DROGUISTE
(Âinslie) cite (Paolino da san Bartolomeo, Voyage to the East Indies), nous avons trouvé que la drogue amère employée dans la fabrication de ce médicament était le Colombo » (t. II, p. 161). La composition intégrale de cette drogue n'est pas bien connue. Très-probablement il y entrait également diverses espèces d'Ophélie {voy. Chirayta et Ophelia). Quoi qu'il en soit, de même que chez nous on a régularisé la formule de certaines préparations anciennes de composition douteuse, de même on emploie aujourd'hui dans l'Inde, comme équivalent de l'ancienne drogue amère, une teinture dans laquelle la myrrhe et l'aloès sont miis à l'Andrographis (ou Kariyat) et qu'on appelle teinture composée de Kariyat. On l'administre à la dose de 1 à quelques grammes.
En France même, il existe un élixir désigné sous le nom dCélixir de drogues amères des Indes, et dont voici la formule, d'après Dorvault :
?: Alcool à 36 degrés 1400
Aloès. 730
Myrrhe 500
Encens. . 250
Safran 60
Maslic 50
On laisse macérer pendant six mois en agitant souvent, on distille pour obtenir les deux tiers de l'alcool employé, et l'on ajoute quantité suffisante de sucre pour former une liqueur agréable. Une ou deux cuillerées à café, avant et après le repas. ' D.
DROGUE MUSQUÉE [Kama-mesk, ou Daiva-mesk). Composée d'extrait gras de haschisch, mêlé à diverses substances aromatiques. En usage chez les Arabes. D.
DROCiUERlE. Le mot drogue, qui correspond au mot grec «pâpaaxov, et aux mots latins pliarmacum, medicamentum, est souvent appliqué dans le langage courant aux substances médicamenteuses composées comme aux substances simples. On peut le voir au mot Drogue. Cette confusion a son analogie dans l'antiquité, où le remediimi, le medicamentum et le pharmacum n'ont jamais été nettement distingués. Néamoins la signification plus spéciale du mot pharmacum était celle d'une substance médicale quelconque, laquelle, par des application diverses, par des préparations et immixtions auxquelles elle était soumise, devenait un médicament ou un remède, le tout se débitant dans la pharmacie ou l'officine (cpap^y-axEuTixÀ, mediciua). De nos jours, les pharmacies continuent à débiter au détail des matières premières, des substances médicamenteuses simples et des remèdes composés : mais la vente en gros des matières premières et des substances simples a lieu dans les établissements spéciaux appelés drogueries, où la préparation et la vente de remèdes, sur ordonnance de médecin [remèdes magistraux), est légalement interdite, mais où l'on permet la vente en gros de remèdes tout préparés {remèdes officinaux), tels que sulfate de quinine, nitrate d'argent, etc. La jurisprudence en cette matière est assez délicate; elle sera examinée à l'article Pharmacie. Disons seulement ici que les drogueries sont, comme les pharmacies, les herboristeries et les épiceries, soumises à l'inspection médicale prescrite par la loi de germinal an XI et le décret du 23 mars 1859. Dechambre.
DROGUISTE (Hygiène professionnelle). Voy. Chimiste.
DICT. EMC. XXX. 37
DROITS (Muscle droit antérieur de l'abdomejn). Anatomie et physiologie. Synonymes. Grand droit {Morel et Duval). Longitudinal ou droit du bas-venlre. Sterno-pubien (Chaussier) Gosto-pubien [Portai).
Situation. Dans la région antéro-latéraledes parois de l'abdomen [woj. Dictionnaire encyclopédique des sciences médiccdes, l^e série, t. I''', p. 75, art. Abdomen) : de cbaque côté de la ligne médiane, entre la partie inférieure du thorax et le pubis.
Les deux muscles congénères se regardent par leur bord interne, mais entre eux se trouve un certain espace occupé par la ligne blanche dont la description a déjà été faite dans ce Dictionnaire, aux articles Abdomen et Ombilic. Il suffira donc de rappeler que cette bandelette fibreuse résultant de l'entre-croisement, sur la ligne médiane, des lames aponévrotiques des muscles larges du ventre, s'étend de l'appendice xiphoïde au pubis ; qu'en haut elle a 5 ou 6 millimètres de largeur et qu'elle va en s'élargissant en approchant de l'ombilic où elle atteint près de 20 millimètres, puis qu'elle se rétrécit de manière qu'en arrivant au pubis ce n'est plus qu'une mince cloison ; enfin mentionnons qu'au point de vue philosophique M. Gruveilhier constate qu'on peut l'envisager comme la prolongation du sternum, rappelant ainsi la disposition qui existe en réalité dans quelques espèces animales.
Forme et insertions. Lamelliforme, rubané, aplati d'avant en arrière, plus mince et plus large dans sa partie supérieure oij il a trois ou quatre travers de doigts (Gruveilhier), tandis qu'en bas il n'en présente que deux; il offre deux faces, deux bords et deux extrémités. L'extrémité supérieure se décompose en trois chefs ou faisceaux de grandeur inégale à l'aide desquels il prend ses insertions thoraciques. Le faisceau externe est le plus mince et le plus large ; il constitue à lui seul la moitié ou les deux tiers du muscle et s'attache sur le bord inférieur et la moitié inférieure de la face externe du cartilage de la cinquième côte ; le faisceau moyen se comporte de même relativement au cartilage de la sixième et l'interne, le plus petit des trois, vient s'insérer sur le cartilage de la septième côte, sur le ligament costo-xiphoïdien, l'appendice xiphoïde et quelquefois même sur le sternum : de là le nom que lui avait donné Ghaussier ; enfin, mais exceptionnellement, on trouve quelquefois une digitation qui s'insère sur la quatrième côte, et un autre prolongement moitié fibreux, moitié charnu, qui l'unit avec le sterno-cléido-mastoïdien (Gruveilhier). De ces divers points, les fibres charnues se portent en bas, les plus internes verticalement, surtout dans la région sus-ombilicale [reclus Vesali), les externes obliquement en dedans^ surtout au-dessous de l'ombilic oii elles se rapprochent peu à peu pour se terminer à un tendon unique, nacré, aplati d'avant en arrière, large de 2 ou 5 centimètres, d'une longueur égale et qui s'attache sur le bord supérieur du pubis entre l'épine de ce nom et la symphyse en se prolongeant quelquefois au devant de celle-ci où, suivant Gruveilhier, certaines fibres s'entre-croisent avec celles du côté opposé pour se continuer avec l'aponévrose des adducteurs.
Suivant le même auteur, le tendon par son bord externe se continue avec le fascia transversalis.
Particularité de structure, intersections aponévrotiques. La face antérieure du muscle est coupée transversalement, de distance en distance, par des brides fibreuses ou intersections aponévrotiques qui lui donnent un aspect particulier ; ces intersections, au nombre de trois ou quatre, sont surtout marquées dans sa portion sus-ombilicale; elles sont irrégulièrement dirigées ; les unes
représentent des zig-zags ou lignes brisées, d'autres des lignes courbes qui partagent les fibres musculaires en un certain nombre de segments de différente longueur j de telle sorte qu'aucune de celles-ci ne se rend d'une attache à l'autre sans être interrompue, surtout en avant, car les intersections ne s'étendent pas à toute l'épaisseur du muscle, la portion profonde en étant généralement dépourvue.
En avant, elles contractent des adhérences intimes avec la paroi antérieure de la gaine fibreuse dont nous verrons que le muscle est enveloppé.
Usage des intersections aponévrotiques . Suivant Bertin, par les adhérences qu'elles contractent avec la gaine fibreuse, elles auraient pour effet d'associer les muscles obliques à l'action des muscles droits ; d'après Gruveilhier, il serait oiseux, aujourd'hui, de chercher à démontrer que les intersections n'ajoutent rien à la force du muscle, cette force dépendant du nombre des faisceaux musculaires juxtaposés et parallèles et non de ceux qui sont posés bout à bout. Si le biceps brachial est divisé accidentellement en travers dans toute son épaisseur et que la réunion de deux portions s'opère par une couche cicatricielle, le muscle n'en sera pas le double plus puissant qu'avant la section ! Pour les continuateurs de l'ouvrage du professeur Gruveilhier, ce qui leur paraît le plus probable, c'est que les intersections n'ont d'autre but que de fixer d'espace en espace les faisceaux musculaires à la gaine du muscle, afin que ces faisceaux ne puissent en se contractant se déplacer dans le sens latéral en glissant dans leur gaîne sur la surface convexe que leur présentent les viscères de l'abdomen .
Enfin Sappey émet l'opinion suivante qui ne semble pas devoir réunir tous les suffrages : les fibres du muscle étant très-longues et placées côte à côte en forme de lame, si elles étaient abandonnées à elles-mêmes, tendraient à se rassembler en faisceaux et à former une sorte de cône ; mais, grâce aux bandes fibreuses qui les retiennent unies en travers les unes aux autres, elles gai^dent leur position respective. Ces intersections remplissent donc ici le rôle de ces tiges transversales qui dans la construction des grilles rehent toute la série des tiges verticales afin de les fixer dans leur situation (Sappey, Anal, descriptive) .
Rapports. Constitution de la gaine. Ces rapports sont presque partout médiats, parce que le muscle est invaginé dans une enveloppe aponévrotique dont la constitution mérite d'être minutieusement décrite : cette enveloppe ou gaîne est une dépendance des apoifévroses des muscles latéraux de l'abdomen, grand oblique, petit oblique et transverse. En dehors du bord externe du muscle droit ces trois aponévroses sont superposées et se portent vers la ligne blanci^e où elles s'entre-croisent. L'aponévrose du grand oblique passe tout entière devant le muscle droit. Celle du petit oblique se comporte différemment suivant qu'on l'examine dans les trois quarts supérieurs du muscle ou dans son quart inférieur.
Dans le premier point, elle se divise en deux feuillets, dont l'antérieur vient s'accoler à l'aponévrose du grand oblique pour contribuer à former la paroi antérieure de la gaîne du grand droit ; le second feuillet passant derrière celui-ci s'y accole à l'aponévrose du transverse, pour former la paroi postérieure de la gaîne.
Mais dans le quart ou le tiers inférieur les choses se passent différemment : là, les trois aponévroses passent devant le droit antérieur pour aller rejoindre la lione blanche ; il résulte de là que la face postérieure du muscle est privée en ce
point de lame aponévrolique et qu'elle n'est séparée du péritoine que par une lamelle transparente, composée de filaments fibreux très-irréguliers, transversaux, continus en dedans avec la ligne blanche, en dehors avec l'aponévrose du transverse ; tout à fait en bas, cette lamelle avoisine le sommet de la vessie, et quand ce réservoir est repoussé de bas en haut, ainsi que cela se pratique généralement aujourd'hui dans la taille hypogastrique, à l'aide d'un corps étranger placé dans le rectum, on peut faire pénétrer un instrument tranchant dans la vessie, en l'engageant immédiatement au-dessus du pubis, sans léser le péritoine.
Longtemps on a cru que pour arriver au même résultat il suffisait de faire, dans la vessie, une injection dilatatrice, mais on a reconnu l'erreur de cette pratique, la réplétion du réservoir urinaire ayant pour effet de faire descendre le péritoine sur sa face antérieure, de manière que le cul-de-sac qu'il forme n'est quelquefois séparé du pubis que par une distance de 15 à 20 millimètres (Sappey, Anat, descriptive, t. IV, p. 541).
Ces considérations expliquent les dangers de la ponction de la vessie au-dessus du pubis et ceux de l'emploi de la sonde dans la taille hypogastrique (Malgaigne).
En haut et en arrière il y a également absence de gaine (Cruveilhier), de sorte que le muscle est en contact avec les cartilages costaux depuis le 1^ jusqu'au 5* et les muscles intercostaux ; n'oublions pas de mentionner les rapports du droit antérieur avec l'artère épigastrique qui s'engage dans son épaisseur pour aller s'anastomoser de bas en haut avec la terminaison de la mammaire interne, non plus que ceux qu'il affecte avec l'artère ombilicale, pendant la vie intrautérine, et le cordon qui la remplace après la naissance.
fierfs. Ils proviennent des 6% 7*, 8% 9% 10^ et 11* nerfs dorsaux, auxquels se sont joints des filets du grand sympathique à leur sortie des trous de conjugaison.
Action. La contraction du droit antérieur de l'abdomen intervient dans une foule de circonstances ; l'expiration forcée, le chant, le cri, la toux, dans l'effort en général, en contribuant à donner aux côtes la fixité nécessaire pour qu'elles puissent servir de point fixe aux muscles qui doivent entrer en action, tels que le grand pectoral, le grand dorsal, le grand dentelé, dans les mouvements des bras, le diaphragme dans les autres circonstances où son action est utile, le vomissement, par exemple. Dans tous ces Cc1%, le point fixe est sur le pubis de même que dans la flexion du tronc en avant.
Si le muscle prend son point d'appui sur le thorax, il fléchit le bassin et contribue à lui imprimer les mouvements si variés dont il est susceptible.
Mais le droit antérieur ne sert-il à rien dans la pression des viscères abdominaux par rétrécissement de la cavité qui les renferme ? M. Sappey semble être de cet avis, surtout chez les individus dont la paroi abdominale est aplatie on rentrante.
Il nous paraît que l'action du muscle droit, sous ce rapport, est très-marquée et de la plus haute importance, et cela toutes les fois que, poussé en avant par l'augmentation de volume d'un viscère, sa direction devient courbe : ainsi dans l'accouchement il seconde puissamment les contractions utérines, dans la défécation avec constipation il agit énergiquement ; il en est de même dans les effets qu'entraîne une rétention d'urine.
Du reste, les expériences électro-physiologiques de Duchenne (de Boulogne)
{Physiologie des 7noiivements , p. 680) donnent des résultats conformes à celte manière de voir.
Chez les sujets très-maigres, on \oit (par la faradisation) que les différentes portions du droit de l'abdomen peuvent être mise individuellement en action : les deux portions supérieures de ce muscle attirent la paroi abdominale de bas en haut vers le sternum ; ses portions inférieures l'attirent de haut en bas vers le pubis; l'ombilic suit ces mouvements en sens contraire. Lorsqu'on fait contracter à la fois tontes les portions du muscle, la partie médiane de la paroi abdominale est attirée vers ses attaches supérieures et inférieures et tend à déprimer puissamment les viscères abdominaux : alors le tronc est fortement fléchi et la région épigastrique ne se soulève pas pendant l'inspiration diaphragmatique.
Muscle droit antérieur de la cuisse. Il fut d'abord considéré comme étant étranger au triceps et formant un muscle distinct; parmi les modernes, M. Cruveilhier est le premier qui, reconnaissant l'homologie de ce faisceau musculaire avec la portion moyenne du triceps brachial, l'ait considéré comme partie intégrante du triceps crural avec le vaste interne et le vaste externe.
Situation, forme. Occupant la partie moyenne de la région antérieure de la cuisse, il s'étend de l'os iliaque à la rotule et au tibia. Allongé, aplati, d'avant en arrière ; charnu dans sa partie moyenne et tendineux à ses extrémités.
Attaches. En haut, on remarque deux tendons d'insertion, L'an direct qui naît de l'épine iliaque antérieure et inférieure ; l'autre rélléclii qui, perpendiculaire au précédent, se porte en arrière pour s'attacher à la partie supérieure du pourtour de la cavité cotyloïde. Les deux tendons, une fois réunis, ne tardent pas à s'épanouir en une aponévrose qui recouvre la partie supérieure du muscle et donne naissance par sa face postérieure et ses bords à des fibres charnues qui, se divisant en deux groupes, vont se fixer à la face antérieure d'une large et trèslongue aponévrose; plus bas apparaît un tendon épais, long de 10 centimètres, (]ui reçoit aussi en dedans les fibres du vaste interne et en dehors celles du vaste externe, puis par son extrémité inférieure s'insère, après un léger élargissement, sur le tiers antérieur du bord supérieur de la rotule, à la face antérieure de cet os, et par son intermédiaire et celui du ligament rotulien à la tubérosité antérieure du tibia. Indépendamment de ce mode d'attaches, il existe une expansion aponévrotique qui coiffe, pour ainsi dire, la partie antéro-latcrale de l'articulation du genou ; très-disiincte de l'aponévrose d'enveloppe, elle provient du vaste interne et du vaste externe, passe devant la rotule, le tendon rotulien, les condyles fémoraux, les tubérosités du tibia, et vient s'attacher sur celles-ci.
Rapports. Croisé, en avant, dans son quart supérieur par le couturier, il est recouvert plus profondément par le tenseur du fascia lata et le petit fessier en dehors, par le psoas-iliaque en dedans; à sa partie inférieure, l'aponévrose crurale le sépare du tissu cellulaire et de la peau ; il répond en arrière à l'articulation coxo-fémorale, au vaste interne, au vaste externe, et au cul-de-sac supérieur de la synoviale du genou.
Action. Concurremment avec les deux autres portions du triceps, il étend la jambe sur la cuisse; mais en outre, prenant un point d'attache sur l'ilion, il contribue à fléchir la cuisse sur le bassin ou le bassin sur la cuisse, suivant qu'il prend son point fixe en haut ou en bas. Les expériences de faradisation
faites par Duchenne (de Boulogne) confirment pleinement ces données. Le nerf qui anime le droit antérieur est le crural.
Muscle droit iisterne de la cuisse. Situation, forme. Muscle superficiel de la région interne de la cuisse, rubané, aplati, de dehors en dedans, dans ses trois quarts supérieurs, tendineux au niveau du genou, plus large en haut qu'en bas.
Insertions. En liaut : 1° à la moitié inférieure du corps du pubis entre la s^ymphyse et le bord de l'oblurateur externe; 2° aux deux tiers supérieurs de la lèvre externe de la branche ischio-pubienne.
Le corps charnu qui fait suite au tendon d'attache descend verticalement ; son tendon terminal arrondi décrit en dedans du genou une légère courbe à concavité antérieure et, après avoir contourné le condyle interne du fémur et la tubérosilé correspondante du tibia, vient se fixer à la partie supérieure de la face interne du tibia où il forme avec les tendons du couturier et du demi- tendineux l'expansion aponévrotique connue sous le nom de patte d'oie.
Rapports. Croisé vers sa partie inférieure par le couturier, il est recouvert dans le reste de son étendue par l'aponévrose crurale, et s'applique sur les trois adducteurs et le ligament latéral interne du genou, sur lequel il gUsse à l'aide d'une synoviale.
Action. Le droit interne agit comme fléchisseur de la jambe. Quand son extrémité tibiale est immobilisée, il tend à fléchir le bassin ; il contribue également à l'adduction du fémur.
Le nerf obturateur lui fournit ses filets nerveux comme à presque tous les BûiTiscles adducteurs de la cuisse.
Muscles droits de la tête. Parmi les muscles groupés dans la couche profonde autour de l'articulation de la tête avec la colonne vertébrale, il y en a cinq de chaque côté, auxquels a été donnée la dénomination de muscles droits : deux en avant, le grand droit et le petit droit antérieurs de la tète ; deux en arrière, le grand droit et le petit droit postérieurs de la tête, enfin, sur le côté, le droit latéral.
Le grand droit antérieur va de l'apophyse basilaire de l'occipital aux quatre dernières vertèbres cervicales ; composé d'un seul faisceau à sa partie supérieure, il s'insère au devant et en dehors du trou occipital dans une dépression rugueuse , ses fibres charnues et aponévrotiques se portent en bas et en dehors et ne tardent pas à se décomposer en quatre fascicules dont l'ensemble décrit une courbe légère à concavité interne et qui viennent se fixer sur les tubercules antérieurs des apophyses transverses des troisième, quatrième, cinquième et sixième vertèbres cervicales. Un cinquième fascicule va quelquefois se réunir au long du cou.
Rapports. En avant l'aponévrose prévertébrale, le pharynx, l'artère carotide, la veine jugulaire interne, la pneumogastrique, le grand sympathique; en arrière l'articulation occipito-atloïdienne, les premières vertèbres cervicales.
Action. Agit-il sans son congénère, il tourne la face de son côté et amène la tête vers lui. Les deux muscles se contractent-ils ensemble, ils sont fléchisseurs.
Petit droit antérieur de la tête. Situation, forme. Etendu de l'apophyse basilaire de l'occipital à l'atlas, c'est un petit muscle quadrilatère, aplati, dirigé
■obliquement eu bas et en dehors ; eu grande partie masqué par l'extrémité supérieure du précédent.
Insertions. Eu haut sur l'apophyse basilaire devant le trou occipital, sur le •côté de la ligue médiane, et en avant du condyle; en bas, sur la face antérieure des masses latérales de l'atlas et la partie correspondante des apophyses articulaires et transverses de cette vertèbre.
Rapports. Eu arrière, avec le ligament occipo-atloïdien, en avant, avec l'extrémité supérieure du grand droit antérieur.
Action. Il agit comme ce dernier, mais moins énergiqucment.
Grand droit postérieur de la tête ou grand droit de la nuque. Situation. Dans la couche profonde de la partie supérieure et postérieure du cou; il s'étend obliquement de l'axis à l'occipital.
Insertions. En bas, au sommet de l'apophyse épineuse de l'axis. De là, sous l'aspect d'un faisceau arrondi, il se porte en haut et en dehors, en augmentant successivement de volume, de manière à prendre une forme légèrement conique, €t vient se fixer sur l'occipital, un peu au-dessous de la partie externe de la ligne courbe inférieure derrière la fosse condylienne postérieure.
Rapports. Recouvert^ par le petit oblique et le grand complexus, il est en contact, en avant avec l'atlas, le petit droit postérieur, le ligament atloïdo-occipital ; il forme avec le grand et le petit oblique un triangle dont il représente le côté interne, et dans lequel on trouve des nerfs, du tissu cellulo-graisseux et plus profondément l'artère vertébrale ; entre le bord interne du grand droit postérieur d'un côté et celui du côté opposé existe un intervalle en forme de V, où se trouvent les petits droits postérieurs.
Action. S'il agit d'un seul côté, il attire la tête vers lui et lui imprime un mouvement de rotation par lequel la face est tournée de son côté ; si les deux muscles congénères se contractent à la fois, ils étendent la tête sur le tronc.
Petit droit postérieur de la tête. Situation. Au-dessus et en avant an précédent ; comme lui disposé en éventail ou légèrement conique.
Attaches. En bas, son sommet se fixe sur un tubercule médian de l'arc postérieur de l'atlas, de là, ses fibres divergent légèrement pour venir s'attacher au-dessous de la partie interne de la ligne courbe occipitale inférieure dans une fossette placée directement en dehors de la crête occipitale.
Rapports. Couvert par le précédent et le grand complexus, il répond en avant au ligament occipito-atloïdien, l'atlas et l'occipital.
Action. La même que celle du grand droit postérieur.
Droit latéral. Analogue aux intertransversaires de la région cervicale, il occupe l'espace compris entre l'occipital et l'apophyse transverse de la première vertèbre du cou.
Insertions. Son attache occipitale a lieu sur l'apophyse jugulaire immédiatement derrière le trou déchiré postérieur; de là il se dirige en bas pour se fixer sur le bord antérieur de l'apophyse transverse de l'atlas.
Rapports. En arrière, l'artère vertébrale ; en avant, la carotide interne et tous les organes qui sortent du crâne par le trou déchiré postérieur.
Action. En unissant ses effets à ceux des intertransversaires, il contribue à incliner la tête et le cou de son côté. J. Aurry.
584 DRONTE.
DROITS DE l'œil (Muscles). Il était important, pour faciliter l'intelligence des mouvements du globe oculaire, d'avoir sous les yeux, à côté de la description de l'œil lui-même, celle de tout le système de ses muscles moteurs. En séparant les deux descriptions, on eût forcé le lecteur à se reporter à chaque instant de l'article Œil, non-seulement à l'article Droit, mais encore à l'article Oblique. Nous n'avons donc ici qu'à renvoyer au premier de ces trois articles. l).
DR01IIADAIRL\ Voy. Chameau.
DR03I1E {Dromia Fabr.). Genre de Crustacés-Podophthalmes, de l'ordre des Décapodes et du groupe des Brachyures.
Par la forme générale du corps, les Dromies se rapprochent des Crabes proprement dits. Leur carapace, ovale-arrondie, presque globuleuse, et armée sur les bords antérieurs de dents plus ou moins fortes, est entièrement couverte, ainsi que les pattes et les pinces, d'un duvet court et serré, de couleur brune, entremêlé parfois de longs poils jaunâtres. Les yeux sont petits et portés sur de courts pédoncules logés dans des fossettes cylindriques ou orbiculaires. Les pattes de la j)remière paire sont grosses, courtes et terminées chacune par une forte pince dont le bout est arrondi et creusé en cuillère. Celles des deux dernières paires sont très-petites, relevées sur le dos; elles paraissent pourvues d'une petite pince, parce que leur dernier article, arqué et pointu, est opposé à une petite épine de même forme, mais plus courte, qui termine l'avant-dernier article.
Ces Crustacés sont exclusivement marins et vivent en général à des profondeurs assez considérables. L'espèce type, Dr. vulgarisW\\n.-Eà\s.^ se rencontre dans la Méditerranée. C'est le Cancer heracleoticiis aller hirsutus d'AIdrovande. Elle est d'un brun foncé, avec les pinces rosées. Sa chair est réputée vénéneuse. Sa carapace, un peu plus large que longue, et armée de cinq dents sur ses bords latéraux antérieurs, disparaît parfois presque complètement sous des fucus ou de petits spongiaires qui sont fixés à la surface. Ed. Lefèvre.
DROITE. Entre les Oiseaux fossiles et les Oiseaux de la faune actuelle se placent différentes espèces qui ont été anéanties à une date relalivement récente, durant la période historique, et dont l'existence nous est révélée aussi bien par les écrits des anciens voyageurs que par des ossements épars dans les couches superficielles du sol, sur divers points du globe. A cette catégorie appartiennent les grands Dinornis de la Nouvelle-Zélande, le colossal JEpyornis de Madagascar, la Poule d'eau géante et les Drontes de l'île Maurice et de la Réunion, et d'autres formes de moindre importance qui habitaient jadis les îles Mascareignes.
Le Dronte, qui doit seul nous occuper ici, a, depuis une cinquantaine d'années, vivement préoccupé les naturalistes. En 1848, l'énumération des travaux dont il avait été l'objet remplissait déjà près de six pages dans l'ouvrage que 3LM. Strickland et Melville consacrèrent aux oiseaux des îles Mascareignes, et, depuis lors, de patientes recherches dues principalement à MM. Brandt, Newton, Clark et Alph. Milne-Edwards, ont révélé de nouvelles particularités au sujet de ce type étrange dont on connaît maintenant l'aspect extérieur, la structure ostéologique et les affinités.
C'est en 4598 que le Dronte paraît avoir été observé pour la première fois à
DRONTE. 585
l'état sauvage. A cette époque, en effet, une expédition hollandaise, commandée par l'amiral Cornélius van Neck, ayant abordé dans l'île Maurice, prit possession de cette terre jusqu'alors inoccupée et y trouva une foule d'oiseaux et, entre autres, de gros oiseaux que les marins nommèrent Wallick-Vôgel ou Walckvogel [oiseaux de nausée), et qui, à en juger par la description, ne pouvaient être que des Drontes. Un de ces volatiles fut même représenté sur une planche grossière dans la première édition du voyage de van Neck, qui parut à Amsterdam en IGOl. Un an plus tard, en 1602, une autre expédition hollandaise dirigée par Jacob van Heemskerk toucha de nouveau à Maurice et recueillit, sur les productions de cette île, diverses observations qui se trouvent consignées soit dans la relation du voyage, publiée en 1646 par Reyer Cornelisz, soit dans les notes d'un capitaine nommé Willem van West Zauen. « Chaque jour, dit ce dernier voyageur, les marins descendaient à terre pour chasser des oiseaux et d'autre gibier... Ils ne rencontraient pas d'autres quadrupèdes que des chats, mais plus tard nos compatriotes introduisirent dans cette île des chèvres et des porcs. Les hérons étaient plus farouches que les autres oiseaux et plus difficiles à atteindre parce qu'ils cherchaient un refuge au milieu des branches serrées des arbres du voisinage. Les matelots prenaient aussi de ces oiseaux que l'on appelle dod-arrsen ou Dronten et qui, lorsque van Neck était ici, portaient le nom de Wallick-Vôgel, parce que, même après avoir subi une longue cuisson, leur chair, à l'exception de la poitrine et du croupion qui étaient fort bons à manger, restait très-dure et très-coriace, et aussi parce que les hommes d'équipage se procurant en abondance des tourterelles s'étaient dégoûtés de la viande de Dodo. Ces oiseaux ont une grosse tête, ornée d'une sorte de chaperon; ils n'ont ni ailes ni queue, et portent seulement de petits ailerons sur les côtés du corps et quatre ou cinq plumes plus élevées que les autres au-dessus du croupion. Ils ont un bec et des pieds et leur estomac renferme ordinairement une pierre de la grosseur du poing... Le 25 juillet, Willem et ses matelots rapportèrent des Dodos qui étaient fort gros ; trois ou quatre de ces oiseaux suffirent amplement au repas de l'équipage; il y eut même des restes. »
Dans ce passage figurent pour la première fois les noms de Dod-arrsen et de Dronten, employés comme synonymes au lieu de Wallick-Vôgel; ces noms se rencontrent également dans le voyage de Cornélius Matelief, écrit en 1606, et dans celui de van der Hagen, daté de 1607, et, de même que le mot de Totersten, employé en 1613 par Yerhuffen, ils paraissent dériver du hollandais Dodoor (fainéant).
Clusius, dans ses Exotica, publiés en 1605, fait également mention du voyage de van Neck, et donne une figure du Wallick-Vôgel dont il avait vu une patte dans la maison du professeur Pauvvius, à Leyde. D'après cet auteur, le Dronte avait le bec épais et allongé, jaunâtre à la base et noir à la pointe, avec une bande bleuâtre sur le milieu de la mandibule supérieure, terminée par un crochet; son corps, gros et charnu dans sa partie postérieure, était couvert de plumes courtes et serrées; les pattes, fort robustes, étaient garnies jusqu'au talon de plumes noires, tandis que les tarses, complètement dénudés, offiaient des écailles jaunâtres, serrées et larges en avant, plus petites et de couleur plus foncée en arrière, enfin ses doigts étaient au nombre de quatre, savoir : trois doigts antérieurs et un doigt postérieur armés chacun d'un on^le épais, de couleur noire. Clusius rapporte également que les Drontes ont fré-
^86 DRONTE.
qiiemment dans le gésier des pierres volumineuses dont il a pu voir en Hollande plusieurs spécimens.
Pendant la première moitié du dix-septième siècle, une foule de navigateurs relâchèrent encore à l'île Maurice, et dans leurs relations de voyages parlèrent du Dronte d'une façon plus ou moins explicite; quelques-uns même ne se contentèrent pas de tracer le portrait de cette espèce étrange et en rapportèrent des spécimens vivants dans leur pays, où ils servirent sans doute de modèles aux peintres Roland et Jean Savery, Jean Goeimare et Jean David de lieem. On possède en effet plusieurs tableaux de ces maîtres dans lesquels le Dronte est représenté, tantôt seul, tantôt à côté d'autres oiseaux exotiques, dans des poses diverses, mais sous des formes qui concordent toujours avec les descriptions des anciens voyageurs. La couleur de l'oiseau, par exemple, n'est pas absolument constante, car, si la plupart des figures offrent un plumage brun rehaussé par quelques taches jaunâtres, et un bec brunâtre, passant au jaune à la pointe, d'autres présentent une teinte blanche ou jaunâtre sur tout le corps, un cercle rouge autour de l'œil et du rouge vif à l'extérieur du bec. Peut-être ces différences dans le mode de coloration correspondent-elles à des différences spécifiques, comme M. Alfred Newton est porté à l'admettre.
Nous pourrions rappeler encore que François Gauche, dans ses Relations véritables et curieuses de File de Madagascar, fait clairement allusion aux Dodos, quand il dit : « J'ai veu dans l'isle Maurice des oiseaux plus gros qu'un (( cygne, sans plumes par le corps, qui est couvert d'un duvet noir; ils ont le cul « tout rond, le croupion orné déplumes crespues, autant en nombre que chaque « oiseau a d'années; au lieu d'aisles, ils ont pareilles plumes que ces dernières, « noires et recourbées; ils sont sans langue, le bec gros, se courbant un peu « par-dessous, etc. » Nous pourrions citer aussi le témoignage de sir Hamon Lestrange qui, dans un ouvrage resté manuscrit et conservé au British Muséum, raconte la visite qu'il fit à un Dronte que l'on montrait vivant à Londres, en 1638; mais nous avons hâte de parler des éléments qui ont permis de reconstituer la charpente osseuse du Dronte et d'établir ses affinités zoologiques.
Pendant longlemps, les naturalistes durent se contenter, pour leurs études anatomiques, d'un crâne et d'une patte de Dodo qui provenaient d'un spécimen légué par Elias Ashmole à l'Université d'Oxford, d'une patte appartenant au British Muséum, et d'un crâne conservé au Musée de Copenhague, et c'est à l'aide de ces matériaux, ainsi que des documents précédemment cités, peintures et relations de voyages, que MM. Strickland et Melville rédigèrent leur beau mémoire sur le Dronte. Mais en 1866 M. G. Clark parvint à découvrir, après plusieurs années de recherches infructueuses, de nombreux ossements de Dodo à l'île Maurice, dans un petit étang appelé la Mare aux songes. Ces ossements enfouis dans la vase appartenaient tous à des oiseaux adultes et n'offraient pas la moindre trace d'incision ni de brûlure; ils gisaient à côté d'ossements de Cerf, de Cochon, de Singe et de débris d'oiseaux de l'ordre des Échassiers, et, comme la plupart de ces pièces osseuses se trouvaient encore dans leurs rapports naturels, on pouvait en conclure que les animaux avaient tous vécu dans cette même localité, qui était jadis ornée d'une végétation luxuriante, et qu'ils y avaient péri d'une mort naturelle.
Les ossements recueillis par M. Clark à la Mare aux songes consistaient principalement en vertèbres, en tarso-métatarsiens, en portions de bassins et de sternums, en fragments de têtes et en becs encore revêtus de leurs étuis
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cornés. En étudiant une série de ces pièces, M. Aiph. Milne-Edwards put établir définitivement les relations du Dronte avec les oiseaux de la faune actuelle. La position que cette espèce doit occuper dans les classifications ornilhologiques avait été en effet fort controversée. Ray, Linné et Latham, frappés delà brièveté des ailes de cet oiseau et de son inaptitude au vol, l'avaient placé à côté des Autruches. Temminck et Cuvier, d'après des considérations analogues, l'avaient au contraire rangé tout près des Manchots; de Blainville, de la Fresnaye, Gould et R. Owen, l'avaient rapproché des Vautours à cause de la forme de son bec, de la nudité de son cou et de la disposition de ses doigts; enfin MM. Strickland et Melville avaient cru pouvoir affirmer que le Dronte était un Pigeon de type aberrant, offrant certaines ressemblances avec le Z)iV/«mcî(/«5 des îles Samoa, mais différant de tous les Columbidés de la nature actuelle {voy. le mot Pigeons) par la direction oblique de ses narines, par la longueur à peu près égale du tarso-métatarsien et de la i)halange voisine du doigt postérieur, par la petitesse du crâne relativement au bec et surtout par l'absence d'ailes. Toutefois, MM. Strickland et Melville considéraient celte dernière particularité comme une conséquence de l'habitat du Dronte qui se trouvait confiné dans une île de faible étendue et qui, ayant autour de lui les fruits et les graines nécessaires à sa nourriture, pouvait se passer d'organes de locomotion aérienne.
L'opinion des deux auteurs que nous venons de citer avait été précédemment émise par M. Reinhart (de Copenhague) ; elle fut bientôt adoptée par M. G. R. Gray, par le prince Ch. Bonaparte, par Gould et par R. Owen, et, grâce à de nouvelles recherches, M. Alph. Milne-Edwards put à son tour en confirmer l'exactitude. En même temps, ce dernier naturaliste montra qu'il était impossible d'expliquer, par de simples raisons d'adaptation au milieu ambiant, les différences si remarquables que le Dronte présente avec les autres Pigeons ; il fit ressortir les caractères spéciaux que cet oiseau possède dans certaines parties de son squelette, et notamment dans le bassin et dans le sternum, et, en conséquence, il le plaça dans un groupe particulier de l'ordre des Pigeons.
Dans le même groupe il faut probablement ranger encore un autre oiseau, le Solitaire de l'île Rodrigue, dont le voyageur François Legnat a donné une description et une figure dans la relation de ses Voyages et aventures, et dont M. Ed. Nev/ton, auditeur général à l'île Maurice, a recueilli, dans ces dernières années, de nombreux ossements. Comme le Dronte, le Solitaire se nourrissait probablement de graines et de fruits ; comme lui, il était incapable de voler et par suite devenait facilement la proie des chasseurs; comme lui, par conséquent, il a dû être anéanti par l'homme à une date relativement récente et probablement vers la fin du dix-septième siècle. E. Oustalet.
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DROOP(riERMA.^N-EDUARD). Médeciii allemand, néàOsnabiiïck le 28 août 1 802, était le lils du médecin pensionné, Joliann Daniel Droop, mort en 1859. Il fît ses études à Gottingue et y fut reçu docteur le 4 février 1823 [Diss. de respirationé) sous le décanat de Blumenbach, qui juste trente ans auparavant se trouvait investi (les mêmes fonctions lors de la promotion du père de Droop, le 4 février 1793. En 1824, il se fixa dans sa ville natale, devint en 1855 médecin des pauvres, en 1840 médecin pensionné, en 1854 directeur de l'hôpital de la ville. Il contribua beaucoup à faire construire un nouvel hôpital, plus aéré et plus vaste, en 1862-1864. Enfin, il mourut à Osnabriick le 5 juillet 1876, laissant, outre la dissertation citée plus haut, des mémoires sur les épidémies cholériques de 1859 et de 1866, intéressants au point de vue de l'étiologie et de l'hygiène publique.