U DOUSSIN-DUBREUIL
DOL'IVO. On donne ce nom au Congo ù un arbre dont l'écorce a l'odeur et les vertus de la cannelle. Pl.
Bibliographie, — Mérat et de Less. Dict. mat. méd., II, 680. Pl,
DOURADl\HA DO ca:^IPO. Nom brésilien , qui est un diminutif de Dourada (jaune d'or) et qui est donné à quelques espèces à fleurs jaunes et particulièrement au Falicourea speciosa Kunth [Pal. aurala Mart,), de la famille des Rubiacées, et au Waltheria Douradinha Saint-Hilaire.
Pi-,
Bibliographie. — Mérat et de Lens. Dict. Mat. méd., II, 680. Pl.
DOL'RA^ELLE. Nom donné en Egypte à YHolcus spicatus L. Pl.
D013R01I. Plante de Madagascar, dont les graines contiennent de l'huile et sont comestibles dans le pays. Elle appartient probablement à la famille des Ainomacées. Pl,
BiBUOGRAPHiE. — MÉRAT et DE Lens. Dict. Mat. méd., II, 680. Pl,
DOUROLXOULI. Le nom vulgaire de Douroucouli a été appliqué indistinctement à plusieurs espèces de Singes du genre Nyctipilhèque [voij, ce mot), mais, lorsqu'il n'est accompagné d'aucune épithète, il désigne plus spécialement le Nyctipilhèque à trois raies {Nijctipithecus trivirgatus E. Geoff. ex Humb, ; Nocthora trivirgatus J. Cuv.). Ce singe habite le bassin supérieur de l'Orénoque et la région comprise entre ce fleuve et le Rio-Negro ; il est de petite taille, comme tous ses congénères, et ne mesure pas plus de 57 centimètres du bout du museau à l'extrémité de la queue, qui compte pour 50 centimètres dans la longueur totale. Sa fourrure offre sur les parties inférieures du corps des tons orangés et sur les parties supérieures une teinte grise produite par la coloration particulière des poils, qui sont annelés de blanc et de noir. Une raie noirâtre suit l'échiné; les sourcils sont d'un blanc pur; le front est marqué de trois lignes noires divergentes (d'où le nom de trivirgatus), et la queue, d'un gris jaunâtre sur la majeure partie de sa longueur, tourne au noir sur le reste de son étendue.
Les mœurs du Douroucouli sont semblables à celles des autres Nyctipithèques et sa nourriture, à l'état sauvage, consiste en insectes et en petits oiseaux qu'il va saisir dans leurs nids, à la f;iveur des ténèbres. En captivité' il mange volontiers des fruits et des biscuits trempés dans du lait.
Une autre espèce, très-voisine de la précédente, avec laquelle on l'a souvent confondue, le Nyctipithèque d'Azara [Nyctipithecus AzaraeE. Geoff. ex Humb. ; iV. trivirgatus Rengg.), habite le N.-E. de la République Argentine, la Bolivie et le pays des Indiens Mojos. E. Ocstalet.
Bibliographie. — E. Geoffroy-Saist-Hilaire. Annal, du Muséum, p. 117, 1812. — P. Gervais. Histoire naturelle des Mammifères, t. I, p. 157, 1854. — Schlegel. Muséum des Pays-Bas, Simiœ, p. 212, 1876. — Trouessart. Cat. des Mammifères vivants et fossiles. Iii Rev. et Mag. de ZooL, 1876, Simiœ, p. 27, n» 167. E. 0.
DOL'SSl\-DL'RRElJlL (Jacques-Louis) . Ce médecin, qui appartenait à l'ancienne Faculté de Paris, et qui était né à Saintes en 1762, a acquis de son temps
«ne de ces réputations qui éclatent beaucoup plus dans les salons que parmi les savants. On lui doit savoir gré pourtant de s'être montré partisan de l'ino- •culatiou de la petite vérole, méthode qui était un acheminement vers l'admirable inoculation jennérienne, et de n'avoir pas hésité à soumettre ses propres enfants à la première de ces pratiques préservatrices. Outre une lettre à Lalande pour l'inviter à expliquer l'influence de la lune sur la production des attaques épileptiques, Doussin-Dubreuil a signé les ouvrages suivants dont la nature est bien propre à justifier la sévérité de l'opinion qu'on a sur lui :
I. Des glaires, leurs causes et leurs effets, et la découverte d'un nouveau remède. Paris, 1779, in-8°, etc. — II. De Vépilepsie en général, et particulièrement de celle déterminée par des causes morales. Paris, 1797, in-8°. — III. De la gonorrhée bénigne ou sans virus vénérien, et des /lueurs blanches. Paris, 1798, in-S"; 1804, in-8° (4« édit.). — IV. Lettres sur les dangers de l'anévrysme. Paris, 1813, in-S" (2® édit.). — V. Nouveaux aperçus sur les causes et les effets des glaires. Paris, 1816. A. G.
D'outrepomt. Voy. Outrepont.
DOLiVE. Nom de plusieurs Renoncules vénéneuses, qui habitent les marais. La Grande-Douve est le Ranunculus LinguaL., et la Petite-Douve, le R. Flammula L. [voy. Renoncule). IL Bn.
MOUVES. On appelle Douves des Vers-Plathelminthes qui constituent, dans l'ordre des Trématodes, un genre très-important désigné également sous le nom de Distome et formant le type de la famille des Distomiens {voy. Distomes). Ce genre, créé en 1786 par Retzius et adopté par Abildgaard, Zeder et Rudolphi, sous la dénomination de Distomum, fut redécrit, en 1787, par O.-F. Mùller, sous le nom de Fasciola, qu'adoptèrent non-seulement tous les auteurs français, mais encore Linné, Schranck, Gmelin, etc.
Le genre DlstomaJietz. se compose d'un nombre assez considérable d'espèces, toutes endoparasites chez les animaux et quelques-unes même chez l'homme. Mais plusieurs d'entre elles en ont été retirées pour former des genres distincts •et notamment le Distomum hœmatobium Bilh., pour lequel Cobbold a créé le genre Bilharzia, parce que seul, parmi lesDislomes, il a les sexes séparés. Cette espèce a d'ailleurs été décrite en détail à l'article Rein {voy. ce mot).
Tel qu'il est adopté par les auteurs les plus récents, le genre Distoma Retz. présente les caractères suivants :
« Corps déprimé ou cyliudrique, armé ou inerme, muni de deux ventouses distinctes et isolées, l'une antérieure contenant la bouche, l'autre imperforée et située à la face ventrale entre le milieu et le premier sixième de la longueur ; intestin divisé en deux branches simples, quelquefois rameuses (chez le D. hepaticum) ; ouvertures génitales rapprochées ou réunies et confondues en un cloaque, situées en avant, très-rarement en arrière de la ventouse ventrale; un orifice postérieur contractile, donnant entrée dans une cavité intérieure, quelquefois ramifiée et se distribuant dans toutes les parties du corps » (Da vaine).
Avant d'arriver à l'état adulte, les Douves passent par diverses phases de développement. Au sortir de l'œuf, l'embryon, cilié, vit librement dans la terre humide ou dans l'eau et pénètre dans un premier hôte transitoire (ordinairement un mollusque) dans lequel, après s'être débarrassé de son revêtement ciliaire il prend la forme de sporocyste ou de re'die, constituant ce qu'on appelle la nourrice. Dans l'intérieur de cette nourrice se forment, par voie asexuée, des