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L. Un

DOROIVIC OU DORO^^IQUE. Doroïiicum L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Composées, à la tribu des Corymbifères.

Tel qu'il avait été établi par Tournefort ce genre comprenait non-seulement les Doronicum de Linné, mais aussi les Arnica, et peut-être faudrait-il revenir à cette extension du genre. Il n'y a, en effet, entre les deux genres, d'autres caractères différentiels que la forme de l'involucre et la présence constante, dans les Arnica, d'une aigrette sur tous les fruits aussi bien de la circonférence que du disque.

Il a été déjà question des Arnica {voy. ce mot), il ne s'agfra ici que des Doronicum proprement dits, caractérisés par un involncre à folioles égales, bisériées, étalées. Les capitules sont composées de fleurs centrales (fleurons du disque) tubuleuses à 5 dents, hermaphrodites, et d'une rangée de fleurs femelles, ligulées et rayonnantes. Les fruits sont des achènes oblongs, côtelés : ceux du disque portent des aigrettes, ceux de la circonférence sont nus ou presque nus.

La seule espèce intéressante dans ce genre est le Doronicum Pardalianches Willd., qui croît dans les bois des montagnes subalpines en France, en Suisse, dans l'Europe centrale. C'est une belle plante, à souche charnue, traçante, à tige haute de 50 à 60 centimètres, peu feuillée, simple, ne portant qu'un capitule, ou rameuse supérieurement. Les feuilles sont molles, pubescentes, crénelées-dentées; les in'.érieures , ovales cordiformes, obtuses, longuement pétiolées ; les caulinaires moyennes brusquement contractées, embrassantes et auriculées; les supéi^ieures ovales et sessiles. Les capitules sont grands, comme ceux du souci des jardins, longuement pédoncules, d'une belle couleur jaune. Les fruits du disque sont velus, ceux de la circonférence glabres.

Le nom de pardalianches (étrangle-panthère) donné à cette espèce lui a fait attribuer des propriétés vénéneuses, qui n'ont cependant pas été établies d'une

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manière positive. On a dit que les Anciens s'en servaient pour empoisonner les animaux féroces, qu'ils faisaient combattre dans les cirques : mais s'agit-il réellement d'une plante de ce genre? n'est-ce pas plutôt d'une Aconit qu'il s'agit? Les expériences directes, faites au dix-septième siècle, ont donné des résultats contradictoires : Matthiole dit avoir tué un chien avec 4 gros de la racine ; Gessner , d'autre part , dit en avoir avalé 2 gros sans inconvénient sérieux; il a aussi mangé des feuilles de la plante sans en réprouver aucun accident.

Au point de vue thérapeutique, la racine de Doronic a été vantée par les auteurs tels que Camerarius, Lobel, etc., comme un alexipharmaque : Gessner la conseille contre les vertiges et raconte même que les danseurs de corde en prenaient à son époque pour exercer leur talent ; on l'a également prescrite contre l'épilepsie; enfin, les médecins anglais l'ont employée à la dose d'un gros comme emménagogue.

Le Doronic de plusieurs auteurs paraît être, non le Doronicimi Pardalianches, mais le Doroincum scorpioides Wild. [Arnica scorpioides L.), dont plusieurs botanistes ont (âil un Aroîiiciim, sous le nom cVA7^onicu7n scorpioides Koch. C'est la plante que paraît désigner Lemery, dans son Dictionnaire des drogues simples ;

c'est à elle que Sprengel rapporte le ©/j^v^ovov de Tliéophraste et VAconitum

pardalianches de Matthiole. La plante a une racine noueuse, terminée en queue de scorpion, une tige simple, les feuilles dentées, les inférieures pétiolées, ovales, tronquées ou échancrées à la base ; les supérieures ovales ou oblonges, embrassantes, un grand capitule jaune. En tous cas, on donne parfois cette racine pour celle du pardalianches, de même que celle du Doronicum plantagineiim, espèce fort voisine du Pardalianches, qui croît dans les taillis montueux. Pl.

Bibliographie. — Théophraste. Hist. Plantar., IX, 19. — Matthiole. Conwient. Dioscorid., 762. — Linné. Gênera, 959. Species, 1247. — De Candolle. Flore française, IV, 173. — Spbex- GEL. Hisloria Ilei herbariœ, I, 102-130 et 545. — Mérat et de Lens. Dict. Mat. méd., II, 670. — Lemery. Dict. des drogues, 322. Pl.

DORPE (JeÎn-François van). Médecin belge, né à Herseaux (Flandre occidentale) le 17 février 1757, était le petit-fils d'un chirurgien estimé. 11 fut d'abord l'aide de son grand-père, puis, en 1777, il se rendit à Paris pour étendre le champ de ses connaissances; mais, privé de ressources pécuniaires, il dut se faire infirmier dans un hôpital pour vivre. Il déploya, dans cette modeste condition, tant de zèle et d'intelligence, qu'il attira sur lui l'attention des chefs de service, qui lui confièrent le pansement des malades tout comme s'il avait été élève. 11 obtint bientôt la faculté de suivre gratuitement les cours de chirurgie. Après deux années de travail opiniâtre, il subit en 1779 avec distinction l'examen d'aspirant chirurgien et obtint peu après le titre de maître en chirurgie. En 1780, il vint se fixer à Courtrai an il acquit presque dès ses débuts une nombreuse clientèle. Le 4; novembre 1791, van Dorpe alla acquérir à Douai le titre de licencié en médecine et soutint à cette occasion une thèse intitulée De asthmate. Il s'était chargé en outre de l'éducation médicale de son frère et eut la satisfaction de le voir agréé maître en chirurgie à Courtrai en 1787.

Van Dorpe a communiqué à la Société de médecine de Paris plusieurs mémoires, un entre autres Sur la rétroversion de l'utérus, qui reçut un accueil

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