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DUC

d'Écureuil. Les œufs, de forme oblongue, sout d'un blanc pur, comme ceux du Grand-Duc. Quand les jeunes sont élevés les adultes se réunissent souvent en petites troupes de sept ou huit individus qui se tiennent dans les forêts ou dans les bâtiments en ruines et qui font lâchasse aux Mulots et aux Campagnols. C'est également avec des Rongeurs que les parents nourrissent leur progéniture, et il est extrêmement rare que le Moyen-Duc s'attaque à des Gallinacés. Tout au plus achève-t-il parfois une Perdrix blessée. En tous cas, les dommages qu'il peut causer ne sont rien auprès des services qu'il rend à l'agriculture.

Le Petit-Duc [Strix scops L., Scops giu Scop.) mérite davantage encore d'être classé au nombre des animaux utiles, car il ne se contente pas de détruire les souris, il purge aussi les bois et les champs des Hannetons, des Sauterelles, des Grillons, sans compter les chenilles et les larves. C'est un oiseau de petite taille, mesurant à peine 20 centimètres du bout du bec à l'extrémité de la queue et portant, à l'âge adulte, une livrée brunâtre, toute parsemée de raies et de taches noires, brunes, grises ou blanches. Le sommet de sa tête est orné d'une double aigrette, ses yeux sont d'un beau jaune et ses doigts d'un brun jaunâtre.

Durant le jour, il se tient ordinairement caché dans le feuillage ou tapi sur une branche avec laquelle il se confond, grâce aux teintes brouillées de son plumage ; mais, aussitôt après le coucher du soleil, il se met en campagne, et vole çà et là, à une faible hauteur au-dessus du sol. Au printemps, la femelle dépose ses œufs dans quelque crevasse et, quand les petits sont éclos, les parents les nourrissent et les élèvent avec beaucoup de sollicitude. Pris jeunes, ces oiseaux sont susceptibles d'une certaine éducation, s'habituent à manger dans la main et divertissent leur maître par leurs allures grotesques.

Parleur bectrès-inchné, leurs narines petites et ovalaires, leurs disques périophthalmiques peu développés, leurs oreilles à fleur de tête et dépourvues d'opercules, par leurs doigts nus et par leur taille toujours faible, les Scops diffèrent à la fois des Biibo et des Otiis et ont élc placés avec raison par Savigny dans un genre particulier. C-e genre renferme une vingtaine d'espèces qui se partagent elles-mêmes en races locales et qui sont réparties dans la nature actuelle sur toute l'étendue de l'Ancieu-Monde et sur la majeure partie du Nouveau-Monde, mais qui ne se rencontrent ni dans les parages du détroit de Magellan, ni en Océaniê, ni sur le continent australien. Toutes ces espèces offrent la même physionomie que le Petit-Duc d'Europe et ne se distinguent que par les proportions des diverses parties du corps, les nuances et le dessin du plumage.

De même à côté du Grand-Duc dans le genre Bubo, et à côté du Moyen-Duc dans le genre Otus, se placent d'autres formes telles que le Grand-Duc de Virginie {Bubo virginianus Gm.), qui représente le Bubo maximus dans le Nouveau Monde, avec le Grand-Duc de Magellan [Bubo magellanicus Gm.), le Grand- Duc ascalaphe [Bubo ascalaphus Savign.) d'Egypte et d'Algérie, le Grand-Duc du Caip [Bubo capensis Smith), le Grand- Duc de Coromandel [Bubo coromandus Lath.), le Moyen-Duc ou Hibou d'Amérique {Otiis ou Asio americanus Steph.), le Moyen-Duc ou Hibou du Mexique {Otus ou Asio mexicanus Gm.) et le Hibou brachyote {Otus brachyotus Forst. ou Asio accipitrinus Pall.).

Cette dernière espèce appartient à la faune des régions tropicales, tempérées et boréales des deux mondes, et se distingue du Moyen-Duc vulgaire par l'absence presque complète de touffes auriculaires. Nous en dirons quelques mots à l'article Hibou {voy. ce mot).

E. OUSTALET.

DLCASTAING. Ci>5

UiBLioGRAPiiiË. — BuFFON'. Ilàl, liai., Oiseaux, t. I, p. 52-2, et c'dit. Pillot, [9,ZQ\ Oiseaux, t. XIX, p. 271, 381, et Planches enluminées, 29, 435 et 430. — Tejiminck. J/a/n^e/ d'ornithologie, 2« édit., t, I, p. 98, 1820. — Degland et Gerbe. Ornilhologie européenne, 1" édit., t. I, p. 140, 1867. — Breiim. Vie des Animaux, Oiseaux, trad. franc, de Z. Gerbe, t. III, p. 504. — H.-E. Dresser. A Uislonj of the Birds of Eiiropa, 1871-1882, etc. E. 0.

DU CAMP (Théodore-Joseph). Chirurgien distingué, né à Bordeaux, le 5 janvier 1795, mort à Paris le \" avril 1824. 11 fît ses premières études à Bordeaux. Commissionné comme chirurgien militaire en 1809, il fut successivement chargé de divers services de ce genre aux hôpitaux de Strasbourg, et du Val-de- Gràce, à Paris. De 1815 à 1815, il fut attaché au service de santé de la garde impériale, puis de la garde royale. Docteur de la Faculté de médecine de Paris en 1815, il présenta, en 1820, à l'Académie ou Société de médecine de cette ville, un instrument ingénieux, propre à replacer le cordon ombilical prématurément sorti. Cette invention valut à l'auteur un rapport favorable du célèbre Deneux et l'admission du jeune docteur parmi les membres de l'Académie de médecine. Du Camp consacra avec ardeur un génie inventif, un rare talent d'observation et une dextérité prodigieuse, à l'étude, encore neuve, et au traitement des maladies des organes respiratoires et des voies urinaires. L'un des premiers, il perfectionna les méthodes et les appareils, alors très-insuffisants et très-imparfaits, pour guérir ce dernier genre d'affection. L'un des premiers il imagina de saisir les calculs dans l'intérieur de la vessie, au lieu de fendre les organes extérieurs à l'aide de la périlleuse opération que présentait la taille de la pierre. Les brillants succès que Du Camp avait atteints par ses écrits et par sa pratique allaient conduire rapidement le jeune chirurgien à la réputation et à la i'ortune, lorsqu'il vint à mourir subitement (Biogr. Didot). Du Camp était le père de Maxime Du Camp, le célèbre auteur de Paris, ses organes, etc.

Les principaux ouvrages de Du Camp sont :

1. Des polypes de la matrice et du vagin. Th. inaug. Paris, 1815, in-4''. — II. Recherches pratiques sur les désordres de la respiration, traduit de l'anglais de Robert Brie. Paris, 1819, in-8°. — III. Peut-on rapporter les symptômes de V asthme périodique aux anévrysmes du cœur ? (Extrait du Journ. gén. de méd., octobre), Paris, 1819, in-4°. — IV. Deseffets de la compression, eic. [Extrait du même journal, septembre), Paris, 1820, in-8°. — V. Réflexions critiques sur un écrit de M. Cho)nel. Paris, 1820, in-8°. — VI. Encore deux dictionnaires des sciences médicales (Extrait du Journ. de méd., février). Paris, 1821, in-S". — YII. Traité des rétentions d'urine. Paris, trois éditions in-8°; la première est de 1822. L. IIx.

DUCASSE (Jean-Marie-Auguste). Né à Toulouse, le 26 avril 1786, ce chirurgien distingué commença ses études médicales à Montpellier et vint les terminer à Paris où il fut reçu docteur en 1807. Il devint ensuite professeur adjoint et plus lard professeur titulaire à l'Ecole de médecine de sa ville natale, secrétaire de la Société médicale qui y siégeait, membre de l'Académie des sciences, etc. Il mourut à Toulouse le 7 mai 1859, laissant la réputation d'un des meilleurs praticiens du Midi. Nous connaissons de lui :

I. Diss. inaug. sur là carie du corps des vertèbres. Paris, 1807, in-4°. — II. Mémoires et observations de médecine et de chirurgie. Toulouse, 1821, in-8°. — III. Discours sur les qualités et les devoirs de l'opérateur. Toulouse, 1829, in-8". — IV. Éloge de Larrey, 1829. — V. Mémoires et observations de médecine et de chirurgie, 1841, in-8°. — VI. Rapports sur les travaux de l'École préparatoire de médecine de Toulouse, pendant tes années 1840 à 1845. — VII. Articles dans le Journal de médecine, le Journal complémentaire, etc.

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