L. Hn
DRASSE Vo7j. Araignées.
DRASTIQUEfS (5pâw, j'agis). Purgatifs énergiques [voij. Purgatifs). D.
DRATIDIEIVI\ES OU DRAViRiEivrVES (PopuLATio>s). Populations du sud de l'Hindoustan appelées aussi Tamouh. Suivant Maury elles tirent leur nom de l'ancienne province de Davira. Prichard y rattache quelques autres groupes voisins répandus à l'est du Dekkan et dans le royaume de Mysore, tels que les Télingas et les Karnates. Les populations plus septentrionales, Mahrates, Urigas^ ne parlent pas les langues dravidiennes et sont d'origine hindoue.
Les Tamouls, Tamils, Malabars, forment une race négroïde au moins quant à la couleur de la peau. Avant l'invasion Aryenne, les Dravidiens ou Tamoulsoccupaient la majeure partie de l'Inde. Ce sont eux qui forment la presque totalité de la caste des Coudras. La race est encore largement représentée dans rinde, surtout dans le midi de la péninsule et à Ceylan.
Les caractères physiques des Tamouls sont : taille moyenne 1™,644; poids moyen 58 kilogrammes; peau, couleur café brûlé ou chocolat; cheveux noirs^ lisses ; système pileux pauvre ; yeux petits et un peu obliques ; nez gros, légèrement aplati; lèvres grosses, un peu renversées; indice céphalique = 78,8.
Les Tamouls ou Dravidiens sont généralement Brahmanistes ; ils parlent des langues agglutinantes^ tout à fait distinctes des idiomes indo-européens {voij.
HlNDOUSTAls). Ch. LeTOURNEAU.
DRERBEL (CoRNELius vau). Le uom de ce savant hollandais s'attache à la découverte du microscope composé et à celle du thermomètre. Il naquit à AIcmaar en 1572, d'une famille de paysans suivant les uns, d'une famille puissamment riche suivant les autres. On dit que l'un de ses frères fut député par le tiers-état aux États généraux de La Haye. Mécanicien très-habile, Drebbel construisit toutes sortes de machines qui remplirent d'admiration ses contemporains. Sur le faux bruit qu'il avait trouvé le mouvement perpétuel, Rodolphe 11 l'appela à sa cour. Son successeur Ferdinand II lui confia l'éducation de son fils, et lorsque, en 1620, ce prince fut détrôné par Frédéric V, Drebbel perdit tous ses biens et se rendit à la cour de Jacques I*% roi d'Angleterre, dont l'intervention lui avait sauvé la vie. 11 vécut là heureux et considéré jusqu'en 1654, année de sa mort.
Drebbel passe pour avoir construit, de concert avec Zacharias Jansen, le premier microscope composé en 1620. On lui a attribué à tort l'invention du thermomètre; Fludd, qui écrivait en 1635, dit que celui-ci était en usage depuis cinquante ans, mais l'appareil auquel Fludd fait allusion n'était qu'une sorte de barothermoscope. Drebbel paraît avoir construit en 1621 le premier
DREJER. 567
vrai thermomètre, mais van Ilclmont en avait certainement eu l'idée avant lui. Enfin, ce serait Drebbel qui aurait, par liasard, découvert l'écarlate (par réaction d'une solution d'étain sur la teinture de cochenille); d'après quelques auteurs, ce serait un de ses compatriotes, Nicolas Drebbel, sur lequel on ne sait rien du reste, qui serait l'auteur de celte découverte.
I. De natura elementorum, quomodo vend, pluviae, fulgura, tonitnia, ex iis provocantur et qiiibus serviant usibus. Hamburgi, 1621, in-8°. Francofiirti et Geiievae, 1628, in-8». Trad. en allem. par .T. E. Burggraffen. Francfort sur le Mein, 1828, in- 8°. — II. De quinta essentia, ejus viribus, usu, et quomodo ea ex mineralibus, metallis, vcgelabilibus et anima-
libus exlrahenda. Edilio cura Joacliimi Morsii. Accedit ejusdein Drebbelii epistola de
perpetui mobilis invenlione. llambm-gi, 1621, in-S»; Genevae, 1628, in-12. Trad. en franc- Paris, 1672, in-12. Trad. en allein., Hoff, 1723 (ces deux ouvrages avaient été écrits en langue hollandaise, puis traduits en latin par P. Laurembe.'-g). L. llx.
DREISSË!%[E [Dreisseiia Yan Bened.)]. Genre de Mollusques -Lamellibranches, de la famille des Mytilidés.
Les Dreissènes ressemblent beaucoup aux Moules, mais leur coquille, de couleur brune, ou variée de cercles ondulés d'un gris brun ou blanchâtre, est un peu plus oblongiie et plus carénée vers les sommets, qui sont courts et aigus, parlbis plans et excavés au côté inférieur. Elle est pourvue, au-dessous des crochets, de plusieurs lames pour l'insertion du muscle adducteur. Le manteau offre deux ouvertures siphonaires. Le pied secrète un byssus au moyen duquel il se fixe.
L'espèce type, Dr. pohjmorpha PalL, vit aussi bien dans les eaux douces que dans les eaux salées; seulement, dans la mer, elle est beaucoup plus grande, plus large et entièrement de couleur brunâtre. On la rencontre communément en Europe, où elle s'est propagée avec une rapidité remarquable. L'histoire de ces migrations est très-curieuse. Découverte, en 1769, par Pallas, à l'embouchure du Volga, dans la mer Caspienne, elle fut retrouvée ensuite dans les fleuves tributaires de la mer Noire (Dnieper, Danube, etc.), puis dans la plupart des bassins lluviatiles de l'Allemagne, oià l'on suppose qu'elle fut introduite par les trains de pontons durant les guerres du premier Empire, enfin dès ISS^, en Angleterre, dans les docks de Londres, et, en 1854, dans les canaux d'Edimbourg. (' En Belgique, les premiers individus sont rencontrés en 1835 dans un canal alimenté par la Meuse, puis l'espèce rayonne par les canaux dans tous les Pays-Bas. Elle atteint le département du Nord'en France vers 1858, la Scarpe et la Deule en 1844, le Rhin, l'Escaut en 1847, le]Rhône en 1852, la Seine, la Marne, l'Oise, en 1855, la Lorraine en 1856, la Franche-Comté en 1865. Les premiers individus du bassin de la Garonne sont trouvés dans le canal à Toulouse en 1862 et à Agen en 1865; en 1865, on en recueille dans la Garonne. En 1865, le bassin de la Loire est envahi, et en 1865 et 1866 l'espèce se montre dans le bassin inférieur du Rhône, à Avignon et à Arles )^ {voy. Fischer, Manuel de conchyliologie, 1881, p. 193). Ed. Lefèvre.
DREJER (Joachim-Lund). Médecin danois, né à Fahrsund, en Norvège, le 10 septembre 1792, étudia à Hull et à Londres, prit du service dans l'armée en 1807, passa à Copenhague en 1811, pour y continuer ses études, et y prit successivement ses grades, celui de candidat en 1816, celui de licencié en 1826, et enfin s'y fit recevoir docteur en 1828. Il fut nommé en 1850 directeur de l'Institut vaccinal, deuxième médecin de la cour en 1852, médecin en chef de
568 DREYSSIG.
la garde du roi eu 1853, et encore la même année professeur de mcdccine. L'époque de sa mort nous est inconnue.
Nous citerons de lui :
I. Commentatio de relroversione uleri, P. 1. Ilafniae, 1826, gr. in-8 ; P. 2, ibid.. 1828, gr. in-8». — II, Memoriae Dr. G. Rahlff, etc. Havniae, 1856, gr. in-S". Trad. en danois. Mindetale over Dr. Geo. Rahlff, elc, ibid., 1836, gr. in-S". — III. En lykkclig helbredet ruptura ideri, elc. Kjcibenhavn, 1836, in-8° (extr. de Bibliot. f. Lâger, Éd. IX, 1833), — lY, Articles dans les recueils périodiques de médecine. L, Un.
DRELI!\CO€RT (Charles). Médecin franç;iis qui a joui d'une grande notoriété et qui a beaucoup écrit, sans que ses travaux aient été d'une grande utilité pour la science. Méthodique, érudit, il n'a rien inventé, rien fait de nouveau, et a passé une bonne partie de sa vie à exposer d'une manière lumineuse, mais dans un style d'un assez mauvais goût, surchargé d'antithèses, de phrases puériles et de figures déplacées, tout ce qu'on savait de son temps. Fils d'un ministre protestant, qui prêchait l'Evangile à Charenton, il naquit à Paris le 1" février 1653. Destiné d'abord à la théologie, il put combattre les intentions de sa famille, et se consacrer à Esculape. Après avoir fait ses humanités à Paris, il alla se faire recevoir maître et arts à Saumur (1650), et quatre ans après il était proclamé docteur à l'Université de Montpellier. Dès l'année suivante, Turenne, qui estimait beaucoup son père, le prit auprès de lui en qualité de médecin. Ce grand capitaine l'emmena bientôt aux armées, et le fit nommer médecin en chef de celle de Flandre, Drelincourt s'acquitta d'une manière honorable de ces fonctions, qu'il remplit jusqu'à la paix conclue en 1659. A cette époque, il revint à Paris, et au bout de quatre ans la recommandation de Vullot lui valut la place de médecin ordinaire du roi. En 1668, il quitta la France pour aller occuper à Leyde une chaire de médecine, qu'il échangea, deux ans après, contre celle d'anatomie. Il mourut le 31 mai 1697, laissant, comme nous l'avons dit, un grand nombre d'ouvrages, qui sont devenus de simples curiosités bibliographiques, et dont nous ne donnons la liste que des principaux :
I. De paitu oclitneslri vivacl dialriba. Paris, 1662, in-12; Lyon, 1666, in-8° ; Leyde, 1668, in-12. — II. Oratio in obitwn Cl. v. Home. Leyde, 1670, in-4". — III. Anatomicum piœladium, quod Lugdunensium in amphitheatro suam ad primam anatomes ly^^-ïpyiioi adhibuit. Leyde, 1670, in-12. — IV. Apologia medica, qvâ depellilur illa calumnia, medicos sex~ centes annis Româ exulasse. Leyde, 1672, in-12. — V. La légende du Gascon, ou la lettre de Charles Drelincourt à M. Porie, sur la méthode prétendue nouvelle de traiter de la pierre. Leyde, 1674, in-8°. — VI. Microcosmus shematismus macrocosmi exhibens in tandem analomiœ. Leyde, 1680, in-12. — VU. Appendix ad Libitinœ trophaea. Leyde, IdSO, in-8°. — VIII. Disserlatio de arlhritide. Leyde, 1681, in-8». — IX. De fœminarum ovis lam intra testiculos et uterum quam extra ab anno 1606 ad relro sœcuta. Leyde, 1684, in-12. — X. De conceptione adversaria. Leyde, 1685, in-12. — XI. Observationes medicx circa regi- ?nen puerperarum et recens natorum. Leyde, 1684, in-t2. — XII. De variolis atque morbillis dissertalio. Leyde, 1702, in-12. — XIII. Opuscula medica, quœ repiriri potuere omnia. La Haye, 1737, in-4°. Ce dernier ouvrage est enrichi d'une préface de Boerhaave, élève de Drelincourt. A. C.
DREYSSIG (Wilhelm-Friedrich). Né en Saxe en 1770, pourvu du titre de docteur, il prit d'abord du service dans l'armée, et devint médecin de la garnison de Kœnigstein. Puis il fut nommé, peu de temps après, professeur de pathologie, de thérapeutique et de clinique, à l'Université de Charkov, et enfin directeur de la clinique médicale de cette ville, fonction importante qu'il
DRIBURG. 560
conserva jusqu'à sa mort, le 12 juillet 1819. Il a publié plusieurs manuels longtemps classiques en Allemagne.
I. De opthhahnia neonatorwn. Bisserlatio inatiguralis. Leipzig et Erfurt, 1793, in-8'. —
II. Ilandbuch der Pathologie der chronischen Krankheiten. Leipzig, 1 797-1 79'J, in-8°. —
III. Handbuchder medicinischen Diagnostik, l. I. Eifurt, 1801, in-S"; t. II, 1S03, in-8». Ce manuel de diagnostic a été traduit en hançais, pour la première partie, par Renauldin. Paris, 1806, in-S". — IV. Handivôrlerbuch der medicinischen Klinik oder der praktisckcn Arzneikunde ; nach neuern Grundsâtzen und Erfahrungcn bearbeitet und mit den schicklichslen und einfachslen Arz7ieifornicln versehen, t. I. Erfurt, 1800, in-8° ; t. II. 1807-1810; t. III, 1812-1817; I. IV, 1820. Ce dictionnaire s'arrête à la lettre E. Sclilegel a publié, en 1824, un septième volume, consacré au mot Fièvre. A. D.
DRlBURG. DRIBOURG (Eaux MINÉRALES ET BOUES de). Athermales, bicarbonatées, sulfureuses faibles, ferrugineuses faibles, carboniques fortes, sulfatées calciques moyennes. En Prusse, dans la Westphalie, est une petite ville de 2000 habitants, sur l'Aa, à 189 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans un charmant vallon où l'air est très-pur et où l'on jouit du climat des montagnes. La saison commence le 15 juin et finit le 15 septembre (chemin de fer de Paris à Cologne, à Hamm, à Buke, où l'on trouve des voitures qui conduisent à l'établissement de Driburg en une heure et demie). Les principales excursions autour de Driburg sont: Paderborn et sa belle cathédrale construite par les ordres de Charlemagne, Ilôxter et Steinheim, situés dans une magnifique contrée. Dix sources émergent à Driburg ou à ses alentours d'un terrain tourbeux et de formation récente dont le tuf est la base et une couche argileuse le lit inférieur. Les montagnes voisines se composent de muschelkalk et de masses dolomitiques sous lesquelles on trouve, par place, des manies irisées et des grès micacés qui les supportent. Ces sources ont reçu les noms de Trinkquelle (source de la buvette) ou Eisenquelle (source ferrugineuse) ; les deux sources des bains, d'Altha- (lequelle (source du vieux bain) et Arnieiibadequelle (source du bain des pauvres) ; Miihlbrunnen (source du moulin), Wiesenbrunnen (source de la prairie), Luisenbrunnen (source de Louise), Hersterquelle (source de Ilerst), à 4 kilomètres de Driburg, Hchmechtenerbrunnen (source de Schmecht), à 1 kilomètre plus loin que la précédente, Bullerborn (source du taureau), entre les deux dernières sources, et Saatzerschivefel quelle [source sulfureuse de Saatz), à 2 kilomètres de Driburg et près de Hersterquelle.
La Trinkquelle a une eau d'une grande limpidité qui semble toujours en ébullition à cause de son dégagement considérable de gaz; son goùtestàla fois amer, salé et ferrugineux, sa température est de 10 degrés centigrade, l'air extérieur étant à 16 degrés centigrade. Sa densité est de 1,00401. La source de Hersterquelle a une eau ayant à peu près les mêmes caractères physiques, seulement elle a une légère odeur hépatique. L'eau de la Saatzerschwefelquelle est très-gazeuse, n'a pas une limpidité parfaite, est opaline ; son goût et sont odeur son trèsmanifestement sulfureux. La température de cette dernière source est de 15",2 centigrade, celle de l'air étant de 16%1 centigrade. L'eau de toutes les sources de Driburg est très-fixe, c'est-à-dire qu'elle conserve très-longtemps le gaz qu'elle tient en dissolution. Dumesnil a trouvé que dans un bain dont l'eau avait été artificiellement élevée à 52 degrés centigrade elle contenait encore 1 litre de gaz 053 par 1000 grammes d'eau. L'analyse chimique de l'eau de Driburg a été faite en 1854 par Wilting, quia trouvé dans 1000 grammes les principes suivants dans l'eau de la Trinkquelle :
570 DRIBURG.
Sulfate de cliaux l,204i
— boude 0,807'2
— magnésie 0,8i6ô
Carbonate de cliaux 0,8i65
— magnésie 0,06ol
— oxyde de fer 0,1100
Chlorure de sodium 0,1955
— magnésium 0,0631
— calcium i
— potassium ) "'^^es.
Phosphates, silice et matières bitumineuses traces.
Total pes matièiies fixes 4,1405
Gaz acide caiboniquc libre 1 litre 454
L'établissement de bains est au-dessous du vieux château d'Yburg, à l'est de Driburg, sur la route qui conduit à Ilôxler. Une tiùnkhalle de 85 mètres de longueur et de 12 mètres de largeur sert à abriter les buveurs pendant les jours de soleil trop ardent et de pluie. On y trouve une buvette alimentée par l'eau de la Trinkquelle, des cabinets de bains recevant l'eau ferrugineuse chauffée et à la température de la source, et des salles de douches, de bains de vapeur et d'application de boues.
Ces boues sont noires, exhalent une odeur sulfureuse très-marquée et sont chauffées par un courant de vapeur à 34 degrés et même 58 degrés centigrade ; elles sont employées le plus souvent comme topique. C'est dans le l.assin et au voisinage de Saatzerschwefelquelle que l'on va chercher les boues de Driburg qui,, pour 1000 grammes, renferment les principes suivants:
Humine et soufre, otc 7,884
Ligneux 0,902
Silice 0,768
Matière extractive 0,131
Carbonate de chaux 0,466
— magnésie 0,'i8'2
Alumine 0,065
Chlorure de calcium 0,055
Sulfate de chaux 0,050
Bitume traces.
Total des matières fixes . 10,581
Mode d'administration et doses. Les eaux de Driburg s'emploient en boisson, la Trinkquelle et l'Hersterquelle en bains, en douches d'eau, de vapeur et de gaz, en bains généraux, et surtout en application locale de boues minérales. L'eau en boisson seprend à la dose de trois à huit verres le matin à jeun, tantôt pures, tantôt mêlées à du lait chaud ; quelques personnes mêmes doivent en couper le vin qu'elles boivent au repas. La durée des bains est, en général, d'une heure, et celle des douches de dix à vingt minutes. L'application des boues est de vingt minutes quand elle est générale et d'une demi-heure aune heure quand elle est locale. Les bains de gaz acide carbonique ne doivent pas excéder une demiheure quand tout le corps y est plongé ; ils peuvent être de quarante-cinq minutes au moins quand ils sont conseillés sur un point circonscrit du corps.
Emploi thérapeutique. Les eaux minérales sulfatées calciques et bicarbonatées ferrugineuses de Driburg sont excitantes, toniques et reconstituantes; employées en boisson, elles agissent sur la composition du sang dont elles augmentent l'élément globulaire rouge, elles modèrent l'activité morbide du système nerveux et accélèrent l'action musculaire. Elles favorisent la digestion et l'assimilation, elles rendent la menstruation des jeunes filles surtout plus
DRIESSEN (Les deux). 571
colorée et plus abondante. L'eau de la Trinkqiielle de Driburg est, après cslle de Rippoldsau, la plus fre'quentée et la plus ferniginense de toute l'Allemagne ; c'est aussi une des plus carboniques. L'eau de Ilersterquelle, (jui ne renferme, d'après Witting, que 0,02 centigrammes par 1000 grammes de principes ferrugineux, est la moins active, elle doit par conséquent être prescrite de préférence aux malades cbez qui l'action du fer doit être surveillée attentivement. Les bains et les doucbes d'eau, de vapeur et de gaz, sont les adjuvants naturels de la médication intérieure. Les bains généraux et les applications locales de la boue sulfureuse de Driburg ont une action légèrement excitante sur la peau, ce qui permet de les employer chez les personnes mêmes sujettes aux congestions des organes internes. Ils agissent comme révulsifs alors. Cette propriété expli(|ue les heureux effets des eaux de Driburg dans l'anémie, la chlorose et les affections qu'elles engendrent le plus souvent, tels que l'hystérie et les troubles nerveux qui les accompagnent, la dysménorrhée, la leucorrhée, la métrorrhagie concomitante d'un état chloro-anémique parfaitement reconnaissable.
Les boues de Driburg conviennent en bains généraux aux personnes affectées de maladies cutanées chroniques et sèches qui ne peuvent être guéries qu'après avoir été ramenées à un état aigu ou subaigu. Eu applications topiques, elles sont utiles aux rhumatisants et aux névralgiques dont le mal est localisé et ne craint pas une révulsion assez intense, principalement caractérisée par une assez vive rougeur et une cuisson assez prononcée de la peau en contact avec la boue minérale. Les anciennes luxations, entorses, fractures et engorgements articulaires ou périarticulaires, des sujets chez lesquels les liquides blancs prédominent, se trouvent ordinairement très-bien d'une cure par les boues de Driburg.
Les coyilre-indicationsdeccseaux découlent de leurs indications. Il n'est donc pas nécessaire d'insister en ajoutant qu'elles ne conviennent pas à tous ceux chez lesquels il est inutile ou dangereux d'augmenter la plasticité du sang et d'activer la circulation. Les pléthoriques, les personnes affectées de maladies organiques du cœur ou des gros vaisseaux, celles qui ont sujet de redouter toute congestion ou toute hémorrhagie interne, doivent se tenir prudemment éloignées des suurces de Driburg.
La durée de la cure est de vingt-cinq jours à un mois. On exporte sur une assez vaste échelle l'eau de la Trinkquelle qui est très-ferrugineuse, très-carbonique et surtout très-fixe.
Bibliographie. — Veltmann. In Balneologische Zeitung, t. VIT, p. 197. — Joannë et Le PileOr. Les bains d'Europe, guide descriptif et médical. Allemagne, p. 37-59. Paris, 1860. A. R.
DRIESSEIV (Les deux).
Driessen (Peter). Né à Groningue en 1753, reçu docteur vers 1778, devint peu après chargé de cours i\ l'Université de sa ville natale, et en 1791 professeur titulaire de médecine, de chimie, de botanique, de matière médicale et d'histoire naturelle. 11 mourut à Groningue le 11 janvier 1828.
Driessen était membre de la Société batave des sciences de Harlem et de la Société de philosophie expérimentale de Rotterdam. On a de lui :
L Scheikundige verhandeling over de magnesia alba, etc. Amsterdam, 1786. — IL Natuiiren scheikundige waarnemingen over eenige gewigtige Onderwerpen der geneeskunde en œconomie, etc. Leyden, 1791. — III. Divers articles, surtout de chimie, dans le Allgem. Konst- en Lelierbode. Il collabora en outre à la Pharmacopœa batava. L. H».
572 DRIMYS (dotanique).
Driessen (Jan-Constantin). Fils du précédent, né vers 1791 à Groningue, reçu docteur en médecine dans cette ville en 1818, se fixa à Lecu^Yarden et mourut prématurément à Groningue le 31 janvier 1824. 11 était en outre docteur en philosophie (1814) et membre de la Société d'histoire naturelle et de chimie de sa ville natale. Citons de lui :
I. Diss. de awo fulminante. Groning^ae, 1814, in-4°. — II. Diss. inaug. med. de pliosphuria et diabeto meliUo. Groningae, 1818, iii-S". — III. De acidi murialici prœsentia in aère atitwsphœreo.' In Scliweigcjers Journ , Bd. XXXVI, 1822. — IV. Phospho?- von erhôhtcr Brennbarkeit. In GilberL's Atina/en, Cd. LIX, 1818. — V. Beobachtung von Ausleerungen leuchtenden Urins. Ihid., 1818. L. Un.
DRi:viYRRnizÉES. On donne quelquefois ce nom à la famille des âmo- MACÉEs, Canaacées OU SciTAMiNÉEs {voy. CCS mots). Pl.
DRIIIIYS (FoRST.). § l. Botanique. Genre de plantes, de la fimiille des Magnoliacées, série des Illiciées, qui a donné son nom à un groupe secondaire des Drimydées, caractérisé par ses fruits chai nus. Les Heurs sont, dans ce genre, hermaphrodites ou plus rarement unisexuées ou polygames, régulières. Elles ont, sur un réceptacle convexe, un c;ilice gamosépale, sacciforme ou cupuli- Ibrme, membraneux et valvaire, se déchirant irrégulièrement lors de l'épanouissement. Les pétales, depuis deux jusqu'à un nombre indéfini, sont insérés dans l'ordre spiral, inégaux et imbriqués. Les étamines, en nombre indéfini, sont également insérées dans l'ordre spiral sur une portion un peu allongée et cylindrique du réceptacle ; elles ont des filets libres, épais, et des anthères biloculaires, extrorses, à loges parallèles ou divergentes et s'ouvrant par des fentes longitudinales. Le gynécée est formé d'un ou plusieurs carpelles libres, dont l'ovaire présente, dans l'angle interne, un placenta pariétal et multiovulé, les ovules étant disposés sur deux séiies verticales et presque transversaux. Le style court a un sommet stigmatifère dilaté. Le fruit est formé d'un ou plusieurs carpelles charnus, indéhiscents, polyspermes, et les graines albuminées sont glabres et brillantes. Les Drimys sont arborescents ou frutescents, à feuilles alternes, persistantes, sans stipules, tachées de ponctuations translucides, glanduleuses. Les lleurs sont disposées en cymes ou en grappes, quelquefois solitaires, axillaires ou latérales sur les rameaux anciens, ou situées dans l'aisselle des feuilles ou des bractées qui les remplacent au sommet des jeunes rameaux de l'année.
Le type de ce genre est le Drimys Wiyiteri Forst., qui a été découvert sur les rivages de la terre de Magellan, pendant le célèbre voyage de circumnavigation de F. Drake, en 1577, par Winter; et l'on sait que celui-ci traita avec son écorce, du scorbut et d'autres affections, les matelots et les passagers de son bord. On a cru pendant longtemps que ce n'était qu'un petit arbre ou arbuste rabougri, et il est probable qu'il se présente surtout avec cette chélive apparence dans les terrains arides du voisinage de la mer. Mais il atteint de grandes dimensions dans les forêts de l'intérieur, et nous en avons sous les yeux une rondelle, récoltée récemment au cap Horn, par MiM. Hyades et Hahn, qui mesure 30 centimètres de diamètre. Les branches sont couvertes de feuilles odorantes, généralement oblongues, obtuses, ponctuées, glauques en dessous, et les inflorescences ont un axe principal ordinairement court, avec les pédicelles beaucoup plus longs. C'est le Wintera aromatica deSolander {Med. observ.., V, 46, t. 1),
DRIMYS (botanique). 575
et c'est Clusius {Exot., 75) qui le premier a donné une description suffisante de son écorce. Celle-ci devrait faire partie du Vin diurétique amer de la Charité', mais on a cessé depuis longtemps de l'y faire entrer, à cause de la presque impossibilité où l'on se trouvait de l'obtenir du commerce. On la remplaçait donc soit par une certaine dose de Cannelle blanche, soit par l'écorce du Cinnamodendron corticosum Miers, qui vient des Antilles et reçoit souvent le nom de Fausse écorce de Winter. On voit cependant, par ce que nous venons de dire, qu'il ne serait probablement pas difticile de se procurer au cap Horn de grandes quantités de ce médicament dont les propriétés sont véritablement très-accentuées et très-précieuses.
La véritable Ecorce de Winter [Cortex Winteranus off.) se présente en morceaux épais (1/2 à 2 centimètres 1/2), irrégulièrement arqués ou tordus, rugueux en dehors où ils sont souvent chargés de lichens, parcourus en dedans par un canal peu profond relativement à l'épaisseur de l'ensemble, souvent d'une teinte brune foncée ou même noirâtre. Extérieurement, l'écorce est d'un brun plus ou moins grisâtre ou même blanchâtre, et la fracture de l'épaisseur est d'une teinte beaucoup plus rouge. L'écorce des jeunes brandies est bien plus mince et souvent fortement enroulée sur elle-même. Intérieurement, cesécorces, dont la cassure est grenue, courte ou terreuse, sont caractérisées par des sillons ou des stries qui répondent à l'extrémité des rayons médullaires. D'ailleurs toute la masse de l'écorce est parsemée d'îlots et de raies blanchâtres qui répondent à des amas de phylocystes scléreux dont elle est criblée. Cette écorce a une odeur aromatique, rappelant celle du girofle et de la muscade, et souvent en même temps térébenthinée, parfois peu agréable. Sa saveur est fortement piquante, brûlante même, et devient intolérable, emportant littéralement la bouche. On no peut, quand on l'a goûté, douter de l'énergie d'un semblable médicament, puissamment stomachique, digestif, stimulant, antidiarrhéique et antiscorbutique. Ces propriétés sont dues à une essence, renfermée dans de grands et nombreux phytocystes-cellules disséminés dans toutes les parties de l'écorce, même au milieu des faisceaux libériens. Ceux-ci sont disposés en lames rayonnantes dans les écorces âgées, et séparés les uns des autres par des lames également rayonnantes qui répondent à la portion externe des rayons médullaires. Les phytocystes de ces rayons ont des parois peu épaisses dans les rameaux grêles. Mais ces parois s'épaississent beaucoup dans les écorces épaisses venues d'Amérique. Tout leur parenchyme est parsemé de phytocystes scléreux, à paroi épaisse et perforée de canaux, signalés par nous dans les Magnoliacées en
général.
Il est arrivé parfois qu'on remplaçât l'écorce du D. Winteri type par celle d'une de ses formes américaines qu'on a considérées souvent comme des espèces distinctes et que De Candolle [Syst. veg., I, 444; Prodr., 1, 78) a décrites sous les noms de D. graiiatensis, chilensis et mexicana.
Le D. chilensis a généralement des feuilles allongées, oblongues-obovales, glauques en dessous, de nombreuses fleurs à pédicelles allongés, des folioles à la corolle au nombre de 6, 9, oblongues et obtuses. Ses fruits sont ovoïdes, obtus et légèrement comprimés. La plante est représentée dans les Icônes Delesserianœ (1, t. 85) ; elle a été récoltée par Dombey, Cl. Gay, etc. Son écorce, très-sapide, se voit rarement dans le commerce.
Le D. granatensis a des feuilles oblongues-lancéolées, aiguës aux deux extrémités, et des fleurs souvent groupées par cymes de trois dans l'inflorescence
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générale. Leurs pédicelles sont longs et grêles. Colle plante est souvent cultivée dans nos serres; elle y fleurit assez frétiuemment. Son écorce a été décrite par Guibourt [Tr. clrog. simpL, éd. 7, III, 780). Elle est, dit-il, grosse comme le doigt, épaisse de 4 à 5 millimètres, rougeâtre et très-rugueuse en dehors. Son odeur est aromatique, un peu semblable à celle de la cannelle, et sa saveur aromatique est très-âcre.
Le D. mexicana est une autre variété du Z). Winteri, qui remonte jusque dans l'Amérique du Nord, de sorte que l'espèce suit, comme on le voit, toute la longuem' de la chaîne des Andes américaines. Ici, les feuilles sont oblongues-lancéolées, acuminées aux deux extrémités. Les péeloncules floraux sont décrits comme portant à leur sommet quatre pédicelles allongés, et les fleurs comme pourvues de 20-24 pétales aigus. Les fruits, d'un bleu-violacé, sont obovés, atténués à la base. Guibourt attribue à cette plante la production de l'écorce de Palo-piquanté ou de Chachaca du Mexique, à odeur douce, à saveur à la fois aromatique, un peu astringente et « d'une âcreté A'éritablement brûlante ». Elle ne se voit que rarement aujourd'hui dans le commerce- Le Drimys axillaris Forst., de la Nouvelle-Zélande, dont De Candolle a fait le type de sa section Eudrimys {Syst. vég., I, 442), a des fleurs polygames, souvent unisexuées. Elles présentent ce caractère tout particulier qu'elles sont placées, non pas immédiatement à la base d'un jeune rameau, mais bien sur le bois des branches plus âgées, ordinairement dans l'aisselle des feuilles de l'année précédente ; oïdinairement aussi elles sont portées par des pédicelles uniflores, solitaires ou peu nombreux. Leur calice, très-court, souvent dimère, ou presque entier, forme à la base de la fleur une sorte de cupule n'enveloppant pas les parties plus intérieures, même à un âge peu avancé. II y a même une espèce, aromatique également, de la Nouvelle-Calédonie, et dont notre commerce pourrait tirer parti, le D. crussifoUa IL B.\ (in Adansonia, VIII, 199), qui a le calice du D. axillaris, mais des fleurs réunies, au sommet des rameaux, en fausses ombelles multiples de cymes à pédicelles 2, 3 ou 4 fois ramifiés. L'avortement du bourgeon terminal semble être^constant dans cette espèce qui par là se rapproche de certaines formes du D. Winteri.
Les Tasmannia de R. Brown (ex DC. Syst., I, 445; Prodr., I, 78) ne sont que des Drimys, à fleurs polygames, dioïques, à carpelles peu nombreux, à péricarpe peu épais. Le D. lanceolata {Winterania lanceolata Pom. — Tasmannia aromatica R. Br. — Drimys aromatica F. Mlell.), souvent cultivé dans nos serres, a généralement 10-12 pétales, et dans la fleur mâle 2 carpelles dont les ovules sont incomplètement développés. Il y a, en Australie, un D. dipetala F. Moell. En Australie, le fruit pulvérisé du D. lanceolata remplace le poivre comme condiment. A la Nouvelle-Zélande, le /). axillaris s'emploie comme excitant, aromatique et stomachique. H. Bx.
Bibliographie. — Forst., Char, gen., 84, t. 42. — Fluck. et Haxb., Pharmacogr., 17. — Laness., Man., 479. — H. B.n, Hist. des plant., I, 156, 185, 190, fig. 200-207; Tr. Bot. méd. phanér., 503, fig. 1192-1194. H. En.
§ II. Emploi. Le Drimys le plus utilisé en médecine est le Drimys Winteri. Le capitaine William Winter, comme il a été dit plus haut, découvrit cet arbre en 1577 dans le détroit de Magellan; il employa son écorce pour combattre le scorbut qui désolait son équipage ; afin de diminuer son âcreté, il la faisait macérer dans du miel. En même temps il se servit de la substance
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comme condiment dans la nourriture de ses matelots. Il la fit connaître à son arrivée en Angleterre en 1579; Clusius l'appela Cortex Winteranus du nom de l'illustre navigateur. Plus tard, en 1600, l'amiral hollandais Van-Noort, se trouvant avec sou escadre dans les mêmes parages, y eut souvent recours comme assaisonnement et comme antiscorbutique. Depuis lors elle est entrée dans la thérapeutique où elle a été employée comme alexipharmaque, antiscorbutique, sudorifique, stomachique, etc.
D'après Planchon, cette écorce n'arriverait réellement pas dans le commerce; elle est le plus souvent remplacée dans les pharmacies par celle du Cinnamodendron corticosîim ou Cortex Wintercmus spurius ou fausse écorce de Winter.
L'écorce vraie a été analysée par Henry, qui y a trouvé une résine, une huile volatile, une matière colorante, du tannin, de l'acétate de potasse, du chlorure de potassium, du sulfate de potasse, de l'oxalate de fer. L'huile essentielle a une saveur acre et brûlante, une odeur suave et très-pénétrante.
L'écorce est essentiellement aromatique; son goût piquant et même un peu ardent rappelle celui du poivre.
Les effets physiologiques et l'action thérapeutique découlent surtout de la présence d'une essence et peut-être aussi de celle du tannin.
C'est un tonique stimulant et un diyphorétique. A ce point de vue on Ta employée avec avantage comme stomachique et carminalive dans la dyspepsie atoniijue, le catarrhe chronique de l'estomac, comme excitant dans les fièvres malignes et même, dit-on, dans les paralysies. D'après Horsefield, ses propriétés stimulantes sont très-recherchées à Java. Son action sudorifique a été constatée par plusieurs auteurs et entre autres par Geoffroy.
C'est un excellent antiscorbutique qui peut être mis sur la même ligne que certaines Crucifères ; nous avons vu l'avantage qu'en ont retiré les navigateurs. Descourtilz se loue beaucoup d'une tisane qu'il prescrivait aux scorbutiques et qui était composée de 4 grammes d' écorce deDrimys, une poignée de cresson de Savane et une orange sûre pour un litre d'eau ; quelques gouttes d'huile essentielle formaient une boisson encore plus agréable.
L'usage de ce médicament est presque abandonné en Europe aujourd'hui ; cela tient à ce qu'on peut le remplacer par d'autres moins chers qu'on se procure plus facilement et qui ont des propriétés analogues, telle que la cannelle, la cascarille, etc. Mais on l'emploie encore beaucoup au Brésil et dans d'autres parties de l'Amérique du Sud, spécialement contre les diarrhées [et contre l'atonie de l'estomac.
Dans le détroit de Magellan, les indigènes s'en servent pour combattre une maladie de peau causée par l'ingestion de la chair du phoque.
Handisyd donnait aussi les feuilles de l'arbre en décoction dans les mêmes cas que l'écorce.
Aux Antilles, on confit l'écorce verte et elle sert alors de condiment dans les ragoûts.
La dose de cette écorce en poudre est de 2 grammes que l'on prescrit soit en nature, soit mélangés avec du miel sous forme d'électuaire. On l'administre aussi en infusion; on peut en composer une teinture, un vin médicinal. On mêle quelquefois la poudre avec celle du quinquina, de la cannelle ou d'autres substances semblables.
La dose de l'Emile essentielle est de trois à huit gouttes sur un morceau de