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DROGUE AMERE

sucre ou dans un véhicule approprié. Les fleurs peuvent être aussi prescrites ; on en met une pincée dans un demi-litre d'eau bouillante.

Les autres espèces de Drimys paraissent posséder des propriétés médicales analogues à celles qui viennent d'être indiquées.

Le Dnjmis granatensis est un remède fort estimé des habitants de l'intérieur du Brésil, qui l'emploient comme tonique pour combattre les coliques et les douleurs d'estomac et pour remédier à l'alTaiblissement des forces digestives. Sa saveur est aromatique et fortement stimulante. Dansée pays, il porte le nom vulgaire de Casca cTAnta, qui signifie écorce de tapir; d'après les indigènes, cet animal sujet aux coliques arrache pour s'en guérir l'écorce des Drimys.

Il paraît que l'écorce de Winter se trouvait souvent mélangé de D. granatensis. Cekii-ci a été proposé par plusieurs auteurs pour servir de condiment à l'exemple du D. Winleri. B. Féris.

BiBLioonAPiiiE. — Westi (J.). Diss. de corlice Winterano. Erfordiaî, 1711. — Sphengel. Hist. (le la méd., t. V. p. 492. — Buime. Remarques sur les propr. ine'd. des Eenonculacées . Iii Bult. d. se. méd. de Férussac, p. 76, janv. 1S2G. — Febrein. Mat. méd., t. III, p. 279. — Glusius. Libri exoticorum, livre IV, chap. i. — He\uy. Journ. de pharm., t. V, p. 489. — Descourtilz. Flore médicale des Antilles. Paris, 1821, t. I. — A, de Saint-Hilaire. Plantes usuelles des Brésiliens. Paris, 1824 — Peixoto. Médicaments brésiliens. Thèse de Paris, 1830. — Edmond Bonnet. De V écorce de Winter. Thèse de Paris, 1876. F.

DRIIVGI. Nom indien donné au Cucumis aculangidus L. Pl.

DRIVËRE (Jérémie), en latin Driverius ou Thriveriiis. Quelques-uns de ses ouvrages portent même Brachelius, du village de Braeckel dans la Flandre, où il vint au monde en 1504. Ce fut à Louvain qu'il étudia d'abord la philosophie, et ensuite la médecine, à l'exemple de son père qui exerçait l'art de guérir. Beçu docteur en 1557, il fit des cours particuliers jusqu'en 1543, époque où la régence de la ville de Louvain lui confia une chaire publique qu'il remplit jusqu'à sa mort, arrivée dans le mois de décembre 1554. Les ouvrages de Drivière portent ces titres :

I. Disceptatio de securissimo victu, a neatorisis perperàni prœscripfo. Louvain, 15'1, in^". — II. De missionesanguinis in pleiiritide. Louvain, 1532, 111-4°. — III. De temporibus

morborum et opportunitate aiixiliorum Louvain, 1535, in-4°. — IV. In très libros

Galeni de temperamentis et inœquale temperie cotnmetitarii quatuor. Louvani, 1535, in-l2, etc., etc. — V. In primum Aphorismorum Hippocratis librum commentarius. Anvers, 1538, in-4°. — VI. CoroUarium super missione sanguinis in plein itide. Anvers, 1541, in-12. —

VII. Paradoxa de vento, aeix et igné super naturâ parlium solidarum Anvers, 1543,

in-12. — Vlll. Ad sludiosos medicinœ oratio, de duobus hodie medicorum seciis, ac de diversû ipsa7-um melhodo. Anvers, 1544, in-12. — IX. Di artem Galeni clarissimi commentarii. Leyde, 1547, in-10. — X. In Polybum aut Ilippocratem, de rationc viclûs idiolorum aut privatorum commentarius. Leyde, 1548, in-12. — XI. Varia apophtegmata. Leyde, 1549, in-12. — XII. In Ilippocratem de ratiune viclûs in morbis acutis commenlarii. Leyde,

1551, in-4°. — XIII. Celsi de samtate tuendû liber Leyde, 1592, in-4°. — J.l\.De

arthritide consilia. Francf., 1592. in-8°. — XV. Universœ medicinœ brevissima absolutissimaque viethodus. Leyde, 1592, in-8°. — Ce dernier ouvrage a été publié par Denis Drivère, lils de l'auteur. A. C.

DROGUE AlHÈRE. Les Portugais de l'Inde ont donné le nom de droga amara à une préparation fameuse ; teinture amère dans laquelle entrait, suivant Ainslie, V Andrographis panniculata {Justicia panniculata Burm.). Voici pourtant ce qu'on lit dans YHistoire des drogues d'origine végétale, de Flûckiger et Hanbury, traduite par de Lanessan : « En consultant l'autorité qu'il

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