‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.30Chapitre 50 sur 119 · Ô92 DORÉE · texte numérisé non relu

Ô92 DORÉE

des-Âbadrssas et Ripoil. Resté sans commandement depuis le 28 septembre 1794 jusqu'en 1796, il fut, à cette époque, nommé commandant de Metz. Enfin, nommé, après le 18 fructidor, membre du conseil des Cinq-Cents pour le Mont- Blanc, il vit son élection annulée par la loi du li mai 1798. Dès lors il disparut complètement de la scène politique, et ne s'occupa plus que de littérature. Ses j)ublications en ce genre sont fort nombreuses et roulent sur le roman, le théâtre, la poésie légère et la philosophie. Nous ne pouvons, dans ce Dictionnaire, que rappeler les ouvrages qui touchent à la médecine :

T. Aphrodisiaqjte externe, ou Irailé du fouet et de ses effets sur le physique de l'amour; ouvrage médiro-j>hilosop!nqve, suivi d'une dissertation sur tous les moyens capables d'exciter aux plainirs de l'amour, par D , médecin de Genève, 1788, in-TZ. 11 y a des

exemplaires qui portent ce titre : Traite' du fouet et de ses effets sur le physique. Nous rappellerons que cet ouvrage de Doppet n'est pas une traduction de l'ouvrage de Meibomius : De usu flar/iorum in re venerea, qui a été imprimé en 1(J70, puis traduit en français, en 1792, par Mercier de Conipiègne. — II. Déclamation contre les vendeurs et distributeurs de remèdes secrets, in-S". — III. Manière d'administrer les bains de vapeur et les fumigaloires. Turin, 1788, in'I2. — IV. l.e médecin d'amour. Paphos et Paris, 1787, gr. in-8°. —

V. Le médecin pJiilosophe, ouvrage utile dans lequel on trouve une nouvelle manière de guérir, puisée dans les affections de l'âme et la gymnastique. Turin et Paris, 1780, in-8°. —

VI. Médecine occulte, ou Traité de magie naturelle et médicinale. Paris et Lau-anne, 1790, in-S". — VII. La Mesmériadc, poème burlesque. Paris, 1784, in-8". — VIll. Des moyens de rappeler à la vie les personnes qui ont toutes les apparences de la mort. Chambéry, 1785. in-8°. — IX. Oraison funèbre de Mesmer et son teUamcnt. Genève, 1785, in-S". — X. Traité théorique et pratique sur le magnétisme animal. Turin, 1784, in-8''. A. G.

DORA. DORAH. DOL'RAH. DURRA. Noms donnés en Egypte à une variété du Sorgho, que Forskaal avait désigné sous le nom de Hoîchus Durra. On donne aussi ce nom au maïs dans le même pays. Pl.

DORADE. Voy. Daurade.

DORADILLE. Quelques botanistes écrivent: dauradille. C'est le Ceterach officinarum, dont il est traité au mot Cétékach. D.

D0RDO\i or DORDO\L'S (Georges), Médecin italien du seizième siècle, né à Plaisance. 11 avait obtenu le bonnet de docteur à l'âge de vingt-trois ans et était professeur de chirurgie à l'Université de Pavie vers l'époque de la défaite du roi François P"" près de cette ville, c'est-à-dire en 1525.

On a de lui :

De morbi gai/ici curatione traclatus quatuor. Annotaliones centum in simpliciuni materiam. Papiae, 1508, in-8°. L Hx.

DORÉE. Parmi les Scombéroïdes {voy. le mot Maquereau), les Dorées ou Zeus se reconnaissent facilement à leur corps comprimé, très-haut, de forme ovalaire; la peau est garnie de très-petites écailles, le ventre est armé de carènes tranchantes; le long du dos sont de hautes plaques fortement épineuses. La bouche, qui est largement fendue, est extrêmement protractile, la mâchoire inférieure étant à l'état de repos, relevée et placée en avant de la mâchoire supérieure; la branche montante de l'intermaxillaire, très-développée, permet la grande extension de la mâchoire supérieure. La première dorsale se prolonge en longs tilamonts, les ventrales insérées sous l'aplomb des pectorales sont développées j l'anale est armée de quatre aiguillons qui, sauf le premier ,

DOREMA. 595

portent une épine de chaque côté de leur base. La coloration est d'un gris argenté, lavé de jaunâtre; on voit de chaque côté des flancs une large tache noirâtre, de forme arrondie.

Les ' vertèbres sont au nombre de 31 à 34. Les mâchoires sont garnies d'une bande assez étroite de dents en velours; le chevron du vomer porte un groupe de petites dents sur chacun de ses angles. La vessie natatoire est fort développée, munie de muscles puissants qui peuvent la comprimer; les laitances, ainsi que les ovaires, sont doubles, les reins sont pourvus chacun d'un uretère spécial, qui s'ouvre séparément dans la vessie urinaire. Les ouïes sont largement fendues et il existe sept rayons branchiostéges et dos pseudobranchies.

Nous avons deux espèces de Zeus sur les côtes de France, le Dorée forgeron {Zeus faher), à épine du scapulaire très-courte, à peine visible, et le Dorée à épaule armée [Zeus pungio), qui a l'épine de l'épaule aussi longue que le diamètre de l'œil.

Le Dorée forgeron, connu sous les noms vulgaires de Poule de mer. Poisson Saint-Pierre, de Piosse, de Gai, de Poisson Saint-Christophe, est commun sur toutes nos côtes et arrive assez souvent sur le marché de Paiis, car sa chair est des plus délicates; l'autre espèce ne se trouve que dans la Méditerranée. Il existe quatre espèces dans les mers de Madère, du Cap et du Japon.

H.-E-. Sauvage.

BiBLioGKAi'iiiE. — SALvrAM. AquatiHum animalium historia, 1554-1558. — G. Roxdelet. L'/iisloirc entière des poissons, 1558. — C. I inné. Sijstcma naturœ, t. I, 1766. — Duhamel nu Monceau. Traite général des pêches et histoire naturelle des poissons qu'elles fournissent, 1769-1782. — E. Blocu. Ichlliyologie ou Histoire naturelle des poissons, 1785- 1797. — BoNNATERRE. Ichtlnjotogie, 1788. — Lacépède. Histoire naturelle des poissons, 1788- 1^0"). — L. Agassiz. Recherches sur les poissons fossiles, 1853-18i3. — Cuvier et Valenciennes. Histoire naturelle des poissons, t. X, 1855. — Yarrel. An History of Drilis/i Fishes, 1859. — J. CoocH. An History ofthe Britisk Island, 1867. — .\. Gm.nther. Cat. Fish. British Muséum, t. II, 1860. — E. Moreac. Histoire naturelle des poissons de la France, t. II, 1881.

DORE-L,'ÉGLISE (Eaux mim':rales de). Athermales, bicarbonatées ferrugineuses faibles, carboniques faibles, dans le département du Puy-de-Dôme, dans la commune de Dore-l'Eglise, émergent quatre sources dont l'eau a une grande analogie avec celle d'ARLANc {voy. ce mot). La première est dite de Barsac parce qu'elle sort de terre au milieu du village de ce nom; une seconde a son griffon dans une prairie voisine de ce hameau; la troisième se trouve près du Siut et la quatrième dans un point indéterminé aux environs de Fosse ou de Josse. L'eau de ces sources, autrefois très-employée eu boisson contre les suites de fièvres intermittentes, de congestions ou d'hémorrhagies cérébrales avec paralysies, est à peu près abandonnée aujourd'hui. A. R.

DORELLA. Nom donné à la CamelineJCamelina saliva), dans (juelques auteurs anciens. Pl.

DOBE.n/t. Genre d'Ombellifères, établi par Don (in Trans. Linn. Soc. XVI, Pos; in Edinb. Phil. Mag., IX, 46), et qui a été nommé Diserneston par Jaubert et Spach [Ulustr. pl. or., I, 78, t. 440). Il avait été distingué des Ferula auprès desquels on le plaçéiit, parce que, dans ses inflorescences, les ombellules, au lieu d'élre réunies en ombelles, sont échelonnées sur les axes d'une grappe

Page 1