L. Un
DL'BB (Peur). Né à Mariestad, en Suède, le 14 janvier J750. Après avoir fait ses études préliminaires au gymnase de Skara, il se rendit à l'Université d'Upsal en 1768 pour y achever ses études et commencer sa médecine. Il fut d'abord médecin à Gothebourg, prit son diplôme de docteur à Upsal en 1779, devint médecin de l'amirauté, après avoir occupé diverses fonctions médicales dans la marine et fait plusieurs campagnes. Il était membre de diverses commissions officielles chargées de la direction des hôpitaux, des quarantaines, etc.. membre du Collège de santé et des diverses sociétés médicales de son pays, et mourut à quatre-vingt-quatre ans, le 6 janvier 1834. On cite de lui :
I. Akademisk Afhandling om Kàllc-vatten uti ocîi omkring Upsala. Upsal, 1770, in-S". —
II. Dissertalio inauguralis sistens medicamentn circa melhodum luis venerece curandœ. Upsal, 1779, in-S". — III. Samling afrôn ock upptâckter Medicin. Gotheborg, 1781-1785, 2 vol. — IV. Aaminnelse-tal i kgl. vet. Akademien ôfver Herr Baron Claes Ahlstrômer, haallet 11% med etl biliang om ten aflednes spikdom or h Kropps bcskaffenhet. Gulbeborf^» 1798. — V. Consultation om Kansli-Raadet Baron Ahlstrôiners sjukdhom. In Journ. de méd., mars 1781. — VI. Underâttelse om Sahlgrenska Sjukhus-inruttningen i Gôtheborg. In Làkaren och Naturferskaren, t. V, p. 15. — VII. Bref med. beràttelse om 2 casus of lepra. Ibid., p. 154. — VIII. Om den Svenska Quarantaines- Anstalten paa Kànsô. In Kgl. Ventensk. Akad. Handlingar for 1818, t. XXXIX, p. 29 à U. A. D.
DUBBA. Nom arabe de la Gourde Lagenaria, de la famille des Cucurbitacées. Pl.
DUBBA FABAKIS. Nom donné à Alep à la pastèque Cucumis Citrullus.
Pl.
DL'BE (Paul). Médecin français du dix-septième siècle. On ne sait rien de sa vie, mais la lecture de ses ouvrages, qui ont eu beaucoup de succès et de nombreuses éditions, nous le montre comme un excellent praticien de campagne, qui a su observer et faire profiter ses contemporains de ses observations. 11 exerçait son art à Montargis. On a de lui :
I. Tractatus de mineralium aquarum nalura, prcesertim de aqua minerali fontis Escarlisarum, vulgo des Escliarlis, prope Montargium. Lutetiae Parisiur., 1649, in-8°. — II. Hist. de deux enfants monstres, nés dans la paroisse de Sept-Fonds. Paris, 1650, in-8°. —
III. Medicinae theoricae medulla, seu medicina corporis et animi. Lutet. Parisior., 1671, in-12. — lY. Le médecin et le chirurgien des pauvres. Paris, 1672, in-12. L. Hx.
DL'BLED (Alexandre). Chirurgien démérite, né vers 1800 à Saulieu (Côted'Or), fit ses études à Pari"s, fut élève de première classe de l'École pratique, nommé interne au concours de 1821, puis attaché en cette qualité à l'hôpital des vénériens à partir du 1*''' janvier 1822. Il prit le bonnet de docteur
604 DUBOIS (Les).
le 51 juillet 1826, fat reçu agre'gé à la Faculté de médecine de Paris la même année, et se présenta deux fois au concours pour la chaire d'anatomie et de médecine opératoire, en 1851 et 1855. 11 mourut probablement peu après, car il ne figure plus dans l'annuaire médical de 1856. Dubled était professeur particulier d'anatomie et de chirurgie.
I. Considérations physiques, morales et politiques, sur la femme. Paris, 1823, in-18. — II. Coup d'œil historique sur la maladie vénérienne. Paris, 1825. — III. Propositions d'anatomie et de chirurgie. Th. de Paris, 1826, in-4°. — IV. De sarcocele ejusque medela. Tli. de conc. d'ngr. cliir. Paris, 1826, in-4°. — V. Exposition de la nouvelle doctrine sur la maladie vénérienne. Paris, 1829, iti-8°. Trad. en alIciTi. Leipzig, 1850, gr. in-8°. — VI. De l'enseignement de la pathologie externe en général. Th. de concours pour la chaire de path. ext. Paris, 1851, in-4°. —VII. Des pansements. Th. de concours pour la chaire depath. exf. Paris, 1833, in-4°. — VIII. Cas de transposition des viscères recueilli à l'hôpital Cochin. In Arch. gén. de méd., t. VI, p. 573, 1824. — IX. Extirpation de la matrice. Ibid., t. XXIII, p. 410, 1850. Etc. L. Un.
DL^BOIS (Les).
Dubois (Jacques). Voij. Sylvius {Jacques).
Dubois (Jean). Né à Lille, au seizième siècle, il étudia la médecine, et prit le bonnet de docteur à Louvain, puis il se rendit à Valenciennes, où il exerça sa profession, et fut principal du collège. Lorsque Philippe II fonda l'Université de Douai, en 1562, il nomma Dubois à la chaire de médecine. Le nouveau professeur mourut dans cette ville, le 6 avril 1576. Jean Dubuis a fait servir ses talents de poète latin à célébrer une école unissante, sur laquelle ou ne voit pas au reste qu'il ait répandu quelque éclat. Son Éloge ou Enconiiitm a été imprimé à Douai (1565) et porte ce titre : Academiœ nascentis Diiaceiisis et professorum ejus Encomium. On lui doit aussi : De curatione morbi articuJaris tractatus quatuor; Anvers, 1557, 1565, in-S". — Tabulœ pharmacoporiim ; Aiwers, 1568, in-S". — Morhipopitlariter grassantis prœservatio et curatio ex maxime parabilibus remediis ; Louvain, 1572, in-8". — De studlosorum et eoriim qui corporis exercitalionibus addicti non sunt tuenda valet udine libri duo; Douai, 1574, in- 8°.
Dubois (Jean-Raptiste), Né à Saint-Lô, et baptisé dans l'église Saint-Martin de cette ville, le 2 juin 1696, mort le 5 avril 1756, après avoir été médecin de la princesse de Conty et professeur Je chirurgie au collège royal de France. Il avait été reçu docteur à la Faculté de Paris, le 50 septembre 1726; il cultiva avec succès les lettres et la poésie. Quelques-unes de ses chansons sont restée:^. dans la mémoire des amateurs, et se chantent encore peut-être aujourd'hui. Il avait un véritable talent pour la poésie ; il ne manqua jamais pendant les dernières années de sa vie de présenter ses hommages, en vers français, à un auguste prince dont il était le protégé lorsqu'il venait à Paris, et dont il célébrait religieusement l'anniversaire. Bordeu le critique par ces mots empruntés à Freytag : Exiguunt carmina festivum ingenium; quam ob rem a medùci?. rari optima panguntur. Liron [Singularités histor.., t. I, p. 456, in-12) est moins sévère pour Dubois, avec lequel, du reste, il était en correspondance. « H continue, écrit-il en 1751, à cultiver de temps à autre la poésie française, et nous avons de lui en ce genre plusieurs pièces remplies de sentiment et versifiées avec beaucoup d'aisance ». La Mettrie, dans sa Politique du médecin de Machiavel, parle aussi de Dubois sous le pseudonyme de Lignuni : « Ce médecin
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était une espèce de bel esprit ; je ne sçais si ceux qui l'ont vu familièrement s'en sont aperçus, mais il est certain qu'il a mis la chirurgie et la médecine en vers et en musique. Il eût mis Hippocrate en madrigaux » .
Dubois (GoDEFROio). Médecin Zélandais, né en 1700, mort le 17 janvier 1747. Il exerça la médecine à Harlem, et professa de 1729 à 1744f l'anatomie, h. médecine et la botanique, à Franeker. On a de lui des discours sur diverses matières scientifiques, parmi lesquels : Oratio de idililate et necessitaie matheseos in pliysicis.
Dubois (Antoine), baron de l'Empire, né le 18 juin 1756, à Gramat (Lot), d'une famille aisée. Après avoir fait ses études au collège de Gahors, il vint à Paris, à l'âge de vingt ans, avec des ressources pécuniaires bien bornées : aussi fut-il obligé de donner des leçons de lecture et d'écriture, et de copier des exploits chez un huissier. Il commença ses études médicales sous Desault. Reçu maître en chirurgie, puis professeur au collège des chirurgiens (1791), il se livra alors presque exclusivement à la pratique des accouchements, et acquit bientôt, dans cette branche si- importante de l'art, une grande réputation. xNommé en 1802 chirurgien de la maison de santé, connue depuis sous le nom d'Hospice Dubois, il répandit dans la clinique de cet important établissement les trésors d'un esprit juste, et d'un praticien exercé. 11 possédait une grande netteté d'exposition, qui rendait ses leçons fructueuses, et qui a formé tant de praticiens distingués. La maison d'accouchements, dans laquelle il succéda à Baudelocque (1810), lui fournit encore, pendant un grand nombre d'années, l'occasion de déployer toutes les ressources de son talent, et de former une pléiade de sage-femmes, qui ont toujours tenu à honneur d'être ses élèves. L'empereur Napoléon, qui connaissait bien Dubois, puisqu'il avait été accompagné par lui dans la campagne d'Egypte, ne voulut pas confier à d'autres le soin d'assister Marie-Louise dans le difficile accouchement auquel on dut la naissance du roi de Rome (20 mars 1811). On ne racontera pas ici tous les incidents nés d'une présentation de la hanche, et dans quelle perplexité dut se trouver l'accoucheur. Rappelons seulement que, Dubois ayant proposé une consultation avec des confrères, l'Empereur lui dit ceci : « Monsieur Dubois, si vous n'étiez pas ici, c'est vous et vous seul qu'on irait chercher; retournez près de l'Impératrice et traitez-la comme vous le feriez de la femme d'un boulanger ». Dubois fut aussi professeur à l'École de médecine de Paris; destitué, en 1822, par un acte arbitraire, il fut rappelé en 1829. La révolution de 1830 l'avait fait doyen; il se démit de ses fonctions au bout de neuf mois à l'occasion d'une opération qu'il dut subir, et est mort à quatre-vingt-un ans, le 30 mars 1837. A part quelques articles fournis au Dictionnaire des sciences médicales, il n'a laissé aucun ouvrage ; il s'est contenté d'être le plus remarquable clinicien de son temps, et de former de nombreux élèves qui ont toujours honoré sa mémoire.
Dubois (Paul). Fils du précédent, il a su, contrairement à de nombreux exemples, ne pas démériter de son illustre père, le surpasser môme en érudition, et l'égaler par le côté pratique et l'ingéniosité de son esprit. 11 naquit à Paris en 1795, et fut reçu docteur le 18 juin 1818; sa thèse inaugurale devait nécessairement avoir pour objet l'art obstétrical : Propositions de tnédeciiie, de chirurgie et d'accouchements. En 1823, il fut nommé agrégé de la Faculté, après avoir soutenu une bonne thèse sur la Fistule lacrymale. En 1834, il
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arriva à la chaire d'accouchemeiils, et devint doyen après la mort de Bérard. C'est lui qui assista l'impératrice Eugénie dans ses couches, et qui amena ainsi au jour celui qui devait mourir dans le sud de l'Afrique, massacré par des saunages. Paul Dubois est mort à soixante-seize ans, après une longue et cruelle maladie chronique qui l'avait arraché depuis longtemps à la pratique et à son enseignement. Cet enseignement, qui a formé les plus habiles accoucheurs de notre époque, était très-suivi à cause surtout de la clarté et de la précision du professeur. « Dubois s'est surtout attaché à dégager l'art des accouchements de toutes les superlluités théoriques dont on semblait l'avoir encombré à dessein, et l'a réduit à l'étude pure et simple d'un phénomène naturel, d'une fonction physiologique dont l'exécution n'a besoin, dans la plupart des cas, que d'être attentivement surveillée, et pour laquelle la nature se suffisait d'elle-même bien plus souvent qu'on ne le croit et qu'on ne l'enseigne ». En un mot, Dubois s'est déclaré accoucheur naturiste.
I. Mémoire sur la cause des présentations de la tête pendant l'accouchement, et sur les déterminations instructives ou volontaires du fœtus humain. In Méni. de l'Acad. de méd., t. If, 27 pp., 1835. — II. Convient-il, dans les présentations vicieuses du fœtus, de revenir à la version sur la tête. In Méni. de l'Acad. de mcd., t. III, 50 pp., 1855. — III. Mémoire sur la monstruosité par rapport à l'accouchement. In Mém. de l'Acad. de méd., t. IX, 14 pp., 1835. — IV. Dans les cas de rétrécissements du bassin, que convient-il de faire ? — V. Sur Papplication de l'auscultation à la pratique des accouchements. In Arch. gcn. de méd., 1852. — \'l. Traité complet de l'art des accouchements. Paris, 1849. A. C.
Dubois (Frédéric). Un des médecins les plus instruits de ce siècle, et qui a acquis la réputation méritée d'un écrivain distingué. Né à Amiens, dans les dernières années du siècle passé, il vint de bonne heure à Paris, suivit les cliniques les plus importantes de la capitale et se fit recevoir docteur le 15 juin 1828. Presque aussitôt il partait pour Saint-Pétersbourg en compagnie d'un jeune Français dont il dirigeait l'éducation. Aussi, lorsqu'il reprit sa carrière interrompue, il y apporta des goûts littéraires qu'il ne devait plus cesser de cultiver. A peine de retour, on le voit rassembler les matériaux d'un Traité de pathologie générale, publier presque en même temps un plan d'études médicales, une série de brochures sur la doctrine de Gall, sur celle de Broussais et de Cabanis, et concourir avec succès pour l'agrégation à la Faculté de médecine. En 1856, les portes de l'Académie de médecine s'ouvrirent devant lui, et à la mort de Pariset (1847) les suffrages de ses collègues lui donnèrent le titre et les fonctions de secrétaire perpétuel. C'était sa véritable place. « Il faut lui rendre cette justice, que personne ne lui contestera, c'est qu'en devenant l'administrateur scientifique et littéraire de la compagnie, et, en quelque sorte, son chargé d'affaires vis-à-vis du public, il comprit l'étendue de ses devoirs, prit à cœur ses fonctions nouvelles, et porta sa sollicitude sur ses intérêts jusque là fort négligés sous le règne débonnaire de son prédécesseur.. .. Dans les éloges qu'il a eus à prononcer des académiciens décèdes, Dubois d'Amiens, animé de la noble et courageuse ambition de dire à tous la vérité, alors même qu'elle n'est pas agréable à entendre, n'a pas toujours flatté ses modèles et s'est parfois montré hardi jusqu'à la témérité. C'est qu'il avait hâte de porter sur ces personnages l'impartial jugement de l'histoire. Il pensait que, si le panégyriste peut au seuil de la mort n'exprimer que des regrets, il est bon dans les académies d'ajouter à ces regrets des vérités utiles, et qu'enfin, lorsqu'on n'a plus devant soi que des lecteurs, on ne doit aux morts qu'une seule chose : la justice »
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(Béclard). Dubois (d'Amiens), après trois années de cruelles souffrances, alla s'éteindre dans sa ville natale. C'était le 10 janvier 1875, à l'âge de soixante-quinze ans. Il a laissé de nombreux écrits, dont voici la liste :
I. Essai sur la topographie médicale de Saint-Pétersbourg . Thèse, n° 3. Paris, 1828, in-4'', 31 pp. — II. Examen historique et raisonné des expériences prétendues magnétiques faites par la Commission de l'Acad. royale de méd.. pour servir à l'histoire de la philosophie médicale du dix-neuvième siècle. Paris, 1853, in-S». — III. Histoire philosophique de rhypochondrie et de V hystérie. Paris, 1853, in-8°. — IV. Traité de pathologie générale. Paris, 18"»7, 2 vol. in-S". — V. De Vinstinct et des déterminations instinctives dans l'espèce humaine. In Mém. de l'Acad. de méd., t. II, 27 pp., 1835. — VI. Remarques psychologiques sur les frères Siamois. In Mé?n. de l'Acad. de méd., t. V, 25 pp., 1856. — VII. Nouvelles inductions philosophiques appliquées à l'étude de l'idiotisme et de la démence, la Mém. de l'Acad. de méd., t. V, 24 pp., 1856. — VIII. Des émissions sanguines, de leurs partisans et de leurs détracteurs, aux différentes époques de la médecine. In l'Expérience, t. II, p. 305, 556, 1838. — IX. Traité des études médicales, ou de la manière d'étudier et d'enseigner la médecine. Paris, 1840, in-8°. — X. Histoire académique du magnétisme animal. Paris, 1841, in-S" (en collaboration avec Burdin). — XI. Préleçons de pathologie expérimentale {Première partie). Observations et expériences sur Vhyperémie capillaire. Paris, 1841, in-S". — XII. Examen des doctrines de Cabanis, Gall et Broussais. Paris, 1842, in-S". — XIII Fragments d'un travail inédit sur la personne et les écrits de Galien. In l'Expérience, t. IX, p. 1, 1842. — XIV. Des progrès récents de la médecine en France, comjjarés à ceux de la chirurgie. In Mém. de l'Acad. de méd., t. XI, 56 pp., 1845. — XV. Histoire des membres de V Académie royale de médecine, ou Recueil des éloges lus dans les séances publiques. Paris, 1845, 2 vol. in-18; 1850, 2 vol. in-18. — XVI. documents pour servir à l'histoire de l'Académie de chirurgie. In Mém. de l'Acad. de méd., t. XVI, 78 pp., 1852 ; t. XX, 29 pp., 1856. — XVII. Éloges des membres de V Académie royale de chirurgie, de 1750 à 1792 (par A. Louis), recueillis par Fi\ Dubois. Paris, 1859, in-18. — XVIIl. Éloges lus dans les séances publiques de V Académie de médecine (1845-1865). Tableau du mouvement de la science et des progrès de l'art. Examen et appréciation des doctrines. Études de mœurs. Portraits. Paris, 1864, 2 vol. in-8°. — XIX. Recherches historiques sur les derniers moments de Louis et de Vicq d'Azyr. In Gaz. méd. de Paris, 1866, n° 40. — XX. Recherches sur le genre de mort de J.-J. Rousseau. In RulL de l'Acad. de méd., t. XXXI, p. 594, 1866. — XXI. Recherches historiques et médicales sur les incidents du meurtre de Jules-César. Paris, 1868, in-8°, 24 pp. — XXII. Recherches historiques sur la vie privée de l'empereur Auguste, sur ses maladies, ses infirmités, et son genre de mort. Paris, 1869, in-8''. — XXIII. Éloges, ou notices biographiques, insérés dans les mémoires de l'Académie rfe wîe'rfecme ; Baudelocque (.\.-C.), t. XIX, 1855; Boyer, t. XVII, 1855; Broussais, t. XIV, 1849; Capuron, t. XIX, 1855; N. Chervin, t. Xll, 1846; Deneux, t. XIX, 1855; Désormeaux, t. XIX, 1855; Dubois (Antoine), t. XV, 1850; Geoffroy-Saint-Hilaire (E.), t. XXIV, 1860; Guéneau de Mussy, t. XXIIi, 1859; Halle, t. XVII, 1853; Magendie, t. XXII, 1858; Pariset, t. XIII, 1847; Récamier, t. XX, 1850; l'.ichard (Achille), t. XXY, 1861; Richerand, t. XVI, 1852; Roux, t. XXI, 1857 ; Thénard, t. XXVI, 1865. A. C.
Dubois (Émile-Amable). Né à Pont-sur-Yonne, le 50 septembre 1820, mort à Paris le 7 février 1877; avait été interne des hôpitaux de Paris. Pendant un service à l'Hôtel-Dieu, il avait reçu un diplôme d'honneur pour le dévouement avec lequel il avait donné des soins aux blessés de juin 1848. Il fut reçu docteur le 22 décembre de la même année. Il exerça d'abord à la campagne aux environs de Paris, et obtint là de nombreuses médailles pour vaccinations gratuites et pour soins donnés aux cholériques et aux indigents. En 1862, il vint se fi.xer à Paris, où il mit plus particulièrement à profit les connaissances qu'il avait acquises pendant son internat à la Maternité, et se livra à la pratique des accouchements. Il s'y était fait un nom honorable, quand il succomba aux suites d'un érysipèle contracté dans sa clientèle. Il avait été président de la Société de médecine pratique et il l'était encore de la Société du deuxième arrondissement de Paris lors de son décès. C'était un praticien honorable, plein de cœur et de dévouement. On a de lui, outre divers articles, notes et rapports, les travaux suivants : D.
608 DUBOISINE (chimie).
I. De Vhémorrhagie ombilicale après la chute du cordon. Thèse de doct., "1848. — II. Cas d'opération césarienne après la mort de la mère. Iii Thèse de doct. de M. Campbell. — III. De la névralgie trawnatique. In Gaz. méd., \" fév. ISOi. — IV. Rkwnatisme cérébral après l'accouchement. In Gaz. d. hôp., 18 oct. 18(34. — V. Sur la nature du vaccin. In Courrier médic, 12 mars 1870. — VI. Contribution à l'usage externe de la teinture d'iode dans le céphalématome et le masque des femmes enceintes. In Gaz. Iiebd., nov. 1874. — YII. Uapport sur la création d'une école de gardes-malades (lu à la Soc. de méd. pratique, séance du 5 oct. 1876). I).
DUBOli^IA. Genre de plantes Dicotylédones, établi par R. Brown et. que les auleuis les plus récents s'accordent à placer dans la famille des Solanacées, tribu des Salpiglossidées, comme établissant le passage aux types irréguliers des Scrofuiariacées.
Les lleurs, lierniaplirodites, ont un réceptacle convexe, sur les bords duquel s'insèrent un calice gamosépale, court, persistant, à cinq divisions triangulaires peu profondes, et une corolle infundibuliforme, dont le limbe, légèrement bilabié, est partagé en cinq lobes alternes avec les divisions du calice. L'androcée se compose de cinq étamines, insérées sur le tube de la corolle. Quatre d'entre elles sont fertiles et didynames; quant à la cinquième, qui manque souvent, elle est remplacée par un staminode postérieur, réduit à une languette conique Irès-courte. L'ovaire est entouré d'un disque hypogyne cupuliforme, et surmonté d'un style simple que termine un stigmate obscurément bilobé. Il est divisé en deux loges renfermant chacune de six à dix ovules anatropes insérés sur un placenta axile. Le fruit est une petite baie brunâtre, presque globuleuse, qui contient un petit nombre de graines subréniformes, trèsrugueuses extérieurement et pourvues d'un albumen charnu dans l'axe duquel est situé un embryon recourbé en arc.
L'espèce type, D. myoporoides R. Br., croît en Australie et dans les îles de la Nouvelle-Calédonie. C'est un arbuste de 4 à 5 mètres de hauteur, à feuilles alternes, brièvement pétiolées, lancéolées-oblongues, entières et dépourvues de stipules. Les fleurs, petites et de couleur blanche, sont disposées, à l'extrémité des rameaux, « en grappes de cymcs dont les axes secondaires inférieurs occupent l'aisselle des feuilles les plus élevées )) {voy. H. Bâillon, Traité de botanique médicale, 1884, p. d209).
Une autre espèce, D. Pitiiri Bancroft, que F. Mueller avait placée dans le genre Anthocercis sous le nom à\i. Hopwoodii, habite la Nouvelle-Galles du Sud et l'Australie occidentale. Elle se distingue de la précédente pur ses feuilles plus étroites et par ses fleurs un peu plus grandes, à corolle moins uTégulière et ornée de stries rougeâtres. Ed. Lefèvre.
DUBOiisl]\ii:. § I. Chimie. La préparation avec laquelle ont été faites les premières expériences thérapeutiques sur la duboisine était l'extrait aqueux de feuilles (Bancroft). C'est en traitant cet extrait par l'alcool que Gerrard obtint, en 1880, une substance qu'il nomma la duboisine. L'extrait ayant été épuisé, ou distille la liqueur alcoolique : on reprend le résidu ainsi obtenu par l'ammoniaque et le chloroforme. La distillation laisse un résidu alcalin qu'on redissout dans l'acide sulfurique et l'on ajoute de l'ammoniaque. Il se précipite alors une masse \isqueuse et résineuse : c'est la duboisine amorphe.-
Un autre procédé, dont Ladenburg est l'inventeur, consiste à traiter le sulfate de duboisine amorphe par le carbonate de potasse et à précipiter la matière résineuse par un sel d'or. On obtient ainsi des cristaux soyeux d'un sel double.
DUBOISINE (emploi médical). 609
très-solublo et représenté par la formule C'''H-''AzO''HCI,AuCl'\ Au moyen de l'hydrogène sulfuré, on précipite le métal à l'état de sulfure et il reste une masse solide, cristalline, dont la formule G^'TP^AzO'S correspond à celle de l'hyoscyamine. Ce corps, isomère avec l'atropine, est la duboisine.
Enfin, M. Duqucsnel en a obtenu de fines aiguilles cristallines incolores et disposées autour d'un point central. Cette duboisine est moins soluble que celle de Gerrard, mais forme, avec l'acide sulfurique, un sel neutre et déliquescent.
Les analogies chimiques de l'hyoscyamine, de l'atropine et de la duboisine, sont telles que Ladenburg admet leur identité. Cet avis n'est pas celui de Gerrard. D'après ce chimiste, quand on r.oumet l'atropine à l'ébullition avec l'hydrate de baryte, il se produit une odeur d'aubépine ou d'essence de gaultheria, tandis que, dans les mêmes circonstances, la duboisine dégage une odeur toute différente.
De plus, le coefficient de solubilité de la duboisine dans l'eau serait deux fois plus grand que celui de l'atropine.
§ II. Emploi médical. Les recherches sur le pitiiri sont récentes et peu nombreuses ; leurs résultats n'ont pas encore fait l'objet d'observations de contrôle; enfin on n'a pas encore fixé les indications thérapeutiques de cette substance, ni même tenté son emploi chez les malades. Par contre, le Duboisia myoporoides et son alcaloïde la dubohine ont élé l'objet de travaux plus complets. 11 Hmt donc étudier isolément les propriétés physiologiques, toxiques et médicamenteuses des deux végétaux.
I. Propriétés nu pituri {Duboisia Hopwoodii). Cette espèce de duboisia fournit aux indigènes australiens un poison, le pituri ou pitchéré, qui tout dernièrement a été étuflié par Sydney Pànger, W. Murrell, Percy et Gabb. D'après Sydney Pànger et Murrell, cette substance est, en effet, très-active. A doses modérées, son administration est suivie d'un état de narcotisme léger, de salivation, puis de la sécheresse des muqueuses et enfin de dilatation pupillaire. Avec des doses élevées, on voit survenir, après la narcotisation du début, un état de faiblesse générale, des soubresauts dans les membres et des secousses musculaires dans le tronc. Enfin les fonctions respiratoires se modifient, la respiration s'accélère, pour s'arrêter ensuite, de sorte que, dans cet empoisonnement, la mort est causée par l'asphyxie, vraisemblablement consécutive à des troubles de l'innervation respiratoire. De plus, d'après M. Bancroft, le pituri agit sur la motricité et provoque des convulsions et des frémissements musculaires. Sydney Ringer, Gabb et Percy, ont étudié 12 fois l'action du pituri sur l'homme. Au mode d'administration par la voie buccale ils préféraient dans leurs expériences la méthode des injections sous-cutanées et employaient des doses de 5 à 6 milligrammes. Quels sont les résultats de ces recherches? Le pituri possède une action vaso-rnotrice, car, immédiatement après son administration, les téguments deviennent pâles. 11 agit aussi sur les organes centraux de la circulation, car l'individu éprouve une tendance à la syncope et présente de l'accélération du pouls. Il agit encore sur la motilité : à preuve ces tremblements rhythmiques de la tête et des membres consécutivement à son administration. Enfin, il modifie encore la respiration, dont il accélère les mouvements avant de les arrêter.
Les sécrétions sont altérées tout au moins quantitativement. Sous l'influence