousser à l'extrême les théories de cette école. L'ouvrage suivant qu'il a publié sur ce sujet est écrit avec une rare élégance :
Symposium medicum, sive quaestio conivialis de usu mathemalum in arte medica. Venetiis, 1707, in-S* ; reçus in Guillelniini operibus. Genevae, 1719, t. II. L. Hn.
DOODY (Samuel). Botaniste anglais, né dans le comté de Stafford, mort en 1706. 11 devait être médecin ou du moins apothicaire, comme le disent Eloy et Jussieu. Il a en effet publié un mémoire sur l'hydropisie de la poitrine : Case of a Dropsy ofihe Breast, qui parut dans les Philosophical Transactions (t. XX, 1697).
Doody fut nommé en 1695 membre de la Société royale de Londres et eut pour amis des hommes célèbres tels que Ray, Plukenet et Sloane. Il a fait des découvertes importantes en cryptogamie et des additions remarquables au Synopsis de Ray, qui en parle avec les plus grands éloges. Jussieu l'appelait inter pharmacopœos Londinenses sui temporis coryphœus. L. Hn.
DOPPET (Frânçois-Amédée). Médecin, littérateur et général français, d'origine savoisienne. Il naquit à Chambéry, en mars 1755, et mourut à Aix, en Savoie, vers 1810. Sa vie appartient bien plus à la carrière militaire qu'à la profession médicale; il la passa, en effet, presque tout entière au milieu des camps, et dans les sociétés républicaines dont il fut un des plus ardents champions, et, s'il prit à Turin le grade de doctorat, il n'en remplit guère les fonctions. L'histoire le montre comme ayant, par ses discours, coopéré à la journée du 10 août, en y sauvant plusieurs Suisses que l'on voulait égorger; elle le suit à l'Assemblée nationale où il fut envoyé en 1792, inaugurant, le 26 septembre, le club des Jacobins dans sa ville natale, et faisant tout ses efforts pour réunir la Savoie à la France. Elle fait son éloge comme général de brigade à l'armée du Midi, commandée par Carteaux, comme général en chef de l'armée des Alpes (1793), réduisant la ville de Marseille à l'obéissance de la Convention, amenant au même devoir la ville de Lyon (9 octobre 1795) et y faisant les plus huiables efforts pour empêcher le pillage et le massacre. Plus tard, Doppet était dirigé sur Toulon, et y commença sans beaucoup de succès les premières opérations de l'investissement, puis, opérant contre les Espagnols, il leur enlevait le camp de Villelongue, et s'emparait de Dory, Torres, Ribes, Campredon, Saint-Juan-